jeudi, 30 avril 2009
Revivez l'AG de Natixis, heure par heure

jdlb
13h55: Devant le siège d'EDF, à quelques minutes de la Grande Arche de la Défense, où doit s'ouvrir l'assemblée générale de Natixis à 14h30, une quinzaine de journalistes, et quelques policiers, patientent devant le bâtiment d'EDF. Ils attendent le collectif "Sauvons les riches", qui leur a donné un mystérieux rendez-vous. Ils espèrent que les activistes s'inviteront aux côtés des actionnaires de Natixis. Mais pour l'instant... personne. Ils sont coincés dans les embouteillages !
14h16: Les journalistes entourent les membres du collectif, qui viennent d'arriver et expliquent la philosophie de leur action coup de poing. Ils ont acheté des actions Natixis et à ce titre sont donc autorisés à entrer à la Grande Arche. Une fois au coeur de l'AG, ils comptent décerner le prix du pantouflage à François Pérol, nouveau patron de la banque issue du rapprochement entre Caisses d'Epargne et Banque Populaire, maison mère de Natixis. Ils ont apporté un plateau doré sur lequel figure une pantoufle rose. Ils se sont aussi munis de nombreuses pantoufles couleur or (3,25 euros l'unité) pour les lancer à la tête des dirigeants... Un membre du collectif sera déguisé en parachute doré pour donner un golden coup de pied aux dirigeants. Pas sûr que le service d'ordre les laisse faire...
14h40: Je suis arrivée dans la Grande Arche. Ambiance lugubre. Beaucoup de personnes âgées. Certaines se plaignent des mauvaises indications... Il faut passer des portiques de sécurité, puis les actionnaires doivent se présenter à un des quinze guichets avec leur numéro. pour pouvoir enfin entrer dans la salle. "Sauvons les riches" est, lui aussi, dans la place... Ils seront peut être pas si mal accueillis, si j'en crois ce couple de sexagénaires qui me dit: "Ce sont tous des truands, ces banquiers".
14h52: Jean-Marc Moriani, membre du directoire de Natixis, expose les faits marquants de 2008 et détaille l'impact de la crise sur les résultats. Il y a environ un millier de personnes dans la salle. Ambiance tranquille pour le moment pour ce public de personnes âgées. A côté de moi, quelqu'un s'est même endormi... Chez les journalistes, en revanche, on est aux aguets, en attente du coup d'éclat de "Sauvons les riches". Moriani évoque maintenant le rapprochement des deux maisons mères et les principaux chiffres de Natixis pour 2008. Il arrive aux 2,8 milliards d'euros de pertes nettes subies l'année dernière. Les têtes commencent à bouger, en signe de dépit. A ce moment là, je tente de prendre une photo, mais je me fais arrêter par la sécurité.

jdlb
15h10 "Sauvons les riches" débarque sur scène avec son plateau. Huées dans le public. Quelques applaudissements quand même... et pas de réaction des dirigeants. Il faut dire que la sécurité a été rapide pour écarter les activistes. Leur opération a duré moins d'une demi-minute. /Para
15h13: Les actionnaires commencent à crier. Jean-Marc Moriani a de plus en plus de mal à se faire entendre. Il se fait carrément siffler et on entend des "Remboursez". Pour mémoire, l'action Natixis, qui valait 19,55 euros lors de son introduction en Bourse en décembre 2006, n'en vaut plus que 1,8 aujourd'hui...
15h18: Alexis Caille, président du comité consultatif des actionnaires, vient d'évoquer sa compréhension à l'égard des actionnaires de Natixis. Il se fait huer et traiter de "vendu" pendant plusieurs minutes. Ironique, Jean-Marc Moriani lâche un "merci pour votre attention" au public, avant de passer le micro.
15h30: Laurent Cauchy, membre du conseil de surveillance, présente les résolutions qui doivent être votées. Des réflexions peu amènes fusent dans le public : "Les caisses sont vides", "Taisez vous, on a la brochure", "Nous, on veut les questions". A l'évocation de la résolution concernant François Pérol, la salle se met à hurler et le nouveau patron de la maison mère de Natixis, dont la nomination est au coeur d'une polémique, se fait traiter de "bon à rien". Quand les questions de rémunérations sont mises sur le tapis, on entend: "C'est un honte".
15h40: Je me tourne vers un de mes voisins actionnaires. C'est la première fois qu'il se déplace à une AG. Il espère bien pouvoir poser sa question... et obtenir une réponse.
15h52 : Lecture des réponses aux questions posées à l'avance par les actionnaires. Ambiance assez came. Elles tournent essentiellement autour de la rémunération des dirigeants, les bonus des traders, l'expositions aux risques et le statut des petits porteurs : pourquoi n'ont ils pas droit à des actions gratuites ? Les réponses apportées par Laurent Cauchy sur un ton monocorde sont très complexes. Il donne l'impression de réciter une leçon sans émotion apparente. François Pérol s'ennuie à mourir. Il se balance sur sa chaise comme un enfant. Un moment, j'ai même cru qu'il allait tomber.
