jeudi, 29 septembre 2011

Affaire DSK - Banon

DSK et Tristane Banon n'ont pas modifié leur version des faits

Le Point.fr - Publié le 28/09/2011 à 09:26 - Modifié le 29/09/2011 à 15:14

L'ancien patron du FMI et la journaliste ont été confrontés pendant deux heures dans les locaux parisiens de la PJ.

DSK et Tristane Banon n'ont pas modifié leur version des 
faits

La confrontation entre DSK et Tristane Banon a eu lieu jeudi à la brigade financière. © Montage Le Point.fr

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Dominique Strauss-Kahn a été confronté jeudi, durant deux heures, dans les locaux de la police parisienne à Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol en 2003. Et, selon un avocat de l'ancien patron du FMI, ils auraient chacun maintenu leur version des faits. "DSK est resté sur sa position, et elle aussi", a déclaré Me Henri Leclerc, qui s'est refusé à donner tout autre détail sur cette confrontation d'environ deux heures. Les deux témoins, entendus sans leurs avocats, étaient arrivés en début de matinée au siège de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dans le 13e arrondissement. Dominique Strauss-Kahn a quitté les lieux peu avant midi, sans faire la moindre déclaration. Quant à Tristane Banon, elle sera jeudi soir sur le plateau du 20 heures de TF1.

Le principe de cette confrontation entre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international et la jeune femme de 32 ans avait été décidé la semaine dernière par le parquet de Paris. Le parquet doit maintenant statuer sur le sort à donner à sa plainte : ouverture d'une information judiciaire ou classement sans suite. Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet, après la plainte déposée par Tristane Banon plus de huit ans après les faits présumés, qui se seraient déroulés en 2003 à Paris.

L'ex-patron du FMI et ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012, déjà entendu seul début septembre, a reconnu avoir fait des avances à la jeune femme et tenté de l'embrasser sans succès, mais nie toute agression sexuelle ou tentative de viol. La jeune femme affirme que Dominique Strauss-Kahn, qu'elle était venue interviewer, s'est jeté sur elle et qu'elle n'a pu échapper au viol qu'après un pugilat. "DSK" a qualifié le récit de Tristane Banon d'"imaginaire" et de "calomnieux".

Poursuites peu probables

Dominique Strauss-Kahn est rentré de New York le 4 septembre, où il a bénéficié d'un abandon des poursuites pénales dans une autre affaire d'agression sexuelle présumée sur une femme de chambre. Tristane Banon a annoncé par avance qu'elle contesterait un éventuel classement sans suite de sa plainte. Elle a, en effet, la possibilité de saisir un juge d'instruction pour solliciter une autre analyse, si le parquet classe l'affaire.

Les poursuites semblent juridiquement peu probables, car si les faits, à les supposer avérés, sont qualifiés d'agression sexuelle, ils sont prescrits puisque le délai dans ce cas de figure est de trois ans. Pour que des poursuites soient possibles, il faut parvenir à caractériser une tentative de viol, le délai de prescription de ce crime étant de dix ans.

Caractériser une tentative de viol suppose juridiquement de démontrer un début d'exécution et de pouvoir établir que la tentative a échoué pour une raison indépendante de la volonté de l'auteur. Cette démonstration semble compliquée, voire impossible, compte tenu de l'absence d'éléments matériels.

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