mardi, 31 mars 2009

La Turquie invite les « caricatures de Mahomet » au sommet de l’OTAN

Source : liberation.fr, publié le 31/03/2009

0,1020,820318,00 Les « caricatures de Mahomet », ces dessins satiriques publiés par un journal danois en 2005 et qui ont suscité la fureur du monde musulman, vont-elles empêcher Anders Fogh Rasmussen de devenir secrétaire général de l’OTAN ? Ankara laisse planer la menace d’un veto à la candidature du premier ministre danois, coupable, au nom de la liberté de la presse et de la liberté d’opinion, de ne pas avoir condamné la publication de ces dessins – ce qui à l’époque était courageux vu le climat d’hystérie. On pensait l’affaire enterrée, mais le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a signifié ce week-end que la nomination du Danois serait mal perçue par les musulmans.

Il est donc possible que le nouveau secrétaire général de l’OTAN ne soit pas désigné au cours du sommet de l’Alliance qui aura lieu vendredi et samedi, à Kehl et à Strasbourg, comme cela été prévu. Car il est clair que Barack Obama, en pleine opération de charme à l’égard de la Turquie (où il se rend lundi et mardi), de l’Iran et plus généralement du monde musulman, afin d’en finir avec la politique du « choc des civilisations » pratiquée par l’administration Bush, ne cherchera pas à forcer la main d’Ankara. La nomination de Rasmussen se fera dans l’harmonie et la concorde ou ne se fera pas. À l’OTAN, un diplomate américain de haut rang a indiqué, hier après-midi, qu’il « n’y a pas encore de consensus. Il n’y a pas encore de décision à ce stade ». Énigmatique, il a poursuivi : « l’équilibre entre la liberté d’expression et le respect pour la diversité est une valeur que nous devrions projeter dans le monde ».

C’est en tout cas la première fois que la religion fait ainsi irruption au sein de l’organisation atlantique. Si la menace de veto se concrétise, il y a de quoi s’inquiéter. Mais la Turquie devrait réfléchir à deux fois avant d’agir, car elle donnerait des armes à ceux qui s’opposent à son adhésion à l’Union en montrant que, pour elle, la laïcité et la liberté d’expression sont devenues de vains mots.

 

Le pape appelle le G-20 à maintenir l'aide au développement pour les pays pauvres

Source : APpublié le 31/03/2009

Benoît XVI demande aux dirigeants du G-20 qui se réuniront jeudi à Londres de maintenir l'aide au développement des pays pauvres malgré la crise financière mondiale. 

Le pape a adressé une lettre au Premier ministre britannique Gordon Brown, hôte du sommet, qui a été rendue publique mardi par le Vatican. L'aide au développement, plaide Benoît XVI, "n'a pas été la cause de la crise et, par justice élémentaire, ne doit pas être sa victime", écrit-il.

Le pape appelle également au retour de l'éthique dans la finance, expliquant que les mesures proposées par le G-20 doivent "offrir la sécurité aux familles et la stabilité aux travailleurs". AP

 

Football - Eliminatoires Coupe du monde 2010 (zone Europe) : Avec tout l'allant nécessaire ?

Source : RFI, Article publié le 31/03/2009 

Patrice Evra, Yoann Gourcuff et Franck Ribéry à la recherche d'un deuxième succès contre la Lituanie.(Photo: Reuters)

Patrice Evra, Yoann Gourcuff et Franck Ribéry à la recherche d'un deuxième succès contre la Lituanie.
(Photo: Reuters)

Pour vaincre une deuxième fois la Lituanie en l'espace de quatre jours, les Bleus devront se passer de Jérémy Toulalan, meilleur Français samedi à Kaunas mais suspendu pour le match de mercredi au Stade de France. Il leur faudra également ne pas céder à l'excès de confiance.

Après être sortis sans dommage du bourbier de Kaunas avec à la clef une victoire 1-0 dans une rencontre qualifiée - à raison - de match-piège, les Bleus auraient a priori tort de s’inquiéter au moment de retrouver, quatre jours plus tard, la Lituanie au Stade de France. On est même tenté d’écrire qu’en plus de prendre les trois points, Thierry Henry et ses coéquipiers seraient bien inspirés de soigner leur différence de buts. C’est un détail qui pourrait avoir son importance dans le décompte final car les Serbes en sont déjà à + 7 (avec notamment une victoire 3-0 sur la Lituanie le 11 octobre à Belgrade) et les Français seulement à 0.

