mercredi, 06 janvier 2010

Togo / Art

Paul Ahyi tire sa révérence



Le plasticien togolais était un piler de l’art africain



Paul Ahyi est décédé lundi soir, à Lomé. Nommé en septembre dernier "artiste de l’Unesco pour la paix", cet artiste aux multiples talents (sculpteur, peintre, céramiste, poète...) était âgé de 80 ans.


Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article


mercredi 6 janvier 2010 / par Jean-Claude Abalo (Source : afrik.com)


Notre correspondante au Togo


Connu à travers le monde pour ses créations, le célèbre artiste-sculpteur togolais Paul Ahyi s’est éteint lundi soir, à Lomé, à l’âge de 80 ans. Ces derniers temps, « le maître » était cloué dans son fauteuil et se déplaçait très rarement. La date de ses obsèques n’est pas encore communiquée. « Nous espérons qu’un honneur national lui sera rendu », nons a confié l’un de ses proches.


En septembre dernier, Paul Ahyi a été nommé « Artiste de l’UNESCO pour la paix », par le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, Koïchiro Matsuura.


Diplômé des Beaux-Arts (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris) en 1959, il a participé à d’innombrables expositions et projets artistiques. On lui doit la décoration de plusieurs édifices à travers le monde, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, en République de Corée, au Sénégal, au Vatican et bien sur au Togo.


Le concepteur du drapeau national togolais a reçu plusieurs distinctions nationales et internationales, entre autres, la médaille d’Or des Métiers d’Arts de Paris (1961), celle de l’Officier de l’Ordre du Mono au Togo (1970), du Commandeur des Palmes Académiques Françaises (1985) et celle de l´Officier des Arts et Lettres de France (1985).


Son talent ne se limitait pas à la peinture, la sculpture et autres arts plastiques, le "professeur" a également publié plusieurs ouvrages (au total 17) dont "la réflexion sur l’art et la culture" et "Togo, mon cœur saigne", un recueil d’églogues. Sa disparition laisse orphelin l’art africain, et togolais en particulier.


Lire aussi :

- L’interview de Paul Ahyi
- Paul Ahyi, un pilier de l’art contemporain africain

- Le site de Paul Ahyi

Culture - Afrique du Nord

Albert Camus, Etranger en Algérie



Cinquante ans après sa mort, l’écrivain suscite toujours la polémique


Pied-noir né d’une famille très modeste et attaché à ses racines, l’écrivain est devenu une icône de la littérature française. Son talent et son engagement pour la justice lui ont valu un Prix Nobel de littérature à l’âge de 44 ans. Un demi siècle après sa disparition, dans un accident de la route le 4 janvier 1960, Camus continue pourtant d’être critiqué et aimé. En Algérie sa mémoire reste attachée à celle, douloureuse, de la Guerre d’indépendance.


Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article


mardi 5 janvier 2010 / par Laura Adolphe / Source : afrik.com

 

Si la France et une partie du monde célèbrent l’humanisme de Camus, le 50ème anniversaire de sa mort, lundi, a réveillé la polémique concernant son engagement pendant la guerre d’Algérie. La mémoire de l’écrivain demeure encore problématique.

 

« Je ne pourrai pas vivre en dehors d’Alger. Jamais. Je voyagerai car je veux connaître le monde mais, j’en ai la conviction, ailleurs, je serais toujours en exil », écrivait Albert Camus en 1932 à son ami Claude de Fréminville. L’auteur de l’Etranger est pourtant parti s’installer à Paris en 1943 après l’interdiction de L’Alger Républicain où il travaillait. Rien ne semblait prédestiner Albert Camus à une carrière intellectuelle mondialement reconnue, qui lui a valu de recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1957. Orphelin de père à l’âge d’un an, il a été élevé par une mère analphabète en terre algérienne. C’est après des études de philosophie qu’il devient journaliste. Précoce, il publie sa première œuvre L’envers et l’endroit à 24 ans.

 

Le mal compris

 

Aujourd’hui peu connu en Algérie, où n’a pas été cultivée sa mémoire, une grande partie des intellectuels Algériens lui gardent rancune. Ses écrits ravivent les douleurs. La présence quasi invisible de la commémoration de la mort de Camus dans la presse algérienne montre la gêne, voire même le rejet de l’écrivain. Albert Camus a été vivement critiqué pour sa discrétion sur la politique française vis-à-vis de l’Algérie pendant la guerre d’indépendance. Sa prise de position était pourtant très attendue en tant qu’intellectuel et surtout en tant que Français d’Algérie. Rejeté par certains de ces pairs, comme Jean Paul Sartre, pour son manque d’engagement, il s’est néanmoins insurgé contre le fait colonial.

 

L’amour de la terre natale

 

Il est l’un des premiers à condamner les répressions contre les combattants anticolonialistes dans ses articles. Exilé, il vit mal la guerre d’Algérie et lutte contre les barbaries loin de sa terre natale. Porte-parole des opprimés, il obtient le Prix Nobel de littérature en 1957 à Stockholm. Alors qu’il reçoit son Prix, un étudiant l’interroge sur le caractère juste de la lutte pour l’indépendance menée par le F.L.N. Il répond : « Si j’avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Une phrase qui choque les militants anticolonialistes. Mais il vénérait sa mère qui vivait dans un quartier d’Alger exposé aux bombardements.

 

Le quotidien algérien El Watan a retracé le parcours du Prix Nobel. Le journaliste Bélaïde Abane y a signé un pamphlet intitulé : « Camus : entre la mère et la justice ». Selon lui, l’écrivain pied-noir ne s’est « jamais débarrassé de ses réflexes primaires bien enracinés dans son inconscient colonial. » Beaucoup sont ceux qui trouvent que son positionnement reste ambiguë. Le problème était que le pied-noir qui critiquait le colonialisme n’a jamais pris parti dans le F.LN, dont il dénonçait les actes « terroristes ».

