vendredi, 27 février 2009

Irak : retrait du gros des troupes américaines d’ici 2010

Source : France Inf, vendredi 27 février

Un soldat et sa femme réunit à son retour d'Irak dans le Colorado, le 12 février.
©REUTERS/Rick WILKING

Fin août 2010. C’est l’échéance que s’est fixée Barack Obama pour retirer les deux tiers des troupes américaines d’Irak. Passé cette date, une simple force résiduelle devrait rester sur place. Le retrait total est programmé avant la fin 2011.

Barack Obama, l’un des rares opposants américains de la première heure à cette guerre, va concrétiser son engagement de mettre fin à un conflit qui va entrer dans sa septième année.

Dans un discours prévu ce soir sur la base de Marines de Camp Lejeune en Caroline du Nord (sud-est), le président américain va annoncer la fin de la mission de combat pour le 31 août 2010. Après ce stade, les forces américaines qui resteront en Irak entreprendront une nouvelle mission, plus limitée, dans trois domaines : l’entraînement et l’équipement des forces irakiennes, la protection des personnels civils américains en Irak, et des opérations ciblées.

La force qui restera en Irak sera de 35 à 50.000 hommes, selon un haut responsable américain. Contre plus de 140.000 actuellement.

Les élections parlementaires d’Irak : un tournant

Elles sont prévues en décembre, et le commandant en Irak, le général Raymond Odierno, veut avoir assez de troupes à sa disposition pour cette occasion, ainsi que pour des élections locales prévues plus tôt dans l’année.

Toutefois, le désengagement devrait commencer relativement vite. Quant à son rythme, la décision appartiendra aux généraux en fonction de leur évaluation des risques et des besoins. Mais l’intention est bien que tous les soldats américains soient partis d’Irak le 1er janvier 2012. Barack Obama n’exclut pas pour autant la possibilité de revenir sur ses plans si la situation se dégradait dans le pays. En revanche, l’idée de Bush de tenter de laisser des troupes dans une région stratégique et pétrolifère au voisinage de l’Iran a été abandonnée.

En annonçant ce retrait, le président américain met en œuvre l’un de ses grands engagements certes mais pas tout à fait à la vitesse promise. Il disait pendant la campagne qu’il rapatrierait la plupart des troupes de combat dans les 16 mois suivant sa prise de fonctions. Mais la polémique est ailleurs : c’est à présent la taille de la force résiduelle qui pose question. Notamment parmi les propres amis démocrates de Barack Obama.

jeudi, 26 février 2009

Zimbabwe : L'arrangement intérimaire selon Mugabe

Source : RFI (Article publié le 26/02/2009) 

Le président Robert Mugabe n'exclut pas l'organisation d'un référendum d'ici 18 à 24 mois.(Photo : Reuters)

Le président Robert Mugabe n'exclut pas l'organisation d'un référendum d'ici 18 à 24 mois.
(Photo : Reuters)

Le président Robert Mugabe, dans un entretien publié par le quotidien The Herald a déclaré que son pays organisera un référendum constitutionnel puis de nouvelles élections générales d'ici deux ans. Dans cette interview accordée au journal à l’occasion de son 85e anniversaire, Robert Mugabe a également déclaré que le gouvernement d'union avec son rival Morgan Tsvangirai, installé il y a quinze jours, n’était qu’« un arrangement intérimaire ».

Les déclarations de Robert Mugabe sont conformes avec l’accord de partage du pouvoir qu’il a paraphé le 15 septembre. Ce qui surprend c’est la bonne foi et la vision a priori constructive du vieux président.

Dans l’entretien publié ce matin, Mugabe fixe le cap et confirme la nature temporaire du gouvernement d’union. Mugabe a déclaré que les trois partis, à savoir : la Zanu-PF et les deux factions du MDC s’étaient d’ores et déjà entendues sur un projet de réforme de la Constitution.

« Si nous poursuivons dans cette voie, ajoute-t-il, nous allons pouvoir soumettre cette réforme par référendum et en cas de victoire du 'oui', nous demanderons aux parlementaires de la ratifier, ouvrant la voie à de nouvelles élections ».

