mercredi, 25 novembre 2009

Soderling justifie sa place

Soderling justifie sa place

Robin Soderling Le poing serré, Soderling vient de mettre KO Novak Djokovic en deux sets secs (DPPI)

 

Après Rafael Nadal lundi après-midi, Robin Soderling s’est offert le scalp du numéro 3 mondial, Novak Djokovic, en deux sets ce mercredi (7/6 6/1). Avec deux victoires au compteur, le géant suédois a un pied et quatre orteils en demi-finales.

par Nizar Hanini, le 25-11-2009

Après Shanghai en octobre dernier et Bercy il y a quelques semaines, Robin Soderling allait-il enfin vaincre le signe indien et mettre à terre Novak Djokovic pour la première fois de sa carrière ? Pourtant conquérant avant de faire son entrée dans l’O2 Arena, le numéro 3 mondial éprouvait un mal fou à rentrer dans la rencontre. Juste sur ses mises en jeu, totalement absent face aux services (8 aces) du géant suédois, le Serbe pliait mais ne rompait pas sous les coups de butoir de son adversaire (5/4). Une leçon d’abnégation qui atteignait des sommets lorsque le natif de Belgrade effaçait trois balles de break à un moment crucial de la partie (5/5). Le tournant du premier set ? Pas vraiment. Loin d’être abattu, le Nordique, véritable patron durant un set où il se sera montré beaucoup plus entreprenant, arrivait à ses fins lors d’un tie-break très disputé. Le tombeur de Nadal en ouverture empochait le gain du premier set sur un dernier service gagnant à 6/4 (6/7). Tout sauf un hasard…

 

Soderling sans coup férir
Libéré et beaucoup moins approximatif dans son jeu, le dernier finaliste de Roland-Garros entamait la seconde manche avec la même hargne qui le caractérisait. Mais contrairement au premier set, son audace payait d’entrée avec un break réalisé au grand dam de Djokovic (1-3). «On fire», la tête de série numéro 8 du tournoi enfonçait le clou dans la foulée pour mener 1/ 4. Un matelas confortable qui suffisait au bonheur du poulain de Magnus Norman, vainqueur sur un dernier coup droit dévastateur (6/1). Pour sa première participation au Masters de fin d’année, Robin Soderling peut tendrement rêver de succéder à Stefan Edberg, dernier Suédois à avoir inscrit son nom au palmarès de la compétition en 1989. En effet, un victoire de Rafael Nadal ce mercredi soir face à Davydenko lui garantirait déjà une place dans le dernier carré de la compétition…

 

Résultat du groupe B:
Soderling (Sue, 8) - Djokovic (Ser, 3) 7/6 6/1

A venir:
21h45
Nadal (Esp, 2) - Davydenko (Rus, 7)

La justice suisse accorde à Polanski une libération sous caution

mercredi 25 novembre 2009. Par Reuters

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ZURICH (Reuters) - La justice suisse a accepté la remise en liberté sous caution du cinéaste Roman Polanski, mais le ministère de la Justice, qui peut faire appel, a indiqué que cette mesure ne serait pas immédiatement appliquée.

 

La caution a été fixée à 4,5 millions de francs suisses, l'équivalent de 3 millions d'euros.

 

Le cinéaste franco-polonais, âgé de 76 ans, a été arrêté le 26 septembre à l'aéroport de Zurich en vertu d'un mandat d'arrêt émis aux Etats-Unis.

 

La justice américaine lui reproche une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans en 1977. Polanski avait plaidé coupable mais quitté les Etats-Unis avant l'ouverture du procès, en 1978, redoutant que l'accord négocié avec un juge ne soit pas respecté.