 

Albert Camus reste de ceux qui ont le mieux écrit l’Algérie. Il écrivait son pays avec le regard nostalgique d’une époque qui n’existait plus. Humaniste, l’écrivain a choisi de rejeter les idéologies. Alors qu’en France on se demande si la place de Camus est au Panthéon, l’écrivain Yazid Haddar écrit qu’elle est au cimetière d’Alger. « Camus est algérien car il a connu la misère comme tout Algérien », estime-t-il. En Algérie, c’est son appartenance au pays qui est aujourd’hui questionnée. Un sujet qui y restera problématique tant que la mémoire de la colonisation et de la Guerre d’indépendance sera sensible.

mardi, 05 janvier 2010

Avatar rapporte un milliard de dollars en 17 jours

Créé le 05.01.10 par 20minutes.fr



Avatar rapporte un milliard de dollars en 17 jours
Avatar rapporte un milliard de dollars en 17 jours/Gizmodo.fr


Apparemment, son budget de production de 300 à 500 millions de dollars est bien remboursé.

Actuellement, avec plus d’un milliard de dollars de ventes dans le monde, Avatar est déjà le troisième plus gros film de tous les temps. A ce train là, il pourrait bien battre le record de Titanic et son 1,8 milliards de dollars. [Inquirer via Techie via boingboing]


Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

samedi, 02 janvier 2010

Quand l’alcool coule à flot

Boulaouane, Tchoukoutou, Sodabi…font sensation sur le continent africain



Au Togo comme au Maroc, l’alcool trouve toujours ses adeptes. Le vin, la bière et les eaux de vie sont de tous les événements : mariages, rituels ou simples réunions entre amis. Afrik.com vous invite à découvrir quelques breuvages qui plaisent sur le continent.

Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article

mercredi 30 décembre 2009 / par Stéphanie Plasse


Qu’on se le dise, le réveillon de la Saint Sylvestre sera arrosé. Au programme : vins, bières et tord-boyaux en tout genre… Frileux s’abstenir !


Histoires de vin

Contrairement aux idées reçues, les pays musulmans ne sont pas les derniers en matière d’alcool. En Afrique du Nord, le Maroc et l’Algérie produisent à, eux deux, 2,6 millions d’hectolitres de vin (chiffres 2008). La production viticole y a des racines antiques même si elle s’est accrue durant la colonisation française. Grâce à leur climat, les deux pays ont pu cultiver la vigne. Blanc, rouge, rosé, il y en a pour tous les goûts. Le classique Boulaouane dans la région du Gharb et les incontournables vieux vignobles El Djadida et Demnate au sud de Casablanca, font la réputation du royaume chérifien. L’Algérie n’a rien à envier à son voisin. Ce pays fournit toute une gamme de vins pouvant se classer en quatre catégories : vins de plaine, de coteaux, de montagne et de liqueur. Les plus téméraires se dirigeront vers les vins de Darha très alcoolisés (15 degrés), tandis que les fine bouches dégusteront des Coteaux de Mascara bien frais. Une autre boisson à la cote en Afrique : le vin de palme. Cet alcool est fait de sève de palmier par fermentation naturelle. Lorsqu’il vient d’être récolté, il est de couleur blanche et laiteuse, doux et plutôt sucré. Vin caméléon, cette boisson, après quelques heures de fermentation supplémentaires, devient pétillante, parfois un peu âpre et prend une teinte plus foncée.


Sers-moi une bière !

S’il est un alcool qui fait l’unanimité en Afrique, c’est bien la bière à base de houblon. Au Bénin, au Congo, au Mali ou au Sénégal, on ne compte plus les marques de ce liquide jaunâtre et gazeux. Les populations raffolent de la Primus, de la Castel et de la Skol. Au Kenya, La Obama remporte tous les suffrages. Dans ce pays on n’a en efet pas hésité à baptiser une bière du nom du président américain, Barack Obama. Autrefois appelée La sénateur, elle a été rebaptisé après son élection, un bon moyen de se faire de la publicité. La Tchoukoutou au Togo, est de toutes les soirées arrosées. « Le lendemain, après avoir bu de cette bière, on a l’impression d’avoir un train qui roule dans la tête en faisant « tchoukoutou, tchoukoutou, … ! », confie un aficionado de cette boisson. Cette bière de mil peut être claire ou épaisse et son goût peut varier en fonction des méthodes de fabrication.


Les tord-boyaux

Les degrés augmentent et le rythme cardiaque s’accélère. Place aux alcools forts ! Le Sodabi, l’eau de vie "made in Bénin" doit son nom à son inventeur, M. Sodabi, qui a eu l’ingénieuse idée de préparer ce précieux liquide en faisant fermenter de la sève de palmier à huile avant de la distiller. Il n’y a pas de rites vaudou, de cérémonies qui ne se fassent sans consommation de Sodabi, rappelait le quotidien Le Bénin aujourd’hui. C’est dans la région septentrionale que la consommation est la plus forte. On ne compte plus les commerçants qui ont fait fortune grâce à ce commerce. Mais, sa fabrication continue d’être artisanale. Aucun producteur économique ne s’est encore lancé dans une production industrielle à grande échelle. Les clients peuvent se rassurer, ils continueront à payer leur boisson préférée à 50 francs CFA ( à quelques francs près), le verre, soit 0,07 euros.


