jeudi, 07 janvier 2010

Cameroun

Epervier tient deux nouvelles proies

 

 

06/01/2010 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Georges Dougueli



L’opération camerounaise anti-corruption nommée « Épervier » a fait deux nouvelle victimes. Il s’agit de Haman Adama Halimatou, ancienne ministre en charge de l’Éducation de base, limogée le 30 juin dernier, et de Roger Ntongo Onguéné, 51 ans, ancien directeur général de l'Autorité aéronautique du Cameroun (CCAA) de février 2000 à mars 2002 et directeur général des Aéroports du Cameroun (ADC) de 2003 à 2009.

Personnalité du nord musulman

Ils ont été arrêtés tôt ce matin à leurs domiciles respectifs par la police. Haman Adama Halimatou, qui officie par ailleurs comme commissaire aux comptes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), est la première personnalité de premier plan issue du grand nord musulman, à « tomber » dans le cadre de l’opération « Épervier ».

 

Côte d'Ivoire

Liste électorale : Gbagbo réclame une nouvelle prolongation

 

 

La rédaction web de Jeune Afrique


Le président ivoirien Laurent Gbagbo à Abidjan, le 28 décembre 2009Le président ivoirien Laurent Gbagbo à Abidjan, le 28 décembre 2009© AFP


Alors que l'élection présidentielle ivoirienne, déjà repoussée six fois, doit se tenir avant la fin du premier trimestre 2010, le président sortant demande que soit prolongée la phase de traitement des cas litigieux lors des inscriptions sur la liste électorale.


Le président ivoirien Laurent Gbagbo a réclamé une prolongation du traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire, censé s'achever mercredi, jugeant qu'"on ne peut pas aller aux élections" alors que de nombreux Ivoiriens n'ont pas été pris en compte.

"Ces derniers temps, partout, partout, partout, les Ivoiriens se plaignent qu'ils ont été identifiés et qu'ils ne sont pas inscrits sur les listes", a déclaré le chef de l'Etat, en présentant ses voeux au corps diplomatique.

Le règlement des contentieux, géré par la Commission électorale indépendante (CEI), a déjà été vivement critiqué par le camp Gbagbo, qui tient la Commisson pour responsable des retards. « La CEI est dominée à 90 % par l’opposition », jugeait même Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) le mois dernier.


Lenteurs administratives

Entamé fin novembre et déjà prolongé fin décembre par la CEI, le règlement des contentieux sur la liste provisoire devait se clore mercredi, mais de nombreux observateurs pensaient le délai intenable, en raison des lenteurs administratives, des grèves et de l'absentéisme des commissaires, selon les commissions électorales locales.


En annonçant la prorogation en décembre, la CEI avait indiqué qu'"un peu plus de 40% des réclamations attendues ont été reçues et traitées". Elle n'a pas fourni de nouvelles données chiffrées depuis.

Le contentieux porte sur environ 1,033 million de "cas litigieux" figurant parmi les quelque 6,4 millions de personnes recensées.
Ces cas litigieux correspondent aux personnes qui ont été recensées mais dont la nationalité ivoirienne n'est pour l'heure pas avérée car elles n'ont été retrouvées sur aucun des registres administratifs retenus.


"Que la fin ne gâche pas le tout"

Le premier tour de la présidentielle, reportée six fois depuis la fin de son mandat en 2005, a été fixé le 3 décembre à "fin février-début mars 2010".
Laurent Gbagbo a appelé la CEI et le Premier ministre Guillaume Soro à "faire un dernier effort pour que la fin ne gâte pas le tout", assurant cependant que "dans quelques mois, dans deux mois, on va aller aux élections".

"Il faut que tous les Ivoiriens qui ont été identifiés soient inscrits sur la liste électorale", pour leur permettre de recevoir cartes d'électeur et d'identité, a insisté le président Gbagbo.