16h02 : Beaucoup d'actionnaires veulent poser des questions. Ils remplissent des petits papiers destinés aux dirigeants.
16h14 : Début des questions-réponses à l'oral. C'est tout de suite beaucoup plus tendu. Un représentant de Deminor, cabinet de conseil aux actionnaires, prend la parole et interroge les présidents sur le problème de la participation des actionnaires à l'AG et sur le niveau des cours. Il se fait applaudir par la foule. Moriani répond très froidement sur la question de la participation en assurant que toute les dispositions légales ont été suivies. Il se fait traiter de Ducon. François Pérol sort de sa torpeur et hausse la voix en disant : "cette crise personne ne l'a vue venir et vous non plus. Je ne laisserai pas dire que la société ne détient aucune compétences en interne. Elle a du potentiel et il ne faut pas oublier que la crise n'a pas frappé que les actionnaires de Natixis".
16h28 : Les questions se succèdent. L'ambiance s'apaise un peu. Je me tourne vers un actionnaire. "Je vais régulièrement à toutes les AG, m'indique-t-il. La dernière fois il y avait beaucoup moins de monde J'ai l'impression que les dirigeants endorment les actionnaires. On ne comprend rien à ce qu'ils disent et on se sent humiliés. J'ai 1700 action. J'ai énormément perdu. J'ai cette sensation que les dirigeants ne nous comprennent pas". Un certain nombre d'actionnaires viennent au micro, mais sans poser de questions. Ils parlent de leurs états d'âme. L'humiliation revient comme un thème lancinant, tout comme le langage incompréhensible des dirigeants, à base d'anglicismes. Certains monopolisent le micro pour demander pourquoi les dirigeants n'ont rien vu venir.
16h59 : La foule s'agite de nouveau au moment où François Pérol annonce que Vincent Bolloré présidera le comité de rémunération de Natixis.
17h02 : Un actionnaire regrette l'absence de Dominique Ferrero, ex directeur général, écarté hier et remplacé par Laurent Mignon, 45 ans, gérant de la banque Oddo, lequel doit être officiellement nommé tout à l'heure. Cet actionnaire veut s'assurer que Dominique Ferrero ne recevra pas d'indemnités de départ et assure qu'il guettera la réponse dans la presse ces prochains jours.
17h10 : Une femme, quarante ans, chaussée de lunettes, cheveux grisonnants, se lève et prend le micro. Elle témoigne. Sa banquière l'a harcelée pendant des semaines pour qu'elle achète de actions Natixis. Elle a perdu 2500 euros, et assure être ruinée. Elle n'a pas d'emploi. Elle fond en larme. Les dirigeants, impassible, ne réagissent pas et indiquent qu'ils répondront à toutes les question en bloc.
17h23 : les votes commencent. Certains actionnaires protestent et dénoncent le fait que la séance soit écourtée.
17h35 : Les résolutions sont adoptées une à une, avec des taux d'approbation soviétiques, qui varient entre 95% et 99%. Des votes qui ne reflètent pas l'ambiance de l'AG. Les petits porteurs sont en effet ultra minoritaires. A chaque fin de vote, Laurent Cauchy répète comme un automate : "le scrutin est clos et comme vous pouvez le constater, la résolution est adoptée". Les actionnaires quittent la salle petit à petit. Tout à coup, la monotonie se brise: la 18e résolution n'obtient que 9% et est rejetée. Elle concerne la "délégation de compétence à donner au conseil d'administration pour décider l'augmentation du capital social par émissions actions ou de valeurs mobilières".
17h55 : l'AG prend fin. Je recueille quelques témoignages en vidéo, que vous découvrirez tout à l'heure.
19:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : natixis
Social : Le 1er mai sera-t-il à la hauteur des ambitions syndicales ?

"Historique". Tel est le terme employé pour qualifier le 1er mai 2009. Historique d'abord, parce que c'est la première fois que le défilé de la fête du travail est unitaire : les huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires) ont appelé ensemble à des défilés interprofessionnels vendredi dans toute la France. La CFE-CGC, qui n'appelle jamais à manifester le 1er mai, et FO, qui fait toujours bande à part (sauf en 2002), sont donc cette année rentrées dans le rang.
Historique ensuite, parce que le contexte économique dépressif qui secoue la France l'est tout autant. Depuis l'été 2008, le nombre chômeurs en France ne cesse de gonfler. La tendance est particulièrement forte sur le premier trimestre 2009, avec près de 250.000 demandeurs d'emploi supplémentaires. Le nombre de chômeurs frôle aujourd'hui les 2,5 millions, 3,5 millions si l'on ajoute les chômeurs ayant travaillé occasionnellement dans le mois.
Et la situation va de mal en pis. Depuis septembre, les annonces de plans sociaux se multiplient. Le mois d'avril écoulé a été marqué par une radicalisation des conflits au sein des entreprises, avec séquestrations de patrons, blocages d'usines et assignations en justice par les dirigeants de leurs salariés.
