mercredi, 25 novembre 2009

Accord politique interguinéen : On attend la nouvelle copie de Kosyam

mercredi 25 novembre 2009

Obnubilé qu’il doit être présentement après le rejet de sa potion, qu’il croyait magique, pour sortir le pays de Sékou Touré de la crise politique qui le secoue depuis la veille de la nuit de Noël 2008. La raison à cela est le contenu du projet de l’accord politique global issu des concertations, qui donne la possibilité à Moussa Dadis Camara d’être commandant de bord d’un Comité national de transition (CNT), d’une durée de vie de 10 mois à partir de janvier 2010, qui succédera au Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ; permet l’éligibilité des membres du CNT, dont le « boucher » de Conakry, à la prochaine présidentielle prévue pour octobre 2010, à condition de démissionner quatre mois avant le scrutin.

 

Ce sont là quelques points du projet d’accord entre les héritiers de feu Lansana Conté, qui ont suscité à la fois un tollé général chez les Guinéens et l’étonnement des compatriotes du médiateur et de la Communauté internationale. Pas de surprise donc qu’une des parties prenantes aux négociations, notamment les Forces vives, rejette les propositions de Blaise Compaoré qui, selon elle, a occulté « les préoccupations fondamentales des populations guinéennes », que celle-ci a exprimées pour une transition apaisée en République de Guinée.

 

Nul doute que la pierre d’achoppement soit surtout l’opportunité que donne l’arbitre, suivant le projet d’accord, à Moussa Dadis Camara de présider la transition et de pouvoir, par la suite, prendre part à la présidentielle consacrant le retour à une vie constitutionnelle normale. Cela, contrairement aux recommandations, résolutions et communiqués finaux de la CEDEAO, du Groupe international de contact sur la Guinée, de l’Union africaine, de l’Union européenne, ainsi que du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Eh bien ! la question que l’on se posait, il y a quelques jours, à savoir si le facilitateur a choisi son camp, semble aujourd’hui avoir sa réponse au regard de la suite des évènements : sa partialité serait maintenant bien établie, selon les mécontents, dans la mesure où sa prescription actuelle fait la part belle à la junte au pouvoir, qui n’en espérait pas autant. Car, on ne cessera de le répéter, les hommes aux commandes du pouvoir perdent rarement une élection. Et c’est peu dire face à celui qui a déjà expérimenté par plusieurs fois cette recette.

 

Alors, à travers ce projet, le président du Faso doit savoir qu’il risque gros, avec cette médiation à lui confiée par ses pairs de la CEDEAO : en effet, un échec matinal et cuisant contribuerait inéluctablement à démystifier ses talents de médiateur qui, pourtant, ont fait leurs preuves dans bien d’autres crises, notamment au Togo et en Côte d’Ivoire.

 

Pour être bien considéré comme un médiateur faiseur de paix, il se doit d’éviter de prendre trop de liberté vis-à-vis des recommandations de la communauté internationale. Pour cela, il aurait été plus intéressant qu’il ménage une porte de sortie honorable pour « son frère d’armes » de Conakry, menacé d’ailleurs par la Cour pénale internationale, en lui négociant une amnistie et une retraite d’ancien président « bien méritée » à l’issue de la présidentielle en octobre 2010.

 

Au regard de ce qui précède, tous les observateurs de la crise guinéenne ont de nouveau le regard tourné vers le locataire du palais de Kosyam ; impatients qu’ils sont de voir quelle autre recette le docteur honoris causa ès facilitations va maintenant présenter aux héritiers des dictateurs Touré et Conté. C’est la quadrature du cercle pour l’enfant terrible de Ziniaré, dont l’échec n’augurera pas des lendemains meilleurs pour les Guinéens.

Hamidou Ouédraogo

L’Observateur Paalga

Défiscalisation pour la presse privées : Chapeau bas à l’Etat

mercredi 25 novembre 2009

Les députés ont commencé, le 22 novembre dernier, l’examen du projet de budget gestion 2010. Dans cette future loi de finances figurent des mesures spécifiques en faveur de certains secteurs d’activités : ainsi, dans l’exposé des motifs, on peut lire, entre autres, que ces exonérations touchent :

« le droit de douane et de TVA à l’importation de micro-ordinateurs au profit des établissements préscolaires, scolaires et universitaires ;
- le droit de douane et de TVA à l’importation de matériel spécifique de presse au profit des entreprises privées de presse. L’accompagnement de ce secteur en particulier au titre de l’année 2010 est motivé par son rôle social mais aussi par les efforts de restructuration du secteur par les acteurs eux-mêmes ».

Ainsi donc, l’année prochaine, une des doléances de la presse privée, qui revient de façon itérative, sera enfin satisfaite :la défiscalisation de certains matériels qui entrent dans la bonne marche de la presse privée. Ce n’est plus elle qui pourra qualifier l’Etat de taxopathe, surtout avec la grande réforme fiscale qui se profile à l’horizon.

Déjà, l’Etat contribuait à oxygéner ce secteur, dont de nombreux titres s’essoufflaient après quelques parutions, et finissaient immanquablement par disparaître du paysage médiatique. Même si une subvention de 250 millions de F CFA est allouée annuellement à la presse privée. Une broutille lorsqu’on jette un coup d’œil sur cette kyrielle de médias privés, dont la plupart sont plombés par de lourdes charges, qui les empêchent de fonctionner normalement.