L’alcool distillé Akpeteshi, connu au Ghana et appelé aussi Koutoukou en Côte d’Ivoire, fait également fureur. Certains consommateurs avisés n’hésitent pas à vanter sa puissance. « Cette boisson est tellement forte qu’elle peut brûler un papier », explique un adepte ghanéen. Dans la série des alcools qui réchauffent le Schnaps, une eau de vie venue des régions germanophones. Cette boisson transparente, distillée à partir de céréales, de racines ou de fruits, est présente lors des cérémonies.


Après cette liste non exhaustive des alcools présents sur le continent africain, il est sage de rappeler que ces boissons sont à consommer avec modération !

lundi, 28 décembre 2009

Les films de la semaine : amours orageuses, dictature... et "merditude"

28 décembre 2009 - Par lexpress.fr


Les amours orageuses de deux créateurs dans "Coco Chanel et Igor Stravinsky", une dictature roumaine souvent ubuesque évoquée par les "Contes de l'âge d'or" ou encore de cocasses tontons buveurs, héros de "La merditude des choses", sont à découvrir cette semaine dans les salles obscures.
Les amours orageuses de deux créateurs dans "Coco Chanel et Igor Stravinsky", une dictature roumaine souvent ubuesque évoquée par les "Contes de l'âge d'or" ou encore de cocasses tontons buveurs, héros de "La merditude des choses", sont à découvrir cette semaine dans les salles obscures.


"Le Siffleur" de Philippe Lefebvre (France, 1H27) avec François Berléand, Thierry Lhermitte, Sami Bouajila, Fred Testot, Virginie Efira, Clémentine Célarié.
"Le Siffleur" de Philippe Lefebvre (France, 1H27) avec François Berléand, Thierry Lhermitte, Sami Bouajila, Fred Testot, Virginie Efira, Clémentine Célarié.


"La merditude des choses" de Felix Van Groeningen (Belgique, 1H47) avec Kenneth Vanbaeden, Valentijn Dhaenens, Koen De Graeve, Wouter Hendrickx.
"La merditude des choses" de Felix Van Groeningen (Belgique, 1H47) avec Kenneth Vanbaeden, Valentijn Dhaenens, Koen De Graeve, Wouter Hendrickx.




AFP - Les amours orageuses de deux créateurs dans "Coco Chanel et Igor Stravinsky", une dictature roumaine souvent ubuesque évoquée par les "Contes de l'âge d'or" ou encore de cocasses tontons buveurs, héros de "La merditude des choses", sont à découvrir cette semaine dans les salles obscures.


- "Coco Chanel et Igor Stravinsky" de Jan Kounen (France, 1H58) avec Mads Mikkelsen, Anna Mouglalis, Elena Morozova, Natacha Lindinger, Grigori Manoukov.


Jan Kounen ("Doberman", "Blueberry", "99 Francs"...) raconte les amours brèves et orageuses entre deux légendes de la musique et de la mode, qui chacune à sa manière ont révolutionné leur époque. Paris 1913. La création du "Sacre du printemps" composé par Igor Stravinsky, donne lieu à l'un des plus fameux scandales de l'histoire de la musique, avec empoignades entre spectateurs, sifflets et hurlements couvrant la musique. Coco Chanel y assiste, elle est subjuguée. Sept ans plus tard, Stravinsky désargenté accepte de venir habiter chez elle avec femme et enfants. Ils deviennent amants. "Coco Chanel et Igor Stravinsky", qui n'évite pas quelques longueurs, part de cet amour pour mettre en parallèle le processus de création - musicale pour Igor, d'un parfum pour Coco.


- "Accident" de Soi Cheang (Chine, 1H29, titre original "Yi ngoi") avec Louis Koo, Richie Chen, Shui-Fan Fung, Michelle Ye, Lam Sujet, Alexander Chan. "Accident" suit un jeune homme à l'air sérieux (Louis Koo), tueur professionnel d'une astuce remarquable, surnommé Le Cerveau. Entouré d'acolytes aux profils divers, il met au point avec une extrême précision des assassinats indétectables par la police, déguisés en accidents de la circulation dans les rues animées de quartiers populaires de Hong Kong. Lorsque sa femme trouve elle-même la mort au volant de sa voiture, Le Cerveau part à la recherche de coupables. Un bon thriller hongkongais produit par le maître du polar Johnnie To, dont le scénario multiplie les fausses pistes et les rebondissements. Distillant une pointe d'humour noir ici ou là Soi Cheang, 37 ans, renouvelle le genre en transformant un inoffensif cerf-volant ou une banale bouche à incendie en armes létales, et détaille par un fascinant travail de montage la cascade d'événements qui provoquent la mort des victimes. En compétition à la dernière Mostra de Venise, "Accident" a séduit.


- "Le Siffleur" de Philippe Lefebvre (France, 1H27) avec François Berléand, Thierry Lhermitte, Sami Bouajila, Fred Testot, Virginie Efira, Clémentine Célarié. Armand Teillard coule une préretraite dorée sur la Côté d'Azur. Tous les midis, il a sa table réservée à l'Aline Roc, un endroit de rêve face à la mer tenu par un couple de restaurateurs ami. Hélas le promoteur Zapetti, bien nommé semble-t-il, s'intéresse à l'affaire afin d'y construire un complexe hôtelier. Et pour parvenir à ses fins, il distribue généreusement pots-de-vin aux élus et intimidations musclées aux autres. Armand va-t-il laisser faire ? Certainement pas, mais il devra recourir à son jumeau. Un double bien différent qui se fait appeler Maurice Le Siffleur.