 

Bureau de Zurich, version française Henri-Pierre André

«Une année incroyable»

«Une année incroyable»

Roger Federer Roger Federer veut alller loin au Masters (Reuters)

Roger Federer fait le point après sa victoire contre l’Ecossais Andy Murray. Si le champion suisse n’a pas caché sa joie de terminer 2009 en tête du classement, il ne compte pas s’en satisfaire. Il attend avec impatience sa rencontre décisive face à Del Potro.

par Cédric Drouet, le 25-11-2009

A Londres

Roger, ce soir ça ressemblait plus à une finale qu’à un match de poule, non ?
Roger Federer : Vous savez, il y a tellement de bons joueurs qui sont présents ici… C’était une partie sympa pour les spectateurs, et forcément un match spécial pour tout le monde, y compris pour Andy (Murray) et moi. Mais le public a été très fair-play à mon égard, je l’en remercie, la foule était très enjouée, et je suis heureux que nous ayons comblé les attentes des gens.

Malgré la perte du premier set, avez-vous toujours pensé avoir la mainmise sur la partie ?
Roger Federer : Non, en fait, aucun de nous ne jouait alors très bien, je ne pouvais pas frapper correctement pour retourner ses premières balles. Sur les miennes, il me mettait en difficulté. Andy est un des meilleurs relanceurs, il défend très bien. Il m’a donné beaucoup de fil à retordre. Ensuite, j’ai mis mon jeu en place, j’ai été capable d’en profiter sur la fin, lui a un peu lâché aussi. C’est ainsi que j’ai remporté ce match et je me sens super heureux de l’avoir fait.

Pensez-vous pouvoir jouer mieux lors de la prochaine rencontre ?
Roger Federer : J’ai beaucoup bataillé contre Verdasco, qui a gagné le premier set, lors du premier match. Contre Andy, il y a eu une énorme progression, et ça me donne confiance avant d’aborder ce dernier match de poule. A un moment, j’ai douté car il m’a souvent dominé sur ces matches en trois sets.

Contre Del Potro, vous allez prendre la rencontre très au sérieux…
Roger Federer : Cela va de soi. J’ai perdu la finale de l’US Open contre lui cette saison, nous avions joué un grand match, en cinq sets. Il avait prouvé tout son potentiel et je ne vais certainement pas le sous-estimer demain. Ce sera un match décisif, mais je savais que gagner deux matches ne suffirait pas pour passer. J’essaierai juste de profiter du soutien du public pour gagner et filer en demi-finale. Je me régale ici, on prend énormément de plaisir à jouer, l’atmosphère est incroyable. J’ai encore une durée de vie d’un match au minimum, ce qui serait trop court, et j’espère avoir encore trois chances d’évoluer dans ce stade.

Avec la certitude de terminer l’année numéro 1 mondial, pour la cinquième fois. Que cela vous inspire t-il ?
Roger Federer : Cela signifie beaucoup pour moi d’être redevenu le numéro 1 mondial et de finir l’année une nouvelle fois à cette place. C’est une année incroyable pour moi que cela soit sur le court mais également en dehors puisque je suis devenu père de famille. Sportivement, être capable de battre le record du nombre de tournois du Grand Chelem gagnés (15 au total, soit un de plus que Pete Sampras, ndlr), et de finir l’année au top, c’est tout simplement formidable.

Le Masters en images :

Berlusconi rock star de l'année pour le Rolling Stone italien

lundi 23 novembre 2009 par Reuters

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ROME (Reuters) - L'édition italienne du magazine Rolling Stone a désigné Silvio Berlusconi "rock star de l'année" au terme d'une année émaillée d'une série d'affaires de moeurs pour le président du Conseil.

 

Carlo Antonelli, rédacteur en chef, précise que le milliardaire a été choisi à l'unanimité de la rédaction "pour son caractère et son tempérament décidément 'rock and roll'".

 

"Rod Stewart, Brian Jones, Keith Richards à leur apogée étaient de jeunes blancs-becs par rapport à lui", affirme-t-il. "Le 'Neverland' de Michael Jackson était une chambre de bonne à côté de la Villa Certosa", la résidence sarde de Berlusconi, qui est âgé de 74 ans.

 

Malgré son ton ironique, Antonelli se défend de toute prise de position politique. "Nous sommes loin de dispenser des jugements de gauche ou de droite", dit-il.