Le "problème" à l'origine de la crise déclenchée en 2002 par une rébellion qui contrôle depuis lors le nord du pays, "c'est que des Ivoiriens ont estimé qu'ils étaient laissés pour compte, qu'ils n'avaient pas de carte d'identité et qu'on ne les considérait pas comme Ivoiriens", a-t-il rappelé.


"Il faut que tous les étrangers qui sont sur la liste électorale" en "sortent", a-t-il par ailleurs exigé, alors que la question de la fraude à la nationalité est très sensible et que les journaux ont rapporté récemment des arrestations de présumés fraudeurs. (avec AFP)

Retrouvez la grande interview de Laurent Gbagbo dans le numéro 2555-2556 de Jeune Afrique en kiosques jusqu'au 9 janvier 2010

Mauritanie

Le terrorisme, cible d'une réorganisation de l'armée

 

 

Le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed, le 30 novembre 2008Le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed, le 30 novembre 2008© AFP



Le Premier ministre a annoncé une "vaste réorganisation de l'armée" pour lutter contre "le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine". Les rapts de ressortissants occidentaux s'étaient multipliés fin 2009.


Le Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a annoncé mercredi devant l'Assemblée nationale une "vaste réorganisation et professionnalisation de l'armée et des forces de sécurité" dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.


"Dans le domaine de défense et de sécurité, le gouvernement entreprendra (. . . ) les procédures de modernisation des forces armées et de sécurité", a-t-il affirmé devant les députés en lisant la déclaration de politique générale du gouvernement issu de l'élection présidentielle du 18 juillet.


"Il compte renforcer leurs capacités défensives et les impliquer, en temps de paix, dans les activités de développement", a-t-il ajouté.


"Il va sans dire que ces hautes ambitions supposent, en plus de l'amélioration des conditions de vie, une réorganisation et une professionnalisation de l'armée nationale et des forces de sécurité", a-t-il souligné.


"Une attention particulière sera alors accordée à la mise en place de corps professionnels en mesure d'assumer leurs tâches de défense et de sécurité, de servir la République et de lutter, en toute efficacité, contre le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine", a-t-il encore précisé .


Ecoutes téléphoniques et fin de la prescription


Mardi, l'Assemblée nationale mauritanienne avait adopté des amendements à la loi antiterroriste de 2005, qui autorisent notamment les écoutes téléphoniques et suppriment la prescription en matière de terrorisme.


Ces deux dernières années, des combattants islamistes de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont multiplié les attaques meurtrières et les enlèvements d'Occidentaux en Mauritanie.


Le gouvernement mauritanien a introduit ces amendements à la loi antiterroriste après les rapts de trois humanitaires espagnols le 29 novembre et de deux touristes italiens en décembre sur le sol mauritanien.


Mais l'opposition a vivement critiqué ces nouveaux amendements.


"Cette loi vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à donner carte blanche aux forces de sécurité pour malmener qui ils veulent", a indiqué le député Mohamed Moustapha Ould Bedreddine (Union des forces du progrès, opposition).

Sénégal / Politique

Wade joue avec le feu sacré

 

La rédaction web de Jeune Afrique


Le président sénégalais Abdoulaye Wade à Dakar, le 7 septembre 2009 Le président sénégalais Abdoulaye Wade à Dakar, le 7 septembre 2009 © AFP



Après la polémique suscitée par ses propos sur l'Eglise catholique, le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé le 6 janvier la création d'un ministère des Affaires religieuses. Il espère ainsi renouer le dialogue avec les responsables des différentes confessions - catholique et musulmane - qui le critiquent pour des raisons très diverses.


Le président sénégalais Abdoulaye Wade aurait-il quelque chose à se faire pardonner? Après la polémique - et les échauffourrées - née de ses propos tenus le 28 décembre concernant les chrétiens du Sénégal, il n'a pas souhaité s'excuser. Mais il a tout de même tenu à désamorcer les tensions religieuses naissantes en nommant, jeudi 6 décembre, un ministre conseiller chargé des Affaires religieuses. Il s'agit de Mamadou Bamba Ndiaye, journaliste et membre du parti au pouvoir, qui est également le porte-parole du chef de l'Etat.