Face à l'ampleur de la crise, les confédérations syndicales avaient engagé dès octobre un travail d'union, le G8 syndical, auquel les journées d'action nationale et unitaire des 29 janvier et 19 mars ont donné un véritable élan. Le 1er mai est le troisième acte de cette mobilisation visant à obtenir du gouvernement de nouveaux gestes en faveur de l'emploi et de la consommation.
L'enjeu : mobiliser 3 millions de manifestants

CGT
Carte des manifestations prévues dans toute la France le 1er mai 2009.
Dans leur communiqué commun daté du 27 avril, les huit confédérations dénoncent "les annonces quotidiennes de suppressions d'emplois, de fermetures d'entreprises" qui "témoignent d'une situation qui se dégrade et dont ni gouvernement, ni patronat, n'ont apprécié la durée et la gravité". "Malgré quelques réponses gouvernementales, dont certaines restent encore à concrétiser, les organisations syndicales constatent que ni le maintien de l'emploi, ni l'amélioration du pouvoir d'achat, ni la relance économique tournée vers la consommation (...) n'ont fait l'objet de négociations de la part du gouvernement et du patronat", poursuit le communiqué.
L'enjeu de cette fête du travail 2009 n'est donc pas de mobiliser plus que la dernière édition - les manifestations du 1er mai 2008 avaient rassemblé 119.600 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 200.000 selon la CGT, à travers 150 cortèges, mais autant si ce n'est plus que les manifestations massives des journées du 29 janvier - entre 1 million de manifestants selon la police et 2,5 millions selon la CGT - et du 19 mars 2009 - entre 2,5 millions selon la GCT et 1,08 million selon la police.
Le nombre de manifestations programmées vendredi - quelque 300 cortèges dans toute la France - est en légère hausse par rapport aux dernières mobilisations. Le succès semble donc garanti. Pourtant, l'inquiétude domine encore dans les états-majors syndicaux à la veille de la mobilisation. Les cortèges annoncés seront-ils effectivement suivis en nombre de manifestants ? Car le 1er mai tombe cette année un vendredi, soit le premier jour d'un long week-end de trois jours.
La suite à donner au mouvement divise les syndicats
Les Français soutiennent en tous cas en très grande majorité les manifestations du 1er mai cette année : à 71% selon un sondage BVA pour L'Express, à 72% selon un sondage pour L'Humanité. Si la forte mobilisation attendue se confirme, la question sera alors pour les organisations syndicales de la suite à donner au mouvement. Le 1er mai, et après ? L'union sacrée syndicale peut-elle tenir ?
Les confédérations savent que, même très réussi, le 1er mai ne devrait pas déboucher sur des résultats immédiats. Le gouvernement reste ferme et veut s'appuyer sur le déploiement actuel des mesures déjà annoncées - création du Fonds d'investissement social, plan pour l'emploi des jeunes, exonération d'impôts pour les bas salaires, chèque de 200 euros pour les chômeurs, etc.- pour contenir la tension sociale. Le ministre du Travail, Brice Hortefeux, a d'ores et déjà annoncé la semaine dernière qu'il n'y aurait pas de coup de pouce au Smic en juillet - l'une des principales revendications des syndicats - et a remis sur la table le sujet controversé du travail le dimanche.
Les huit syndicats se retrouveront lundi 4 mai pour examiner la suite à donner à leur mobilisation. Les dissensions sont déjà palpables. Les plus radicaux - Solidaires, la FSU et Force ouvrière - plaident pour un appel à la grève générale avant l'été. Mais la CGT et la CFDT n'y sont pas favorables et penchent plus pour une nouvelle journée de manifestations nationales.
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fête du travail
Un chauffard vise la famille royale aux Pays-Bas
Une voiture a foncé délibérément dans la foule pendant les festivités liées à la Fête de la reine, jeudi à Apeldoorn, aux Pays-Bas. Le bilan provisoire fait état d'au moins quatre morts. De source officielle, le chauffard aurait voulu s'en prendre à la famille royale.
Quatre personnes sont mortes et 13 blessés quand une voiture a foncé dans la foule qui participait aux réjouissances de la Fête de la reine en présence de la famille royale, jeudi à Apeldoorn, dans l'ouest des Pays-Bas, a annoncé le maire de la commune, Fred de Graaf, lors d'une conférence de presse.
"Nous avons de bonnes raisons de penser qu'il s'est agi d'un acte délibéré", a déclaré M. Gossens, un responsable judiciaire. Le conducteur, âgé de 38 ans, blessé et hospitalisé, a été placé en état d'arrestation. Selon le procureur en charge de l'affaire, le chauffard aurait tenté d'attaquer la famille royale.
La famille royale choquée
"A la suite de l'accident, toutes les festivités liées à la Fête de la reine ont été annulées" aux Pays-Bas, a annoncé le service de presse de la Maison royale. "Sa Majesté la Reine est très choquée par les événements et participe à la douleur des victimes et de leurs proches", a précisé un communiqué du service de presse.
