vendredi, 06 novembre 2009

Zimbabwe: le parti présidentiel accuse Tsvangirai de "malhonnêteté"

2009-11-06 | AFP


Le Premier ministre Morgan Tsvangirai, pourtant revenu au sein du gouvernement d'union nationale, s'est vu accuser vendredi de "malhonnêteté" à propos des sanctions occidentales dans la presse liée au président Robert Mugabe.

M. Tsvangirai a accepté jeudi soir, à l'issue d'un mini-sommet régional au Mozambique, de mettre un terme à son boycott du gouvernement d'union et de reprendre les discussions avec le camp Mugabe sur les points qui empoisonnent leur coalition.

"En fait, il y a de la malhonnêteté de la part du Premier ministre parce qu'il utilise les sanctions comme moyen de pression" sur l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) de Robert Mugabe, a déclaré un responsable anonyme de la Zanu-Pf, cité par le quotidien d'Etat The Herald.

L'Occident a adopté en 2002 des sanctions ciblées contre le président Mugabe et le cercle au pouvoir en raison des violations des droits de l'Homme dans le pays. La Zanu-PF attribue tous les maux du pays à ces sanctions.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai souhaite notamment discuter de la nomination de certains hauts-responsables et du contrôle de l'appareil sécuritaire.

Le MDC accuse aussi la Zanu de poursuivre la répression contre ses membres.

Mais "la Zanu-PF maintient que ces inquiétudes sont des questions périphériques comparées à la question centrale des sanctions" et le MDC "veut utiliser les sanctions pour forcer la Zanu-PF à accepter ses demandes", a estimé le responsable cité par The Herald.

MM. Mugabe et Tsvangirai ont formé en février un gouvernement d'union nationale pour sortir le pays d'une grave crise née de la défaite du régime aux élections de mars 2008.

Ils ont obtenu quelques avancées, notamment dans la sphère économique, mais le climat est toujours resté tendu entre les anciens rivaux.

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