- "Le Bel âge" de Laurent Perreau (France, 1H37) avec Michel Piccoli, Pauline Etienne, Eric Caravaca, Marie Kremer, Clément Roussier. Grand-père discret et maladroit face à sa petite fille renfrognée qu'il héberge, Michel Piccoli joue avec Pauline Etienne un duo conflictuel dans ce premier long métrage de Laurent Perreau, aussi juste que délicat. "Le bel âge", qui s'appelait initialement "L'insurgée", évoque à touches à peine effleurées une relation entre deux solitudes forcées de cohabiter. Pour cette deuxième expérience au cinéma, la jeune actrice a obtenu le prix d'interprétation féminine au Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz.


- "Contes de l'âge d'or" de Cristian Mungiu, Razvan Marculescu, Hanno Höfer, Constantin Popescu et Ioana Uricaru (Roumanie, 1H18, titre original "Amintiri din epoca de aur"). L'absurdité des situations créées par la dictature communiste de Nicolae Ceausescu en Roumanie est au coeur des "Contes de l'âge d'or", un ensemble de quatre courts-métrages ubuesques écrits et produits par le cinéaste Cristian Mungiu, Palme d'or à Cannes en 2007 pour "4 mois, 3 semaines et 2 jours". Particulièrement réussie, "La légende de la visite officielle" raconte la préparation du passage d'un convoi officiel dans un village repeint et repavé pour l'occasion. S'agissant d'une oeuvre collective, aucun des courts-métrages n'est attribué à un réalisateur en particulier.


- "La merditude des choses" de Felix Van Groeningen (Belgique, 1H47) avec Kenneth Vanbaeden, Valentijn Dhaenens, Koen De Graeve, Wouter Hendrickx. Ils ont le rire et le cheveu gras, pissent leur bière partout et roulent à poil sur des vélos. Ce sont les Strobbe, une famille de truculents flamands mise en scène dans ce cocasse long métrage de Felix van Groeningen, adapté du roman "The Misfortunes" publié en 2006 par Dimitri Verhulst. Dans les années 1980 en pays flamand, le narrateur, Gunther, évoque son adolescence, quand il partageait une maison avec sa grand-mère, son père et ses trois oncles. Ce sont les Strobbe, grandes gueules braillardes connues dans tous les bistrots du village "Trou-Duc Les Oyes".


- "Cracks" de Jordan Scott (Grande-Bretagne, 1H44) avec Eva Green, Juno Temple, Maria Valverde, Imogen Poots, Ellie Nunn. Dans un pensionnat britannique pour jeunes filles, Di et ses camarades s'adonnent à des jeux parfois cruels, encouragées par leur professeur Miss G, qu'elles idolâtrent. Un jour une nouvelle élève parvient à captiver Miss G, mais cette dernière échoue à prendre de l'ascendant sur la jeune aristocrate espagnole. La fureur de Miss G aura de graves conséquences.


- "Esther" de Jaume Collet Serra (Etats-Unis, 2H02, titre original "The orphan", interdit aux moins de douze ans) avec Isabelle Fuhrman Vera Farmiga, Peter Sarsgaard. Après avoir perdu l'enfant qu'elle portait, Kate est hantée par des cauchemars. Avec son compagnon John, elle décide alors d'adopter un enfant. Ce sera Esther, une fillette chez qui Kate découvre bientôt des comportements étranges.


- "Plein sud" de Sebastien Lifshitz (France, 1H27) avec Léa Seydoux, Yannick Renier, Nicole Garcia, Théo Frilet, Pierre Perrier. C'est l'été, Sam âgé de 27 ans file vers le sud au volant de sa voiture, en compagnie d'un frère et une soeur rencontrés sur la route, Mathieu et Léa. Léa est belle, et elle aime les hommes, tout comme Mathieu. En route pour l'Espagne, le trio va s'affronter, s'aimer.


- "Treeless Mountain" de So Yong Kim (Corée du Sud, Etats-Unis, 1H20) avec Hee Yeon Kim, Song Hee Kim, Soo Ah Lee. Une fillette de six ans, Jin, vit avec sa mère et sa soeur Bin dans un appartement inconfortable de Séoul. Quand leur mère part à la recherche du père dont elle est séparée, elle confie ses filles à une tante, dans une petite ville. Lorsque celle-ci perd sa maison, Jin et Bin doivent partir chez leurs grands-parents, à la campagne.

Click here to find out more!

Musique : Manou Gallo, l’artiste aux 400 concerts mondiaux, méconnue dans son pays.

lundi 28 décembre 2009 - Par Fraternité Matin
Manou
de Fraternité Matin
Manou Gallo, l’artiste aux 400 concerts mondiaux est méconnue dans son pays.

Vous faites partie du trio de dames qui vont jouer le 2 janvier à la «Nuit des étoiles» au Palais de la culture. Quels commentaires ?

C’est toujours un plaisir de venir jouer dans son pays. Surtout que je n’ai jamais fait officiellement de concert en Côte d’Ivoire. C’est un honneur pour moi de participer à ce plateau qui date de longtemps. Ça sera également une occasion pour moi de montrer ma musique au public et singulièrement aux dames. Je suis donc contente d’être là.

Avez-vous une idée précise de la «Nuit des étoiles» et qu’allez-vous proposer de particulier au public ivoirien pour ce premier contact ?

C’est un beau plateau qui consacre la gent féminine sur le plan musical. Je me souviens que j’ai assisté, il y a longtemps, à cette «Nuit des étoiles». Je pense que les choses évoluent avec une nouvelle génération.

Vous dégagez de l’énergie sur les scènes à l’extérieur lors de vos spectacles. N’avez-vous pas d’appréhensions pour ce premier contact avec le public ivoirien qui est tout aussi difficile et exigeant ?