Longtemps, les commentateurs ont soupçonné Mugabe d’espérer que Morgan Tsvangirai allait claquer la porte du gouvernement d’union, permettant ainsi au vieux président d’aller au bout de son mandat présidentiel, sans le MDC.

Mugabe aujourd’hui, vise peut-être à rassurer la communauté internationale, qui demeure sceptique vis-à-vis du gouvernement d’union. En insistant sur la nature intérimaire et temporaire du gouvernement, il a peut-être aussi cherché à rassurer les éléments de son propre camp, qui supportent mal l’idée de partager le pouvoir avec le MDC de Morgan Tsvangirai.

Par ailleurs, une équipe des Nations unies, composée notamment de représentants de l'Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial et de l'Unicef, vient d'achever une visite de 5 jours au Zimbabwe. L'équipe de l'ONU a rencontré le président Mugabe ainsi que le Premier ministre Tsvangirai.

La secrétaire générale adjointe de l'ONU chargée des Affaires humanitaires, la Canadienne Catherine Bragg, conduisait cette équipe. Elle fait le point sur la situation humanitaire au Zimbabwe.

Catherine Bragg, secrétaire générale adjointe de l'ONU chargée des Affaires humanitaires

« La situation est très grave, nous avons plus de 7 millions de personnes qui ont besoin d'aide alimentaire. »

26/02/2009 par Cyril Bensimon

Guinée / Drogue : Les aveux d’Ousmane Conté

Source : RFI (Article publié le 26/02/2009) 

Ousmane Conté a avoué être impliqué dans le traffic de drogue.(Photo : AFP)

Ousmane Conté a avoué être impliqué dans le traffic de drogue.
(Photo : AFP)

Au lendemain de son arrestation par des militaires, Ousmane Conté, commandant dans l’armée guinéenne, a avoué mercredi soir, sur un lit d’hôpital à la télévision nationale, « être impliqué dans le trafic de drogue en Guinée » tout en refusant en être le « parrain ». Il avait été arrêté sur ordre des militaires qui ont pris le pouvoir à Conakry en décembre 2008. Le nom du fils aîné du défunt président Lansana Conté avait été cité en août 2008 dans l’affaire de l’atterrissage à Boké, ville située à 300 kilomètres au nord de Conakry, d’un petit avion transportant de la cocaïne, en provenance de Bissau, selon des sources policières. Lundi dernier, c’était Saturnin Bangoura, frère de l’ex-Première dame Henriette Conté, qui avait avoué être impliqué dans cette même affaire avec des « amis colombiens ».

Avec notre correspondant à Conakry, Moktar Bah

Ousmane Conté a été présenté à la télévision d’Etat, sur un lit d’hôpital, sous perfusion. Il était manifestement dépassé par ce qui lui arrivait. Néanmoins, il s’est confessé et a demandé pardon au peuple de Guinée.

Ousmane Conté, commandant de l'armée guinéenne

« Cela a été une faute lourde de ma part. Je reconnais être dans ce réseau mais je ne suis pas le 'parrain'. »

26/02/2009 par Moktar Bah

Le capitaine Moussa Tiégboro Camara, à la tête du secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre le trafic de drogue et le grand banditisme, a loué le « courage » d’Ousmane Conté qui, a-t-il dit, a reconnu « sans problème » son forfait.

Moussa Tiégboro Camara, secrétaire d'Etat en charge de la lutte antidrogue

« Je l'apprécie parce qu'une faute avouée est à moitié pardonnée. C'est une probité morale qu'il était nécessaire au peuple guinéen de s'en rendre compte. »

26/02/2009 par Moktar Bah

Opération mains propres ou show médiatique des nouvelles autorités ? La suite nous en dira plus.

Moussa Tiégboro Camara a été nommé par les militaires de la junte qui a pris le pouvoir en Guinée, le 23 décembre dernier, au lendemain de la mort par maladie du général-président Lansana Conté qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis 24 ans.

Revue de presse Amériques du 26/02/2009

Source : RFI

Aux Etats-Unis, la presse met l’accent ce jeudi 26 octobre sur la santé, un axe prioritaire des choix budgétaires qui doivent être présentés aujourd’hui par Barack Obama.

