mardi, 05 janvier 2010

CHILI

Le cours du cuivre flambe par une grève dans une mine au Chili



L'entrée du complexe de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde, dans le désert d'Atacama au Chili.
Reuters / I. Alvarado




Par RFI

 

Depuis lundi 4 janvier la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert, Chuquicamata, est paralysée. Ses mineurs sont en grève. Après seulement une journée de grève, le cours du cuivre a atteint son niveau le plus haut en 17 mois. La société publique Codelco qui gère le site estime ses pertes à 8 millions de dollars par jour de grève. Les mineurs réclament leur part en salaire de la récente hausse du cours du cuivre ainsi que de meilleures conditions de travail.

 

Avec notre correspondante Santiago du Chili, Claire Martin

 

Codelco croise les doigts. Le géant chilien du cuivre a fait une nouvelle proposition lundi 4 janvier aux travailleurs de sa plus grande mine, Chuquicamata. Tous les trois ans, l’entreprise et les syndicats renégocient les contrats. Cela faisait 13 ans qu’il n’y avait pas eu de grève.

 

Cette fois, les travailleurs des trois principaux syndicats de Chuquicamata soit 95 % du personnel ont voté en faveur de la grève à une petite majorité. Les activités de Chuquimata sont complètement paralysées. Pourtant, Codelco offrait des sommes pharaoniques aux travailleurs. Des primes qui représentent 5 fois ce que gagne la majorité des Chiliens par an.

 

Leur grève est donc très mal perçue par la population, d’autant que Codelco est une entreprise publique. Quand Chuquicamata fait grève, c’est le portefeuille de l’Etat chilien qui rétrécit. Chaque jour, il débourse 8 millions de dollars.

 

C’est un revers aussi pour la coalition de centre-gauche au pouvoir. C’est elle qui mène les négociations avec les travailleurs. A moins de deux semaines du second tour de l’élection présidentielle, cette grève lui fait de l’ombre. Ce qui n’arrange pas les affaires de son candidat, Eduardo Frei, qui n’était déjà pas bien placé dans les sondages.

Gabon

Forcing chinois à Belinga

 

 

04/01/2010 | Jeune Afrique | Par : Georges Dougueli


Le projet d'exploitation du gisement de fer de Belinga patineLe projet d'exploitation du gisement de fer de Belinga patine© DR


L'étude de faisabilité du projet chinois pour l'extraction du gisement de fer de Belinga a été remise aux autorités gabonaises fin décembre. Mais les doutes se multiplient quant à la capacité des Chinois d'honorer leurs engagements. Une renégociation du contrat en faveur du Brésil n'est pas exclue.


Trois ans après avoir confié aux Chinois l’exploitation du gisement de fer de Belinga, dans le nord-est du Gabon, les autorités ont enfin reçu, le 21 décembre, l’étude de faisabilité du projet. Ses auteurs, les dirigeants du consortium emmené par la China National Machinery & Equipment Import & Export Corporation (CMEC), tentent à l’évidence de pousser les Gabonais à ratifier la convention signée en 2006 et toujours sujette à controverse.


Doutes sur la capacité des Chinois à honorer leurs engagements

Mais le Palais du bord de mer a décidé qu’il était urgent d’attendre. Il n’est pas exclu qu’il demande une renégociation du contrat. « Si les choses ont été mal ficelées, mettons-nous autour de la table et discutons », suggère un opérateur économique gabonais qui a ses entrées au Palais. Beaucoup, au plus haut niveau de l’État, doutent aujourd’hui ouvertement de la capacité des Chinois à honorer leurs engagements. D’autres ne sont pas loin de considérer qu’il aurait été préférable de conclure un accord avec les Brésiliens de la Companhia Vale do Rio Doce (CVRD), numéro un mondial du secteur. « Ils avaient l’expertise nécessaire pour un tel projet, regrette un proche du chef de l’État. Mais à l’époque [en 2006], le président Omar Bongo Ondimba a fait l’objet d’un intense lobbying en faveur des Chinois. »