Et en la matière il faut reconnaître que si certains préfèrent toujours les espèces sonnantes et trébuchantes, d’autres avaient commencé à émettre le vœu qu’on ôte du pied de la presse cette épine que constitue la fiscalité sur les matériaux importés.

Cette doléance, que la presse privée a chevillée au corps, sera effective en 2010 et rejoint cette autre, non encore réalité, qu’est la dépénalisation du délit de presse. Une telle mesure de l’Etat vient mettre du baume au cœur des patrons privés, des gratte-papiers et des teneurs du crachoir : quelle structure privée de presse ne voudrait pas bénéficier « d’exo » lorsqu’elle importe des ordinateurs, des caméras, du papier ou une table de montage ? Mais ladite mesure concerne-t-elle seulement 2010 ou sera-t-elle reconduite les autres années ?

On ne peut que dire chapeau bas au gouvernement, qui, par ce geste salutaire, contribue au renforcement de la démocratie, car, comme qui dirait, l’Etat de droit est indissociable d’une presse libre et indépendante. On oserait même affirmer que : « Dis-moi la qualité de ta presse et je te dirai quel Etat tu as ». On pourrait même paraphraser Gaston Bachelard pour dire que toute démocratie a l’âge des instruments de sa presse privée !

Grande embellie pour cette presse privée, qui voit la carte de presse se concrétiser et qui ne sera plus lestée de ce fisc. On espère maintenant que les gourous de la presse privées vont également répercuter cet allègement en modernisant davantage les matériels, dont certains sont obsolètes, mais surtout en apportant un mieux dans les conditions de travail des employés. Allusion derechef à la Convention collective, qui entre, en principe, en vigueur en 2010 aussi. Cette nouvelle donne (défiscalisation) devrait leur permettre d’améliorer l’ordinaire des collaborateurs en matière salariales, ce qui est prévu d’ailleurs dans la Convention, et par d’autres avantages liés à ce métier spécifique où, rarement, on se fait des sous pour ne pas dire qu’on y joint difficilement les fins de mois, à moins d’être patron.

Par Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga

mardi, 24 novembre 2009

Que devient l’affaire du DG de la douane ?

mardi 24 novembre 2009

Les médias burkinabè ont rivalisé de titres sur cette affaire dite du DG de la douane. Tout serait parti d’une plainte déposée par la société Oryx à la brigade de gendarmerie de Baskuy pour une affaire de fausses exonérations douanières constatées dans les commandes de lubrifiants. M. Guiro a été auditionné par cette brigade. Nous sommes en avril 2007. En début décembre 2007, M. Guiro est entendu au palais de justice par un juge d’instruction qui l’inculpe et lui délivre un mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). Mais la même soirée, l’inculpé n’ira pas à la maison d’arrêt. Le Procureur du Faso de l’époque et le ministère de la Justice se sont investis pour éviter l’exécution de la décision du juge.

Le ministre de la Justice a lui-même reconnu avoir dit au juge titulaire du dossier que le DG n’était qu’à sa première comparution et vu son rang, il a droit à des égards. Depuis, l’instruction du dossier a changé de main. L’affaire a fait tellement de bruits que l’inspection des services judiciaire s’est aussi intéressée à l’affaire. Le Premier ministre Tertius Zongo a donné sa lecture de la situation après sa visite au journal Le Pays. Tertius Zongo a donné raison au ministre de la Justice avant d’affirmer le principe de l’égalité des citoyens devant la justice. Ainsi, au Burkina, il y a une catégorie de personnes qui ne doit pas aller à la maison d’arrêt à cause de leur rang. Dans le cadre de cette affaire, des personnes ont été pourtant déposées à la MACO. Où est l’indépendance de la justice tant clamée si l’opportunité de la décision d’un juge prise selon son ultime conviction doit être désavouée par le ministre de la Justice ? Le procureur et le ministre pouvaient obtenir l’annulation du mandat de dépôt, mais selon des procédures prévues par la loi.

En plus, le ministre ne doit pas s’adresser à un juge directement comme ce qu’il a fait dans ce dossier. Le ministre peut intervenir auprès du procureur qui va intervenir auprès du juge. En son temps, le journal L’Indépendant avait demandé la démission du DG de la douane pour se mettre à la disposition de la justice. Aussi, il avait demandé à son ministre titulaire de le remplacer à la tête de cette institution pour les besoins de l’enquête. Rien n’y fit. L’affaire n’était qu’au stade de l’instruction et M. Guiro avait la latitude d’apporter la preuve de son innocence. Au lieu de cela, il a été nommé comme administrateur dans une société. Nous ne sommes pas contre sa nomination, mais nous pensons qu’au stade actuel de la situation, elle n’était pas opportune. Est-il toujours inculpé ou l’inculpation a été levée ? Une grande prudence doit être observée dans ces genres de nominations pour ne pas donner l’impression que l’issue de l’affaire (son acquittement) est déjà connue au niveau du gouvernement. Déjà qu’il y a une crise de confiance entre les citoyens et les responsables de ce pays. Les Burkinabè ont le droit de savoir. Cette affaire concerne des millions de FCFA. Où en est-on avec l’instruction ?