 

Daniel Flynn, version française Jean-Stéphane Brosse

La police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac

mercredi 25 novembre 2009 par Reuters

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PARIS (Reuters) - Des parlementaires de gauche et les avocats de neuf suspects accusent la police d'avoir fabriqué des preuves dans l'enquête sur des sabotages de lignes de TGV il y a un an, l'affaire dite de Tarnac.

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, ils ont notamment mis en cause un témoignage "sous X" à charge, qu'ils soupçonnent d'avoir été fabriqué.

"Le gouvernement n'échappera pas à une demande de commission d'enquête parlementaire de la gauche sur ce dossier, qui ressemble de plus en plus à une affaire d'Etat", a résumé le député socialiste André Vallini.

Noël Mamère, député des Verts, a interpellé le gouvernement, tout comme l'ancien premier secrétaire du PS François Hollande, qui a invité la ministre de la Justice et ancienne ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à "dire tout ce qu'elle sait".

Neuf personnes arrêtées en novembre 2008 pour la plupart à Tarnac (Corrèze) sont en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" pour des sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Ils sont membres d'un supposé groupe d'ultra-gauche. Leur défense se fonde sur le fait qu'un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, s'est rétracté dans plusieurs médias.

Il a expliqué que les policiers lui avaient fait signer sous la pression des fausses déclarations. De plus, la défense estime que le procès-verbal pourrait avoir été antidaté.

"On est au-delà de la déloyauté, on est dans le soupçon de la falsification, de la fabrication de preuves", a dit Me William Bourdon, un des avocats.

Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et qui semble démontrer la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de Julien Coupat, supposé chef du groupe, et de son amie Yldune Lévy.

Me Jérémy Assous a relevé une incohérence dans le "timing" mentionné par les policiers, qui rend impossible un des déplacements relatés. Il estime que les policiers n'ont pas réalisé cette filature. "Ils n'y étaient pas et ils ont inventé", a-t-il dit lors de la conférence de presse.

La police suit toujours la piste du groupe de Tarnac, comme le montre l'arrestation mardi dans le village d'un nouveau suspect, compagnon d'une des femmes mises en examen. Il est soupçonné d'être impliqué dans la confection de faux documents d'identité retrouvés lors des perquisitions de 2008.

Les déclarations initiales de Julien Coupat et Yldune Lévy devant les enquêteurs restent le fondement principal du dossier. Ils ont expliqué leur présence nocturne sur les lieux par le fait qu'ils avaient eu un rapport sexuel dans leur voiture.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

Un tribunal suisse ordonne la libération de Roman Polanski

Flore Galaud (lefigaro.fr) avec AFP, 25/11/2009



Roman Polanski risque deux ans de prison aux Etats-Unis.
Roman Polanski risque deux ans de prison aux Etats-Unis.


La justice helvète a donné son accord mercredi à une libération sous caution. Mais le réalisateur franco-polonais de 76 ans reste toutefois en prison car le ministère suisse de la Justice pourrait déposer un recours contre cette décision.

 

Après plus de deux mois de détention, Roman Polanski pourrait bientôt retrouver la liberté. Le Tribunal pénal fédéral helvétique a en effet approuvé mercredi la libération du cinéaste, emprisonné depuis deux mois, et sous le coup d'un mandat d'arrêt américain pour abus sexuel sur mineur. Jusqu'à présent, la justice suisse s'était opposée à deux reprises à une libération, considérant les «risques de fuite trop élevés».

 

Pour autant, la libération de l'artiste franco-polonais n'est pas encore totalement acquise. Les services du ministère de la Justice examinent la possibilité d'un recours contre cette décision auprès du Tribunal fédéral de Lausanne, la plus haute instance judiciaire suisse. Ils disposent d'un délai de 10 jours pour faire leur choix.

 

Selon le site internet du quotidien suisse 24 heures, le montant de la caution de Roman Polanski s'élèverait à 4,5 millions de francs suisses, soit environ 3 millions d'euros. «La cour a jugé que la caution offerte par le recourant, combinée à d'autres mesures telles que le dépôt des documents d'identité et l'assignation à résidence sous contrôle électronique, devait être considérée comme propre à parer le risque de fuite», rapporte le quotidien.

