lundi, 30 juillet 2012
POLITIQUE
Les mineurs chiliens, connus mondialement après avoir passé 69 jours enfermés dans un gisement minier du désert d’Atacama, veulent vendre t-shirts, petits bols et autres médailles sous la marque « les 33 du miracle ».
Le 5 août 2010, il y a près de deux ans, 33 mineurs se trouvaient piégés, après un accident, dans le gisement de San Jose, à 700 mètres de fond. Ils y resteront 69 jours, dont 17 sans aucune nouvelle de la surface, alors que dans le même temps, les opérations de sauvetage attirent les caméras du monde entier.
Aujourd’hui, les touristes passant par les aéroports chiliens pourront acheter un souvenir de cette aventure hors du commun. Par l’intermédiaire de leur entreprise « Propriété intellectuelle minière (PIM) », créée après leur sortie de la mine, les 33 rescapés ont déposé la marque « les 33 du miracle », dimanche 29 juillet. Ils auraient préféré d’autres phrases, plus célèbres, mais ces dernières avaient déjà été enregistrées par d’autres personnes.
Des bols, des pulls, des médailles
« Il y aura toutes sortes de produits, de petits bols, des pulls, des médailles, afin que les touristes puissent emporter un souvenir de nous », déclare l’un des 33 « miraculés », Jose Ojeda. Une manière de se réapproprier cette saga, qui, suivie par le monde entier, a échappé au contrôle de ses protagonistes.
Aujourd’hui, les 33 survivants, invités, après leur sortie, à voyager partout dans le monde, sont loin d’être des millionnaires. Ils n’ont pas tous retrouvé du travail. Certains – ceux qui sont parvenus à vaincre leur angoisse –, sont repartis travailler dans des mines. D’autres sont malades, et reçoivent une pension d’invalidité minime. La mine de San Jose, elle, a fermé à la suite de l’accident. Ce dernier avait révélé la sécurité douteuse de ce gisement.
« Avant l’accident, il y avait, parmi eux, un suicidaire, quatre alcooliques, deux usagers de drogues et deux maniaco-dépressifs. Il n’y a pas de raison qu’ils aillent mieux après », résume le psychologue responsable du suivi des mineurs durant leur enfermement, dans un article écrit par Philippe Lançon et publié dans la revue XXI.
L’aventure ne compte, de fait, qu’un seul vrai « miraculé » : Mario Sepulveda. Il est aussi le plus connu des mineurs chiliens. C’est lui qui, à sa sortie de la mine, avait improvisé une mini-conférence de presse. Aujourd’hui, il travaille pour une agence de publicité, à New York, et possède un site Internet dédié à sa personne et à ses interventions.
Un film « officiel » pour 2013
Pour retarder l’oubli et se ménager des rentrées financières, les « 33 » ont donné leur accord à un film retraçant leur aventure, par la maison de production Phoenix Pictures, à Hollywood. Si le nom de son réalisateur reste encore inconnu, le tournage de ce film devrait débuter en novembre 2012 et s’achever en février 2013. Par ailleurs, l’auteur-journaliste Hector Tobar est en train d’écrire les mémoires de ces mineurs, pour un premier livre « autorisé », alors que, déjà, de nombreux autres ouvrages ont été publiés sans le consentement des « 33 ».
PAULINE CURTET
14:36 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chili, mineurs, les 33 du miracle
POLITIQUE
Le président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré a écarté de fait le Premier ministre Cheick Modibo Diarra dans la gestion de la transition, dans un discours dimanche 29 juillet.
HABIBOU KOUYATE / AFP
Le président par interim du Mali s'est adressé à la nation dimanche 29 juillet au soir.
Les attributions du premier ministre sont réduites et de nouveaux organes pour gérer la crise dans le nord du pays occupé par les islamistes sont créés.
Dioncounda Traoré a annoncé la mise en place d'un Haut conseil d’État (HCE) dirigé par le président intérimaire, la formation d'un gouvernement d'union nationale avec des consultations qu'il va lui-même mener et d'une «commission aux négociations» avec les islamistes qui contrôlent depuis quatre mois le nord, dans ce discours retransmis sur la télévision publique malienne.
Le HCE est destiné à «compléter l'architecture institutionnelle du pays ». Il sera composé du président intérimaire qui sera assisté de deux vice-présidents dont l'un sera chargé des questions de défense et de sécurité et de la gestion de la crise dans le nord. L'autre vice-président va représenter les composantes des forces vives du Mali.
Un premier ministre contesté
Il a également annoncé un gouvernement d'union pour la formation duquel «les consultations seront menées par le président de la République lui-même» et non par le premier ministre Diarra, en poste depuis le 17 avril et de plus en plus contesté par notamment un large front de partis politiques et syndicats qui lui reprochent de n'avoir «aucune stratégie » pour libérer le nord.
Un gouvernement d'union nationale est une exigence des voisins ouest-africains qui avaient donné le 31 juillet comme délai pour le former. Il est reproché à Cheick Modibo Diarra, astrophyscien de renommée mondiale, qui a affirmé samedi 28 juillet au soir qu'il ne démissionnerait pas, de n'avoir rien fait pour le mettre sur pied.