Les promesses de Pékin

Pour remporter l’appel d’offres, ces derniers n’avaient pas hésité à multiplier les promesses. Surpassant leur rival CVRD, qui proposait une centrale thermique, ils avaient mis sur la table un projet de barrage hydroélectrique sur le fleuve Ivindo et s’étaient engagés à construire une voie ferrée de 500 kilomètres reliant Belinga à Santa Clara. Poussant loin la surenchère, ils prévoyaient de créer dans cette ville un port en eau profonde disposant d’un appontement minéralier, d’une usine de traitement et d’un gigantesque plateau de stockage proche du terminal ferroviaire.


Fuite en avant

Maintes fois repoussés, les travaux étaient censés démarrer au début de 2010. C’est raté. « Il faut revoir la convention avec les Chinois, car le projet a l’air de traîner, suggère un industriel gabonais. Il y a des problèmes de coordination entre les différents volets : minier, ferroviaire, énergétique et portuaire. » La remise de l’étude de faisabilité ne serait-elle alors qu’une fuite en avant ? Quoi qu’il en soit, du côté des Gabonais, on ne s’interdit ni de remettre les compteurs à zéro, ni un revirement qui pourrait favoriser le retour des Brésiliens dans le jeu.

jeudi, 31 décembre 2009

Jean-Louis Laborde : « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique est le troisième relais de croissance »

29/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Propos recueillis par Bruno Mouly


Jean-Louis Laborde : « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique est le troisième relais de croissance »Jean-Louis Laborde : « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique est le troisième relais de croissance »© Vincent Fournier pour Jeune Afrique


À 54 ans, il pilote depuis près de quinze ans les activités du groupe sur le continent. Avec une croissance soutenue en Afrique du Nord et de bonnes performances au sud du Sahara, le groupe tente de percer en Afrique anglophone.


JEUNE AFRIQUE : Pernod Ricard fête cette année le centenaire de la naissance de son fondateur. Comment passe-t-on du Ricard au whisky et à la vodka ?

Jean-Louis Laborde : Le groupe Pernod Ricard a pris un premier grand virage en 2001 lorsqu’il s’est recentré sur ses fondamentaux, les spiritueux, à la faveur de la reprise de 38 % des activités vins et spiritueux du canadien Seagram, cédées par Vivendi pour 3,2 milliards de dollars. À cette occasion, le groupe a récupéré quelques grandes marques de whisky, comme Chivas Regal et The Glenlivet, mais, surtout, il a doublé de taille et s’est imposé comme l’un des principaux opérateurs mondiaux dans les vins et les spiritueux. L’autre tournant est l’acquisition en 2005 d’Allied Domecq, en partenariat avec l’américain Fortune Brands, pour 10,7 milliards de dollars. Enfin, le rachat en juillet 2008, pour 5,6 milliards d’euros, du groupe suédois Vin & Sprit, propriétaire de la vodka Absolut, complète notre positionnement sur le haut de gamme, avec un portefeuille de quinze marques de prestige stratégiques.


Que représente l’Afrique pour vous et est-elle vraiment une priorité ?

Nous sommes en Afrique depuis près de ­trente-cinq ans à travers la Société d’exportation des grandes marques (SEGM), créée à l’époque pour s’occuper, entre autres, des ventes de nos marques sur le continent. Mais en 1997, en prenant une ampleur internationale, Pernod Ricard a décidé de se réorganiser en grandes filiales régionales de distribution – Europe, Asie, Amériques… –, au nombre de cinq aujourd’hui, qui adaptent localement la stratégie et le marketing de nos élaborateurs propriétaires de marques tels que Chivas Brothers à Londres, Martell, Mumm et Perrier-Jouët en France, The Absolut Company en Suède, Irish Distillers en Irlande (Jameson)…

Dans cette organisation décentralisée, l’Afrique (hors partie sud du continent) et le Moyen-Orient (hormis les Émirats arabes unis) représentent pour Pernod Ricard Europe, dont ils dépendent, environ 3 % des activités de cette filiale de distribution. Elle représente elle-même 34 % du chiffre d’affaires global du groupe.