Je ne fais pas une musique commerciale. Je me considère comme une instrumentiste. Peut-être que c’est parce que je viens de la vieille école. Pour moi le plus important et l’essentiel, c’est qu’on reconnaisse le talent d’un artiste. tre une star juste pour le plaisir ne m’intéresse donc pas. Un artiste doit prendre tout le temps pour bien se faire connaître par un travail bien fait. Une fois qu’il est connu, c’est pour l’éternité. C’est l’exemple des artistes comme Manu Dibango. J’ai envie d’être dans cette posture. C’est vrai qu’on n’est pas très connu ici. Mais, ce n’est pas ce qui m’importe.

Ce qui est important chez moi, c’est le message que je véhicule et l’image que j’ai envie de donner de la femme africaine. C’est une occasion pour le public de venir me découvrir sur scène le 2 janvier. Cela dit, c’est sûr que j’aurai le tract parce que j’ai mes amis et ma famille qui certainement seront dans la salle. Mais, je sais être professionnelle. Je viens d’une tournée qui m’a conduite à Haïti, au Guatemala et au Canada ; j’essayerai à mon humble niveau d’être professionnelle.

Qu’est-ce qui fait votre force aujourd’hui sur le plan international ?

C’est mon originalité. Aujourd’hui, les choses changent. Il y a tellement de concurrence. Mais, on arrive à se faire une place au soleil avec ce que nous avons de plus profond en nous-même. Je suis une femme du rythme. J’ai eu la chance d’avoir un don que j’essaie d’exploiter.

Votre passage au village Ki-yi vous a-t-il aidé dans ce sens ?

Certainement. J’ai fait trois ans au village Ki-yi après le groupe Woya, ensuite j’étais au groupe Zap Mama. Je pense que tout cela me permet de faire ma musique. La base de ma colonne vertébrale, ce sont les rythmes.

Comment votre intégration s’est faite dans le monde du showbiz international ?

Je suis allée au départ en Europe pour faire l’audition avec Zap Mama. J’ai tourné avec ce groupe pendant six ans dans le monde entier. Je pense qu’il y a des cycles dans la vie. Il y a eu les cycles du Village Ki-yi, de Woya, etc. Je préparais mes morceaux et Dieu a fait que j’ai eu un premier concert à Bruxelles dans des clubs de jazz. Tout est parti comme ça. J’ai donc fait mon premier album. Ma force ou mon arme est ma guitare bass. Aujourd’hui, on parle de moi un peu partout.

Faut-il forcément se faire parrainer ou appartenir à des réseaux avant d’éclore en Occident ?

Il y a deux musiques. La musique commerciale où il n’y a que des vendeurs de disques qui sont milliardaires. Et nous. Nous sommes musiciens et jouons tous les soirs dans les clubs de jazz, les festivals. Je ne fais donc pas partie du gros bazar.

A vous entendre, tout baigne pour vous à Bruxelles…

Non, pas du tout. Je suis une musicienne qui essaie de gagner sa vie avec ce qu’elle fait. Le plus important pour moi, c’est que les gens retiennent mon nom en tant qu’une grande musicienne quand j’aurai 70 ans et plus. J’ai été formée. Mon rôle également est de transmettre ce que j’ai appris. Je ne suis pas dans les grosses machines en cherchant à être à tout prix une grande star internationale.

Récemment, vous avez joué dans une pièce de théâtre avec une Rwandaise. Voulez-vous abandonner la musique pour les planches ?

Il s’agit d’une pièce qui s’intitule «La femme fantôme.» Cette pièce parle d’une femme africaine dont la famille a été décapitée au cours des événements au Rwanda qui émigre en Angleterre.

Elle déchante parce qu’elle se rend compte que l’Occident n’est pas ce qu’on a décrit dans les livres. Il y existe des camps de réfugiés, des difficultés de tous ordres. C’est une pièce émouvante dont j’ai pris le plaisir à jouer avec Karen Kemevera. Nous avons tourné avec cette pièce pendant un an. D’ailleurs, cette année, je suis allée au Rwanda jouer la pièce. Je suis une femme engagée. Sans le voir depuis Divo, j’ai bousculé des rangs.

Vous travaillez souvent avec le musicien Manu Dibango. Où en êtes-vous avec vos projets ?

Manu Dibango est mon «père.» Il fait partie effectivement de ceux qui me donnent le courage et la force de continuer la musique. Il m’a invitée à la célébration de ses quarante ans de carrière.

Nous avons joué ensemble. Il est formidable. Je passe toujours de bons moments avec lui. Il m’a parlé de son prochain album. J’espère qu’on le fera ensemble.

A quand votre prochain album ?

Je viens juste d’enregistrer un album pendant l’Eté qui va sortir début 2010. J’ai envie qu’il sorte en Europe au même moment qu’en Côte d’Ivoire.

Quels sont les thèmes que vous abordez et votre programme des tournées ?

Chaque fois que je viens en Côte d’Ivoire, je fais un tour à Port-Bouët pour voir les enfants atteints du Vih/sida. J’ai donc composé un morceau «espoir» que je chante en duo avec la Burundaise Kadjannin. L’album est un voyage à travers funk, reggae, jazz, blues, etc. Un album que j’ai moi-même arrangé. Pour l’actualité, je pars à Budapest faire un album avec un groupe avec qui j’ai l’habitude de jouer. Ensuite, je joue au «Cabaret sauvage» à Paris avec Angélique Kidjo. J’ai également une tournée en Hollande.

N’avez-vous pas peur de la piraterie qui sévit en ce moment ?

Mon souhait est que mon album sorte ici. Même si ce n’est pas une musique commerciale. Les Ivoiriens écoutent aujourd’hui toutes les musiques. Je pense qu’il leur suffit de comprendre mon univers musical. J’espère sortir l’album en Europe et en Côte d’Ivoire malgré la piraterie.