Une première au Sénégal

 

La création de ce ministère est une première au Sénégal, pays dont 95% de la population est musulmane et 5% chrétienne. "Nous avons connu ces derniers temps des malentendus. Il est tout à fait normal de résoudre le problème en mettant en place un dispositif, en faisant accompagner le président de la République", a expliqué le ministre de la Communication, Moustapha Guirassy.

Des échauffourées avaient éclaté le 30 décembre à Dakar entre de jeunes chrétiens et les forces de l'ordre, peu après le "message du Nouvel an" de l'archevêque de Dakar Théodore Adrien Sarr qui avait dénoncé comme "humiliants" les propos de Abdoulaye Wade sur l'Eglise, tenus le 28 décembre. Ce dernier répondait à une polémique lancée le 11 décembre par des imams sénégalais qui avaient critiqué dans un prêche commun la construction du monument de la renaissance africaine.

 

Alors que le chef de l'Etat défendait la construction de l'immense statue, dénoncée par les imams comme contraire à l'islam, il avait affirmé: "Pour les musulmans, les églises, c'est pour prier quelqu'un qui n'est pas Dieu. Ils prient Jésus-Christ dans les églises, tout le monde le sait, mais (...) est-ce qu'ils (les imams) ont jamais dit de casser les églises?"


Nombreux incident depuis 2000

Selon un communiqué daté du 6 décembre, le Réseau des ONG islamiques du Sénégal (Rois), formé d'organisations parmi les plus représentatives du pays, appelle le président Wade à "ses obligations constitutionnelles de réserve" sur la religion pour préserver l'entente musulmans-chrétiens au Sénégal. Les incidents religieux ne sont en effet pas nouveaux. Ils ont été nombreux depuis la première élection d'Abdoulaye Wade à la tête de l'Etat sénégalais, en 2000.

 

Dès cette date, celui-ci a affiché son appartenance à la confrérie musulmane mouride, provoquant un certain malaise chez tous les Sénégalais à qui importe le caractère laïque de l'Etat sénégalais - inscrit dans l'article premier de la Constitution depuis l'indépendance obtenue en 1960.

 

Surtout, la sensibilité des catholiques avait été une première fois meurtrie, en 2001, lorsque l'archevêque de Dakar Théodore Adrien Sarr ainsi que les principaux évêques de la sous-région reçurent des menaces de mort. Celles-ci répondaient visiblement à une lettre épiscopale qui avait dressé un tableau très sombre de la situation socio-économique du Sénégal.

 

La communauté catholique sénégalaise avait été également choquée en 2006, lorsque l'opposant Jean-Paul Dias, leader du Bloc des centristes gaïndé (BCG), avait été arrêté par des policiers en pleine cathédrale de Dakar alors qu'il assistait à la messe du vendredi saint. On lui reprochait d'avoir déclaré que le président Wade était mécréant, accusation qu'il a toujours rejetée.


Perte d'influence


Les catholiques sont également frustrés de n'avoir plus autant d'influence que par le passé. Du temps du président Senghor, catholique lui aussi, le gouvernement comptait jusqu'à six ministres de cette confession. Aujourd'hui, ils ne sont plus que trois. Jusqu'en 2000, l'Eglise trouvait également une oreille attentive en la personne de la première dame, Elisabeth Diouf, fervente catholique.

 

Mais en ce qui concerne l'actuelle épouse du chef de l'Etat, Viviane Wade, c'est le flou absolu. Si elle participe à de nombreuses oeuvres catholiques, elle ne pratique publiquement aucune religion. Sa confession, si elle en a une, reste donc de l'ordre du privé. La création du ministère des Affaires religieuses devrait donc permettre au gouvernement de renouer les liens d'un dialogue interconfessionnel qui, avant Wade, passait par les relations personnelles des plus hautes personnalités de l'Etat avec celles de l'Eglise.