Le souvenir de Nantes

On se gardera toutefois de mettre la charrue du goal average avant les bœufs de la nécessaire victoire car vaincre les Lituaniens, même à domicile, n’est pas forcément aisé. A Nantes, il y a un an et demi, en éliminatoires pour l’Euro 2008, les Français avaient dû attendre la 79e mn pour tromper Karcemarkas avant de l’emporter finalement 2-0, deux buts de Thierry Henry. Ce jour-là, l’homme du match avait cependant été Jérémy Toulalan, un Toulalan encore auteur d’un match plein samedi à Kaunas mais qui ne jouera pas mercredi pour cause de suspension. Le Lyonnais absent, ils ne seront a priori que quatre rescapés du match de La Beaujoire sur la pelouse de Saint-Denis: William Gallas, Lassana Diarra, Franck Ribéry et, donc, Thierry Henry …c’est flou comme le temps passe.

Thierry Henry

Capitaine de l'Equipe de France

« Rester vigilants »

31/03/2009 par Christophe Jousset

La suspension de Toulalan pose un vrai problème et une équation à deux inconnues à Raymond Domenech. Doit-il remplacer le joueur de l'OL par un autre milieu récupérateur aux côtés de Lassana Diarra ? Ou bien doit-il prendre en compte les dimensions du terrain et la nécessité de marquer des buts en ajoutant un milieu plus créateur dans son dispositif ? Dans la première hypothèse on voit bien le Bordelais Alou Diarra revenir en sélection. A moins que Domenech, qui n’est jamais à une surprise près, n’aligne Rio Mavuba, appelé en renfort pour palier le forfait d’Abou Diaby. Dans la seconde hypothèse, Samir Nasri – qui a déjà déclaré pouvoir jouer N.6 – serait aligné d’entrée.

Qui en attaque ?

La défense ayant, pour une fois, donné satisfaction samedi, l’autre inconnue concerne l’attaque. Absent du onze de départ à Kaunas, Karim Benzema le sera-t-il au Stade de France ? Peut-être. Titulaire-surprise en Lituanie, Peguy Luyindula sera-t-il reconduit ? Possible. Mais pas obligatoire car André-Pierre Gignac est de nouveau opérationnel et l’option Guillaume Hoarau demeure tentante. Mais pas forcément dès le coup d’envoi.

Quoiqu’il en soit, et quelle que soit la manière, les Bleus doivent absolument prendre les trois points car ils traînent toujours comme un boulet leur défaite en Autriche du 6 septembre. Tout autre résultat rendrait leur duel à distance avec les Serbes encore plus compliqué qu’il ne l’est déjà, sachant que seul le premier du groupe ira directement en Afrique du Sud. Et que le moins bon deuxième des neuf groupes de la zone Europe ne sera même pas qualifié pour les matchs de barrage. On aurait tort de l'oublier.


GROUPE 7

Mercredi 1er avril
Autriche – Roumanie 18h30 TU
France – Lituanie 19h00 TU

CLASSEMENT Points Diff. buts Matches
1. Serbie 12 + 7 5
2. Lituanie 9 + 2 5
3. France 7 0 4
4. Autriche 4 - 2 4
5. Roumanie 4 - 3 4
6. Iles Féroé 1 - 4 4

Prochains matchs
6 juin: Lituanie - Roumanie
6 juin: Serbie - Autriche
10 juin: Iles Féroé - Serbie

 

Accord sur une baisse des prix sur l'île de la Réunion

Source : reuters.com , publié le mardi 31 mars 2009

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SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - Un accord prévoyant la baisse des prix de 250 produits de consommation courante a été signé mardi sur l'île de la Réunion, au terme de négociations engagées il y a plus de trois semaines.

Le collectif de 45 organisations à l'initiative du mouvement contre la vie chère, la grande distribution et les entreprises de production locales se sont entendues sur des baisses de 5% à 20% qui entreront en vigueur à compter du 8 avril.

Le collectif revendiquait au départ une réduction de 20% sur 500 prix. Seuls 13 produits baisseront de 20%, une baisse de 10% à 15% s'appliquera sur la majorité des autres articles de la liste. Les baisses de 5% concerneront essentiellement les produits locaux.

L'accord prévoit également, selon ses signataires, la mise en place d'une signalétique spécifique pour les produits visés et de contrôles réguliers.