On entend davantage parler du numéro un mondial, Diageo, que de vous. Qui sont vos concurrents ?

Autant dire que, en dépit d’un portefeuille de marques significatif en Afrique depuis une décennie, il nous reste beaucoup à faire face à notre principal concurrent Diageo, le leader mondial des vins et spiritueux, dont le poids historique sur le continent est beaucoup plus important. Diageo est solidement implanté grâce à la bière, qui n’est pas dans notre portefeuille. D’autres concurrents sont positionnés sur notre segment, comme Baccardi-Martini, Laurent-Perrier, Rémy Cointreau ou LVMH. Et certains opérateurs tels que Castel ou SABMiller interviennent sur une ­tranche de produits aux prix plus bas, le pastis, le whisky, les vins et la bière.


Votre positionnement haut de gamme est-il un frein sur le continent ? Quelle est votre stratégie ?

D’abord, nous abordons le continent pays par pays, avec une approche spécifique en fonction des marchés. Ensuite, nous distinguons deux grandes régions : l’Afrique du Nord, que nous pilotons depuis Paris, et l’Afrique subsaharienne, qui demande une plus grande proximité avec deux antennes historiques, au Gabon et en Côte d’Ivoire, puis une autre au Cameroun, que nous allons compléter en 2010 avec l’ouverture d’un bureau au Ghana.


L’Afrique du Nord est votre premier marché ?

En Afrique du Nord, notamment au Maroc et en Égypte, nos deux marchés phares, notre développement est soutenu. Au Maroc, nous ­sommes leader grâce à nos whiskys Chivas Regal et Ballantine’s, mais aussi avec Ricard et le gin Beefeater, qui enregistrent de belles ­croissances. Selon l’International Wine & Spirit Record (IWSR), Pernod Ricard détient 36 % de parts de marché au Maroc, contre 29 % à Diageo. Nous en possédons 22 % en Égypte, contre 27 % pour le leader mondial, alors qu’en Tunisie nous avons 34 % de parts de marché, contre 55 % pour Diageo. La boisson anisée Ricard affiche aussi une hausse en volume de 15 % au Maghreb. Quant à notre vodka Absolut, elle est leader.


À la différence de Diageo, vous n’avez pas de marques de bières. N’est-ce pas pénalisant au sud du Sahara ?

Nous souhaitons d’abord réduire l’écart avec notre principal concurrent, malgré la bonne performance de notre whisky Clan Campbell en Côte d’Ivoire et de Ricard en zone francophone. Notre portefeuille, désormais complet avec une présence dans le cognac et les champagnes, contrairement à Diageo, est un avantage certain. Dans ce contexte, et sur un continent qui fait la part belle au whisky, nous misons sur les pays anglophones en transition démocratique comme le Ghana, le Nigeria ou le Kenya avec Chivas et Ballantine’s. En Afrique du Sud et en Angola, gérés depuis notre filiale basée au Cap, Jameson, notre whiskey irlandais, réalise un parcours remarquable. Nous comptons également sur nos vins du « nouveau monde », parmi lesquels notre marque australienne Jacob’s Creek ou la néo-zélandaise Montana, et sur nos vins espagnols, comme Campo Viejo, qui s’y développent bien. Nous travaillons en étroite collaboration avec nos distributeurs locaux en tenant compte des spécificités des pays pour développer une stratégie marketing adaptée.


Comment évoluera le marché dans la prochaine décennie ?

