lundi, 05 octobre 2009
Triomphe historique du Pasok
Par RFI. Article publié le 05/10/2009
Le socialiste Georges Papandréou fête la victoire du Pasok avec ses partisans, à Athènes, le 4 octobre 2009.
(Photo : John Kolesidis/Reuters)
Avec notre envoyée spéciale, Corinne Valois
Devant le triomphe des socialistes du Pasok et la chute de la Nouvelle démocratie, Costas Caramanlis a été le premier à prendre la parole, quatre heures après la clôture des urnes. Le Premier ministre sortant a reconnu sa défaite, posé sa démission dans la foulée, ouvrant ainsi la voie à sa succession.
Une demi-heure plus tard, devant une foule de partisans, le nouveau chef du gouvernement grec, le socialiste Georges Papandréou a, de son côté, dans une brève déclaration, appelé tous les Grecs à « se rassembler pour aller de l’avant et pour se préparer à affronter ensemble les difficultés à venir ». Et elles sont nombreuses.
« Ensemble on peut »
Selon le rapport du FMI, publié jeudi dernier, l’économie grecque sera en 2010 confrontée à des difficultés plus grandes qu’en 2009.
Le Premier ministre sortant, Caramanlis, parlait de bloquer les salaires publics et d’accélérer les privatisations grâce à la rigueur et à l’austérité.
Le président du Pasok promet lui de stimuler l’économie en finançant des investissements publics en augmentant les salariés du secteur public. Son programme prévoit aussi de bloquer pendant un an les prix des services contrôlés par l’Etat et d’épargner la faillite aux petites entreprises.
Les électeurs ont suivi l’optimisme de M. Papandréou et son slogan : « Allons ensemble, ensemble on peut ».
| A Athènes, après la victoire du parti socialiste |
| Avec notre envoyé spécial, Piotr Moszynski Ce qui devait arriver, est arrivé. Annoncée par les instituts de sondages depuis des semaines, la victoire du parti socialiste grec, le Pasok, aux élections législatives anticipées de dimanche, a provoqué une explosion de joie parmi les militants de gauche, et une profonde déception dans les rangs du parti conservateur La Nouvelle Démocratie du Premier ministre sortant Costas Caramanlis. Le temps d’une soirée, Athènes est devenue verte et blanche, comme les drapeaux du Pasok. On les voyait partout : sur les voitures et les motos parcourant les principales avenues à vive allure et clacksons à fond, mais surtout dans les mains des milliers de militants socialistes qui convergeaient vers le siège de leur parti. Ambiance d’une grande fête, comme les peuples méditerranéens savent la faire. Une joie énorme, mais tempérée quand même par ces militants qui avouent se rendre parfaitement bien compte du fait que les Grecs ont voté massivement contre le gouvernement conservateur, mais pas nécessairement pour les socialistes. Un vote protestataire qui ne garantit pas une vraie confiance à la nouvelle équipe au pouvoir et qui risque de rendre sa tâche encore plus délicate. Devant le siège de La Nouvelle Démocratie, peu de sympathisants se sont déplacés. Ceux qui veulent bien parler, essaient de rejeter la responsabilité de la défaite sur les autres, et surtout sur les Américains. Ce sont eux qui ont déclenché la crise, qu’ils en apportent une solution. En Grèce, disent-ils, personne n’est capable d’y remédier. |
12:40 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, elections, pasok, georges papandréou






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