GUINEE

Konaté jette les bases du retour à un pouvoir civil en Guinée

 

 

Publié le 07/01/2010 par Reuters


Konaté jette les bases du retour à un pouvoir civil en Guinée

Le numéro deux de la junte guinéenne, le ministre de la Défense Sékouba Konaté (photo), s'est engagé mercredi à initier le retour à un gouvernement civil et a annoncé qu'il faudrait au chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, encore du temps pour se rétablir après la tentative d'assassinat dont il a été victime le 3 décembre. /Photo prise le 11 décembre 2009/REUTERS/Emmanuel Braun



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Le numéro deux de la junte guinéenne, le ministre de la Défense Sékouba Konaté, s'est engagé mercredi à initier le retour à un gouvernement civil et a annoncé qu'il faudrait au chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, encore du temps pour se rétablir après la tentative d'assassinat dont il a été victime le 3 décembre.


Les déclarations de Konaté, dans une allocution à la télévision nationale guinéenne, sont le signe le plus évident à ce jour montrant que l'avenir politique de Camara est compromis.


"Sa vie n'est pas en danger mais il faut du temps et de la patience et un suivi médical pendant un certain temps pour qu'il se rétablisse", a dit Konaté.


"Il nous faut poser des actes allant dans le sens de l'apaisement, de l'unité de tous les Guinéens, de la refondation de notre Etat et notre système politique", a-t-il dit.


"Pour ce faire, et conformément aux accords de Ouagadougou, nous décidons, à partir de l'instant, du choix d'un Premier ministre issu de l'opposition désigné par elle-même, qui engagera avec l'ensemble des structures politiques et sociales du pays des discussions en vue de la mise en place d'un gouvernement de transition d'union nationale", a-t-il ajouté.


Konaté a dit mercredi attendre d'un futur gouvernement de transition qu'il décide d'une nouvelle date de tenue des élections, initialement prévues pour ce mois-ci mais reportées par la crise politique.


KONATÉ NE S'ACCROCHERAIT PAS AU POUVOIR


"La chose la plus importante est de rétablir la confiance entre le gouvernement et les gouvernés", a-t-il dit.


Camara, qui a pris le pouvoir en décembre 2008 à la mort du président Lansana Conté, n'a pas été vu en public depuis qu'il a été évacué vers le Maroc pour y subir un traitement médical, après la tentative d'assassinat menée contre lui par son aide de camp le 3 décembre.


Camara et les autres membres de la junte ont été vivement condamnés par la communauté internationale après la répression d'une manifestation d'opposition, dans un stade de Conakry, qui s'est soldée par la mort de plus de 150 personnes, le 28 septembre dernier.


Konaté s'est rendu au chevet de Camara cette semaine à l'hôpital, et a eu des entretiens avec des diplomates américains et français qui se sont employés à le persuader de permettre le retour à un pouvoir civil en Guinée, en l'absence de Camara.


Si l'on ignore dans quelle mesure Konaté remplacera ou non Camara dans un gouvernement de transition, il assure qu'il ne s'accrochera pas au pouvoir: "Je n'hésiterai pas un moment à démissionner si j'ai l'impression que je prêche dans le désert et vais à l'encontre de l'histoire et de la volonté du peuple", a-t-il dit dans son allocution.


Parmi les possibles candidats au poste de Premier ministre, dans les rangs de l'opposition, figurent Jean-Marie Doré, François Lonceny Fall et Sidya Touré.


Comme Camara, Doré est originaire de la Guinée forestière, région où vivent plusieurs minorités ethniques qui, de longue date, s'estiment sous-représentées dans les instances du pouvoir.


Un dirigeant de l'opposition, Oury Bah, a salué les annonces faites par Konaté mais a estimé que le succès d'un gouvernement de transition dépendrait des pouvoirs dévolus au Premier ministre.