Quelles sont ses différentes implications ? Selon les bruits de couloirs du palais de justice de Ouagadougou où l’affaire est instruite, tout est mis en œuvre pour que le dossier aboutisse à un non-lieu dans les jours à venir. Depuis que cette disposition de la loi a été expérimentée avec succès sur Marcel Kafando, le seul inculpé dans l’affaire Norbert Zongo, il ne sera pas étonnant que l’instruction de cette affaire du DG de la douane connaisse le même sort. Pourtant, un procès public aurait pu mettre tout le monde d’accord. C’est en ce moment que l’innocence de toutes les personnes concernées sera prouvée et le non-lieu viendra mettre fin à l’affaire. Pour le moment, il est demandé à la justice de chercher des éléments pour établir des culpabilités et aux personnes poursuivies de prouver leur innocence. Sans ce procès, il sera difficile pour le commun des Burkinabè de comprendre ce qui se passe et de continuer à penser qu’il y a une justice pour les uns et une autre pour les autres.

PB

L’Indépendant

Elevage au Burkina : En faire notre pétrole

mardi 24 novembre 2009

"Validation du plan d’actions de la politique nationale de développement de l’élevage au Burkina Faso et de la stratégie d’amélioration génétique", tel est le thème de l’atelier qui se tient les 23 et 24 novembre 2009 dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu lundi dernier dans la salle de conférences de l’Hôtel Palm Beach à Ouagadougou. C’était sous la présidence du ministre des Ressources animales, Sékou Ba.

Le Burkina Faso a un programme économique fait d’ambitieuses options englobant tous les secteurs d’activités et se fondant sur les potentialités et les contraintes existantes.

L’adoption en 2000 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) comporte, en bonne place, l’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim à l’horizon 2015.

Et le secteur de l’élevage, selon les autorités pouvait être un volet de l’économie nationale devant permettre d’atteindre cette vision. D’où l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique nationale de développement de l’élevage appelée PNDEL. La rencontre des 48 heures.

Le présent atelier, dont l’ouverture a eu lieu le lundi 23 novembre 2009 à l’Hôtel Palm Beach à Ouagadougou, a pour objectif de valider et d’adopter ce plan d’actions en faveur du développement de l’élevage dans notre pays.

C’est le ministre Sékou Ba, premier responsable de ce secteur, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre des acteurs du monde pastoral, venus de tous les quatre coins du Burkina, et de leurs partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, il a souligné l’importance de son département et de sa contribution dans la lutte contre la pauvreté. De même qu’il a noté que son département apporte à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la création d’emplois.

En effet, 18% du PIB et 30% des recettes d’exportation, à en croire le ministre Sékou Ba, sont assurés par l’élevage qui participe ainsi à une croissance significative de l’économie nationale.

Cependant, "force est de constater que le domaine a du mal à prendre son envol. Divers défis restent à relever pour permettre à ce secteur d’exploiter au mieux ses énormes potentialités", a-t-il reconnu.

De ce fait, en vue d’harmoniser les visions, orientations et actions difficilement exploitables, contenues de façon disparate dans les différents documents de politique, de plan d’actions et de programme d’investissement déjà adoptés par le gouvernement et se rapportant à l’élevage, le département des Ressources animales s’est engagé dans un processus d’élaboration de la PNDEL, objet de validation.

En apportant leur caution à ce document de référence, les participants permettront de renforcer la contribution de l’élevage à la sécurité alimentaire, à la croissance de l’économie burkinabè et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Et cela devra se faire en observant certains précautions, à savoir requérir l’adhésion des partenaires techniques et financiers au plan d’actions de la PNDEL, s’assurer de sa cohésion avec les autres projets déjà adoptés.

Avant de clore son propos, Sékou Ba a remercié les partenaires, en particulier la coopération danoise pour son appui financier, mais également les membres du gouvernement présents à l’ouverture de l’atelier.

Mohamed Arnaud Ouédraogo Stagiaire

L’Observateur Paalga

lundi, 23 novembre 2009

11-Décembre à Ouahigouya: «Les Yadcés aiment les défis et les relèvent toujours»

A quelque trois semaines des festivités du 11-Décembre, la fête nationale du Burkina, qui auront lieu cette année à Ouahigouya, Fasozine.com est allé à la rencontre de la présidente du comité régional d’organisation, le gouverneur de la région du Nord, Viviane Compaoré. Confiante, elle assure que tout sera mis en œuvre pour relever le défi de l’organisation et que la région est mobilisée depuis belle lurette.


Fasozine.com : A trois semaines du 11-Décembre, où en est le comité régional d’organisation dont vous êtes, en tant que gouverneur de la région du Nord, la présidente?
Viviane Compaoré:
Les choses se précisent  de plus en plus. Nous tentons de surmonter l’ensemble des difficultés. Les préparatifs vont bon train. Toutes les commissions au niveau régional, travaillent d’arrache pieds. Chaque commission a développé sa stratégie pour répondre de façon efficace aux sollicitations. Nous travaillons avec assurance et je vous assure que chaque commission est dans la logique de relever le défi.