 


Ses avocats devraient plaider la relaxe aux Etats-Unis

L'un des avocats français du réalisateur, Me Georges Kiejman, s'est déclaré «très heureux» de cette décision de justice. «Cela me paraît naturel, et c'est un grand bonheur». Selon lui, Roman Polanski devrait être «assigné à résidence à Gstaad (Suisse), où il a un chalet». D'après des sources judiciaires américaines, les avocats du réalisateur ont également l'intention de réclamer la relaxe de leur client à l'occasion d'une audience en appel à Los Angeles le 10 décembre.

 

Roman Polanski, 76 ans, avait été arrêté le 26 septembre dernier à son arrivée à l'aéroport de Kloten, en Suisse. Il était recherché par la justice californienne depuis 1978, année de sa condamnation pour une affaire d'abus sexuels sur une adolescente de 13 ans. L'auteur de Rosemary's baby risque jusqu'à deux ans de prison aux Etats-Unis.

LIRE AUSSI :

» Au coeur du procès Roman Polanski en 1977

» Les dates-clés de l'affaire Polanski

 

Dopage: la police arrête 11 personnes en Espagne

mercredi 25 novembre 2009 par Reuters

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MADRID (Reuters) - La police espagnole a arrêté onze personnes, effectué 15 perquisitions et saisi d'importantes quantités de produits interdits au cours d'une opération anti-dopage menée à Valence, Barcelone, Murcie et Grenade.

"L'enquête (nom de code Grial) a commencé au mois d'août quand la Garde civile s'est aperçue qu'un groupe (...) fournissait des produits dopants à des personnes pratiquant différents sports", dit un communiqué publié mercredi.

Un médecin spécialisé dans le sport et les régimes alimentaires est au nombre des personnes arrêtées dont l'identité n'a pas été révélée.

Mark Elkington, version française Jean-Paul Couret

Football / Ligue des Champions (5e journée) :Qui veut aller en 8es ?



Giorgio Chiellini Chiellini devra mettre du cœur à l'ouvrage pour éviter de voir le Bayern revenir dangereusement (DPPI)

 

Suite et fin de la 5e journée de Ligue des Champions ce mercredi avec le duel à distance entre le Bayern et la Juventus d’un côté et le choc direct entre le CSKA et Wolfsburg de l’autre. Seule la première place sera en jeu entre Porto et Chelsea tandis que Marseille tentera l’exploit à San Siro.

par Nizar Hanini, le 24-11-2009

 

Groupe A : Le Bayern pour rester en vie
Bordeaux assuré de continuer l’aventure au prochain tour, le second ticket qualificatif aux huitièmes de finale se jouera entre la Juventus et le Bayern Munich. Avec quatre points d’avance sur le club bavarois, la Vieille Dame peut voir venir et une victoire en terres bordelaises lui permettrait de continuer à rêver. La tâche est autrement plus ardue pour les coéquipiers de Ribéry, toujours blessé. Auteurs d’une énième contre-performance en championnat le week-end dernier face au Bayer Leverkusen, les Munichois accueillent le Maccabi Haïfa dans de très mauvaises dispositions. Réputée accrocheuse à l’extérieur, la formation israélienne pourrait bien précipiter le départ de Louis van Gaal, plus que jamais sur la sellette.

Programme de la 5e journée :
Mercredi 25 novembre
20h45
Bordeaux - Juventus
Bayern Munich - Maccabi Haïfa

 

Groupe B : Le CSKA veut jouer un mauvais tour
Tout comme le groupe A, la 5e journée du groupe B verra deux formations prétendantes à la 2e place synonyme de qualification jouer leur dernier va-tout. Dans le terrible froid moscovite, le CSKA recevra Wolfsburg devant un stade Luzhniki, lui, bouillant. Avec trois points de retard sur leurs prochains adversaires, la bande du talentueux Akinfeev n’aura d’autres solutions que de l’emporter par deux buts d’écart pour griller la politesse aux Germaniques. Un objectif loin d’être insurmontable quand on connaît le niveau de jeu proposé par les Russes sur leur pelouse. N’ayant jamais fait le déplacement en Russie de leur petite histoire européenne, les Loups peuvent se faire bien du souci. Choc des extrêmes dans l’autre rencontre de ce groupe. A Manchester, Besiktas, dernier avec un petit point, ira défier les Mancuniens le frein à main lâché. Plus rien à gagner, ni à perdre des deux côtés, le spectacle risque bien d’être au rendez-vous du côté d’Old Trafford.