Après la Chine et l’Inde, le continent, notamment l’Afrique subsaharienne, représente le troisième relais de croissance mondial avec un gros potentiel, sous réserve d’une amélioration de la gouvernance dans la plupart des pays. La croissance économique et la hausse de la démographie devraient contribuer à favoriser l’émergence d’une classe moyenne. Le développement de la grande distribution au Maroc, au Gabon et en Côte d’Ivoire notamment confirme cette tendance. Il faudra cependant encore compter avec la distribution traditionnelle via les marchés de gros qui alimentent un tissu de petites boutiques. Néanmoins, nous adaptons nos prix de vente d’un pays à un autre en fonction du niveau de vie de la population. Prenons rendez-vous dans cinq ans pour refaire un point.

lundi, 28 décembre 2009

Les entreprises marocaines s'imposent à l'international

28/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Jean-Michel Meyer et Bruno Mouly


En décembre, 60 patrons marocains ont cherché à faire des affaires à Dakar, Bamako et AbidjanEn décembre, 60 patrons marocains ont cherché à faire des affaires à Dakar, Bamako et Abidjan© Emmanuel Daou Bakary pour Jeune Afrique


Destination export. Le mot d’ordre est général. Il s’adresse autant aux PME qu’aux grands groupes. De fait, les entreprises du royaume sont parmi les plus offensives d’Afrique du Nord à l’étranger.


Un attelage d’une soixantaine d’entreprises composant la « Caravane marocaine de l’export en Afrique » s’est élancé de Casablanca le 13 décembre pour finir sa course le 20 décembre à Abidjan, après avoir fait étape à Dakar et à Bamako. Les patrons, venus de l’agro­alimentaire, du BTP, de la pharmacie, de la chimie, du secteur de l’électricité, de l’électronique et des technologies de l’information et de la communication (TIC) sont tous à la recherche d’importateurs et, dans une moindre mesure, de partenaires industriels. Ils ont en ligne de mire les 200 millions de consommateurs d’Afrique de l’Ouest. Plus largement, ils ont devant eux un vaste espace à conquérir au sud du Sahara, où seuls 5 % des échanges commerciaux du Maroc sont réalisés bon an mal an.


Quand l’Europe, le principal partenaire économique du royaume chérifien, donne d’inquiétants signes de faiblesse – Rabat a réalisé 66,7 % de ses échanges avec les pays du nord de la Méditerranée en 2007, contre 62,2 % l’an passé –, le pays joue la carte de la diversité et donne en parallèle plus d’élan à ses ambitions continentales. Un terrain au riche potentiel. Au cours de la dernière décennie, les échanges commerciaux entre Rabat et ses partenaires africains ont grimpé de 533 millions de dollars en 1998 à près de 3 milliards en 2008. Soit un bond spectaculaire de 460 %.


À titre de comparaison, le royaume devance d’autres pays d’Afrique du Nord actifs au sud du Sahara. Sur quinze ans, la moyenne des échanges marocains avec la région a été de 425 millions de dollars, contre 321 millions pour l’Égypte et 107 millions pour la Tunisie.


Le Sénégal, le Nigeria et la Côte d’Ivoire sont les premiers marchés des entreprises marocaines. Entre 2007 et 2008, leurs exportations vers Dakar ont progressé de 35,8 %, à 818 millions de dirhams (DH). Les chaussures (26 millions de DH) et le textile habillement (18,5 millions de DH) sont leurs deux marchés phares. Les exportations à destination d’Abidjan ont augmenté de 43,5 % sur la même période, pour atteindre 388,4 millions de DH. Les engrais (121,6 millions de DH) et les conserves de poissons (36,3 millions) y sont les premiers produits d’exportation marocains.


Les groupes en pionniers

La marge de progression des entreprises marocaines est donc grande. Et à la différence des PME algériennes et tunisiennes, elles bénéficient d’un atout de taille : l’effet d’entraînement joué par les groupes, publics comme privés.