Ce dénouement intervient au terme d'un bras de fer marqué par des fermetures temporaires de grandes surfaces sous la pression de militants du collectif et plusieurs manifestations d'envergure. L'une d'elles s'était terminée par une tentative de pillage d'un hypermarché à Saint-Denis, le 10 mars.

Les négociations sur l'augmentation des bas salaires avancent en revanche au ralenti.

La perspective d'un accord "à l'antillaise" -- après les négociations menées notamment en Guadeloupe -- portant sur une augmentation de 200 euros mensuels s'éloigne chaque jour un peu plus, en raison des réticences des employeurs.

L'Etat maintient pour sa part sa proposition d'une augmentation temporaire de 100 euros pendant trois ans, par le biais du Revenu de solidarité active (RSA).

La voiture de François-Henri Pinault bloquée par des salariés

Source : reuters.com, publié le mardi 31 mars 2009

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PARIS (Reuters) - Des salariés en colère ont bloqué le taxi de François-Henri Pinault, P-DG de PPR, avant que la police n'intervienne pour le libérer, apprend-on auprès de la police et du groupe PPR.

L'incident a eu lieu après une réunion du comité d'entreprise rue de Javel, dans le XVe arrondissement de Paris.

"Quelques représentants" de la Fnac et de Conforama, deux filiales du groupe PPR, "ont un peu retardé la voiture de M. Pinault au moment de partir", a déclaré une porte-parole du groupe de luxe et de distribution.

"Cette délégation a été reçue et a pu s'exprimer pendant le comité d'entreprise", a-t-elle aussi souligné.

Selon la radio France Info, François-Henri Pinault a été retenu pendant une heure.

La Fnac et Conforama ont annoncé le 18 février des mesures d'économies qui pourraient se traduire par la suppression de 1.200 postes en tout.

La cote de Sarkozy à 36%, en recul de deux points, selon Sofres

Source : reuters.com, publié le mardi 31 mars 2009

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PARIS (Reuters) - La cote de popularité du président Nicolas Sarkozy a perdu deux points en un mois, à 36% d'opinions positives, selon le baromètre mensuel TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine.

Selon cette enquête, 62% des sondés disent ne pas faire confiance au président de la République, soit une hausse de quatre points. Deux pour cent sont sans opinion.

La cote du Premier ministre François Fillon est stable, à 40%. Les sondés sont 55% à ne pas faire lui faire confiance, soit une hausse de deux points. La proportion de sans opinion est de 5%.

Parmi les personnalités politiques, le niveau de popularité du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, est en hausse de cinq points à 46%. La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, gagne six points, à 45% de bonnes opinions.

Le sondage a été réalisé du 27 au 30 mars auprès de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

France: Le parquet propose de suspendre la procédure à Clairoix

Source : reuters.com, publié le mardi 31 mars 2009

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SARREGUEMINES, Moselle (Reuters) - La société Continental a été invitée par le ministère public à suspendre la procédure de fermeture de son site de Clairoix, dans l'Oise, qui emploie 1.120 salariés.

Cette proposition a été faite à la chambre des référés du tribunal de grande instance de Sarreguemines (Moselle).

Le parquet a estimé que le fabricant de pneumatiques devrait au préalable saisir le Comité d'entreprise européen, comme le demandaient le comité d'entreprise français et l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC à l'origine de la procédure.

"Je rejoins l'analyse qui nous a été présentée en demande. Il me paraît logique que le Comité d'entreprise européen soit saisi le plus tôt possible", a déclaré Christophe Mira, substitut général à la cour d'appel de Metz.

Il a également suivi les syndicats qui estimaient que la décision de fermeture du site de Clairoix avait été annoncée avant toute consultation des représentants du personnel, ce qui constitue un délit d'entrave au comité d'entreprise.

"On peut parler d'une discordance sérieuse dans la communication de la société Continental et notamment de la société allemande, discordance qui a pu créer une certaine incompréhension", a-t-il affirmé.

La direction allemande a annoncé le 11 mars son intention de fermer les sites français de Clairoix et allemand de Hanovre pour réduire sa production de pneus en Europe.

"Ca laisse à penser qu'on était déjà bien avancé", a considéré Christophe Mira

Le tribunal de Sarreguemines, ville où Continental France a son siège social, rendra sa décision le 21 avril.

