mercredi, 04 juillet 2012

Politique

Confidentiel 698

mercredi 4 juillet 2012

Le fond koweitien s’est retiré du partenariat promis avec le Burkina Faso dans le cadre de la réalisation de l’aéroport international de Donsin. La raison de ce retrait serait liée au conflit au Nord du Mali. Il semble que le Koweït soutient la rébellion du MNLA et aurait souhaité que le médiateur ait une position un peu plus favorable à ce groupe. Faute d’être entendu, les Koweitiens auraient décidé de retirer leur soutien à la construction du nouvel aéroport.

En rappel, le gouvernement du Burkina Faso a décidé de délocaliser l’aéroport international de Ouagadougou sur le site de Donsin, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale. Le site s’étale sur 4 400 hectares contre 426 hectares pour l’actuel aéroport. Le coût des investissements du nouvel aéroport, pour la première phase, est estimé à 175,7 milliards de francs CFA et 66 milliards de francs CFA pour la 2e phase. Le premier vol commercial sur l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin est prévu pour 2017, après quatre ans de travaux.

Voici le cri de cœur d’un instituteur dans le Yagha : " Nous interpelons nos encadreurs pour qu’ils puissent revoir notre date de vacances dans le Yagha. Il y’a 2 à 3 mares à traverser ici pour rejoindre Seba et depuis quelques semaines, elles sont toutes pleines. En plus, nous n’avons même plus d’élèves qui planent dans nos écoles ; alors pourquoi ne pas nous laisser évaluer nos élèves en avance et rentrer avant ce danger que constituentt les mares ? On a fixé les compositions au 2 juillet, pourtant dans les zones accessibles c’est le 25 juin. Beaucoup d’entre nous font plus de 500km pour arriver chez soi. La majorité de nos classes sont des paillotes. On s’assoie à ne rien faire par manque d’élèves en ce moment vu les travaux champêtre”

Avec 70% d’analphabètes composés en majorité de femmes, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) veut inverser la tendance. Ce département veut atteindre un taux d’alphabétisation de 60% en 2015 en mettant un accent particulier sur le préscolaire et le post-primaire. Lors du traditionnel point de presse tenu le jeudi 28 juin dernier, le ministre Koumba Boly/Barry a affirmé que l’une des innovations pour son ministère sera l’introduction prochaine de tablettes électroniques dans les salles de classe pour y remplacer les livres scolaires. Pour dire que les élèves auront des manuels électroniques à la place des livres d’histoire, de mathématiques ou de géographie en langues nationales ; en français et en anglais. Espéront qu’ils auront l’électrification qui devrait aller avec.

Selon l’AFP, un dirigeant du mouvement national de libération de l’Azawad a été blessé pendant les affrontements avec les islamistes à Gao. Bilal Ag Acherif, c’est de lui qu’il s’agit, serait évacué à Ouagadougou pour des soins.

26 mai 2010-20 juin 2012, c’est le temps que le Pr Filiga Michel SAWADOGO a passé à la tête de la Direction Générale des Impôts du Burkina Faso. C’est en effet, le Conseil des Ministres en sa séance ordinaire du 26 mai 2010 qui a désigné Monsieur Filiga Michel SAWADOGO, Mlle 16 114 R, professeur titulaire, P1, classe exceptionnelle, comme le directeur général des impôts.

Monsieur SAWADOGO est professeur titulaire de droit privé et ancien Recteur de l’Université de Ouagadougou. Il est également auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages de droits, dont le célèbre "Droit des entreprises en difficulté". Le 20 juin dernier, le Professeur a été remercié par le Conseil des ministres. Il a été remplacé à son poste par Paoua-N’Songo Paul NIKIEMA, Mle 41 589 C, inspecteur des impôts, 1ère classe, 9e échelon.

L’arrestation, puis la libération du Marabout de You, Moumouni Nacanabo, puis son incarcération et enfin son jugement et les tractations et manifestations auxquelles cela a donné lieu à Ouahigouya devraient donner à refléchir. Il est vrai qu’aujourd’hui la confiance entre gouvernés et gouvernants est la chose la moins partagée. De même, entre justiciables et pouvoir judiciaire, les choses ne sont pas au beau fixe. Que les syndicats de Magistrats aient voulu se faire plaisir en observant un arrêt de travail tant que la marabout ne serait pas embastillé et jugé relève de leur droit. Mais la fronde des partisans du Marabout et " la résistance " des Magistrats, ne seraient pas occulter pour certains comportements et pratiques à même de mettre le feu au poudre dans la cité. Un journal de la place, en l’occurrence le Nord dans sa dernière parution à bien cerné la question en soulignant que " “quand des magistrats s’acoquinent avec des démarcheurs de parcelles, des orpailleurs à la moralité douteuse et des trafiquants de tous acabits, couvrant souvent des actes répréhensibles contre espèces sonnantes et trébuchantes, il ne faut pas s’étonner que la population se saisisse d’une situation pour manifester son ras-le bol”

Dans l’affaire dit du 3ème fils de Sankara révélé par Jeune Afrique, le journal s’est-il laissé piéger ? On imagine difficilement que le journaliste ait inventé ces assertions. Mais ce qui est inadmissible, c’est que manifestement, il n’avait pas de support qui le prouverait et pire les informations n’ont pas été vérifiées. Mais derrière le journaliste, il y a une rédaction et là aussi, personne n’a jugé utile de vérifier ? Quand même elle est un peu grosse !