"L'important n'est pas le choix de la personne. Ce qui est fondamental, c'est le mandat, les pouvoirs et les responsabilités du nouveau Premier ministre", a dit Oury Bah, membre éminent de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée).


Version française Eric Faye

mercredi, 06 janvier 2010

Chine/Afrique

Tournée africaine pour le ministre des Affaires étrangères chinois




Le ministre chinois des Affaires étrangères.
(Photo : Jason Lee/Reuters)



Par RFI


Le ministre chinois des Affaires étrangères est attendu en Afrique ce mercredi 6 janvier 2010. Une tournée qui va le conduire dans cinq pays : le Kenya, le Nigéria, la Sierra Léone, l'Algérie et le Maroc. Une visite qui vise à renforcer la présence chinoise en Afrique, malgré les critiques des pays occidentaux.


Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin


C'est devenu un rituel depuis une vingtaine d'années. Le premier déplacement du ministre chinois des Affaires étrangères après le Nouvel An est à destination de l'Afrique. Un évènement qui confirme l'intérêt de la Chine pour le « Continent ». Yang Jiechi, le ministre des Affaires étrangères, va passer pas moins d'une semaine en Afrique, officiellement pour entretenir l'amitié traditionnelle sino-africaine, et renforcer le partenariat gagnant/gagnant.


Une visite qui marque surtout la volonté de la Chine de ne pas se laisser impressionner par les critiques occidentales sur le ré-endettement de l'Afrique ou le soutien apporté à des régimes très contestés.


A la veille de ce départ, la revue Economy of China, éditée par l'Université de Pékin, revient sur ces critiques pour mieux les écarter. A propos d'un risque de ré-endettement de l'Afrique, la revue rejette catégoriquement l'hypothèse d'un scénario catastrophe, comme le prévoient certains pays occidentaux. Des pays accusés au passage, de ne pas avoir tenus leurs engagements financiers vis à vis de l'Afrique.


Pékin souligne l'importance des financements d'infrastructure en Afrique. La Chine est devenue en 2008, le deuxième partenaire commercial du continent, devant la France et derrière les Etats-Unis , avec un volume d'échange de plus de 100 milliards de dollars annuel.


Et les autorités chinoises n'entendent pas en rester là, comme le prouve l'accord annoncé l'année dernière à l'occasion du Forum sino-africain de Charm-el-Cheikh, pour l'attribution d'un nouveau prêt de 10 milliards de dollars à l’Afrique.

Nigeria - Trafic - Enfance

Le Nigeria, royaume de la traite des enfants



Un médecin engrossait des jeunes filles pour vendre leurs bébés


La police nigériane a interpellé un médecin dans la ville d’Enugu. Celui-ci engrossait des filles âgées de 12 à 17 ans pour ensuite vendre leurs nourrissons. Ce nouveau développement vient remettre sous les feux de l’actualité le trafic d’enfants, qui ne cesse de prendre de l’ampleur au Nigeria.

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mercredi 6 janvier 2010 / par René Dassié (Source : afrik.com)


Dans le tour d’Afrique de l’esclavage des enfants, le Nigeria mérite une mention spéciale. Chaque année, le pays le plus peuplé d’Afrique révèle en effet à la face du monde ses multiples techniques, solidement éprouvées, de trafic des mineurs. Dernière trouvaille en date : engrosser des jeunes filles, pour revendre leurs bébés. Cette pratique telle que le rapporte la BBC est le fait d’un médecin, propriétaire d’une clinique privée dans la ville d’Enugu. Lors d’une descente, la semaine dernière, dans l’établissement de ce docteur très spécial, la police a découvert cinq jeunes filles enceintes. Elles sont âgées de 12 à 17 ans. Interrogé par la police, le suspect a confessé qu’il les avait engrossées, dans le but de revendre leurs bébés à la naissance. Il sera jugé selon la loi fédérale nigériane sur le trafic d’enfant.