Tout semble aller dans le meilleur des mondes possibles. Est-ce à dire que rien ne trouble le sommeil de la présidente du comité régional d’organisation?
Les journalistes aiment toujours là où il y a des difficultés. Je vais peut-être vous décevoir, mais pour le moment tout va bien et le travail de  toutes les commissions me donne satisfaction. Les soucis que nous pouvons avoir, sont ceux qui s’inscrivent dans l’ordre des choses et inhérents à toute organisation d’une telle envergure. Ce sont par exemple, des soucis de coordination. Il n’y a pas de problème mais il faut toujours rester sur ses gardes. Quant on vous confie une telle responsabilité, vous vous demandez toujours si les choses vont se passer comme vous le souhaitez. Certes, nous savons ce que nous voulons faire, comment nous allons le faire, et nous savons aussi où nous allons. Mais vous savez, on va recevoir plus de 7000 personnes. Des invités qui viennent de partout et qui ne sont pas forcement au courant de ce qui est arrêté à leur intention. Ce sont ces petits soucis, de savoir comment répondre promptement aux préoccupations de chaque invité, qui nous préoccupent actuellement. Nous avons aussi des appréhensions en ce qui concerne la technique, car nous travaillons avec le téléphone, l’électricité ; or, tout peut arriver comme désagrément à ce niveau. Les inondations du 1er septembre 2009 nous ont prouvé que tout peut arriver et à n’importe quel moment. C’est surtout de ce coté que nous avons des soucis.

La maison des jeunes qui doit accueillir les manifestations culturelles accuse un certain retard au niveau des travaux. L’infrastructure sera-t-elle disponible pour le 11 décembre prochain?
Est-ce que ceux qui se plaignent se sont déplacés au niveau de la salle de spectacle pour constater l’évolution des travaux? Chacun est peut s’asseoir chez lui et spéculer sur le niveau d’avancement des travaux au niveau de la salle de spectacle. Moi j’étais sur le chantier de la salle de spectacle. Pour moi la salle sera prête pour les spectacles du 11-Décembre. La réception est prévue pour la semaine prochaine. J’étais sur le terrain hier (ndlr, l’entretien a eu lieu le 20 novembre dernier). Chaque jour je fais un tour sur les chantiers qui ne sont pas encore achevés pour encourager ceux qui y travaillent nuit et jour. Si tout était aussi facile, chacun allait s’asseoir dans son coin et claquer les doigts pour que tout change aussitôt. Ce qui fait le charme de telles manifestations ce sont ces genres de
difficultés où les gens se rendent compte qu’il faut se serrer les coudes pour fait avancer les choses. C’est une grande expérience pour moi. Car nous apprenons beaucoup avec les tâches qu’on nous a confiées. Depuis 2 mois les ouvriers travaillent nuit et jour. Je pense que, l’un dans l’autre, et la volonté aidant nous allons être dans les délais. Les gens peuvent raconter ce qu’ils veulent. Nous ne pouvons pas et nous n’avons pas l’intention de les en empêcher. Je leur demande tout simplement de nous juger à la tâche le moment venu.


Sentez-vous l’implication des populations locales dans l’organisation de cette fête ?

Je pense que dans l’histoire du Burkina, c’est la première fois que les fils et les filles d’une région construisent de façon spontanée autant de maisons. La «Cité des forces Vives du Yatenga» est un témoignage de cet engagement. Il y a des ressortissants du Nord qui font énormément de choses et qui ne veulent pas qu’on en parle. La fête nationale dans la région du nord est une opportunité pour les filles et les fils de développer leur région en y investissant. Je puis vous assurer qu’ils ont été réceptifs aux messages du gouvernement. Chaque fois que des mots d’ordre sont donnés, ils se les approprient. Il y a un déclic à leur niveau et beaucoup se retrouvent pour discuter, échanger. Les 4 provinces qui constituent la région ont mis en place des points focaux. Cela nous a facilité les échanges, car il nous suffit de contacter ces points focaux pour avoir toutes les informations et les suggestions des populations. Je suis très contente des retombées des festivités du 11-Décembre pour la région.  Pour le moment, les populations ne voient pas concrètement ces retombées. Mais après le 11-Décembre,  et avec l’étude que nous avons faite, les populations vont enfin se rendre compte que les différentes infrastructures réalisées  répondent réellement à leurs soucis et besoins.