Que pensez-vous de la musique ivoirienne, notamment du coupé décalé qui cartonne dans les boîtes de nuit du monde entier ?

Il y a beaucoup de mélanges dans la musique avec des styles variés. J’aime beaucoup le Zouglou parce que je trouve les textes assez poignants. Je ne comprends pas trop le feeling du coupé décalé. Par contre, il y a des morceaux qui déchirent par moments. Etant donné que c’est un phénomène, il marche fort un peu partout.


Récemment, vous avez été distinguée au Kenya. Comment avez-vous vécu ces moments ?

Je ne savais pas que j’avais un prix. J’avais un concert dans ce pays. Et c’est aux pas de course que je suis allée jouer là-bas. Ce prix m’a permis de représenter la Côte d’Ivoire au plus haut niveau. Je représente le pays partout. J’ai rencontré Wyclef et nous sommes en train de travailler sur un gros projet. Quand on sera prêt, on vous informera.

Quel est votre sentiment avec la distinction de Dobet Gnahoré aux Grammy Awards ?

Je trouve cela génial. Elle a commencé au village et je pense que tout va bien se passer pour elle.

On joue ensemble le 2 janvier à Abidjan. C’est également probable qu’on joue ensemble à Bruxelles. Nous avons des styles différents. J’avoue que je suis très heureuse pour elle. Car elle est dynamique et a du talent. On ne fait qu’avancer. On ne peut plus régresser.

Interview réalisée par Issa T.Yéo

Timimoun : l’oasis rouge s’ouvre au tourisme

Reportage vidéo exclusif : Point Afrique lance un vol hebdomadaire Paris-Timimoun



Voici que sonne l’heure du réveil de Timimoun l’endormie, en bordure du grand erg occidental saharien, oasis rouge couverte de hauts palmiers nourris au goutte à goutte par le ruissellement précis des antiques fogaras. Joaquim Afoutni accompagnait pour Afrik.com, avec sa caméra, le vol inaugural Paris-Timimoun organisé par la coopérative de voyage Point-Afrique... Vol exceptionnel et images uniques diffusées en exclusivité sur AFRIK.COM !

Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article
samedi 26 décembre 2009 / par Joakim Afoutni, Khaled Elraz


Timimoun est née d’une rencontre magique : l’affleurement de très anciennes nappes d’eaux souterraines, et la forte pente bordant l’immense plateau du Tadmait à l’extrémité duquel elle est construite, dominant le déferlement des premières dunes de cette immense mer de sable que constitue le grand erg occidental du Sahara...


Le génie des hommes du désert a ensuite fait fructifier cette situation géologique exceptionnelle : un réseau de captage des eaux souterraines a été conçu, qui les conduit précisément jusqu’au bord du plateau, où une astucieuse répartition en assure le partage équitable et optimal. De minuscules canaux dirigent vers chaque parcelle de terrain, vers chaque terrasse aménagée, vers chaque jardin, cette eau précieuse et rare qui soudain fait verdir le sable rouge.


Un reportage exclusif de Joaquim Afoutni pour AFRIK.COM


L’oasis rouge enfin accessible

L’initiative de la coopérative de voyages Point-Afrique, accoutumée aux défis aériens sur le continent , qui consiste à ouvrir une nouvelle route régulière Paris-Marseille-Timimoun, avec un vol par semaine en hiver, répond parfaitement aux attentes du Ministère du Tourisme algérien, qui souhaite de son côté promouvoir un tourisme original, écologique, respectueux de l’environnement et acteur d’un développement durable pour les régions concernées.


Pour Timimoun, espace naturel et humain fragile qui ne connaissait plus le tourisme depuis plusieurs décennies, il ne s’agit pas en effet de voir déferler les cars de voyageurs japonais qui envahissent les haut lieux touristiques occidentaux. Il s’agit simplement de recevoir, dans une vieille tradition d’hospitalité et de respect mutuel, des voyageurs désireux de découvrir un mode de vie, un patrimoine, un habitat, des richesses naturelles et humaines à la fois, le tout dans un équilibre subtil entre nature, culture, populations d’origines croisées...


Un vol inaugural empli de personnalités

Le premier avion du Point-Afrique à se poser sur la piste de l’aéroport de Timimoun délivra au coeur du désert rouge une liste de passagersfrançais exceptionnelle : outre Hervé Bourges et son épouse, on reconnaissait Jean-François Kahn, éditeur de l’hebdomadaire Marianne, Sylvie Brunel, Professeur à la Sorbonne, Philippe Chazal, ancien Directeur général de la chaîne Histoire et de FRANCE 4, désormais directeur à ARTE, où travaille également son épouse Véronique Lamanière, mais aussi Rachid Arhab, désormais membre du CSA, Fahim Benchouk, responsable d’une des antennes de Radio France, Le Mouv, Adile Farquane, animateur vedette de BEUR FM à Paris, Gérard Grinsbeck, rédacteur en chef à FRANCE 2, Alain Vautier, Directeur d’Antenne de FRANCE 2, Mohamed Benjebbour, Directeur des Publics à l’établissement public du Parc et de la Grande Halle de La Villette, Olivier Zegna Rata, Directeur des Relations extérieures de CANAL+ et son épouse Isabelle Ulmann, avocat au barreau de Paris, Farid Merabet et Joakim Afoutni, respectivement Délégué général et Rédacteur en chef d’AFRIK.TV, nouvelle agence de news audiovisuelles en cours de gestation dans l’orbite d’AFRIK.COM, sans oublier Anne Durupty, directrice générale adjointe du Centre National du Cinéma français (CNC), l’acteur français d’origine lyonnaise Salim Kechiouche, la journaliste Martine Gozlan, le publicitaire Ali Guessoum (Agence Sansblanc) ou encore Pascal Josèphe, ex directeur général chargé des antennes de FRANCE TELEVISION, aujourd’hui Président du Cabinet IMCA.


