jeudi, 05 novembre 2009
BLEUS / RAYMOND DOMENECH : « Je travaille au présent »
© panoramic 
Raymond Domenech, comment appréhendez-vous ce barrage à venir face à l'Eire ?
Deux matchs pareils, c'est quelque chose d'important pour toute une génération. C'est une continuité des qualifications. On aura besoin d'un soutien total du public. La réactivité des supporters pour avoir des places nous a fait plaisir parce qu'on sent qu'il n'y a pas que quelques personnes qui sont intéressées par cette qualification. C'est la France entière qui est derrière son équipe. Cela met un peu plus de sel à ces deux matchs. C'est pour cela qu'on fait ce métier. On aura besoin de joueurs qui seront prêts, qui seront costauds, qui seront solides, qui ont envie et qui savent où ils vont mettre les pieds.
Vous allez rencontrer face à vous des Irlandais mais aussi un Italien à leur tête. Est-ce que cela pourrait susciter de votre part un petit sentiment de revanche contre ces Italiens qui nous ont battus en 2006 ?
Pas du tout. Sur le terrain, ce sera Irlande-France et France-Irlande. Ce ne sont jamais les entraîneurs qui font les matchs. Ce n'est pas un combat de boxe : c'est un match de football. D'ailleurs, j'étais content : j'étais à Milan avant-hier à côté de Lippi. Et derrière nous, il y avait Trapattoni. J'ai demandé des infos à Lippi parce qu'il avait rencontré l'Eire avec l'Italie. Mais il n'a pas trop osé trop m'en donner parce qu'il avait peur que Trapattoni entende. Cela s'est très bien passé et on s'est donné rendez-vous pour la semaine prochaine. Ce n'était pas un Français contre un Italien mais bien deux sélectionneurs qui ont envie que leur équipe aille à la Coupe du Monde et qui étaient contents de faire ce genre de match.
Quand vous travaillez sur cette liste, est-ce que vous vous dites qu'il s'agit peut-être de la dernière ?
Non, jamais. Je n'ai jamais fonctionné comme cela. Je travaille au présent, à savoir ces deux matchs contre l'Irlande. Cela fait cinq ans maintenant que je répète la même chose. Le reste, c'est écrit quelque part. C'est une tradition un peu orientale, très fataliste. On va faire le mieux possible pour passer afin que cela continue le plus longtemps possible. Mon seul travail est de me préoccuper pour les matchs qui arrivent.
Les bonnes nouvelles concernant l'état de forme de Patrick Vieira et son expérience n'ont pas été suffisantes pour qu'il soit retenu…
Cela n'a pas été facile. Je suis heureux que Pat revienne petit à petit au plus haut niveau. Il a fait un match l'autre jour. On a pesé le pour et le contre avec tout le staff. Je ne souhaite qu'une chose : c'est que Pat continue à jouer régulièrement et que pour la Coupe du Monde, il puisse apporter ce métier et cette expérience qui sont nécessaires dans les compétitions de très haut niveau.
Est-ce que c'est son temps de jeu qui l'a disqualifié ou est-ce son niveau de jeu ?
C'est un ensemble d'éléments dont nous avons discuté.
Quelle impression vous avait donné ces Irlandais en tant que joueur et en tant qu'entraîneur ?
On connaît leurs caractéristiques. On sait que ce sont tous des joueurs de haut niveau. C'est quand même la base. Après, on sait qu'y a un état d'esprit particulier. On se souvient qu'il y a trois ans, quand on avait joué pour la qualification à la Coupe du Monde 2006, il y avait autant d'ambiance à l'extérieur que d'intensité sur le terrain. C'est une équipe qu'on ne prend pas à la légère avec des joueurs solides, qui ont aussi envie d'aller à la Coupe du Monde. On connaît leurs qualités.
Est-ce que vous avez défini une hiérarchie concernant les gardiens ou est-ce que c'est dans la même logique qu'auparavant ?
Je vais demander à Bruno (ndlr : Martini, l'entraîneur des gardiens) s'il est dans le coin. « Bruno, t'as fait quelque chose ? ». Pas encore. Donc voilà, on va attendre encore un peu. Il reste un ou deux matchs et on va voir ce qu'il se passe.
Qu'est-ce qui a fait la différence entre Aly Cissokho et un joueur comme Trémoulinas ?
L'ordre alphabétique… Non, je dis une bêtise (sourire). Ils jouent à peu près au même niveau, tous les deux en Ligue des Champions et dans des équipes de tête. Il y en a un qui a peut-être un peu plus de matchs au plus niveau mais c'est vrai qu'ils sont assez près l'un de l'autre.
Avec P.G.
jeudi 05 novembre 2009
Source: www.football365.fr
19:50 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, bleus, raymond domenech






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