Vous attendiez-vous à de telles difficultés lorsqu’on vous a confié l’organisation des festivités du 11-Décembre?
Je pense que chacun doit apporter sa pierre à l’édification de la nation. C’est pourquoi, dés que notre région a été désignée après Fada (l’année passée,ndlr), pour accueillir les festivités du 11-Décembre, au moment de ma nomination d’ailleurs, sans avoir une idée précise de ce qui m’attendait, j’étais consciente que l’on me confiait une grande responsabilité. Il s’agit de la fête nationale, une fête présidée par le président du Faso. C’est une grande responsabilité et un grand honneur pour la région. On s’avait qu’il fallait beaucoup de concertations, de don de soi et surtout beaucoup d’humilité. Toute l’équipe qui m’entoure en est consciente et donne le meilleur d’elle-même pour relever le défi à eux confié. Si nous avions eu plus de temps, je pense que nous aurions pu faire plus que ce que les gens voient actuellement. Le temps est une ressource importante dans toute organisation. Je rends grâce à Dieu, tout de même pour tout ce que nous avons fait et feront pour que la fête se passe dans de très bonnes conditions. Je dis souvent à la population de la région que le 11-Décembre s’achèvera pour beaucoup de personnes dans les autres régions, tandis que le 11-Décembre un autre départ du développement de la région du nord. Le 11 décembre 2009 marquera aussi le point de départ d’une large concertation, d’une large implication et d’une large participation des forces vives de la région du nord pour la construction de la région. Nous avons eu la chance et l’honneur que les plus hautes autorités de notre pays nous aient confié l’organisation des festivités commémoratives du 49e anniversaire de l’indépendance de notre pays. C’est une opportunité que chaque région doit saisir. Nous sommes la 2e région, après Fada. Les populations de la région du nord sont des «Yadcés». Elles aiment les défis, et chaque fois qu’on leur lance un défi, elles le relèvent, et bien. Je suis donc confiante que le défi de l’organisation du 11-Décembre sera relevé avec succès, car les populations se sont déjà approprié la fête. Je suis de nature optimiste. Je positive toujours. Je regrette que des gens s’enferment dans leurs difficultés et sont toujours prêts à critiquer ou à vilipender. Il y a des choses positives que nous découvrons dans les difficultés.

Jean Abdo Hage pleuré à Ouaga

Jean Abdo Hage pleuré à Ouaga

Jean Abdo Hage n’est plus. Comme une massue, la nouvelle est tombée le 1er novembre 2009, jour de la Toussaint, plongeant la communauté libanaise au Burkina et tous ceux qui ont connu ce «charmant homme d’affaires», tel que nous l’avions qualifié dans le N° 5 du magazine Fasozine, dans une grande tristesse. C’est sur son chantier de Aintoura, dans les montagnes libanaises où il achevait la construction de sa maison afin que sa petite famille restée au Burkina l’y rejoigne, que l’homme a été arraché à l’affection des siens, de façon très brutale.

 

A Ouagadougou où il a laissé des frères, des amis, d’anciens collaborateurs et surtout sa petite famille inconsolable, une messe a été dite en sa mémoire, le dimanche 22 novembre à l’église Jean XXIII. Sur place, des condoléances ont été présentées par l’assistance à Sally Nadège Koné Hage, la veuve, aux enfants Jean Axel, Jeanine Astrid et à la communauté libanaise avec à sa tête Joseph Hage, le consul du Liban au Burkina et frère aîné du regretté Jean Abdo. Le président du conseil éditorial et les employés de Fasozine, présentent à la famille éplorée leurs sincères condoléances. Jean, «Homme de Dieu, tu resteras gravé à jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs».

Source : fasozine.com


CONFIDENCES DU WEEK-END : La Tabaski fixée au 27 novembre

* La Tabaski fixée au 27 novembre

Par le biais du communiqué ci-dessous, le président de la Fédération des associations islamiques du Burkina informe les fidèles musulmans que la fête de la Tabaski sera célébrée le vendredi 27 novembre 2009 sur l’ensemble du territoire national.

 

Le président du présidium de la Fédération des Associations islamiques du Burkina Faso, a l’honneur et le plaisir de porter à la connaissance des fidèles musulmans ainsi que de l’ensemble de la communauté nationale, que la fête de l’Aîd al Ad’ha appelée couramment Tabaski sera célébrée le vendredi 27 novembre 2009 au Burkina Faso. Le président ainsi que tous les membres du présidium souhaitent une bonne fête de Tabaski à toutes et à tous. Qu’Allah le Très Miséricordieuse accepte nos sacrifices, nos bonnes oeuvres et exauce nos prières. Ils prient Allah le Très Haut de répandre Sa Paix et Sa Miséricorde sur notre cher pays.

* Boucle du Mouhoun : où sont passées les prises en charge des PVVIH ?

Un haut-commissaire de la région de la Boucle du Mouhoun est accusé d’avoir détourné les frais de prise en charge du troisième trimestre des personnes vivant avec le Sida (PVVIH) de sa province. Ces sous qui ne sont autres qu’un fonds du comité ministériel de lutte contre le Sida de l’administration territoriale, à travers lequel il est prévu un volet appui aux PVVIH et sensibilisation, ont été perçus par un préfet de la province début novembre 2009. D’un montant de 400 000 F CFA, ladite somme n’était pas parvenue aux bénéficiaires, jusqu’à la date d’hier 22 novembre 2009. Selon des indiscrétions, le préfet, après avoir reçu l’argent, en a immédiatement informé son patron, le haut-commissaire par téléphone. Ce dernier lui aurait intimé l’ordre d’aller remettre ces espèces sonnantes et trébuchantes et en intégralité chez lui à la maison à Ouaga. Ce qui fut fait. Ignorant cela, les bénéficiaires ont remis une procuration à tierce personne pour toucher leur dû à Ouaga auprès du ministère. C’est à ce moment qu’ils ont été informés de la supercherie. Lorsque qu’ils se sont présentés au haut- commissaire pour réclamer leurs sous, ce dernier se serait mis dans un état de fureur pour les intimider. Il aurait d’abord dit que les fiches d’émargement n’étaient pas disponibles pour ensuite dire que même l’argent ne lui est pas encore parvenu. De plus, qu’il ne pourrait remettre l’argent que plus tard. Face à cette attitude du premier responsable de la province, le président du comité ministériel de lutte contre le Sida du MATD exigea que toute la somme lui soit renvoyée à Ouaga au plus tard le vendredi 20. Au chef- lieu de ladite province, on susurre que le haut- commissaire qui ne serait pas à son premier acte a bel et bien fait main basse sur ladite somme. Affaire à suivre.