L’Afrique algérienne ou l’Algérie africaine ?

Tous étaient là pour découvrir cet autre visage de l’Algérie : sa face africaine. Les habitants des tribus nomades du Sahara algérien sont en effet des berbères noirs, cousins des Touaregs et des habitants des autres grands pays sahéliens que sont le Niger, le Mali, la Mauritanie... L’architecture de terre séchée de Timimoun est parente de l’architecture de Tombouctou ou du Pays dogon, elle ressemble à celle du nord du Niger ou encore du Soudan. En marchant dans les ruelles de Timimoun inondées de soleil et séchées par le vent du désert, on ne peut s’empêcher de se sentir profondément en Afrique.


L’Algérie noire et fière est là, à la fois différente et semblable de l’Algérie des côtes méditerranéennes, inspirée par d’autres sources musicales, nourries d’autres influences culturelles. Elle apparaît soudain au détour d’une ruelle, joyeuse ou sentencieuse, toujours fraternelle.


Contre le réchauffement climatique : le développement durable

 

C’est dans cet esprit que se développent aujourd’hui des infrastructures hotelières légères, conçues en accord avec les moyens et les besoins de l’Oasis, de manière à accueillir les touristes venus à la découverte de cette région du Gourara dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Elles viennent compléter le potentiel du vieil hôtel Gourara dessiné et construit par l’architecte Fernand Pouillon, qui se fond dans la Palmeraie tout en offrant sur la vallée sèche et le moutonnement infini du désert une vue à couper le souffle.

 

Unanime conclusion de ces trois jours étonnants à Timimoun : il faut y revenir, seul, en couple, en groupe, entre amis, pour profiter de ce que le Gourara peut nous dire, aujourd’hui, en termes de respect de l’environnement et de développement durable, que ce soit sur les effets du réchauffement climatique ou la nécessité d’une parfaite gestion des ressources en eau du globe...


Musicien du Gourara

Les créneaux du Fort de Timerkhout
Véronique Lamanière, Salima et Salim Kechiouche, Philippe Chazal

Rachid Arhab et Hervé Bourges

Pascal Josèphe et Olivier Zegna Rata à Timerkhout

L’oasis de Timimoun et le Gourara

Les dunes du grand erg occidental

Le retour du jazzman Aznavour

Une autobiographie et un disque


A peine un an après l’album Duos, le fringuant octogénaire sort Charles Aznavour & the Clayton-Hamilton Jazz Orchestra, mais aussi un nouveau livre à la première personne.


La retraite ? Non, Charles Aznavour ne s’y résout décidément pas. Il vient de sortir A voix basse, nouveau livre à la forme singulière : mi-autobiographie, mi-livre de conseils aux jeunes artistes. Avec une franchise parfois saisissante, il dévoile ses doutes et ses certitudes, les erreurs qu’il a commises dans sa carrière et les décisions dont il a la conviction qu’elles lui ont permis d’atteindre ce statut unique dans la chanson française d’aujourd’hui.


Mais ce n’est pas un ancêtre isolé sur son Olympe qui parle dans A voix basse : Aznavour continue de travailler. Il a ainsi fait une nouvelle fois le voyage vers l’Amérique, à la rencontre du Clayton-Hamilton Jazz Orchestra, dans des studios de Los Angeles où Nat King Cole, Frank Sinatra, Louis Armstrong ou Ella Fitzgerald enregistrèrent avant lui. Au générique, quelques guest stars dont les noms sont familiers aux jazzophiles, comme les chanteuses Dianne Reeves et Rachelle Ferrell ou le pianiste Jacky Terrasson. Evidemment, il reprend quelques-uns de ses classiques comme La Bohème, Comme ils disent ou Le jazz est revenu, mais aussi des chansons plus rares, voire inconnues du grand public, comme Des amis des deux côtés ou Je n’oublierai jamais.


Avec ce big band aux accents très fifties, Aznavour bénéficie du plus moelleux tapis swing qui soit, des instrumentistes au dynamisme infatigable venant tresser avec lui un jazz élégant mais tout confort. Rarement, d’ailleurs, il n’a disposé d’une si généreuse matière pour jouer de tous les décalages et déhanchements de la musique dont il fit son miel de jeune chanteur, il y a quelques dizaines d’années. Un peu comme le Frank Sinatra de la maturité, il swingue avec une économie de moyens étonnante, sans éprouver le besoin de la démonstration et de l’éclat. En même temps que l’édition de ses sentences d’artiste d’expérience, voici une démonstration par l’exemple du savoir-faire d’un maître en chanson.


Viens fais-moi rêver

par CHARLES AZNAVOUR

Charles Aznavour Charles Aznavour & the Clayton-Hamilton Jazz Orchestra (Capitol / EMI) 2009
Charles Aznavour A voix basse (Don Quichotte / Le Seuil) 2009

Bertrand  Dicale

«Avatar», LE film du moment

Créé le 28.12.09 par 20minutes.fr



Avatar, le film événement de James Cameron
Avatar, le film événement de James Cameron/20TH CENTURY FOX

 

CINEMA - Le film truste la première place du box-office français et vient de signer un nouveau record de recettes aux Etats-Unis...




Le buzz Avatar a bien pris. Déjà encensé par les critiques, pour qui le nouveau film de James Cameron est un tournant technologique majeur du 7e art, Avatar truste la première place du box-office français et vient de signer un nouveau record de recettes aux Etats-Unis.