Le président considère qu’une meilleure couverture santé offerte à l’ensemble des Américains est quelque chose de vital pour les Etats-Unis, un thème qu’il avait déjà largement abordé durant sa campagne, et les grandes lignes budgétaires rendues publiques aujourd’hui vont faire la part belle à cette priorité-là.

C’est une large réforme du système actuel qu’envisage la nouvelle administration : le Washington Post cite l’un des architectes de cette réforme en train de dire : « Notre objectif, c’est la couverture universelle ». Mais d’après le journal, la stratégie qui consiste à dévoiler d’abord la somme qui sera consacrée à cet objectif (un fond de réserve de 634 milliards de dollars), avant d’associer les parlementaires à la réforme elle-même, vise à éviter la mésaventure de Bill Clinton sur le même thème : l’ancien président avait délivré au Congrès une réforme « clé en main » élaborée dans le secret de la Maison Blanche, réforme que les élus s’étaient empressés de retoquer.

Mais l’épreuve du Congrès sera rude, prédit le New-York Times. Parce que Barack Obama se propose de faire payer les riches pour financer une bonne partie de sa réforme du système de santé, en les privant des avantages, des abattements fiscaux qui leur avaient été octroyés sous l’ère Bush. Une promesse de campagne là encore, mais qui risque de « galvaniser l’opposition républicaine » au Congrès, estime le journal.

Dans la presse latino-américaine cette fois, on garde aussi l’œil sur Washington. Parce que Hillary Clinton a reçu pour la première fois hier des homologues du sud du continent, le ministre des Affaires étrangères brésilien, puis le Colombien, ce qui est relevé dans la presse de ces deux pays. Mais aussi parce que le rapport annuel sur les droits de l’homme du département d’Etat, présenté par Hillary Clinton encore, évoque la situation à cet égard en Amérique latine. Au Chili, La Tercera relève que les pays de la région les plus égratignés par le rapport sont le Venezuela, Cuba et le Nicaragua, et se félicite des bons points décernés au gouvernement chilien, même s’ils s’accompagnent de quelques critiques sur les abus dont sont victimes les indiens Mapuche par exemple.

Au Mexique, où la plupart des journaux publient la photo de la voiture en flammes des quatre derniers policiers assassinés, à coup de bazooka, l’Universal fait aussi état des propos inquiets tenus, toujours à Washington, par la ministre de la Sécurité intérieure Janet Napolitano. La ministre a dit au Congrès que la violence « sans précédent » liée au narcotrafic dans le nord du Mexique était devenue l’une de ses priorités. Cette violence, le Los Angeles Times la couvre de façon quotidienne depuis le mois de juin dernier, en y consacrant une rubrique intitulée : « Le Mexique en état de siège ». Le dernier reportage que publie le grand journal californien porte sur Villanueva, ville du Zacatecas dont les habitants excédés ont appelé l’armée à l’aide. Le New York Times, lui, est allé enquêter dans l’Arizona avant de publier un article intitulé : « Les Etats-Unis sont un vaste bazar d’armes pour les cartels mexicains ».

Enfin, l’assouplissement par la chambre des représentants du régime des voyages à Cuba n’a pas encore été commenté dans la presse cubaine, mais le Nuevo Herald de Miami pressent que cette nouvelle législation aura du mal à passer au Sénat.

Barack Obama s’est aussi offert un intermède musical à la Maison Blanche. C’était hier soir. Le président a reçu Stevie Wonder qui venait de se voir attribuer le prix Gershwin de la Bibliothèque du Congrès. « Vraiment une nuit des merveilles », titre le Washington Post en jouant sur le nom de cette légende vivante de la musique Motown. On apprend dans cet article que Stevie Wonder a chanté « From once in my life » devant un président enthousiaste, et que d’autres jazzmen et women ont interprété ses succès, pour « le groupe de reprise de chansons le plus réussi que Stevie Wonder ait jamais rassemblé autour de lui », selon les propres paroles présidentielles. Michelle Obama a de son côté fait remarquer que le premier air sur lequel elle ait dansé avec Barack à l’issue de leur cérémonie de mariage avait été « You and I », de Stevie Wonder bien sûr.