* Dassasgho : la rue barrée est maintenant arrosée

Le dimanche dernier, une rue de Dassasgho avait été barrée par les populations riveraines parce que source d’une poussière aveuglante et dangereuse. Les populations réclamaient notamment l’arrosage de la voie, sinon elle ne serait pas ouverte à la circulation des véhicules. Leur revendication a sans doute été entendue car en cours de semaine, un député a fait le déplacement sur place, avec un représentant de la municipalité, pour constater les faits. Une entente a été trouvée car le lendemain, les cailloux et autres briques qui encombraient la voie ont été balayés et "des gendarmes couchés" ont été élevés, en plus de l’arrosage quotidien. Tout est donc bien fini.

* Des journalistes francophones à l’école de la paix et de la sécurité

Du 23 au 26 novembre, seize journalistes d’Afrique francophone sont en formation à Addis Abeba, au siège de l’Union africaine, sur l’architecture de paix et de sécurité de cette institution. Organisée par la fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), cette session a pour objectifs d’informer les participants sur la structure, le fonctionnement et les implications de la nouvelle architecture de sécurité dans le système de l’Union africaine. Les connexions de cette architecture avec d’autres structures sous-régionales, régionales et globales seront aussi passées au peigne fin. Enfin, il sera évoqué les possibilités et les défis de la prévention des conflits, la résolution des conflits et la consolidation de la paix dans les situations post-conflits. Le Burkina est représenté à cette importante formation par le quotidien "Le Pays" à travers son Rédacteur en chef Mahorou Kanazoé. En rappel, la fondation FES est née en 1925 en Allemagne. Elle s’attelle à promouvoir la sécurité, la démocratie et le développement économique, les droits humains et la bonne gouvernance.

*Bourse : l’heure de la récompense pour des spéculateurs en herbe

Le 26 novembre prochain aura lieu à 9h à l’amphi F de l’UFR/SEG de l’université Ouaga 2, la cérémonie de récompense du jeu Junior bourse challenge (JBC). La récompense concernera 3 équipes burkinabè sorties victorieuses de ce jeu de simulation boursière dont la 10e édition s’est déroulée du 21 avril au 24 juin 2009. Outre la récompense, il est prévu une conférence au même lieu sur le thème "Marché boursier régional : fonctionnement et avantage pour l’économie et l’entreprise burkinabè". Le JBC est présenté comme le premier jeu concours ouest-africain de simulation boursière. Il a été institué en 1999 par l’Association des étudiants des études comptables supérieures (AE-ECS).

* Yako : les télécentres sont réouverts

La confiance est revenue entre les gérants et opérateurs de télécentres et l’ONATEL. Le mouvement "télécentres fermés", enclenché depuis le mois de mai 2009, semble avoir payé. En tout cas, depuis quelques jours, les télécentres fonctionnent et selon le président Issaka Cissé, les factures qui leur sont maintenant proposées leur laissent une marge bénéficiaire. Ce qui a prévalu au lever du mot d’ordre. "De nos jours, les choses sont rentrées dans l’ordre", a-t-il poursuivi et ce au grand bonheur des usagers de ce moyen de communication largement utilisé.

Le Pays

Le CGD et la révision constitutionnelle : Touche pas à mon article 37

lundi 23 novembre 2009

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Le Pr Augustin Loada

Nous ne sommes pas encore en 2015, année à l’issue de laquelle Blaise Compaoré ne peut plus, selon les dispositions constitutionnelles, se représenter. Mais le débat sur une possible révision de la loi fondamentale burkinabè se mène aussi bien dans la presse, les milieux politiques qu’au sein de la société civile. A travers les échanges qu’il a organisé le jeudi 18 novembre 2009 sur “La limitation du nombre de mandats présidentiels en Afrique : cas du Burkina”, le Centre pour la gouvernance et la démocratie (CGD) a montré l’intérêt qu’il y avait à ne pas toucher à l’article 37, ou, en cas d’une éventuelle révision, dans quel sens on pourrait le faire.

Leaders de partis de politiques et d’associations de la société civile, universitaires, hommes de médias ont répondu présent à l’appel du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD). Sujet à débat, le dialogue hautement intellectuel et démocratique sur la limitation du nombre de mandats présidentiels en Afrique, précisément au Burkina.

En choisissant d’échanger sur ce sujet bien en vogue ces derniers temps, le CGD, à travers son premier responsable, Augustin Loada, a précisé d’emblée qu’il n’est contre aucun leader politique, encore moins Blaise Compaoré. En tant qu’institution de veille de la bonne gouvernance, il a jugé nécessaire d’entretenir les acteurs politiques et intellectuels sur ce débat national. Et là-dessus, la position du CGD est sans équivoque : il faut bien limiter les mandats présidentiels. Pas simplement pour faire dans l’imitation.