Les chaînes de télévision ont montré des membres de la famille royale qui se trouvaient dans un autobus sans toit, portant leurs mains à la bouche d'effroi en voyant la voiture foncer sur le public et se heurter à un monument, après avoir embouti des bicyclettes. La voiture noire filmée par les chaînes a été très endommagée.
Des centaines de milliers de Néerlandais étaient descendus dans les rues de leurs villes pour célébrer la Fête de la reine, coiffés de chapeaux fantaisistes ou de perruques oranges.
19:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Algérie / L’organisation patronale se réunira le 27 mai prochain : Guerre de succession au Forum des chefs d’entreprise
Hier, le patron de NCA Rouiba a confirmé à El Watan qu’il menait bel et bien un travail de lobbying afin de faire avaliser sa candidature. « J’ai été en contact avec certains membres bien avant la conférence de mardi soir. Nous avons échangé des idées et j’ai décidé de rendre officielle ma candidature auprès du forum. » Et d’assurer : « J’ai eu de bons échos de la part des membres du FCE et je reste confiant. » M. Slim Othmani s’est distingué ces derniers mois par son « dynamisme » et son « audace », racontent certains des membres du FCE, présents à la conférence sur le nouveau code de bonne gouvernance de l’entreprise.
D’autres lui reprochent cette espèce d’« agitation qui l’anime ». M. Othmani se déclare porteur « d’une nouvelle approche de lobbying et de travail nécessaires pour défendre et promouvoir l’entreprise algérienne ». Mardi soir, M. Othmani a lancé un message au président de la République réélu le 9 avril, l’invitant à concrétiser ses promesses et à « placer l’entreprise dans le noyau de l’économie ». « Nous voulons jouer un rôle très actif, car c’est l’entreprise qui est génératrice d’emplois et non pas l’État », a-t-il déclaré hier au téléphone. S’il est vrai que des voix se sont élevées discrètement au sein du FCE pour réclamer de tourner la page de la présidentielle, il n’en demeure pas moins que le soutien unanime accordé par cette organisation au candidat Bouteflika semble faire aujourd’hui des mécontents.
Cela même si, faut-il le rappeler, le jour où le FCE s’est prononcé sur la question, aucun membre du FCE n’a voté contre l’idée de soutenir la candidature de Bouteflika à la présidentielle. Au-delà, certains membres du FCE reprochent fondamentalement à M. Hamiani la molesse de son discours à l’égard de la politique économique du président. Cela dit, le FCE a connu depuis des tiraillements qui ont relancé de plus belle la guerre de succession au niveau de ses plus hautes instances dirigeantes. Cependant, la candidature de Slim Othmani ne fait pas l’unanimité au sein du FCE, témoignent certains de ses membres. Joint hier par téléphone, Réda Hamiani, président actuel du forum, a indiqué que c’est à l’assemblée générale de l’organisation de tirer le bon numéro. L’AG du FCE est fixée, selon M. Hamiani, pour les 27 et 28 mai prochain.
« Nous insistons sur la transparence et nous privilégions l’esprit démocratique », a-t-il fait savoir. Réda Hamiani dit ne pas avoir tranché concernant la question de savoir s’il va se reporter candidat à la tête du FCE. « Je suis prêt à relever le défi à nouveau s’il y a une nouvelle équipe et des profils intéressants, mais je suis aussi prêts à me retirer s’il y a une bonne relève. Une chose est sûre, nous faisons un métier qui use. » Interrogé à propos de la candidature de Slim Othmani, l’actuel patron du FCE a estimé que le « personnage » en question présente un profil intéressant, mais dit à nouveau que c’est « à l’assemblée générale de trancher et que le meilleur des candidats gagne ». Une troisième candidature semble pointer à l’horizon. Mais celle-ci n’est pas encore assez claire. Il s’agirait, selon certaines sources, de Ahmed Tibaoui, le manager général du World Trade Center Algérie.
19:12 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie
Camp Alpha Yaya: Les militaires prêtent serments devant le président Dadis et Sékouba Konaté !
Par radio-kankan.com
Devant le président de la République de Guinée, capitaine Moussa Dadis Camara et le ministre de la défense nationale, Sékouba Konaté " El Tigre", les militaires, visiblement désarmés, ont prêté serments, ce mardi 28 avril 2009 au camp Alpha Yaya, montre t-on à la télévision nationale Guinéenne.
Tenant les deux livres saints, à savoir la "Bible et le Coran", les militaires de la capitale Guinéenne, Conakry, ont juré de servir loyalement le peuple de Guinée, le président capitaine Moussa Dadis, le son ministre de la défense, les membres du Cndd et de protéger les citoyens de notre pays.
Dans le même ordre d'idées, les militaires Guinéens ont juré par les deux livres saints, de ne plus se livrer aux actes de vandalisme, d'attaques, des persécutions, aux bavures envers les citoyens de notre pays. Toute chose appréciée à sa juste valeur par les Guinéens, victimes jadis, de tous les maux de la part des éléments de l'armée qui ternissent l'image de marque de celle ci.