Plantation d’enfants


Ce n’est pas la première fois que la ville d’Enugu, cité de 650 000 habitants et capitale de l’Etat du même nom dans le sud-est du Nigéria, défraie la chronique dans le domaine du trafic d’enfant. Déjà en octobre 2008, la police y avait interpellé deux infirmières et le propriétaire d’une clinique privée pour trafic de nourrissons. C’est une jeune fille de 17 ans qui avait alerté les autorités, après s’être échappée du centre hospitalier. Dans la conclusion de leur enquête, les policiers avaient qualifié la clinique de « plantation d’enfants ».


Selon eux, le propriétaire de cet hôpital privé y attirait les jeunes filles enceintes et les y hospitalisait, tout le temps de la gestation. A la naissance du bébé, il se chargeait de trouver un acheteur, à qui il le revendait pour quelques 127 dollars US (environ 15 000 nairas, la monnaie locale). Son business prospérait d’autant plus facilement que les filles étaient souvent consentantes. Elles préféraient se séparer de leurs nourrissons, plutôt que d’affronter le rejet social dû à leur grossesse hors mariage.


Trois ans plus tôt, un orphelinat avait été fermé à Lagos, la capitale économique du pays, pour les mêmes motifs. Agée de 46 ans, sa tenancière, qui officiait par ailleurs comme pasteur de son église, avait été mise aux arrêts, en même temps que son époux et sa fille. Elle avait élaboré une stratégie à double détente : d’un côté, elle repérait des jeunes filles enceintes à qui elle proposait de l’aide. De l’autre, elle proposait un bébé à adopter à une femme incapable de procréer naturellement. Les deux parties se retrouvaient hospitalisées dans des cliniques complices.


La future « mère adoptive » devait par exemple simuler un accident, pour justifier son séjour à l’hôpital. Puis, le personnel soignant l’aidait à monter un stratagème pour simuler une grossesse. A la naissance de l’enfant, la femme de Dieu remettait un peu d’argent à sa mère, en lui promettant que son fils serait adopté de « manière officielle ». Celle-ci rentrait dans sa famille sans qu’on puisse soupçonner qu’elle avait été enceinte. De son côté, la cliente déclarait la naissance sous son nom, et payait à l’orphelinat l’équivalent de 1000 dollars américain. Lors de la descente de la police, quatorze filles enceintes et quatre enfants y séjournaient dans l’orphelinat.


Trafic international


La plupart des enfants issus de ces trafics finissent souvent comme esclaves, ou dans des circuits de prostitution. En 2007, la police néerlandaise a démantelé un important réseau de trafic de mineurs en provenance du Nigeria. Treize personnes ont été arrêtées aux Pays-Bas, et six autres à Anvers, Madrid, Dublin, Londres et les Etats-Unis. Tous ont été inculpés de trafic d’enfants, blanchiment d’argent, faux et usage de faux. Ils avaient fait venir du Nigéria plusieurs dizaines de filles mineures voyageant avec de faux passeports, qu’ils destinaient aux réseaux de prostitution. La même année, l’ONG Terre des hommes (TDH) a réussi a libéré, après d’âpres négociations, plusieurs enfants travaillant comme esclaves dans des carrières nigérianes.


Souvent, c’est dans les cales des bateaux que les enfants sont transportés. En Avril 2001, l’Etireno, un bateau Nigérian est intercepté dans le port de Cotonou au Benin. Il y a à son bord 147 passagers clandestins, dont quelques 23 enfants âgés de 5 à 14 ans mineurs, destinés au trafic international d’enfants. Les enquêtes révèlent alors que plusieurs centaines d’enfants, dont 400 dans les cales d’un seul navire ont été trafiqués dans les mêmes conditions. Un peu comme au temps de la traite des noirs, il y a quelques siècles.