Pionniers, ils défrichent les nouveaux marchés de l’export puis servent de point d’ancrage aux PME. Le savoir-faire de l’Office national de l’électricité (ONE) dans l’électrification des zones rurales lui a ouvert des marchés au Sénégal, en Gambie, au Niger, en Sierra Leone et au Tchad. Dans le BTP, la Somagec agrandit le port de Malabo, en Guinée équatoriale, et a décroché, en 2006, la construction du pôle de commerce du port autonome de Dakar. Sothema, le premier laboratoire pharmaceutique de fabrication sous licence du Maroc, a ouvert un laboratoire au Sénégal. De son côté, ONA, le holding royal, premier groupe industriel et financier du Maroc, est très présent à travers ses filiales. Dans les mines, ­Managem mise sur l’or au Gabon, le cobalt et le cuivre en RD Congo, en partenariat avec la société nationale ­Costamin. Mais c’est Optorg, ­spécialiste de l’équipement forestier, minier et pétrolier et de la distribution de véhicules industriels et pour particuliers, qui quadrille le plus l’Afrique subsaharienne, avec une présence au Cameroun, au Tchad, au Gabon, au Congo… De 2006 à 2008, le chiffre d’affaires « africain » d’Optorg a doublé pour dépasser 500 millions d’euros.


Plus médiatisé, Maroc Télécom a pris le contrôle des opérateurs historiques du Burkina et du Gabon et s’est emparé de 51 % du capital de Sotelma, au Mali, le 7 juillet dernier, pour 275 millions de dollars. Mais rien ne serait véritablement possible sans les deux grands champions bancaires nationaux. Attijariwafa Bank finalise actuellement la reprise des filiales du groupe français Crédit agricole au Cameroun, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Mali et au Sénégal, rachetées fin 2008. Le deuxième groupe bancaire privé marocain, BMCE Bank, doit faire passer à 51 % avant la fin de l’année sa participation au capital du groupe Bank of Africa (BOA), présent dans douze pays au sud du Sahara.


Un noyau dur sur lequel peuvent se greffer les PME pour réussir leur implantation ou trouver des relais locaux. C’est dans les TIC que l’on recense les entreprises marocaines les plus ­volontaires pour jouer la carte de l’international, aussi bien en Afrique, où elles ont toutes un œil sur le juteux marché des paiements par téléphone mobile, que vers le reste de la planète, d’ailleurs. À quinze jours d’intervalle, HPS et Finatech sont venues à Paris affirmer leurs ambitions européennes. Le 1er décembre, Finatech (infrastructures et réseaux, paiement électronique…) s’est présentée comme le « partenaire offshoring » des entreprises du Vieux Continent qui souhaitent sous-traiter leur système d’information. « Après avoir séduit Renault, Peugeot, Axa, Assor…, nous voulons développer nos partenariats avec de grands ­comptes en France, en Belgique et en Suisse. Nous leur offrons la possibilité de réduire leurs coûts de 30 % en moyenne », indique Rachid Sefrioui, son PDG.


De son côté, HPS (logiciels de paiement électronique) a inauguré le 17 novembre dernier son bureau parisien. « Cette filiale est devenue nécessaire pour nous rapprocher du marché européen, qui a représenté 38 % de notre chiffre d’affaires au premier semestre 2009 », souligne Mohamed Horani, son PDG. En effet, HPS a décroché en juillet dernier son premier contrat en Suisse auprès d’Accarda (Swisscom), acteur majeur dans les cartes clients des marques avec fonction de paiement. « Nous souhaitons surtout participer au projet européen Sepa – Espace unique de paiement en euros –, qui vise à uniformiser d’ici à 2012 la gestion des paiements électroniques en Europe, notamment pour les entreprises », ajoute Nacer Amraoui, directeur de HPS Europe.


Acquisitions en Europe

Finatech, née en 2007 de la fusion de dix-huit sociétés de services en ingénierie de l’informatique (SSII), est déterminée. « Notre objectif est d’effectuer deux à trois rachats par an de SSII qui réalisent environ 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. En Europe, nous avons déjà deux lettres d’intention en cours que nous pensons finaliser au troisième trimestre 2010 », révèle le PDG.