Revue de presse Afrique du 26/02/2009

Source : RFI

A Madagascar, « les négociations échouent » entre le président Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, l'ancien maire de la capitale. C’est le gros titre, ce jeudi, de l'Express de Madagascar. Ce mercredi, le président de l'île n'est pas venu à la réunion prévue avec Andry Rajoelina. L'opposant a, du coup, mis fin à toutes discussions. Et il a vivement critiqué « l'attitude provocatrice et le mépris de la population » affiché par Marc Ravalomanana.

L'archevêque d'Antanarivo, le médiateur dans ce conflit, a, lui, aussi « jeté l'éponge » selon Midi Madagascar. Il a reconnu que les rencontres entre Ravalomanana et Rajoelina s’étaient soldées par un fiasco. Et il a lancé un « signal de détresse aux Nations Unies » pour résoudre la crise, d'après l'Express... Les Nations Unies qui sont donc priées de prendre le dossier en main...

Nouvel appel de Rajoelina

Résultat de tout cela, « la tension politique monte d'un cran » écrit l'Express. D'autant qu'Andry Rajoelina a lancé un nouvel appel à ses partisans. Il leur a donné rendez vous, ce jeudi, pour déloger l’administrateur de la capitale, l'homme qui a été nommé, par le gouvernement, à sa place après sa destitution.

En République démocratique du Congo, les troupes rwandaises plient bagage. L'opération conjointe RDC / Rwanda pour chasser les rebelles hutus rwandais de l'est du pays a pris fin officiellement, mercredi, lors d'une cérémonie à Goma. Ce n'est pas pour autant que les critiques se sont tues.

« La manière dont le retrait des troupes rwandaises a été annoncée est loin d'avoir calmé les esprits » d’après le Phare. Le journal relève que, d'abord, on ne sait pas si tous les soldats rwandais ont quitté le territoire. La MONUC, la Mission des Nations Unies en RDC, pourtant « omniprésente au Kivu », n'est pas en mesure « d'infirmer ou de confirmer le départ de ces troupes ».

« Après le Nord Kivu, le Sud Kivu »

Autre couac selon le quotidien, aucune des deux parties, RDC et Rwanda, ne donne de bilan détaillé pour démontrer que l'objectif de l'opération militaire conjointe a été atteint. Ce qui est sûr, en tous cas, c'est que les rebelles hutus rwandais des FDLR sont loin d'avoir été éradiqués. « Après le Nord Kivu, le Sud Kivu » titre le Potentiel. Les FDLR « se sont retranchées dans les forêts vierges » de la région. Leur traque va donc devoir « se poursuivre » mais cette fois, sans l'appui des troupes rwandaises.

Direction la Guinée où l'arrestation du fils de l'ancien président Lansana Conté, pour son implication présumée dans des trafics de drogue, continue de faire couler beaucoup d'encre. Ousmane Conté est passé aux aveux ! Ses déclarations font la une des sites d'information guinéens. Aminata et Guinée Conakry info reprennent tous les deux cette phrase : « Oui, je suis dans le réseau mais je ne suis pas le parrain », parrain de la mafia du trafic de drogue donc.... « Ce qui reste à prouver » selon Aminata. Aminata pour qui, d'ailleurs, le moins que l'on puisse dire dans cette sinistre affaire, c'est qu'Ousmane Conté « ternit une fois de plus la mémoire de son défunt père ».

« Il fut un temps où il n'aurait rien craint, même pas en marchant sur des cadavres, écrit le journal le Pays au Burkina (...) Papa était là et Ousmane Conté n'avait alors de compte à rendre à personne, même pas à sa conscience (…) Mais voilà, maintenant que son père a tiré sa révérence, le rouleau compresseur dirigé par Moussa Dadis Camara est bien parti pour laminer tout ceux qui ont participé à la lente agonie du pays. »

« Interrogatoire folklorique »

De l'avis de tous, presse guinéenne et burkinabé, le chef de l'Etat a, en effet, marqué des points aux yeux de l'opinion avec cette arrestation du fils de l'ancien président. L'Observateur au Burkina note tout de même que le capitaine Moussa Dadis Camara aurait pu se passer de cette mise en scène.