Parce que cela participe du renforcement de la démocratie en évitant par exemple que sous le prétexte fallacieux de “terminer ses chantiers”, des chefs d’Etat soient accrochés au pouvoir pendant 20, 30 ou 40 ans. Avec comme conséquences évidentes l’aggravation de la pauvreté, la violation massive des droits humains, les conflits de succession, voire la guerre civile. L’usure du pouvoir, on le sait, empêche inéluctablement d’innover dans la résolution des problèmes des peuples.

Toutefois, si le Centre pour la gouvernance et la démocratie ne fait pas de la révision la constitution un tabou, il n’en demeure pas moins qu’il voudrait que ce remaniement se fasse dans le bon sens, en prenant en compte l’intérêt général et supérieur de la Nation. Et Augustin Loada d’égrener quelques règles de bonne conduite en matière de révision de la loi fondamentale : organiser un large débat sur la question, éviter que ceux qui revisent en tirent profit, respecter les règles techniques ainsi que la Charte africaine adoptée en 2008 par notre Assemblée nationale, et qui stipule que les révisions constitutionnelles doivent recueillir le consensus.

Si ces conditions légales et éthiques sont réunies, l’éminent professeur estime que les points suivants de la Constitution peuvent être revus : l’article 37, ou la Constitution tout court, pour lesquels il propose de prendre une clause qui interdise leur modification. Il note également en bonne place le statut des chefs coutumiers, la nomination du président du Conseil constitutionnel par le président du Faso, le chef de l’Etat qui est en même temps le chef suprême de la magistrature. Des réalités qui entravent, selon lui, le bon fonctionnement de notre jeune démocratie.

En parlant de la limitation des mandats présidentiels, le Pr Loada n’a pas trouvé meilleure illustration que les propos de personnalités comme Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies, qui s’adressait aux chefs d’Etats africains en ces termes : “Il n’est pas de plus grande sagesse, de marque plus évidente du sens de l’Etat que de savoir, le moment venu, passer le flambeau à la génération suivante. Et des gouvernements ne devraient pas manipuler ou modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà des mandats prescrits qu’ils ont acceptés lorsqu’ils ont pris leurs fonctions...”.

C’est pourquoi le professeur invite les parlementaires, les partis politiques, la société civile, les syndicats, les intellectuels et les journalistes à se mobiliser pour faire échec à toute tentative de remise en cause de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une prise de position du CGD a rencontré l’assentiment de l’assistance, surtout les leaders politiques qui espèrent, eux-aussi, gérer un jour, c’est leur droit, les affaires de l’Etat .

Nankoita Dofini

L’Observateur Paalga

 

LES COMMERÇANTS DE ROOD-WOKO AU MAIRE SIMON COMPAORE : "Nous ne paierons plus si nos revendications ne sont pas satisfaites"

Les organisations syndicales des commerçants du marché Rood-Woko se sont retrouvées le 20 novembre 2009, à la Bourse du travail de Ouagadougou, en assemblée générale (AG) pour revendiquer la satisfaction de quatre points essentiels de leur plate-forme revendicative. Au cours de l’AG, ils ont proclamé haut et fort qu’ils ne paieront plus les frais de location des boutiques si toutefois leurs revendications ne sont pas satisfaites.

 

Ils étaient nombreux, les commerçants, à envahir le 20 novembre 2009, la Bourse du travail de Ouagadougou. Et pour cause, ils tenaient leur assemblée générale ce jour-là pour exiger du maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré, la satisfaction de leurs revendications. Au titre de ces revendications, il y a la suspension des barrières, le déguerpissement des policiers qui squattent autour du marché Rood-Woko à longueur de journée, la suppression de la zone piétonne pour en faire un sens unique comme de par le passé et, enfin, le retour du parking des véhicules à son lieu antérieur. Les commerçants ont, par ailleurs, souligné qu’ils souhaitaient revoir les vendeuses de nourritures aux abords du marché afin de pouvoir s’alimenter comme bon leur semble sans pour autant avoir à effectuer une grande distance.

 

"Libérez Rood-Woko !", c’est ce que l’on pouvait entendre dans la foule. Sans trop vouloir d’histoires, les commerçants ont affirmé ne pas vouloir reculer ni baisser les bras tant qu’ils n’auront pas eu gain de cause. Aussi ont-ils exigé une réponse rapide de la part des autorités compétentes d’ici à la fin novembre afin de pouvoir vendre leurs produits pour les fêtes de fin d’année. Ils ont également déclaré que si toutefois, leurs revendications n’étaient pas satisfaites, ils n’honoreraient plus les frais de location des boutiques. Outre les quatre points essentiels, les commerçants ont, à cette AG, revendiqué également une réduction de 50% des frais de location et affirmé ceci : "Nous ne sommes pas désordonnés comme on le prétend et s’il y a quelqu’un qui se soucie de la propreté du marché, c’est bien nous".