A rappeler que dans la nuit du lundi au mardi dernier, un groupe des militaires a attaqué le domicile de la fille adoptive du feu Gl Lansana Conté en causant d'énormes dégâts. Mais, force est de reconnaître que, grâce à l'implication personnelle de notre vaillant président, capitaine Moussa Dadis, les fautifs ont été appréhendés et gardés au camp Alpha Yaya et les trois véhicules restitués à la victime.
19:02 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, camp alpha yaya
BRUITS DE BOTTES ET TENTATIVE DE COUP DE FORCE AU CAMP ALPHA YAYA: L’Opinion publique attend des Explications…
L’opinion publique, à la fois inquiète et désemparée, souhaiterait des explications autour de cette affaire rocambolesque. D’après des rumeurs persistantes à défaut d’informations sur le cas, il est révélé que les opérations d’arrestations portent sur Saâ Alphonse Touré, Adjoint à la sécurité présidentielle communément appelé ’’ Tueur de Commandos’’ et le Capitaine Abdoulaye Keita ‘’Ablo’’ des rangers chinois- A cette catégorie s’ajouterait une vingtaine d’hommes de troupes et de sous-officiers, de commandos basés à soronkoni (sur la route de Kankan, en Haute Guinée) certains d’entre eux après l’échec du coup de force, se seraient évadés dans la nature et sont sérieusement recherchés. L’objectif étant d’assassiner le président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara, ainsi que toute la délégation gouvernementale.
Au jour d’aujourd’hui, les arrestations continuent. La polémique voudrait que, loin d’être un règlement de compte programmé, serait une réalité vraisemblable. Et au -delà des cas cités plus haut, les mêmes rumeurs indiqueraient une autre piste qui touche également de hautes personnalités de l’Etat, notamment des leaders politiques. D’où la dénonciation de l’Ex-Premier Ministre, Lansana Kouyaté. Vrai ou faux ? En tout cas l’histoire nous édifiera, car il n’était point nécessaire pour lui de se mêler d’une telle affaire alors qu’il était candidat pour les prochaines présidentielles en Guinée. Mais puisque la rumeur est têtue en Guinée ; les mauvaises langues voudraient convaincre que les relations privilégiées d’amitié qui existent entre Lansana Kouyaté et le Guide libyen, Mouammar Khadaffi pouvait être un argument pour l’accuser de complicité. Puisque d’ailleurs Lansana Kouyaté a été l’un de ceux-là qui ont organisé, entretenu et facilité ce voyage présidentiel pour aider le pays à sortir de l’ornière, en relançant les axes de coopération entre la Guinée et la Libye- Et que justement c’est par rapport à cette accusation, que l’Ex-Premier Ministre qui avait précédé la délégation gouvernementale, a séjourné à Tripoli et continue d’y rester, par peur de retourner sur le sol guinéen et de se voir épinglé pour complicité active au coup de force raté qui visait le Président, le Capitaine Moussa Dadis Camara.
Face à toute situation désastreuse qui devrait remettre le pays en cause et susciter un autre événement indésirable, les populations guinéennes qui restent sur leur faim, souhaiteraient d’amples explications, afin que l’opinion publique soit suffisamment informée et située sur la responsabilité de chacun. En tout état de cause, il serait bon de tenir compte de cette opinion souveraine, afin de permettre à l’ensemble des populations d’effacer en elles, la peur, le stress et les interminables inquiétudes qui voudraient favoriser une certaine spéculation des prix des denrées alimentaires, comme en le voit maintenant dans la capitale Conakry dès l’annonce de ce coup d’Etat manqué au Camp Alpha Yaya
18:55 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée
Obama à la Maison-Blanche : Un ralliement de taille pour fêter ses 100 jours
Par lobsevateur.bf
100 jours ou 14 semaines, c’est le temps de grâce qu’on accorde généralement à un nouveau président avant de se prononcer sur les sillons qu’il veut tracer pour son pays. Autrement dit, c’est le délai qu’on laisse à quiconque a étrenné la magistrature suprême pour tirer un premier bilan, certes partiel, mais qui situe déjà sur ce que l’élu fera de son mandat. Voici donc 100 jours (depuis le 20 janvier 2009) que l’élu postracial, Barack Obama, a prêté serment pour être le 44e président des USA. Que peut-on retenir ?
- Sa cote de popularité reste quasi intacte, puisque 2 Américains sur 3 sont d’accord avec sa politique. Porté aux nues par ses compatriotes, le chef de l’Exécutif américain surfe toujours sur les crêtes des sondages.
Surtout qu’avec ce centième jour, il voit le ralliement du sénateur républicain de Pennsylvanie Arlen Specter au camp démocrate. Les "bleus" du Congrès se retrouvent donc à 59, frôlant la barre des 60, quorum qui permettrait à Obama de "régner" à la chambre haute.
Il maintient le même discours que le candidat Obama, donc reste fidèle à ses promesses électorales de rupture. Mais, comme en politique ce sont les actes qui comptent, c’est à l’aune de son action quotidienne que le premier chef d’Etat noir des USA est jugé.