Quelque 500 salariés de Clairoix, qui avaient fait le déplacement, ont manifesté de l'usine de Sarreguemines jusqu'au tribunal. Une soixantaine d'entre eux ont pu prendre place dans la salle d'audience.

Mardi, le Comité Central d'entreprise (CCE) de Continental France s'est tenu comme prévu à Nice.

CONTINENTAL SE DÉFEND

Me Ralph Blindauer, l'avocat de l'intersyndicale, a également estimé que la décision de fermeture constituait une violation de l'accord de 2007 sur le retour aux 40 heures qui s'accompagnait, selon lui, d'une promesse de pérenniser le site jusqu'en 2012.

Il a cité des extraits d'un courrier envoyé aux salariés, avant une consultation par référendum, par des dirigeants.

"Nous voulons nous donner toutes nos chances de réussir à l'horizon 2012 une usine stratégique pour le groupe Continental", écrivait le directeur de l'époque dont Me Blindauer a souligné qu'il dirigeait maintenant la filiale roumaine de Timisoara où les salaires sont de "280 euros par mois".

Le parquet a rejoint sur ce point les avocats de l'équipementier qui ont estimé que la question relevait du juge du fond et non de celui des référés.

Me Déborah David, intervenant sur ce point pour Continental, a néanmoins justifié le changement de discours du groupe en invoquant le retournement de conjoncture.

"A quelle entreprise française a-t-on interdit de licencier pendant cinq ans alors que la situation économique est catastrophique ?", a-t-elle demandé.

Intervenant à ses côtés, Me Patrick Thiebard a contesté que la procédure de consultation du personnel n'ait pas été respectée.

Il a opposé les documents présentés aux salariés qui font état d'un simple "projet" de fermeture aux déclarations prêtées aux dirigeants du groupe dans la presse.

"Devant tout ce tollé médiatique, Continental n'a pas les capacités de démentir chaque article. Je n'attaque pas les journalistes, mais dans la communication médiatique, c'est noir ou blanc, c'est rarement gris", a-t-il expliqué.

Comment les Russes perçoivent Mikhaïl Khodorkovski

Source : lexpress.fr, publié le 31/03/2009

Accusé d'avoir volé du pétrole et détourné de l'argent, Mikhaïl Khodorkovski passe pour la deuxième fois devant la justice russe, en public à partir de ce mardi. Mais que pensent les Russes de l'affaire Ioukos?

Le deuxième procès de Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron de la compagnie pétrolière Ioukos, commence réellement, et en public, ce mardi, après de longues audiences préliminaires à huis clos.

Il est accusé d'avoir volé du pétrole (pour environ 900 milliards de roubles, soient 20 milliards d'euros) et détourné de l'argent. Il risque jusqu'à 22 ans de prison, tout comme Platon Lebedev, ex-chef du groupe Menatep, qui doit répondre aux mêmes accusations.

Mikhaïl Khodorkovski arrive au tribunal à Moscou, le 4 mars dernier, pour une série d'audiences préliminaires à huis clos.

REUTERS/Sergei Karpukhin

Mikhaïl Khodorkovski arrive au tribunal à Moscou, le 4 mars dernier, pour une série d'audiences préliminaires à huis clos.

La revue Vlast écrit que la début de la nouvelle affaire est pareille à la précédente (voir l'encadré ci-dessous). La justice a rejeté toutes les demandes de la défense... mais satisfait la seule prière de l'accusation, en prolongeant les délais d'arrestation de Khodorkovski et Lebedev, jusqu'à l'ouverture de ce nouveau procès.

D'après la défense, la justice russe n'est pas "objective et indépendante" et ne motive pas ses décisions. Les avocats ont donc porté plainte contre les résolutions du juge. Ils demandent par exemple de cesser toute poursuite pénale, notamment parce que les deux hommes ont déjà été jugés une première fois pour le vol de pétrole.

L'opinion publique: pour ou contre?

Bien sûr, le procès de Khodorkovski attire toujours l'attention de la société russe. Quelques-uns pensent qu'"un voleur doit être en prison".

Selon les investigations du Centre analytique de Youri Levada (indépendant), l'arrestation de Khodorkovski en 2003 a suscité la satisfaction de 28% des gens. Environ 41% des gens estiment que les services judiciares ont raison pour « nettoyer » l'économie. Encore plus (46%) pensent que le développement de l'affaire Ioukos renforcera la popularité de Poutine. En même temps beaucoup des gens (30%) croient que la ministère public n'a pas été indépendant et agit au nom du président.