Je vous rappelle qu'Ousmane Conté a été arrêté après un débat à la télévision orchestré par le chef de l'Etat lui-même où il interrogeait des trafiquants de drogue. « Cet interrogatoire folklorique des trafiquants est à déplorer, pour l'Observateur. Moussa Dadis Camara gagnerait en  crédibilité à être moins volubile et à donner des ordres qu'on exécutera au lieu d'être toujours en première ligne. »

On termine avec du football, le championnat d'Afrique des Nations, et cette défaite hier des Ivoiriens, 1 à zéro, contre la Tanzanie. Les commentaires sont sévères dans la presse ivoirienne, ce jeudi. « Quel gâchis pour les Eléphants! » s’exclame le Patriote. Défaite sans honneur contre la Tanzanie après « la déculottée » de la première journée face à la Zambie… Les Ivoiriens avaient alors perdu 3 à 0.

Pour Fraternité Matin, c'est la « désillusion ». « Les Eléphants ont été incapables de réagir durant le match, ils n'ont pas eu les ressources physiques et mentales pour remonter le but tanzanien inscrit à la 37 ème minute. » Bref, ils ont « perdu la face ».  « L'espoir de remporter la première édition du championnat d'Afrique des Nations s'est brisé. » Et c'est d'autant plus difficile à digérer que la Côte d'Ivoire est le pays organisateur de la compétition.

Revue de la presse française du 26/02/2009

Source : RFI

Ce jeudi, trois dossiers explosifs pour le président Nicolas Sarkozy font les gros titres des journaux français : la réforme des collectivités territoriales avec les propositions du comité Balladur, le boom du chômage au mois de janvier et la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires avec la nomination controversée de François Pérol à la tête du futur groupe.

Concernant d'abord le rapport Balladur, il a été dévoilé ce mercredi et « il soulève la polémique » titre le Parisien. Ce rapport prévoit « un big-bang territorial » avec notamment la diminution du nombre de régions. Et, conséquence, à gauche comme à droite, « les protestations s'élèvent » !

Pourtant, cette réforme des collectivités territoriales est « une nécessité », selon le journal Paris-Normandie. « La superposition des strates administratives n'est pas un gage d'efficacité. Avec ce système, trop de dossiers essentiels s'égarent dans les méandres de nos administrations. »

« Du mille-feuille au pudding »

Le souci, pour le quotidien L'Humanité, c'est qu'avec les propositions du comité Balladur, on risque de passer « du mille-feuille territorial au pudding » c'est-à-dire un gâteau relativement indigeste... Refonte des régions, regroupement de certains départements, pour L'Humanité, si ces mesures sont appliquées, « elles éloigneront encore plus les citoyens des lieux de pouvoir ».

Ce rapport, d'ailleurs, inquiète jusqu'aux sarkozystes, souligne de son côté Le Figaro. « Les élus de la majorité sont unanimes, selon le journal. Le rapport Balladur est courageux. Mais beaucoup se demandent s'il ne l'est pas trop. » En tête de liste des propositions qui sont le plus critiquées, on trouve la réforme du Grand Paris. Elle prévoit la création d'une grande communauté urbaine englobant Paris et les départements de la petite couronne dont des départements pauvres comme, par exemple, la Seine Saint-Denis. Ce qui pose, du coup, la difficile question du partage des richesses entre ces différentes entités… Résultat, pour Libération, « les élus digèrent mal » ce Grand Paris... Comme quoi on en revient au pudding !

Une autre nouvelle, à présent, qui passe mal également : l'explosion du chômage le mois dernier. En janvier, on enregistrait plus de 90 000 demandeurs d'emploi supplémentaires, soit un bond de + 4,3% exactement. « Le chômage atteint un nouveau record en janvier », titre les Echos. C'est, en effet, « la hausse la plus importante depuis la création de l’institut de la statistique », détaille la Tribune, qui parle de son côté de « hausse dramatique du chômage le mois dernier ».

