jeudi, 26 février 2009
Revue de presse Afrique du 26/02/2009
Source : RFI
A Madagascar, « les négociations échouent » entre le président Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, l'ancien maire de la capitale. C’est le gros titre, ce jeudi, de l'Express de Madagascar. Ce mercredi, le président de l'île n'est pas venu à la réunion prévue avec Andry Rajoelina. L'opposant a, du coup, mis fin à toutes discussions. Et il a vivement critiqué « l'attitude provocatrice et le mépris de la population » affiché par Marc Ravalomanana.
L'archevêque d'Antanarivo, le médiateur dans ce conflit, a, lui, aussi « jeté l'éponge » selon Midi Madagascar. Il a reconnu que les rencontres entre Ravalomanana et Rajoelina s’étaient soldées par un fiasco. Et il a lancé un « signal de détresse aux Nations Unies » pour résoudre la crise, d'après l'Express... Les Nations Unies qui sont donc priées de prendre le dossier en main...
Nouvel appel de Rajoelina
Résultat de tout cela, « la tension politique monte d'un cran » écrit l'Express. D'autant qu'Andry Rajoelina a lancé un nouvel appel à ses partisans. Il leur a donné rendez vous, ce jeudi, pour déloger l’administrateur de la capitale, l'homme qui a été nommé, par le gouvernement, à sa place après sa destitution.
En République démocratique du Congo, les troupes rwandaises plient bagage. L'opération conjointe RDC / Rwanda pour chasser les rebelles hutus rwandais de l'est du pays a pris fin officiellement, mercredi, lors d'une cérémonie à Goma. Ce n'est pas pour autant que les critiques se sont tues.
« La manière dont le retrait des troupes rwandaises a été annoncée est loin d'avoir calmé les esprits » d’après le Phare. Le journal relève que, d'abord, on ne sait pas si tous les soldats rwandais ont quitté le territoire. La MONUC, la Mission des Nations Unies en RDC, pourtant « omniprésente au Kivu », n'est pas en mesure « d'infirmer ou de confirmer le départ de ces troupes ».
« Après le Nord Kivu, le Sud Kivu »
Autre couac selon le quotidien, aucune des deux parties, RDC et Rwanda, ne donne de bilan détaillé pour démontrer que l'objectif de l'opération militaire conjointe a été atteint. Ce qui est sûr, en tous cas, c'est que les rebelles hutus rwandais des FDLR sont loin d'avoir été éradiqués. « Après le Nord Kivu, le Sud Kivu » titre le Potentiel. Les FDLR « se sont retranchées dans les forêts vierges » de la région. Leur traque va donc devoir « se poursuivre » mais cette fois, sans l'appui des troupes rwandaises.
Direction la Guinée où l'arrestation du fils de l'ancien président Lansana Conté, pour son implication présumée dans des trafics de drogue, continue de faire couler beaucoup d'encre. Ousmane Conté est passé aux aveux ! Ses déclarations font la une des sites d'information guinéens. Aminata et Guinée Conakry info reprennent tous les deux cette phrase : « Oui, je suis dans le réseau mais je ne suis pas le parrain », parrain de la mafia du trafic de drogue donc.... « Ce qui reste à prouver » selon Aminata. Aminata pour qui, d'ailleurs, le moins que l'on puisse dire dans cette sinistre affaire, c'est qu'Ousmane Conté « ternit une fois de plus la mémoire de son défunt père ».
« Il fut un temps où il n'aurait rien craint, même pas en marchant sur des cadavres, écrit le journal le Pays au Burkina (...) Papa était là et Ousmane Conté n'avait alors de compte à rendre à personne, même pas à sa conscience (…) Mais voilà, maintenant que son père a tiré sa révérence, le rouleau compresseur dirigé par Moussa Dadis Camara est bien parti pour laminer tout ceux qui ont participé à la lente agonie du pays. »
« Interrogatoire folklorique »
De l'avis de tous, presse guinéenne et burkinabé, le chef de l'Etat a, en effet, marqué des points aux yeux de l'opinion avec cette arrestation du fils de l'ancien président. L'Observateur au Burkina note tout de même que le capitaine Moussa Dadis Camara aurait pu se passer de cette mise en scène.
Je vous rappelle qu'Ousmane Conté a été arrêté après un débat à la télévision orchestré par le chef de l'Etat lui-même où il interrogeait des trafiquants de drogue. « Cet interrogatoire folklorique des trafiquants est à déplorer, pour l'Observateur. Moussa Dadis Camara gagnerait en crédibilité à être moins volubile et à donner des ordres qu'on exécutera au lieu d'être toujours en première ligne. »
On termine avec du football, le championnat d'Afrique des Nations, et cette défaite hier des Ivoiriens, 1 à zéro, contre la Tanzanie. Les commentaires sont sévères dans la presse ivoirienne, ce jeudi. « Quel gâchis pour les Eléphants! » s’exclame le Patriote. Défaite sans honneur contre la Tanzanie après « la déculottée » de la première journée face à la Zambie… Les Ivoiriens avaient alors perdu 3 à 0.
Pour Fraternité Matin, c'est la « désillusion ». « Les Eléphants ont été incapables de réagir durant le match, ils n'ont pas eu les ressources physiques et mentales pour remonter le but tanzanien inscrit à la 37 ème minute. » Bref, ils ont « perdu la face ». « L'espoir de remporter la première édition du championnat d'Afrique des Nations s'est brisé. » Et c'est d'autant plus difficile à digérer que la Côte d'Ivoire est le pays organisateur de la compétition.
19:46 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue de presse afrique






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