Un billet sur deux


En France, le film a attiré 2,6 millions de spectateurs (2.648.596 précisément) lors de sa première semaine d’exploitation, du 16 au 23 décembre. Soit la moitié des billets vendus dans l’Hexagone cette semaine-là, avec une moyenne spectaculaire de 3.648 spectateurs par copie dans les 726 salles où le film est distribué, selon les chiffres fournis jeudi dernier par CBO Box-office. La majorité des entrées (65%) ont été enregistrées lors de projections en 3D relief, avec des lunettes spéciales, donc, point fort et principale curiosité du film.


Rien qu’aux Etats-Unis, le film a engrangé 75 millions de dollars (52,1 millions d'euros) lors du seul week-end de Noël, de vendredi à dimanche. Un coup de force qui propulse ce week-end, traditionnellement l’un des plus rentables pour l’industrie du cinéma, vers un nouveau record de recettes, avec 278 millions de dollars (193 millions d’euros). Le précédent record était détenu par celui du week-end de sortie de «Dark Knight, le chevalier noir», qui avait rapporté 253 millions de dollars (176 millions d’euros), en juillet 2008.


Vers le milliard?


Le succès d’Avatar ne devrait pas se démentir. Pour les seuls Etats-Unis, le film a amassé, en dix jours seulement, 212 millions de dollars (147 millions d'euros). Tabler maintenant sur un milliard au niveau mondial ne paraît pas trop présomptueux. «Ce truc va passer et repasser, je vous le prédis», affirme le distributeur Bert Livingstone. En France, le film doit rester à l’affiche jusqu’à la mi-janvier, selon Le Parisien. Son succès pourrait toutefois inciter son distributeur à prolonger son exploitation. Donc rapporter encore plus.


D’autant que le film affiche un tarif supérieur à celui pratiqué habituellement. Pour le découvrir en 3D dans l’une des salles équipées, il faut ainsi débourser en moyenne 3 euros de plus (12,90 euros au MK2 Odéon, 12,40 euros à Gaumont Aquaboulevard et 13,40 euros pour Pathé Wepler, trois salles de Paris). Un filon juteux.

S. C.

Rencontres artistiques et culturelles Sya Ben : Un tremplin pour les artistes

lundi 28 décembre 2009

Depuis samedi 26 décembre 2009, la ville de Sya vibre au rythme d’un nouveau festival dénommé « Rencontres artistiques et culturelles Sya Ben ». C’est le ministre Soungalo Ouattara, parrain dudit festival qui a donné le top de départ des festivités à la place de la Mairie.


Pendant quatre jours, du 26 au 29 décembre 2009, les populations de Bobo-Dioulasso se sentiront un peu dans l’atmosphère de la Semaine nationale de la culture (SNC). En effet, des troupes venues d’autres villes du Burkina (Ganta de la Gnagna et Todan de Toma) et de la France (Percu d’Annemasse et théâtre de Nanterre) ainsi que celles de la ville assureront des animations sur plusieurs plateaux.


Un avant-goût a été donné au public à la cérémonie d’ouverture avec la prestation de Djiguiya, Ganta et Todan qui a émerveillé plus d’un festivalier. Initiative conjointe du Collectif des artistes de Bobo-Dioulasso, le festival « Sya Ben » est, selon ses initiateurs, un tremplin pour accompagner les jeunes artistes et leur donner la possibilité de présenter leurs œuvres.


« Se positionnant comme un moment artistique fort, le festival pose des interrogations sur les nouveaux enjeux et les pistes d’un développement durable, permettant aux artistes de jouer pleinement leur rôle de régulateur social », a déclaré le représentant des artistes, Moussa Sanou.


Toujours de l’avis des promoteurs, Sya Ben apparaît comme le moyen le plus sûr d’associer les forces de la région autour d’un projet culturel crédible. Ils ont donc invité les Bobolais à s’approprier le festival. La programmation de la toute première édition a mis l’accent sur les artistes et groupes d’artistes œuvrant dans le domaine des productions innovantes, qui s’inscrivent dans une perspective alliant tradition et modernité.


Ces artistes programmés donneront à voir leur savoir et leur savoir-faire à la place de la Mairie, sur le plateau de la SNC et au Centre culturel français Henri Matisse. Au-delà des prestations artistiques, le festival donnera l’occasion aux festivaliers de découvrir les richesses touristiques des régions des Hauts-Bassins et des Cascades. Il est également, prévu une rencontre professionnelle autour du thème « Le développement culturel local : quels enjeux ? ».


La première adjointe au maire de Bobo-Dioulasso et le parrain du festival Soungalo Ouattara ont tous les deux salué l’initiative qui, selon eux, contribuera à conforter la réputation de capitale culturelle de Sya. « Vous rendez ainsi un grand hommage à vos devanciers comme Tidiane Coulibaly, Adjara Cissé, en organisant une telle manifestation », a dit Soungalo Ouattara à ses filleuls. Il a ajouté que la réussite de l’organisation d’une telle manifestation est le signe avant-coureur que Bobo-Dioulasso réussira l’organisation du cinquantenaire.


M. Ouattara a enfin, rassuré les promoteurs quant à sa volonté à accompagner toutes les initiatives concourant au développement de la région. La cérémonie de clôture prévue pour le 29 décembre 2009, au théâtre de l’Amitié connaîtra la participation du groupe Yéleen, des artistes musiciens tels Adama Dramé, Sissao et Diabaté. En attendant, le public peut suivre des spectacles de théâtre, de danse et de musique sur les différents sites retenus.


Clarisse HEMA

Sidwaya

Toutes les notes