vendredi, 02 octobre 2009

La junte birmane rejette l'appel d'Aung San Suu Kyi

Par  RFI rticle publié le 02/10/2009 


La justice birmane n'a pas pris pour habitude d'entendre les arguments d'Aung San Suu Kyi. Pas de clémence pour l'opposante, son appel a été rejeté. Le prix Nobel de la paix contestait sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence pour avoir hébergé brièvement un ressortissant américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile. Cette décision l'exclut de facto du paysage politique pour les élections promises en 2010 et intervient deux jours après la reprise, pour la première fois depuis plus de dix ans, d'une discussion entre les Etats-Unis et la junte birmane.

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, le 2 février 2009.( Photo : Reuters )

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, le 2 février 2009.
( Photo : Reuters )

 

Les opposants birmans, en particulier ceux de la Ligue nationale pour la démocratie perdent un espoir de voir leur leader retrouver la liberté avant les élections de 2010. Maigre espoir il faut dire, car malgré la main tendue de Washington, et la proposition d'entamer un dialogue direct avec les généraux, ces derniers n'ont pour l'instant donné aucun signe de nature à garantir un processus électoral crédible.

Malgré les années d'enfermement - pratiquement 14 ans sur les deux dernières décennies - Aung San Suu Kyi conserve un charisme tel que la junte au pouvoir n'est pas prête à lui laisser le moindre espace sur la scène politique birmane.

Les regards se tournent désormais vers Washington, où les premiers entretiens de haut niveau depuis plus de dix ans se sont tenus, ce mercredi, malgré le maintien des sanctions à l'encontre du régime birman. Car les appels à la libération de Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques birmans sont, pour l'instant, restés lettre morte.

Tout dernier recours envisagé par la défense de la plus célèbre détenue politique de Birmanie : la Cour suprême. En attendant, l'échéance électorale se rapproche et la participation du premier parti d'opposition, privé de son éminente dirigeante est loin d'être acquise.

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