Maintenant à l'occasion de ce nouveau procès, la majorité (55%) ne plaint pas Khodorkovski. Pourtant beaucoup des gens (33%) pensent qu'il serait préférable que les personnes comme Khodorkovski travaillent pour le bien de l'économie et la politique de la Russie au lieu d'être en prison. Surtout pendant la crise économique. Enfin, plus que 60% sont sûrs que des businessmens et de proches du pouvoir ont profité de l'affaire Ioukos.

Certains soutiennent même Khodorkovski. Par exemple, ils écrivent des messages à la radio Echo de Moscou (indépendante). Ils lui souhaitent santé et courage. "Je n'ai jamais soutenu Khodorkovski. Mais je l'ai observé pendant toutes ces années et je suis devenu partisan de son cas", écrit par exemple un auditeur. Une autre opinion se répand: même si Khodorkovski est coupable, il a déjà passé de longues années en prison. Liza dit: "Cette affaire est vraiment fabriquée. Aujourd'hui, Khodorkovski doit plutôt inspirer de la compassion".

"Pour quelle raison la poursuite pénale de Khodorkovski et Lebedev dure-t-elle encore?"

Selon les avocats, le procès Khodorkovski a une dimension politique, la justice subissant les pressions du gouvernement russe. Evgenia Albats, célèbre journaliste russe, dit aussi dans son émission à la radio Ekho Moskvi (Echo de Moscou): "Si Khodorkovski et Lebedev sont condamnés, on peut mettre une croix sur la réforme du système judiciaire, sur la réforme des services judiciares et sur la démocratie en Russie".

Alexandre Chokhine, le chef de l'Union des industriels et des entrepreneurs de Russie, dit sur la chaîne de télévision Russie: "C'est mon opinion personnelle. Je ne suis pas juriste mais il me semble qu'il ne peut pas être jugé deux fois pour la même chose, ni en Russie, ni en quelque autre pays du monde".

Dmitri Medvedev a répondu à la question sur la possibilité d'amnistier Khodorkovski dans une interview pour la chaîne BBC: "Il est jugé selon le Code pénal de la Russie. Il faut attendre les résultats. Ni le président, ni quelqu'un autre ne peut pas s'ingérer dans ce proces. Mais, au nom du gouvernement, je peux examiner son dossier et peut-être annuler sa peine, une fois qu'il sera jugé. C'est tout".

Marina Khodorkovski estime que Ioukos et son fils "ont agi dans le cadre de la loi qui existait alors" et que d'autres agissaient ainsi. "Il est impossible de juger ces actes en fonction de la loi d'aujourd'hui", explique-t-elle à la radio Echo de Moscou. D'après elle, son fils se défendra seul, ou presque, et parlera justement de l'absurdité des accusations économiques. Mais pas de la motivation politique de l'affaire.

Tennis: Tsonga bat Simon à Miami et retrouvera Djokovic

Source : reuters.com, publié le mardi 31 mars 2009

MIAMI (Reuters) - Le Français Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour les quarts de finale du tournoi Masters 1000 de Miami, aux Etats-Unis, en battant son compatriote Gilles Simon.

Tsonga a conclu sa victoire 6-7 6-3 6-2 par un service gagnant après deux heures et 10 minutes de jeu.

Il affrontera au prochain tour le numéro trois mondial serbe Novak Djokovic qui a battu le Tchèque Tomas Berdych 6-3 6-2.

Revue de presse Amériques du 31 mars 2009

Joe Biden en Amérique centrale

Le vice-président américain a participé lundi à un mini sommet Etats-Unis/Amérique centrale à San Jose, au Costa Rica. Une photo s’étale à la une du quotidien local la Nacion : on y voit Joe Biden, entouré de 7 chefs d’Etat et de gouvernement latino-américains, pour cette première prise de contact entre l’administration Obama et les voisins du Sud. Au-delà des sourires et des embrassades, le dialogue n’a pas été des plus faciles : « L’Amérique centrale demandent plus d’aide, les Etats-Unis réclament de la patience », titre la Nacion.

Réaliste, le quotidien économique la Republica constate que, compte tenu de la crise financière, « il n’existe pratiquement aucune possibilité d’augmenter » l’aide américaine à la région, malgré les demandes pressantes des dirigeants d’Amérique centrale.

