mardi, 20 mars 2012
Politique
C'est un grand soulagement d'abord parce que Nyein Maung a soixante-dix ans et qu'à son âge, une telle condamnation équivalait à une peine capitale. Soulagement ensuite parce qu'il est autorisé à rentrer chez lui en Thaïlande, où il réside, mais surtout parce qu'en le libérant, le gouvernement birman montre qu'il est sincère, déclare la secrétaire général de l'Union nationale karen.
Son avocat précise que sa libération a aussi pour objectif de lui permettre de participer à des négociations de paix. D'ailleurs à sa sortie de la prison d'Insein, à Rangoon, Nyein Maung a été conduit directement à Naypidaw, la capitale, pour y rencontrer de hauts responsables gouvernementaux. Selon l'avocat, les pourparlers de paix sont d'ores et déjà programmés pour la première semaine d'avril.
Tous ces éléments constituent donc un contexte extrêmement encourageant sur la volonté réelle de la présidence birmane de poursuivre dans la voie des réformes. Ils confirment sa volonté de pacifier ses relations avec ses minorités ethniques, conformément aux discussions déjà entamées et aux cessez-le-feu annoncés au début de l'année, même si les trêves sont encore très précaires.
C'est enfin un signal fort envoyé à la communauté internationale qui surveille du coin de l'oeil chaque étape des progrès accomplis par le gouvernement birman, tant auprès de ses minorités qu'à l'égard de ses opposants politiques.
09:45 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, politique, nyein maung, karen
mardi, 31 janvier 2012
Politique
La Birmanie assure qu'elle ne tente pas d'obtenir l'arme atomique
LEMONDE.FR avec AFP | 31.01.12 | 09h50

Le président Thein Sein, à Singapour, le 30 janvier 2012.REUTERS/EDGAR SU
Le président birman, Thein Sein, a démenti une nouvelle fois que son pays tentait d'obtenir l'arme atomique avec l'aide de la Corée du Nord, comme le soupçonnent certaines capitales occidentales, dans une interview publiée mardi 31 janvier à la suite d'une visite officielle à Singapour.
"Nous n'achetons pas d'armements nucléaires à la Corée du Nord", a assuré Thein Sein au quotidien de Singapour The Straits Times. "Ces affirmations sont sans preuve et fondées sur la méfiance de certains pays occidentaux", a-t-il ajouté. Lors de cette visite officielle de quatre jours à Singapour, le président birman a par ailleurs promis d'établir une "démocratie robuste" dans son pays.
La communauté internationale s'inquiète des liens entre les régimes de Nay Pyi Taw et de Pyongyang, en particulier de la possibilité d'un programme nucléaire, même si les Birmans ont multiplié les déclarations rassurantes. Lors d'une visite historique en Birmanie, au début de décembre, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait demandé au régime dit "civil" de couper les "liens illégaux" avec la Corée du Nord.
Mme Clinton avait alors dit qu'elle avait obtenu du président Thein Sein de "fortes assurances" sur le respect des engagements de son pays en matière de non-prolifération et de non-violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdisent les exportations d'armes de Corée du Nord. Un rapport des Nations unies de 2010 avait accusé Pyongyang de fournir en armements nucléaires l'Iran, la Syrie et la Birmanie.
09:11 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, thein sein
vendredi, 13 janvier 2012
Birmanie
Vague sans précédent de libérations de prisonniers politiques birmans
Les autorités birmanes continuent de donner des signes d’ouverture : des prisonniers politiques de premier plan ont été libérés vendredi 13 janvier 2012. Les plus connues sont Min Ko Naing et Khin Nyunt, un ancien Premier ministre. Cette amnistie sans précédent concerne 651 personnes au total. Des centaines d’anciens prisonniers politiques, de militants et de familles ont brandi des guirlandes de jasmin et des bouquets de fleurs pour accueillir les libérés.
Avec notre envoyé spécial à Rangoon, Arnaud Dubus
L’ambiance est fiévreuse devant la prison d'Insein au nord de Rangoon, l’ancienne capitale de Birmanie. Des centaines d’anciens prisonniers politiques, de militants et de familles, brandissent des guirlandes de jasmin et des bouquets de fleurs pour accueillir leurs camarades ou leurs parents tout juste libérés.
La scène s’est répétée dans plusieurs provinces. Cette vague de libérations est la plus importante depuis douze mois. Des héros de la lutte pro-démocratique, comme Min Ko Naing, ont retrouvé la liberté. Min Ko Naing était le fondateur de Génération 88, un mouvement qui avait relancé la mobilisation contre la junte en 2005.
Parmi les libérés, figurent aussi trois journalistes de Democratic Voice of Burma, une radio clandestine d’opposition.
L’ancien Premier ministre Khin Nyunt, assigné à résidence depuis 2004 dans le cadre d’une purge, a aussi été libéré.
L’actuelle politique d’ouverture du gouvernement s’appuie fortement sur la feuille de route pour la démocratie élaborée par Khin Nyunt avant son arrestation. Immédiatement après sa libération, l’ex-Premier ministre a dit qu’il se félicitait de l’orientation prise par le nouveau gouvernement, mais qu’il voulait désormais s’abstenir de tout engagement politique.
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