Programme de la 5e journée :
Mercredi 25 novembre
18h30
CSKA – Wolfsburg
20h45
Manchester United – Besiktas

 

Groupe C : Une journée pour décanter
Si les amateurs de sensations fortes seront à coup sûr déçus en prêtant de l’oreille aux groupes A et B, le groupe C devrait leur apporter un peu plus d’adrénaline. Avant cette 5e journée qui s’annonce fatidique, les quatre formations engagées sont toujours en course pour accéder au tour suivant. Co-leaders avec un petit point d’avance sur Marseille, le Real Madrid et le Milan AC auront l’avantage du terrain. En plus du privilège d’évoluer devant son public, le premier nommé accueillera le bonnet d’âne du groupe, Zurich. Lourdement battus au Leitzigrund stadium lors du match aller (2-5), les Suisses ne devraient toutefois pas jouer les trouble-fête. S’imposer à San Siro : voilà avec quel leitmotiv les Phocéens feront le déplacement en Italie. Pas sûr que les coéquipiers de Ronaldinho, en net regain de forme depuis un bon mois, ne l’entendent pas de cette oreille. Plus que jamais, Marseille devra aller droit au but.

Programme de la 5e journée
Mercredi 25 novembre
20h45
Real Madrid – Zurich
Milan AC - Marseille

 

Groupe D : Circulez, y’a rien à voir
Groupe D ou comment une 5e journée de Ligue des Champions permet de garder la forme. Dans une poule dominée de la tête aux pieds par Chelsea et Porto, l’avant-dernière levée n’a plus aucun secret à livrer. Assurés depuis la phase aller de disputer les huitièmes de finale, Porto et Chelsea s’affronteront au stade du Dragon dans l’unique but de terminer premier du groupe. Un petit enjeu qui permettrait au futur leader d’éviter des clubs ronflants au prochain tour. L’autre match de la poule mettra aux prises l’APOEL Nicosie à l’Atlético Madrid. Les deux équipes ne comptant aucune victoire, seule la funeste perspective d’éviter la cuillère de bois pimentera ce duel de mal classés.

Programme de la 5e journée
Mercredi 25 novembre
20h45
Porto - Chelsea
APOEL Nicosie – Atlético Madrid

Football / Ligue des Champions : Milan a bien changé

Milan a bien changé

Pato-Ronaldinho Milan AC Le Milan AC a retrouvé le plaisir de jouer (DPPI)

 

En l’espace de deux mois, le Milan AC a totalement changé de visage. S’appuyant sur les qualités offensives de son équipe, Leonardo a redonné vie à un groupe actuellement irrésistible avant de défier Marseille.

par Florian Egly, le 25-11-2009

 

Leonardo s’est adapté

L’image ne date que du 15 septembre mais elle a déjà bien jauni. Ce soir-là, un Milan AC boitillant s'impose malgré tout au Vélodrome (1-2). Le déclic ? Pas vraiment. La «sénilité» d’une équipe envoyée à l’hospice par ses détracteurs a failli avoir raison deux semaines plus tard de son jeune entraîneur Leonardo lors d’un match contre l’Atalanta (1-1, égalisation de Ronaldinho à la 83e). Dire que la première expérience de l’ancien Parisien (40 ans) sur un banc d’entraîneur a suscité circonspection est un euphémisme. Pourtant, un mois et demi après, le Brésilien a réussi à retourner l’opinion publique et médiatique à son avantage grâce à un jeu chatoyant. «On a effectivement eu du mal à débuter en essayant différents systèmes de jeu. On a finalement trouvé le bon système et le travail de la pré-saison est en train de payer car l’équipe est bien physiquement et sur une bonne lancée», analyse Mathieu Flamini.

