lundi, 27 avril 2009

France / Banque : Nouvelle tourmente à la Société Générale

Par  RFI. Article publié le 27/04/2009

Ebranlée l'année dernière par l'affaire Kerviel, du nom de ce trader qui avait fait perdre 5 milliards d'euros à la banque, la Société Générale pourrait de nouveau enregistrer de très lourdes pertes en raison d'investissements hasardeux réalisés par l'une de ses filiales. C'est ce qu'affirme le quotidien Libération ce lundi, information démentie par la direction de la banque.

Le siège social de la Société Générale à la Défense, en banlieue parisienne.(Photo : Reuters)

Le siège social de la Société Générale à la Défense, en banlieue parisienne.
(Photo : Reuters)

C'est une affaire à peine croyable, car comme l'écrit le journal Libération, cette fois-ci elle ne concerne pas uniquement un trader isolé, mais l'ensemble des responsables de la Société Générale Asset Management (SGAM), une filiale de gestions d'actifs de la banque.

Celle-ci, en pleine crise financière, aurait multiplié les erreurs d'appréciation et les  placements dangereux, ce qui  au final pourrait faire perdre entre 5 et 10 milliards à la Société Générale.

Si la direction de la banque s'en défend, en affirmant que les journalistes ont assimilé à des pertes des sommes qui avaient été, en fait, transférées entre sa filiale et la banque, ce qui est clair c'est la volonté de la Société Générale de dissimuler ce qui s'est passé. D'abord, en profitant de l'affaire Kerviel, qui aurait permis d'allumer un contre-feu en 2008. Ensuite, en liquidant la filiale revendue en partie au Crédit Agricole. Et enfin, en poussant discrètement vers la sortie les dirigeants de la SGAM.

Spéculations sur un départ de l'ancien patron

D'ailleurs, si l'affaire sort aujourd'hui, c'est bien parce que certains salariés de la filiale ont senti le vent tourner, craignant pour leur propre avenir. Ils ont menacé de tout révéler.

Reste maintenant à savoir si la Société Générale se remettra de ce nouveau scandale. L'affaire, en tout cas, relance les spéculations sur un départ de l'ancien patron, Daniel Bouton, aujourd'hui président du conseil d'administration, qui avait déjà dû passer la main à Frédéric Oudéa après l'affaire Kerviel.

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