Côté Etats-Unis, le Miami Herald est sur la même longueur d’ondes : malgré la volonté affichée d’ouvrir une « nouvelle ère » dans les relations avec l’Amérique latine, Joe Biden a fait « très peu de concessions », qu’il s’agisse de l’aide financière réclamée par la région, d’un allègement de l’embargo qui vise Cuba ou encore de la question très sensible de l’immigration clandestine, écrit le quotidien de Floride.

Sommet Amérique latine / Ligue arabe à Doha

Au même moment, d’autres dirigeants latino-américains sont en route pour Doha, au Qatar, pour un sommet d’un tout autre type, avec les pays arabes. Une réunion « à la recherche d’un axe Sud-Sud », titre le quotidien argentin Pagina 12, qui publie une photo de la présidente Cristina Kirchner, sur le tarmac de l’aéroport de Doha, lunettes de star et décolleté plongeant, entourée de « cheikhs, d’émirs et de califes arabes ».

Les exportations argentines à destination du Moyen-Orient ont doublé depuis 2005, constate le journal, qui explique que ce 2e sommet « ASLA » (Amérique du Sud et Ligue arabe) a pour objectif de « donner un cadre politique à une relation commerciale en pleine expansion » entre les deux régions.

Et puis bien sûr, il y a aussi une volonté, avec ce sommet Amérique latine/pays arabes, de peser sur le G20 de Londres. Hugo Chavez lui, n’y va pas par quatre chemins. El Universal rapporte les propos du tonitruant chef de l’Etat vénézuélien juste avant son départ de Caracas : il espère discuter à Doha de rien de moins que « la perspective d’un monde débarrassé de l’impérialisme ».

Le G20 en perspective : 1933, 1944, 2009…

Le Los Angeles Times remet la réunion du G20 à Londres, qui va réunir les pays les plus industrialisés et les pays émergents, dans une perspective historique et rappelle deux précédentes tentatives de remettre de l’ordre dans une économie tourmentée.

En 1933, déjà à Londres, une rencontre a eu lieu pour tenter de juguler la Grande Dépression. Le président américain Franklin D. Roosevelt, à peine investi, avait alors refusé de se rendre dans la capitale britannique. « Certains historiens imputent même à l’échec de ces pourparlers le renforcement du pouvoir d’Hitler en Allemagne », écrit le quotidien californien. C’est le contre-exemple pour le G20.

L’autre précédent à ce G20 de Londres, c’est la conférence de Bretton Woods qui, en 1944, a posé les fondations du système financier de l’après-guerre. C’est là qu’ont été créés le FMI et la Banque mondiale. C’est plutôt ce modèle de Bretton Woods que voudrait privilégier aujourd’hui le premier ministre britannique Gordon Brown, estime le Los Angeles Times.

Obama et Detroit

Les remous du secteur automobile américain et l’ultimatum donné par Barack Obama à General Motors et à Chrysler sont ce mardi encore à la une des journaux aux Etats-Unis. Le plan Obama divise les commentateurs.

C’est « la meilleure dernière chance pour Detroit », selon le New York Times, qui estime que Barack Obama a proposé « un compromis acceptable entre deux options insatisfaisantes : laisser GM et Chrysler faire faillite tout de suite ou bien leur donner des dizaines de milliards de dollars en plus en espérant le meilleur. Il a plutôt décidé de financer leurs opérations pour quelques semaines, tout en les obligeant à présenter de meilleurs plans de restructuration. »

Avec cette « extraordinaire volonté exprimée par le pouvoir fédéral de diriger une industrie privée », on navigue désormais en « terrain inconnu », constate, plus dubitatif, le Christian Science Monitor, qui se pose beaucoup de questions : « Le secteur industriel va-t-il devenir prisonnier des intérêts politiques de Washington ? Si les entreprises de Détroit étaient déjà au bord de la faillite, qu’est-ce qui garantit qu’elles seront plus prospères avec plus de mains sur le volant ? » s’interroge le quotidien chrétien.

Quant au Wall Street Journal, il s’apitoie sur le sort de Rick Wagoner, le PDG de General Motors poussé vers la porte par la Maison Blanche. Wagoner est un « agneau sacrificiel », affirme le quotidien des marchés financiers. « L’administration avait besoin de faire tomber quelqu’un pour assouvir l’hystérie populaire anti-patrons, qu’elle a pourtant contribué à alimenter. »

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