Lire aussi :

- Nigeria : pauvreté et manque d’éducation sont à l’origine du trafic d’enfants

RD CONGO

Opération «tolérance zéro» dans le secteur des finances publiques



Article publié le : mercredi 06 janvier 2010



Cent dix-neuf fonctionnaires de République démocratique du Congo ont été licenciés dans le cadre d'une «purge» anti-corruption décrétée par le président Joseph Kabila.
AFP



Par RFI

 

De nombreux fonctionnaires du secteur des finances publiques ont été révoqués par le chef de l’Etat pour corruption et détournement de deniers publics. Ces fonctionnaires, au nombre de 119, font les frais de l’opération « tolérance zéro », décidée par le gouvernement.Mais des voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de poursuites contre les membres de la haute sphère politique.

 

Tous les fonctionnaires révoqués avaient des responsabilités dans le secteur des finances. Ils travaillaient soit aux impôts, soit aux douanes et accises, voire dans les services de l’exécution du budget. Les ordonnances signées par le chef de l’Etat les accusent de manquements graves, corruption et détournement de deniers public, expliquent des sources du ministère des Finances contactées par RFI. C’est donc le prolongement de l’opération « mains propres » appelée ici « tolérance zéro »  qui avait déjà été appliquée chez les magistrats.

 

Mais certains parmi ceux qui viennent d’être sanctionnés déclarent être victimes de règlements de comptes. Et dans l’opinion, on s’interroge si après cette sanction, il y aura des poursuites judiciaires. Ce qui semble en tout cas être le souhait de beaucoup, surtout chez ceux qui pensent que cette démarche découragerait les autres fonctionnaires aux appétits gloutons.

 

De nombreux autres Congolais se demandent cependant pourquoi jusqu’ici, l’opération « tolérance zéro » n’a pas encore frappé dans la haute sphère, malgré plusieurs dénonciations liées à l’enrichissement illicite, dans le chef de certains hauts responsables.

Madagascar

Réunion à Addis Abeba du groupe de contact sur Madagascar




Andry Rajoelina, le 2 septembre 2009.
Richard Lough / Reuters



Par RFI


L'Union africaine, les 5 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies, envoyés spéciaux des différentes organisations impliquées également dans la médiation seront présents ce mercredi 6 janvier 2010 à Addis Abeba. La France sera représentée par le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet et André Parent conseiller Afrique à l'Elysée. La communauté internationale fera le point sur la situation politique à nouveau bloquée à Madagascar et tentera de trouver les moyens de sortir de l'impasse.


Si ce n'est pas un retour à la case départ cela y ressemble fort. Le consensus entre les 4 mouvances malgaches obtenu après des mois de négociations a aujourd'hui volé en éclat. Andry Rajoelina fait de nouveau cavalier seul, il a limogé le 18 décembre dernier le Premier ministre de consensus, et renie de fait l'accord de Maputo.


Au moment même ou se tient la réunion d'Addis Abeba, il organise à Antananarivo un atelier pour préparer les élections législatives. L'opposition dénonce une décision unilatérale.


Dans ces conditions, quelle solution la communauté internationale va-t-elle trouver pour sortir de l'impasse? L'Union africaine semble vouloir s'accrocher à Maputo mais l'accord peut-il-être ressuscité ? Rien n'est moins sûr. L'organisation continentale paye sans doute son erreur du mois de novembre. L'encre du dernier accord à peine séché, l'UA décide que la médiation conduite par la SADC est terminée et qu'elle reprend seule la main pour diriger le comité de suivi. Pire selon nos informations, elle décide que les Malgaches doivent se débrouiller seuls sans interférences extérieures pour constituer leur gouvernement d'union nationale.


Dans les rangs des autres organisations impliquées dans la médiation malgache c'est la consternation. En moins d'un mois, tout le processus dérape. Les 3 chefs de file de l'opposition font de la surenchère. Et Andry Rajoelina se radicalise. L'Union africaine a-t-elle péché par excès en voulant s'attribuer les bénéfices du succès diplomatique annoncé? En politique comme à la chasse il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Afrique du Sud

Jacob Zuma : Et de trois !