En l’espèce, il n’y a pas plus grand chantier que la crise financière que vit ce pays-continent. Obama a-t-il pris les meilleures décisions pour dépêtrer son pays de ce bourbier ? Qualifié de président de Wall Street et de la Big finance, il doit vite « arrêter le massacre ». Le déficit budgétaire des USA a été creusé sous la présidence de Georges Bush davantage que sous le règne d’aucun de ses prédécesseurs. A titre indicatif, la dette cumulée atteignait, fin 2007, 41775 milliards d’euros. L’Etat fédéral, les collectivités locales et les familles sont tous au rouge.
« Sortir de l’économie de dette »
Premier casse-tête d’Obama : sortir les USA de la pire crise depuis la grande dépression de 1930, cette « économie de la dette » née « des basses classes », qui ont des revenus faibles ou précaires.
Ces cent premiers jours ont donné l’occasion à des critiques mitigées : si d’aucuns trouvent qu’il est sur la bonne voie, certains spécialistes, et pas des moindres, estiment qu’Obama s’est entouré de gens trop proches de Wall Street et qu’il procède surtout à des réformettes.
Ainsi, le célèbre économiste Joseph Stiglitz pense que le plan que le ministre de l’Economie, Tim Geithner, a dévoilé le 23 mars 2009, qui consiste au sauvetage à tout crin des banques et établissements financiers par l’injection de 500 milliards de dollars n’est pas approprié, car on ménage les banquiers alors que les contribuables vont continuer à baver.
Concrètement, le plan de sauvetage de Geithner table sur la liberté du marché, qui déterminera les prix des « actifs toxiques », notamment l’encours des prêts immobiliers et des titres y afférents. Stiglitz estime que le marché fixera plutôt le prix des options sur ces actifs et conclut alors que ce plan est « une assurance pour presque toutes les pertes ».
Paul Krugman chroniqueur au New York times, enseignant à Princeton et prix Nobel d’économie 2008, embouche pratiquement la même trompette que son collègue Stiglitz en soutenant que l’équipe Obama, en faisant la part trop belle aux banques, « semble être coupée des réalités américaines ».
Jeffrey Sachs de l’université de Columbia affirme que Geithner n’a fait que « transférer les milliards des contribuables vers les banques ». En un mot, pour ces sommités de l’économie, Obama ne réformerait pas assez.
Ce qui a donné matière à commentaires aux républicains, qui accusent Obama d’être « un étatiste, un libéral (progressiste) » qui veut tout nationaliser.
Pour ce qui est de la politique extérieure, l’actuel locataire de la Maison ovale convainc : que ce soit au sommet du G20 ou sur le dossier turc, où il est en désaccord avec certains pays européens, Obama est en pointe.
Idem pour le cas de l’Iran auquel il est prêt à tendre main pour discuter. Ou encore du problème de Cuba, car, même si la levée de l’embargo n’est pas à l’ordre du jour, il y a un léger mieux dans les relations entre les deux pays, comme il l’a réaffirmé au sommet des Amériques à Trinité-et-Tobago le 17 avril 2009. Les Boys quitteront l’Irak d’ici août 2010, Gantanamo sera fermé ...
Obama et l’Afrique
Et l’Afrique dans tout ça ? Hélas ! le président noir n’y a pas consacré du temps lors de sa campagne, et ses 100 premiers jours n’ont rien changé à cet état de fait. Peut-être que cela viendra quand il n’aura plus d’autres chats à fouetter, car il ne faut jamais oublier qu’il est président des USA, pas de l’Afrique. Quand bien même il est de l’ethnie Luo, son géniteur étant Kenyan.
En définitive, s’il faut résumer les 100 jours d’Obama au 1600 Pennsylvanie Avenue, on peut reprendre la manchette de l’hebdomadaire britannique The Economist (1) du 1er avril 2009, mais le fringant Obama fait toujours rêver, même avec quelques cheveux blancs en plus
Notes : (1) The Economist du 1er avril 2009 avait pour titre phare ”Learning the hard way” qui signifie "apprentissage à la dure"
18:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 100 jours de obama
Présidentielle ivoirienne : On voulait une date, on a eu une fourchette
Par lobservateur.bf
« Le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire aura lieu entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009 ». C’est l’annonce qu’Alcide Djédjé, l’ambassadeur ivoirien auprès des Nations unies, a faite mardi dernier au Conseil de sécurité à New York. Il a précisé que ce calendrier avait été communiqué au chef de l’Etat par la Commission électorale indépendante (CEI).
Reste maintenant au président Laurent Gbagbo à choisir la date exacte de l’élection dans cette fourchette de temps et de l’annoncer au peuple. Et selon toute vraisemblance, Laurent Gbagbo devrait, dans les heures qui viennent, faire une allocution télévisée pour préciser les choses. Peut-être même qu’au moment où vous lisez ces lignes, il s’est déjà exprimé sur la question.