Ce gouvernement d'union doit avoir la légitimité suffisante pour pouvoir lancer, avec le soutien de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), une contre-offensive dans le nord du pays occupé par les islamistes liés à Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi). La Cédéao se tient prête à envoyer une force régionale pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord mais attend un mandat de l'ONU et une aide extérieure. Jusque là, le Conseil de sécurité s'est abstenu de donner un mandat à une telle force attendant plus de précisions sur ses contours et sa mission.
De nouvelles instances de négociation
Dioncounda Traoré a également évoqué la mise en place d'une «commission nationale aux négociations» chargée d'«engager des pourparlers de paix afin de rechercher par le dialogue des solutions négociées à la crise » dans le nord.
Un conseil national de transition (CNT) «ayant une compétence consultative» et «regroupant les représentants des partis politiques présents ou non à l'Assemblée nationale» fait partie des organes annoncés par Dioncounda Traoré. Le président intérimaire malien est rentré vendredi 27 juillet au soir à Bamako après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une agression le 21 mai dans le capitale malienne par une foule hostile.
Il a réaffirmé son «entière confiance aux services de sécurité et à l'armée malienne pour assurer la sécurité » malgré l'agression dont il a été victime et le coup d’État militaire du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré qui a précipité la chute du Nord aux mains des islamistes.
Les militaires ont remis le pouvoir aux civils mais des hommes armés présumés proches de l'ex-junte militaire continuent de semer la terreur à Bamako. Dioncounda Traoré a outre indiqué que «ni le président, ni le Premier ministre, ni les ministres ne pourront se présenter à la prochaine élection présidentielle » au terme de la transition, martelant plusieurs fois : «Le Mali ne s’effondrera pas» .
14:27 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, dioncounda traoré
Sport
Une natation en or

Camille Muffat a décroché l'or sur le 400m nage libre Crédits photo : AFP
La France a décroché ses deux premières médailles d'or grâce à une exceptionnelle Camille Muffat, qui aura mené de bout en bout le 400m nage libre, et un relais 4x100m qui a pris une sublime revanche sur les Américains.
«J'ai réussi à rester sereine…» Longtemps considérée comme un talent exceptionnel au mental friable, Camille Muffat a définitivement pris une nouvelle dimension dans le centre Aquatique de Londres ce dimanche. En effet, dans une ambiance rendue électrique par la présence de la Britannique Rebecca Adlington en finale du 400m nage libre, la Niçoise a réalisé une performance étincelante en décrochant la première médaille d'or olympique de sa carrière, la première aussi de la France à Londres. Favorite sur le papier, la Tricolore savait pertinemment que ce statut ne lui garantissait rien. Bien au contraire même avec une concurrence avide de la faire couler. Mais décidée à ne pas jouer petit bras, Muffat prenait d'emblée la direction des opérations en passant en tête après 100m de course. Et le leadership, la Française n'allait plus jamais le lâcher.
Muffat malgré Schmitt
Ainsi, avant les deux dernières longueurs, elle possédait presque une demi-seconde d'avance sur l'Américaine Allison Schmitt. Mais cette dernière s'accrochait comme une diablesse et la Niçoise ne pouvait se permettre le moindre relâchement pour s'imposer de 32 centièmes. Un mano a mano qui n'aura finalement fait que rendre plus belle la consécration pour Muffat. «Il a fallu y aller jusqu'au bout même si ça a été dur dans les derniers mètres» reconnaissait d'ailleurs la Tricolore juste après sa démonstration. Avant d'ajouter : «J'ai toujours rêvé d'une médaille olympique. Depuis un an, je me suis vraiment dit que je voulais être la meilleure. J'ai du mal à réaliser». Seule petite déception cependant, Coralie Balmy, longtemps sur la 3e marche du podium, a fini par craquer pour terminer à la 6e place seulement. Dommage pour la Martiniquaise qui aurait pu faire de ce 400m nage libre un triomphe total pour la natation hexagonale.
Agnel avale Lochte
Tant pis, cela n'était qu'une question de minutes. Ainsi, après les qualifications pour les finales du 100m dos de Camille Lacourt, avec le 2e chrono à la clé pour le Marseillais (53''03 contre 52''66 pour son grand rival Matthew Grevers), et du 200m nage libre pour Yannick Agnel, avec également le 2e meilleur temps (1'45''84 contre 1'45''61 pour le Chinois Yang Sun), la France allait vivre un autre très grand moment avec le titre olympique conquis par le relais 4x100m nage libre. Quatre ans après la cruelle déception de Pékin, lorsqu'Alain Bernard avait été battu à la touche par l'Américain Jason Lezak, les Bleus ont pris une savoureuse revanche sur la bannière étoilée. Un succès que les Français doivent à leur cohésion et à un Yannick Agnel monstrueux dans le dernier relais. En effet, si Clément Lefert avait réussi à lui transmettre le flambeau en deuxième place, la France accusait cependant 55 centièmes de retard sur les Etats-Unis. Et le dernier relayeur américain se nommait Ryan Lochte. Mais cela ne faisait pas peur au Niçois qui l'avalait littéralement dans les 30 derniers mètres pour offrir enfin le grand titre qui manquait à ce relais.
13:39 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo 2012, londres 2012, natation, jeux olympiques, camille muffat