« La bombe du chômage se rallume »

Pour la Voix du Nord, « c'est un coup de massue sur le moral déjà flanchant des Français. Preuve que la crise est là et bien là. » L'emploi, rappelle Nice Matin, avait presque « disparu des préoccupations majeures des Français lors de la campagne présidentielle ». Mais ce jeudi, « cette bombe du chômage se rallume. » Et Nice Matin prévient : elle peut faire « sauter toute une construction politique et compromettre très sérieusement le bon déroulé d'un quinquennat ».

Toujours à propos du chômage, les salariés des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires craignent aussi pour leurs emplois. Ce sont « les grands oubliés de la fusion des deux banques » titre L'Humanité. Ils ont été totalement « tenus à l'écart des préparatifs de cette fusion », qui doit être annoncée ce jeudi.

Les Echos parlent « d'un mariage sous tension ». Sous tension parce que, notamment, les résultats des deux groupes ne sont pas bons. Aujourd'hui, ces banques doivent publier leur bilan annuel pour 2008. Et les pertes sont importantes, souligne Le Figaro. Principalement pour Natixis, la filière commune des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires... Natixis qui vient d’ailleurs d’annoncer une perte de près de 3 milliards d’euros pour l’année dernière…

«L'Etat de passe-droit »

« Cette journée risque donc de laisser un goût amer aux deux groupes bancaires » avertit le quotidien. Car en plus donc de ces mauvais résultats, l'affaire Pérol continue de secouer toute la classe politique. François Pérol, c'est ce proche de Nicolas Sarkozy qui doit être nommé à la tête du futur groupe. Libération parle de « nouvel abus de pouvoir du président » et titre en une « l'Etat de passe-droit ».

Un accord maintenant avec des banques et le secteur du bâtiment. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, doit signer le texte ce jeudi. Il va lancer une nouvelle aide pour les propriétaires, un éco-prêt à taux zéro, dévoilé en avant-première dans les colonnes du Parisien. Ce prêt, sans intérêt, pourra se monter jusqu'à 30 000 euros. Il sera accordé aux propriétaires qui vont se lancer dans plusieurs travaux à la fois comme l'isolation de leur toiture et des fenêtres et des portes. L'objectif est de nos rendre nos habitations moins gourmandes en énergie. Vous retrouverez tous les détails sur cette nouvelle aide en pages 2 et 3 du Parisien ce jeudi.

Revue de presse Asie du 26/02/2009

Source : RFI
Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

On commence avec la mutinerie au Bangladesh toujours pas  terminée ce jeudi matin mais dont le bilan est déjà très lourd : Peut-être 50 morts selon le vice-ministre de la Justice bangladais, qui a pu entrer dans le camp de l’unité paramilitaire des gardes-frontières, les « Bangladesh Rifles » qui se sont donc rebellés.

The News Age qui ne disposait pas encore de bilan ce jeudi matin fait un long récit des évènements.

Les mutins ont déposé les armes à 3h00, heure locale, après deux sessions de négociations et l’annonce d’une amnistie générale de la part du gouvernement. La Croix Rouge a alors pu prendre en charge les femmes et les enfants qui étaient retenus en otage à l’intérieur du camp. Mais les combats ont été violents selon The News Age, des combats à l’arme lourde et à la grenade. Selon le journal, c’est une simple altercation entre le commandant de cette force et de simples soldats qui aurait dégénéré.

Pour le Bangladesh Today qui cite l’un des responsables de l’armée, cette mutinerie aurait pu être évitée, chacun connaissant les revendications des membres des Bangladesh Rifles depuis longtemps. Mais le gouvernement n’a pas voulu les voir.

La Thaïlande et le Bangladesh seraient donc devenues des dictatures selon ces manifestants… Ce n’est pas l’avis d’un rapport sur les droits de l’Homme publié par les Etats-Unis.

Avec l'Irak, la Colombie et le Guatemala, ces 5 pays figurent au nombre des pays qui ont fait des progrès selon un rapport publié chaque année par le département d'Etat aux Etats-Unis. A l'opposé, les 5 vilains petits canards des droits de l’homme restent Cuba, l’Iran, le Venezuela, l’Egypte et ... la Chine, qui réagit très mal ce jeudi matin.