L’Afrique du Sud a une troisième première dame



Le président sud-africain Jacob Zuma, en polygame assumé, a commencé l’année en beauté. Il a épousé lundi sa troisième femme (mais c’est son cinquième mariage), Thobeka Stacey Madiba, lors d’une cérémonie célébrée ce lundi dans son village.

Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article mardi 5 janvier 2010 / par Falila Gbadamassi (Source : afrik.com)


Le marié a fait montre de ses talents de danseur et la mariée a rappelé que l’on pouvait être très chic, même en tenue traditionnelle zoulou : il suffit de porter entre deux coiffes un foulard Louis Vuitton, assorti à l’imprimé léopard, lui aussi très tendance, du costume zoulou. Le président sud-africain, Jacob Zuma, a convolé en justes noces avec sa troisième épouse ce lundi lors d’une cérémonie traditionnelle à laquelle ont assisté 2 000 invités et ses deux précédentes épouses dans son village de Nkandla, dans le Kwazulu Natal. Thobeka Stacey Madiba, 36 ans, la jeune épousée a été joliment récompensée pour sa patience. Son cher et tendre avait dû repousser sa cinquième noce, prévue l’année dernière, pour cause de calendrier politique chargé (il a été élu président en 2009).

 

Un sixième mariage en perspective

A 67 ans, le premier chef d’Etat zoulou de l’Afrique du Sud ne compte pas s’arrêter en si bon chemin quand la tradition l’y autorise. Ainsi, il aurait déjà une quatrième compagne en vue. L’heureuse élue se prénomme Gloria Bongi Ngema et a déjà un fils avec Jacob Zuma. En décembre dernier, elle s’est rendue à Nkandla avec un cadeau pour la famille de son fiancé, signe que la dot a été payée dans sa totalité. Le "pantalon d’amour", le surnom du Président dans la presse sud-africaine, aurait encore dans ses revers une autre prétendante. Une princesse swazie, Sebentile Dlamini, dont le pays, réclame que sa situation soit « clarifiée », selon Mail&Guardian. Sa famille a reçu dix vaches en 2002 et la princesse attend toujours.


Si les mœurs du Président divisent, notamment la jeune génération qui trouve la polygamie rétrograde, il faut noter que la société sud-africaine s’avère de plus en plus large d’esprit. Le journal sénégalais Le Quotidien souligne ainsi que « le même jour, l’Afrique du Sud célébrait son premier mariage gay légal ». Après la récente affaire Caster Semenya, la Nation Arc-en-Ciel ne cesse de rappeler au monde qu’elle tente, tant bien que mal, de faire sauter toutes les barrières. Et c’est certainement avec stoïcisme que les Sud-Africains attendent de savoir s’ils auront ou non une première dame.


Les femmes du président

- Sizakele Khumalo est la première femme à avoir ravi le cœur de Jacob Zuma. Il l’a rencontrée en 1959 et l’a épousée en 1973. Sizakele Khumalo vit à Nkandla, le village de son mari dans le Kwazulu Natal. Elle, qui n’a pas eu d’enfants, s’occupe de l’importante progéniture de son mari, estimé à 18 ou 19 enfants. L’amour de jeunesse de Zuma serait une femme très réservée et timide.


- Kate Mantsho, sa deuxième épouse, s’est donnée la mort en 2000. Dans sa lettre d’adieu, elle estimait que sa vie de couple avait été « 24 années d’enfer ». Jacob Zuma l’avait épousée en 1976.


- Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre des Affaires étrangères de Thabo Mbeki, a été la troisième femme à convoler avec Jacob Zuma. Elle divorcera en 1998.


- Nompumelelo Ntuli est la quatrième femme de Jacob Zuma (deuxième épouse officielle). Ils se sont dit « oui » en 2008.


- Thobeka Mabhija est depuis le 4 janvier la cinquième femme du président sud-africain, mais sa troisième épouse officielle.

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