mardi, 03 novembre 2009
Win Tin, une vie de dissident
Un témoignage exceptionnel sur la dictature en Birmanie, par une grande figure de la résistance birmane, coécrit avec Sophie Malibeaux, journaliste à RFI.
Avec Aung San Su Kyi, le journaliste Win Tin est, en Birmanie, l’autre grande voix de la résistance face à la junte militaire. Journaliste, membre fondateur de la Ligue nationale démocratique, jeté en prison et torturé, Win Tin n’a jamais accepté de se taire. A 79 ans, s’il est libre depuis septembre 2008, il a choisi malgré les risques de continuer à s’exprimer : la journaliste de RFI, Sophie Malibeaux, a recueilli son témoignage, publié en exclusivité.
Une vie de dissident est coédité par RFI, avec le concours de Reporters sans frontières.
Win Tin, une vie de dissident, publié avec la collaboration de Sophie Malibeaux (RFI), une coédition Michel Lafon/RFI/Reporters sans frontières. Sortie le 29 octobre. 18,90 €.
Le livre : 4e de couverture
La Birmanie est dirigée depuis des décennies d’une main de fer par la junte. Le régime impose un quotidien menaçant et restrictif, orchestré par la violence. Face à l’oppression, le peuple se retrouve écrasé sans possibilité de renverser l’ordre établi. Quelques-uns, malgré tout, ont décidé de se battre avec pour arme l’intellect. Win Tin fait partie de ceux-là. Il a tout d’abord choisi le journalisme qui l’a rapidement mené à la politique. Il fait parti des membres fondateurs de la Ligue nationale démocratique avec la Dame de Rangoon, Aung San Su Kyi. En quelques années, il est devenu une véritable gêne pour le gouvernement. Ses choix et ses convictions l’ont conduit derrière les barreaux d’Insein, cette prison funestement connue pour ses conditions de détention inhumaines. Les premières années d’enfermement de Win Tin se déroulent d’ailleurs entre torture et isolement. Mais les militaires n’obtiendront rien de lui. Jamais il n’acceptera de retrouver sa liberté au prix de son engagement politique. Il est finalement relâché le 23 septembre 2008 à l’âge de 79 ans. Son engagement pour la démocratie ne s’est pas affaibli avec les années et il continue de se battre. Acteur majeur de la vie birmane, Win Tin livre un témoignage unique qui retrace l’histoire d’un pays, d’un peuple et d’une cause. Il nous emmène au travers des chemins tortueux qui constituent l’identité de la Birmanie.
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lundi, 05 octobre 2009
Aung San Suu Kyi rencontre un responsable de la junte
05.10.2009 | The Irrawaddy
Au lendemain du rejet de l'appel déposé par Aung San Suu Kyi de sa condamnation à dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence,
la chef de file de l'opposition birmane a rencontré, le 3 octobre, pendant près d'une heure, un responsable du pouvoir, rapporte le site d'information de dissidents en exil. Cette rencontre entre le Prix Nobel de la paix et Aung Kyi, officier de liaison de la junte, est la première depuis deux ans. Elle survient quelques jours après la reprise du dialogue entre Washington et Naypyidaw, et l'envoi par Aung San Suu Kyiau chef de la junte d'une lettre proposant de travailler à la levée des sanctions internationales imposées au pays.
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vendredi, 02 octobre 2009
La junte birmane rejette l'appel d'Aung San Suu Kyi
Par RFI rticle publié le 02/10/2009
Les opposants birmans, en particulier ceux de la Ligue nationale pour la démocratie perdent un espoir de voir leur leader retrouver la liberté avant les élections de 2010. Maigre espoir il faut dire, car malgré la main tendue de Washington, et la proposition d'entamer un dialogue direct avec les généraux, ces derniers n'ont pour l'instant donné aucun signe de nature à garantir un processus électoral crédible.
Malgré les années d'enfermement - pratiquement 14 ans sur les deux dernières décennies - Aung San Suu Kyi conserve un charisme tel que la junte au pouvoir n'est pas prête à lui laisser le moindre espace sur la scène politique birmane.
Les regards se tournent désormais vers Washington, où les premiers entretiens de haut niveau depuis plus de dix ans se sont tenus, ce mercredi, malgré le maintien des sanctions à l'encontre du régime birman. Car les appels à la libération de Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques birmans sont, pour l'instant, restés lettre morte.
Tout dernier recours envisagé par la défense de la plus célèbre détenue politique de Birmanie : la Cour suprême. En attendant, l'échéance électorale se rapproche et la participation du premier parti d'opposition, privé de son éminente dirigeante est loin d'être acquise.
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