 

Un système hyper offensif

Milan reste ainsi sur une série de 9 matches sans défaite, dont six victoires. Il séduit surtout par son audace offensive. Après avoir tâtonné tactiquement, Leonardo a eu l’intelligence de s’adapter aux qualités de ses joueurs, préférant changer le système plutôt que les hommes. Son 4-2-1-3 presque révolutionnaire permet aujourd’hui aux Lombards de présenter l’un des jeux les plus séduisants d’Europe. «Il a montré beaucoup de courage au début quand l’équipe n’allait pas bien, il a tenu et a tout fait pour nous convaincre», rend hommage Clarence Seedorf. Dans un rôle de milieu axial derrière les trois attaquants, le Néerlandais est l’indispensable plaque tournante du système milanais. «Le joueur le plus important, c’est Seedorf. C’est la plus-value, il ressort les ballons simplement, il sait la garder et faire le bon geste décisif. Il est très intelligent dans son jeu», admire Fabrice Abriel. A 33 ans, Seedorf, détenteur de 4 Ligues des Champions avec trois clubs différents, a toujours l’envie et a surtout retrouvé ses jambes. La dimension physique est un facteur indissociable de la montée en puissance d’un Milan AC qui a débuté la saison sans jambes.

 

Ronaldinho, le symbole

Ronaldinho, redevenu un titulaire indiscutable (2e meilleur passeur du championnat italien), symbolise à merveille ce regain de forme. De nouveau concerné, le Brésilien a retrouvé le sourire et le plaisir de faire des efforts dans un système qui l’enjoue. «Je joue dans la zone où ça me plaît le plus d’évoluer, comme c’était le cas quand j’étais au Barça (2003-2008). Je suis heureux quand je vois le jeu qu’on pratique. Qu’est-ce que je pourrais demander de plus ?» Tout le mérite en revient à Leonardo, adepte du vouloir marquer un but de plus que son adversaire. Une philosophie de jeu simple et assumée, pas forcément partagée par tous les entraîneurs de la planète, quitte à en subir les risques comme cela a été le cas ce week-end face à Palerme (4-3). «On parle souvent d’équilibre et je pense que l’équipe l’a trouvé désormais. Nous avons un système et une façon de jouer qui fait que l’on peut marquer quatre buts. Ce qui est positif. Mais il peut aussi arriver d’en encaisser». Le football comme on l’aime. D’autant plus quand ça fonctionne.

Football / Ligue des Champions : Marseille a rendez-vous

Marseille a rendez-vous

Milan AC-Marseille Marseille doit réussir une perf' à San Siro (DPPI)

 

S’il veut continuer à rêver aux 8es de finale de la Ligue des Champions, l’OM est quasiment condamné à l’emporter à San Siro mercredi, face à une équipe du Milan AC actuellement en pleine forme.

par Florian Egly, le 24-11-2009

 

Les échos de la rencontre :

Attention, le Milan que vont affronter les Marseillais mercredi soir n’a plus rien à voir avec l’équipe pataude du début de saison mais qui s’était tout de même imposée au Vélodrome (1-2). Les tâtonnements légitimes du débutant Leonardo sur le banc de touche ont laissé place depuis quelques semaines à une mécanique bien huilée (9 matches sans défaite dont 6 victoires), portée par un jeu résolument tourné vers l’offensive. Le technicien brésilien a l’audace de présenter un 4-2-1-3 dans lequel tous les joueurs, y compris Ronaldinho, consentent à faire les efforts. Cette philosophie de vouloir marquer un but de plus que l’adversaire, avec un Pato irrésistible (6 buts en 8 matches), donne lieu à du spectacle comme ce week-end contre Palerme (4-3). Un match où les Marseillais auront pu constater qu’il y avait des coups à jouer face à une défense fébrile mais qui retrouvera pour l’occasion Nesta. Contrôler Seedorf, la véritable clé de voûte du jeu milanais, sera l’un des enjeux pour l’OM, obligé de faire un résultat à San Siro.