Reportée depuis octobre 2005, et cela, à plusieurs reprises, cette élection présidentielle, censée mettre fin à la crise ivoirienne, était en train de devenir un véritable serpent de mer. Le dernier report en date, c’était le 30 novembre 2008. Mais plus on s’en approchait, plus on savait que le rendez-vous ne serait pas tenu. Et de fait, ce scrutin avait fini par être reporté sine die.
Depuis, nombreux sont ceux qui se demandaient si les Ivoiriens pourraient aller aux urnes avant la fin de cette année. On voulait donc une date précise, mais, finalement, on nous annonce une fourchette de temps dans laquelle ce scrutin devrait se tenir. Qu’à cela ne tienne, c’est toujours bon à prendre si, effectivement, au cours de la période citée, le corps électoral est convoqué aux urnes.
A Abidjan, la classe politique, surtout l’opposition, a accueilli avec circonspection et réserve cette annonce de l’ambassadeur Djédjé. Elle s’étonne surtout que ce soit à l’extérieur et par la voix du représentant permanent de la Côte d’ivoire à l’ONU que cette nouvelle ait été donnée. Soit ! Mais l’ambassadeur est quand même un homme bien introduit et parfaitement au parfum des importantes décisions politiques concernant son pays !
Si cette annonce a été faite à New York devant le Conseil de sécurité, ce n’est pas un hasard. En effet, c’est le signe que la Côte d’Ivoire est en train de subir d’énormes pressions de la part de la communauté internationale. Une communauté internationale qui montrait depuis un certain temps des signes d’impatience et son agacement face aux multiples reports de l’élection.
Mais la pression peut être aussi venue du côté de Ouagadougou. Pour la simple raison qu’en 2010, il se tiendra l’élection présidentielle au Burkina Faso. Et Blaise Compaoré, qui est le médiateur dans la crise ivoirienne, va très certainement solliciter un autre mandat présidentiel.
C’est dire que le facilitateur, durant l’année électorale burkinabè, va beaucoup plutôt se soucier de sa propre réélection que de parcourir la sous-région pour résoudre des crises. Car, même si la médiation lui réussit ces derniers temps, Blaise n’oublie pas que s’il est médiateur, c’est bien parce qu’il est d’abord chef d’Etat.
Caricaturalement, on peut supposer que Blaise a appelé Laurent Gbagbo et Guillaume Soro pour leur dire ceci : « Ecoutez, mes amis. On est acculé par le temps. On ne peut pas continuer à reporter indéfiniment l’élection présidentielle. Vous savez bien que moi-même j’ai des élections en 2010. C’est dire qu’en 2010, je ne pourrai rien faire pour vous, car je compte m’investir au Burkina pour être réélu. Vous savez aussi que la communauté internationale ne sera pas d’avis que la présidentielle ivoirienne se tienne jusqu’en 2011. Alors, faisons un effort, il faut en finir avec, cette année même ».
Avec des arguments de ce genre, Blaise peut facilement convaincre les autorités ivoiriennes de tenir, que coûte que coûte, en 2009 ce scrutin tant attendu.
En fin, la pression est venue de l’intérieur de la Côte d’Ivoire, où récemment, après la tenue d’un conseil, les Forces nouvelles ont menacé de se retirer du processus de paix et appelé Guillaume Soro à quitter la primature. Par contre, on savait déjà que la pression ne pouvait pas venir du côté des adversaires politiques de Laurent Gbagbo, à savoir Henri Konan Bédier et Alassane Dramane Ouattara.
Dans tous les cas, pression ou pas, le président Gbagbo gagnerait, dans le discours télévisé qu’il devra prononcer, si ce n’est déjà fait au moment où vous nous lisez, à confirmer la date de ce scrutin dont la seule évocation met en émoi et tient en haleine toute la classe politique ivoirienne.