L’agence Xinhua affirme que c'est une interférence dans ses affaires intérieures et que le rapport occulte les efforts réalisés en matière des droits de l’homme, des efforts qui seraient, selon Xinhua, reconnus de toute la communauté internationale. Le rapport déforme les faits et se permet des remarques irresponsables sur le système ethnique, religieux et sur les lois chinoises, selon l’agence chinoise.

Le Pakistan n’est pas cité dans le rapport…

Il y aurait pourtant à dire sur le respect des droits de la personne dans ce pays, mais au moment où l’administration américaine veut recentrer ses efforts sur la lutte anti-terroriste en Afghanistan, ce n’est pas le moment sans doute de se mettre à dos l’allié pakistanais. Les deux ministres des Affaires étrangères sont d’ailleurs ce jeudi à Washington. Et c’est cette rencontre qui fait la une des journaux pakistanais.

The News et Dawn sont d’accord sur un point : Le ministre pakistanais Shah Mehmood  Qureshi est à Washington pour demander la fin des attaques de drones sur le territoire pakistanais.

« Pour gagner la bataille, explique le ministre dans The News, il faut gagner le cœur et l’esprit de la population et ces attaques aériennes montent l’opinion publique contre les Etats-Unis et les autorités pakistanaises »...

Autre titre à la une de la presse pakistanaise, l’éviction de Nawaz Sharrif de la vie politique.

Là aussi, c’est à la une de Dawn et de The News. La Cour suprême a déclaré ce mercredi l’ancien premier ministre inéligible aux prochaines élections, elle lui interdit également de prendre une charge publique. Cette décision des juges de la Cour suprême a immédiatement jeté dans la rue ses partisans qui ont manifesté à Lahore, à Rawalpindi dans la banlieue d’Islamabad et au Pundjab, le fief de l’ancien premier ministre. Le journal Dawn craint un retour de l’instabilité politique comme dans les années 90, ce qui avait conduit, rappelle le journal, à un coup d’état militaire. Dawn rappelle que la bourse de Karachi a perdu 5% à l’annonce de la décision de la Cour suprême.

Et puis l’on termine avec le feuilleton de la semaine…

Le feuilleton de la vente Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, avec les deux statuettes que réclamait la Chine... Les têtes de rat et de lapin sont parties aux enchères pour la modique somme de 14 millions d’euros chacune. Et c’est suffisamment rare pour le signaler, cette information est illustrée ce matin dans le China Daily, par une caricature. Pas bien méchante, mais caricature tout de même : le rat et le lapin, sur leur socle, à côté d’une étiquette marquée « enchères », pleurent à chaudes larmes.

Selon le China Daily, même si les statuettes n’ont pas été restituées, la bataille juridique qui a précédé la vente a néanmoins permis d’attirer l’attention sur les œuvres d’art volées.

Deux footballeurs arrêtés en Espagne pour trafic de drogue

Source : Reuters, publié le 26/02/2009

MADRID - La police a arrêté deux footballeurs professionnels et deux agents de joueurs après avoir saisi 600 kg de cocaïne en provenance d'Argentine, rapporte la police jeudi.

La police, qui a également arrêté sept autres personnes dans le cadre de l'enquête, n'a pas révélé l'identité des personnes arrêtées.

La drogue est arrivée en Espagne dans un container censé contenir du matériel. L'Argentine est devenue un lieu de transit pour la cocaïne produite en Colombie, en Bolivie ou au Pérou, et l'Espagne le point d'entrée pour l'Europe privilégié par les trafiquants sud-américains.

Martinique: "appel solennel" du préfet à ne pas sortir après 19H

Source : AFP, publié le 26/02/2009

FORT-DE-FRANCE - Le préfet de Martinique, Ange Mancini, a lancé publiquement jeudi "un appel solennel" à la population pour qu'elle ne sorte pas "sans motif valable" après 19H00, affirmant toutefois qu'il ne s'agissait pas d'un couvre-feu.