Dans une interview qu’il a accordée au journal Le Pays, le président de la Fédération burkinabé de football (FBF) a affirmé que le budget de fonctionnement de la fédération tourne aux alentours de 800 millions de F CFA. Dans la même interview, il affirme qu’ils ont fait un travail auprès des joueurs qui avaient décidé de ne plus s’adresser à la presse nationale pensant qu’elle travaillerait plutôt à les détruire qu’à les mettre en relief. Il ajoute que dans la plan d’actions de la FBF, il est prévu des formations pour la presse sportive afin qu’elle soit vraiment consciente de son rôle et qu’elle soit vraiment patriote dans la promotion du football national.

Qu’en est-il de l’affaire Aicha Tassembedo ? En effet, Aicha est la petite fille qui travaillait comme aide-ménagère chez un militaire RSP. Cette dernière était mortellement tombée sous les coups de balles de ce dernier. Mais jusque là, l’autopsie pratiquée sur le cops de la jeune fille de 14 ans dont les résultats devraient parvenir à la famille ne nous a pas situés correctement.

Encore faut-il chercher à savoir quelles sont les conclusions de l’autopsie ?

Dans une déclaration de l’association Linge propre, elle affirme avoir entrepris des démarches auprès des autorités judicaires et qu’il ressort que le militaire est actuellement détenu à la MACO. Dans tous les cas, on attend les circonstances réelles qui ont prévalu à ce déraillement.

Il se dit que les ayant droits de Thomas Sankara, sa famille, entendent saisir le magazine "Jeune Afrique" pour avoir davantage d’explications par rapport au fils qu’il leur a attribué. Jusque là, on n’a pas entendu les organisations sankaristes s’exprimer sur la question.

Encadré

L’armée des Etats Unies espionne les cachettes des terroristes d’Afrique à partir entre autres de l’aéroport international de Ouagadougou grâce à un accord entre autorités américaines et burkinabé.

Cet espionnage se fait à partir de petits avions à turbopropulseurs non-armés déguisés en avions privés et équipés de capteurs cachés qui peuvent enregistrer une vidéo full-motion, suivre les tendances de chaleur infrarouge et les signaux des radios et téléphones mobiles. Le Washington Post qui révèle l’information parle d’un programme de surveillance appelé le code Sand Creek mené essentiellement à partir de Ouagadougou, où des dizaines de militaires américains et des entrepreneurs auraient mis en place une petite base aérienne sur le côté militaire de l’aéroport international. Le journal indique que de cette base ouagalaise, des avions espions américains non armés vont au nord du Burkina Faso, vers le Mali, la Mauritanie et le Sahara, à la recherche des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

L’espionnage de l’armée américaine serait conduit par les Forces d’opérations spéciales des Etats-Unis et s’appuie sur des entrepreneurs militaires privés et les troupes africaines. Depuis cinq ans, une douzaine de bases secrètes de l’armée américaine ont été implantées un peu partout en Afrique, protégées par des sociétés privées avec le soutien de troupes africaines. La base de Ouagadougou serait la plus importante de toute. Le Burkina Faso a été choisi pour sa stabilité et son absence de radicalisme, ainsi que pour sa localisation stratégique près du Sahel. Du côté de Ouagadougou comme de Washington, les responsables ont fait en sorte que le partenariat reste discret. Les forces spéciales se trouvent également en Ouganda et ont pour mission de débusquer les miliciens de la LRA de Joseph Kony, celles en Ethiopie et au Kenya, les shebab de Somalie. Le journal précise qu’en Afrique de l’Est précisément, les avions américains décollent de Djibouti, de l’Ethiopie, des Seychelles et du Kenya. Les trois premières bases possèdent des drones Predator et Reaper, modèles utilisés pour tuer des combattants d’Al-Qaida en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen. A Djibouti, la base de Camp Lemonnier serait utilisée en raison de sa position au sein de la Corne de l’Afrique, proche à la fois du Sud Soudan, du Sud de la Somalie (une zone largement contrôlée par le groupe islamiste Chebab) et du Yémen. D’autres bases opérationnelles sont également à l’ordre du jour à Nzara au Sud Soudan, au large du Kenya sur la base navale de Manda Bay et en Mauritanie.

Par Bendré

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