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle ivoirienne
GOUVERNEMENT PARALLELE A MADAGASCAR : L’histoire se répète
Par lepays.bf
Les rôles se sont inversés à Madagascar dans la crise qui secoue la grande Ile depuis le début de l’année. Aujourd’hui, c’est le président renversé, Marc Ravalomanana, qui joue les opposants en menant la vie dure à l’ex-maire de la capitale, Andry Rajoelina alias TGV. De son exil, Marc Ravalomanana utilise les mêmes méthodes que le jeune président de la Haute autorité de transition. En effet, il ne cesse de chauffer à blanc ses partisans qui redoublent d’ardeur dans la défiance des nouvelles autorités malgaches. Comme l’autre, le président déchu a nommé son Premier ministre. Et comme il fallait s’y attendre, Manandafy Rakotonirina (le Premier ministre en question) a commencé à former son gouvernement. Le 28 avril, il a nommé 6 ministres de son gouvernement qu’il a qualifié de "légaliste" et dans lequel il s’est octroyé le portefeuille de la Défense nationale. Ce "shadow cabinet" (cabinet de l’ombre) ou gouvernement parallèle pourrait être étoffé dans les jours à venir avec les consultations qui se poursuivent. Comme en février dernier, la Grande île se retrouve avec 2 Premiers ministres et 2 gouvernements dont chacun se dit légaliste. Une répétition de l’histoire dont on peut aisément deviner sur quoi Ravalomanana voudrait qu’elle débouche : la chute du régime en place. En effet, c’est de cette manière que le jeune maire de Tana est arrivé au pouvoir. Et comme c’est une méthode qui s’est révélée payante, Marc Ravalomanana n’a pas hésité à emboîter le pas à Rajoelina. La seule différence, pour le moment, c’est que l’agitateur en chef n’est pas sur place et se contente de galvaniser ses troupes depuis l’extérieur. Il y a aussi l’armée, ce faiseur de rois, qui ne lui est plus acquise. Mais, il n’est pas exclu qu’il arrive à la rallier à nouveau à sa cause. On ne sait jamais trop ce que demain sera fait. Mais en attendant que cette probabilité se réalise, ce bis repetita n’augure pas des jours tranquilles pour Madagascar. On se demande ce que fera le Premier ministre sans attributs réels et sans bureau. S’il opte d’installer ses ministres dans les bureaux occupés par ceux du pouvoir en place, on se demande quelle pourrait être la réaction de ce dernier. Va-t-il s’opposer ? On sait, en tout cas, qu’il ne se laissera faire, même sous la pression de la rue. En ce moment, il faut donc craindre des troubles, voire des affrontements sanglants. A moins que, comme on l’a aussi vu, les forces de défense et de sécurité n’acceptent pas de tirer sur les manifestants. Comment TGV et les siens vont-ils arrêter cette répétition inquiétante, ce bégaiement de l’histoire ? Vont-ils étouffer le remake dans l’oeuf même en mettant hors d’état de nuire le Premier ministre et son gouvernement parallèle en formation ? De quelle façon le pouvoir en place va-t-il contenir les manifestations des partisans de l’ancien président qui semblent plus que déterminés ? Les jours à venir, gros de dangers, nous situeront davantage.
17:23 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : madagascar
Mali/Algérie : Les médias font monter la tension
Par lobservateur.bf
C’est sans doute l’interview accordée par le président malien au quotidien algérien El Watan, peu avant la libération des quatre otages occidentaux, qui aura mis le feu aux poudres. « Nous refusons de jouer le rôle de passeurs d’argent », affirmait alors ATT parlant des otages.
Une sortie qui n’aura pas été du goût de certains Algériens, car dès le lendemain de la parution d’El Watan, son confrère de liberté-algérie.com titrait : « Après les allégations du président Touré : quand le Mali protège le GSPC ». Un article au vitriol dans lequel le journaliste accuse Bamako d’avoir pactisé avec le mouvement terroriste, faisant même de sa bande sahélienne un sanctuaire des barbus.
Pour Liberté, en effet, l’Algérie a toujours cru (à tort) que le Mali incarné par Amadou Toumani Touré était un pays sur lequel elle pouvait compter dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Des accusations particulièrement graves, qui n’ont sûrement pas été accueillies avec philosophie par les autorités maliennes.
L’affaire aurait pu passer inaperçue si le journal n’était pas considéré comme proche du pouvoir de Bouteflika. Bien sûr, les autorités algériennes nieront toute implication dans ce lynchage médiatique en règle, mais le fait est là, la question récurrente des otages occidentaux aura fini par distiller le poison de la discorde entre Bamako et son voisin du nord.
Cette brusque poussée de fièvre est d’autant plus inquiétante qu’Alger, depuis bien longtemps, s’était fortement impliqué dans le règlement du problème touareg, devenant même le principal médiateur. On se souvient qu’un accord de paix avait été signé en 2006 à Alger. Suspendue un temps, la médiation avait repris ces derniers mois pour le retour d’une paix durable dans le nord du Mali.
Or pareille poussée de fièvre entre le médiateur et son principal interlocuteur, si elle s’avérait, ne serait pas de nature à apaiser les tensions qui existent déjà au Nord-Mali, bien au contraire !
Il faut pourtant reconnaître, de part et d’autre de la frontière, que cette bande sahélienne, considérée côté algérien comme un sanctuaire laissé à la discrétion des terroristes du GSPC, constitue en fait une zone de non-droit propice aux activités le plus marginales. Ainsi, du point de vue malien, si sanctuaire il y a, il abriterait plutôt les rebelles touaregs qui, lorsque le besoin se fait sentir, n’hésitent pas à se réfugier dans l’immensité de ce désert, parfois même de l’autre côté de la frontière.
On est d’autant plus surpris par cette subite poussée de fièvre que, confrontés aux mêmes dangers nichés dans les sables de la bande sahélienne, les deux pays voisins ont tout intérêt à s’entendre.
Et l’on peut légitimement se demander quel intérêt Bamako aurait pu tirer d’un double jeu au détriment de son voisin du nord. C’est bien connu : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Et un intérêt de ces deux pays est de collaborer durablement pour la paix et la sécurité dans la bande sahélienne.
17:14 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, algérie, el watan, libération des otages