 

La situation est assez simple. S’il veut avoir son destin entre les mains, Marseille doit gagner à Milan. Une défaite l’éliminerait si le Real s’impose dans le même temps, et un nul le rendrait dépendant des Italiens lors de la dernière journée. Le point positif est que l’OM avance dans cette rencontre avec un peu plus de certitudes qu’il y a quelques semaines (6 matches sans défaite). «Nous sommes dans la construction. Là, on pose le toit», explique Fabrice Abriel, l’un des hommes du renouveau marseillais. Efficace sur coups de pied arrêtés, l’équipe phocéenne s’est également rassurée défensivement vendredi en n’accordant que très peu d’occasions à Paris (1-0). Plus matures, plus constants, les Olympiens savent toutefois que l’équilibre est fragile. Que faire par exemple de Lucho, de retour, et sans lequel l’équipe a plutôt bien tourné ? «L’essentiel est de montrer le même visage qu’actuellement dans le don de soi et dans l’effort. On sera forcément récompensés car il y a la qualité qui va avec. Il ne faudra pas passer à travers l’événement. C’est surtout ça le plus intéressant pour nous», prévient Abriel.

 

Composition des groupes :

Milan AC :

Dida, Storari - Antonini, De Vito, Kaladze, Nesta, Oddo, Thiago Silva, Zambrotta - Abate, Ambrosini, Flamini, Pirlo, Seedorf - Borriello, Di Gennaro, Huntelaar, Inzaghi, Pato, Ronaldinho.

 

Marseille :

Mandanda, Andrade - Bonnart, Bocaly, Diawara, Heinze, Taiwo, Mbow, Rool, Hilton - Cheyrou, Mbia, Abriel, Cissé, Ben Arfa, Lucho, Kaboré, Valbuena - Koné, Niang, Brandao, Morientes

 

Ils ont dit… :

Après un début de saison cahoteux, Mathieu Flamini explique sur le site de l’OM comment Milan a redressé la barre. «On a effectivement eu du mal à débuter en essayant différents systèmes de jeu. On a finalement trouvé le bon système et le travail de la pré-saison est en train de payer car l’équipe est bien physiquement et sur une bonne lancée. C’est vrai que le système est très offensif. C’est basé sur de la récupération et une projection de balle très rapide vers l’avant».

 

Pour Fabrice Abriel, ce match retour est finalement plus facile à aborder que le match aller perdu au Vélodrome (1-2).

«Au match aller, on les sentait prenables et on se disait «pourquoi pas ?». On a vu qu’ils étaient efficaces. Aujourd’hui, on sait qu’il faudra faire attention tout le temps. Il y aura peut-être un excès de confiance des Milanais. Mais nous avons plus de certitudes, on a l’ambition de faire quelque chose là-bas. Là, nous n’avons pas l’appréhension du premier match, on sait où l’on va et on sait que l’on va faire un résultat. Ce sera plus simple».

 

Historique des confrontations :

Le 5e match entre Milan et Marseille est précédé de fameux épisodes. En 1991, l’OM avait éliminé les Rossoneri en quarts de finale de la C1 (1-1, 3-0), avec la célèbre coupure d’électricité au Vélodrome au retour. Puis, c’est face aux Lombards que les Phocéens ont décroché la seule Coupe d’Europe des clubs champions française (1-0 en 1993 à Munich). Le match aller cette année avait vu la première victoire des Italiens sur Marseille (1-2).

 

Leurs cinq derniers matches :

Milan AC - Cagliari 4-3 (Serie A, 13e j)
Lazio Rome - Milan AC 1-2 (Serie A, 12e j)
Milan AC - Real Madrid 1-1 (LdC, 4e j)
Milan AC - Parme 2-0 (Serie A, 11e j)
Naples - Milan AC 2-2 (Serie A, 10e j)

Marseille - Paris SG 1-0 (Ligue 1, 10e j)
Lyon - Marseille 5-5 (Ligue 1, 13e j)
Marseille - Zurich 6-1 (LdC, 4e j)
Marseille - Toulouse 1-1 (Ligue 1, 12e j)
FC Zürich - Marseille 0-1 (LdC, 3e j)

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