Le préfet de Martinique Ange Mancini le 12 février 2009 à Fort-de-France

AFP/Archives/Thomas Coex

Le préfet de Martinique Ange Mancini le 12 février 2009 à Fort-de-France

Dans un "appel solennel à l'ensemble de la population", M. Mancini a affirmé que "tous ceux qui n'ont pas un motif valable de se déplacer après 19H00 doivent rester chez eux".

Il a souligné considérer que "ce n'est pas un couvre-feu". Mais "si cela continue comme cela, il va y avoir un drame", a-t-il averti.

Le préfet a fait état d'une situation "extrêmement grave", à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le procureur général de Fort-de-France, Jean-Michel Durand, et les responsables régionaux des forces de l'ordre.

Il a aussi lancé un appel solennel au collectif du 5 février pour lui demander de "suspendre" les barrages et les blocages des zones industrielles mis en place depuis le début du conflit.

Gouvernement palestinien d'entente nationale avant fin mars

Source : AFP, publié le 26/02/2009

LE CAIRE - Les factions palestiniennes, dont le Fatah et le Hamas, se sont fixé jeudi au Caire pour objectif un gouvernement d'entente nationale d'ici la fin mars, ont déclaré à l'AFP deux responsables palestiniens à la fin de la conférence de "réconciliation" interpalestinienne.

Jamil al-Majdalawi, un chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à Gaza, le 17 février 2007

AFP/Archives/SAID KHATIB

Jamil al-Majdalawi, un chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à Gaza, le 17 février 2007

Cette décision fait partie des conclusions de la conférence de "réconciliation" interpalestinienne parrainée par l'Egypte, a déclaré à l'AFP Jamil al-Majdalawi, un chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

"Cinq commissions ont été formées et elles commenceront leur travail le 10 mars" au Caire, a-t-il déclaré, soulignant qu'un gouvernement d'entente nationale devait voir le jour "avant la fin mars".

"Nous avons convenu de former le nouveau gouvernement avant la fin du mois prochain", a confirmé à l'AFP Mohamad al-Hindi, No2 du Jihad islamique.

La réunion du Caire a été "très importante", a affirmé M. Majdalawi, soulignant que les factions palestiniennes avaient "convenu de tourner la page des divisions et d'ouvrir une nouvelle page sur la base du dialogue, en commençant par la libération des détenus politiques".

Il a ajouté que les commissions "devront se charger de mettre en place un nouveau gouvernement palestinien, de préparer les élections législatives et présidentielle, de la refonte des services de sécurité et la réorganisation de l'OLP, pour inclure le Hamas et le Jihad islamique"

Lors de la réunion, les factions palestiniennes "ont convenu de procéder dans l'immédiat à la libération de tous les détenus et de cesser les détentions à caractère politique", a ajouté de son côté Mohamad al-Hindi.

Une douzaine de factions ont participé à la conférence du Caire, où les délégations des principaux mouvements rivaux Fatah et Hamas sont dirigées respectivement par Ahmad Qoreï et le numéro deux du bureau politique en exil à Damas, Moussa Abou Marzouk.

Elle s'est tenue alors que la communauté internationale doit s'engager lundi à Charm el-Cheikh en Egypte à apporter une aide massive à la reconstruction de Gaza dévastée par une offensive militaire lancée par Israël du 27 décembre au 18 janvier et dans laquelle 1.330 Palestiniens ont péri.

Après avoir avorté en novembre, le processus de réconciliation interpalestinienne a été relancé par l'Egypte après la guerre de Gaza.

Le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas sont en conflit ouvert depuis que le mouvement islamiste, qui avait remporté les législatives de 2006, a délogé de Gaza par la force les fidèles du Fatah en juin 2007.

"Nous n'avons pas d'autres options que de réussir", avait déclaré le patron des renseignements égyptiens, Omar Souleimane, dans son allocution d'ouverture de cette conférence.

Il avait appelé les factions palestiniennes à "s'éloigner des équilibres régionaux", dans une référence aux luttes d'influence entre "modérés" et radicaux du monde arabo-musulman.

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