 

Les commerçants ont estimé au cours de cette AG, qu’il y a des espions parmi eux qu’il fallait nécessairement détecter. Aussi, les jeunes commerçants ont-ils appelé à plus de vigilance afin que ces espions soient punis comme ils le méritent. L’AG a, par ailleurs, fait le bilan de la rencontre que les syndicats ont eu avec le maire Simon Compaoré, le 18 novembre dernier, dans la salle de réunion de l’Hôtel de ville. L’ordre du jour de cette rencontre comportait trois points : l’aménagement du parking auto du côté de l’ex-CICA et de la station Shell, côté Ciné Rialé et entre Diacfa vitrerie et le Wassa club, la délocalisation de la station Total, de la poissonnerie, de Burkina pas cher et de Faso cadeau et leurs doléances à savoir la levée des barrières, la suppression de la zone piétonne et le retour du parking auto au sein du marché. De toutes ces revendications, aucune n’a été satisfaite, à en croire les syndicats, vu que le maire leur a opposé un refus catégorique avant de préciser, toujours selon les syndicats, que Simon Compaoré à dit que tant qu’il restera maire, la situation ne changera pas. "Nous espérons que les premiers responsables de notre pays ne suivent pas le maire dans son refus, parce que nous ne voulons pas des dégâts et nos revendications sont justes et sociales", ont déclaré les commerçants. C’est pourquoi, ils ont réitéré leur appel au président du Faso pour qu’il intervienne le plus vite possible afin de leur permettre de vendre leurs produits pour les fêtes de fin d’année.

Par Christine SAWADOGO

lepays.bf

jeudi, 19 novembre 2009

14e EDITION DES NUITS ATYPIQUES DE KOUDOUGOU : Salif Kéita en guest star

jeudi 19 novembre 2009

Le directeur des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), Koudbi Koala, et son staff ont rencontré les hommes de média le 17 novembre 2009 dans les locaux de la Radio Palabre pour leur faire le point de l’état d’avancement des préparatifs de la 14e édition des NAK. Une édition qui se déroulera du 25 au 29 novembre 2009 sous le thème : « Culture, pauvreté et solidarité ».

A 8 jours du festival, le directeur des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), Koudbi Koala, a affirmé face à la presse que les préparatifs vont bon train. Malgré la conjoncture économique difficile, plus de 50% du budget prévisionnel de la 14e édition des NAK, qui s’élève à plus de 101 millions de F CFA sont acquis à la date du 17 novembre 2009. Ce qui permet au directeur du festival d’affirmer sans ambages que les NAK 2009 auront bel et bien lieu à la date indiquée. Abordant le thème de l’édition, Koudbi Koala dira que la pauvreté n’est pas une fatalité. On peut la vaincre dans la solidarité, pilier de la culture africaine. La solidarité est une arme sociale contre la pauvreté. Moins on sera solidaire, plus on sera pauvre et plus on sera solidaire, moins on sera pauvre, a-t-il soutenu.

A l’en croire, le CONAK (Comité d’organisation des NAK) a travaillé sur le thème de l’eau pendant 5 ans, ce qui a permis de tisser des relations de partenariat solides avec l’Association H2O en France. Un partenariat qui a accouché d’un jumelage de 15 communes de la région du Centre-Ouest avec 15 autres de la région d’Auvergne en France, l’octroi de bourses à des jeunes du Centre-Ouest pour des études au métier de l’eau en France et le don de moulins à 8 communes jumelées. Pour les 3 ans à venir, les thèmes des éditions seront axés sur la pauvreté, a confié le directeur du festival. Le programme des NAK de cette année prévoit, des spectacles en soirée notamment les NAK In dont l’accès sera payant, des animations populaires dans les villages et quartiers. Il y aura également l’espace enfants, le village atypique pour les expositions et des rencontres professionnelles sur le thème de l’édition. Le nombre des stands cette année est de 233 et les coûts de location varient de 5000 à 80 000 F CFA, a-t-il précisé.

Du côté des artistes, il est attendu au total 21 groupes dont Raiz di Polon du Cap Vert ; Mamar Kassay du Niger ; Kossi Ape’son du Togo ; Hakiliman Si de la France ; Kalakar Trust de l’Inde ; etc. Au niveau du Burkina, on peut citer, entre autres artistes invités Wendy, Floby, Jah Verity, Toussy, To Finley, Eudoxie... L’artiste tête d’affiche cette année est le malien Salif Kéita. En prélude au festival, Bénébnooma offre des spectacles de théâtre du 17 au 22 novembre 2009, en partenariat avec le CITO à Imasgo, Réo, Ramongo, et dans certains établissements de Koudougou. C’est la pièce "L’os de Mor Lam" qui sera jouée. Une course cycliste dénommée "la pédale de la solidarité" est aussi prévue le 21 novembre. Une autre activité appelée "La geste des étalons", une sorte de partage de culture qui met le cheval en exergue sur le plan culturel, aura également lieu à l’ouverture du festival. Après avoir donné ces éléments d’information aux hommes de média, le directeur du festival s’est prêté à leurs questions. Dans ses réponses, il a fait savoir que l’accès au village atypique sera payant comme les années passées au prix de 200FCFA. L’absence des NAK Off cette année, a-t-il expliqué, est dû au fait que les artistes qui devraient y prester réclament deux cachets à savoir un pour les NAK In et un autre pour les NAK Off. ‘’Cette année, nous voulons jouer léger mais ça sera du bon’’, a déclaré le conférencier. L’une des raisons de ce choix, a-t-il révélé, est que les organisateurs des NAK veulent donner un cachet particulier à la 15e édition en 2010.

Par Dabadi ZOUMBARA

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