En s’appuyant sur leurs partenaires à l’étranger, ces entreprises sont en fait parties à la conquête du monde. Avec plus de quarante partenaires internationaux, Finatech est présente aux États-Unis (où elle a pris des participations dans des start-up de la Silicon Valley), en Europe et en Afrique. HPS est active dans plus de soixante pays, travaillant pour des centres de traitement de transactions électroniques desservant trois cents institutions financières. Présente en Asie, notamment au Japon, c’est au Moyen-Orient que la PME réalise plus de 50 % de son chiffre d’affaires, avec un premier bureau ouvert à Dubaï en 2003. S2M, sa compatriote spécialisée aussi en monétique, avec qui elle a d’ailleurs failli fusionner début 2009, s’apprête à lui emboîter le pas. « Nous allons ouvrir une filiale en 2010 à Bahreïn ou à Dubaï pour couvrir le Moyen-Orient, où nous avons déjà un bon portefeuille de références », affirme Aziz Daddane, le président du directoire. Avec une centaine de clients dans vingt-six pays (dont quinze en Afrique), l’entreprise poursuit sa ­route, à l’affût. « Entre le rachat de sociétés et l’ouverture de filiales à l’étranger, en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient, nous avons quelques dossiers sur la table pour 2010 », confie le dirigeant.


Quant à M2M Group (gestion de transactions sécurisées), il a ouvert des bureaux à Singapour, à Dubaï, en France, en Égypte et en prévoit un en Algérie, après avoir signé des contrats avec La Poste et le Crédit populaire d’Algérie. Plus exo­tique, la PME a même un pied en Amé­rique latine. « On travaille sur des projets au Brésil, au Pérou, au Chili et même au Costa Rica », souligne Mounir Essayegh, le directeur général. Plus que jamais, le made in Maroc est sans frontières.

 

Construction d'Energy City Libya: Signature d'un accord Tripoli

L'actionnaire majoritaire du projet "Energy City Libya", Gulf Finance House et la Société libyenne d'entrepreunariat en construction et d'investissement foncier ont signé dimanche soir à Tripoli un accord pour le démarrage des travaux de construction de ladite cité d'un coût de cinq milliards de dollars américains.

L'accord a été paraphé par le directeur exécutif de Gulf Finance House, l'ingénieur Hicham Al-Amady et le président du Conseil d'administration de la Société libyenne, Abdelbasasset Daoudou, en présence du président du Conseil d'administration de la société Al Niquat Alkhams for Development and Tourism Investment, Khaled Senoussi Ftiss et de plusieurs autres personnalités.

La société libyenne Al Niquat Alkhams for Development and Tourism Investment et la Gulf Finance House ont signé, le 26 avril dernier à Tripoli, un accord d'exécution du projet Energy City Libya d'un coût de cinq milliards de dollars américains à raison de 40 pour cent du projet pour la société Niquat Alkhams et 60 pour cent pour la Gulf Finance House.

Le projet de cette cité sera réalisé dans la région de Sabratha (70 km à l'ouest de Tripoli) sur une superficie de 780 hectares.

Selon ses promoteurs, cette cité sera le premier hub de technologie de pointe en Afrique du Nord.

"Energy City Libya" sera composée d'un centre-ville abritant "La Tour d'Afrique" qui est une icône d'architecture entourée de plusieurs bâtiments dont un centre de base de données, un centre de consultations environnementales, d'énergie renouvelable et de consulting, un complexe destiné aux compagnies de production de pétrole et de gaz naturel.

A cela s'ajouteront d'autres complexes relatifs aux services du secteur de l'énergie, de l'infrastructure de base et de l'industrie de transformation, de prestation d'approvisionnement et autres lieux de distraction.

Tripoli - Pana 27/12/2009

Commerce équitable: L’alternative au système multinational ?

Dans le cadre de ses initiatives de promotion de l’artisanat d’art et des produits locaux, l’Association Jeunesse action Mali (Aja-Mali), une Ong nationale de développement, à travers son réseau de promotion de l’artisanat d’art (Réseau d’artisans Fere Kene), a organisé une conférence débat, mercredi dernier, à son siège sis à l’Aci 2000.

Le thème portait sur le commerce équitable et la consommation responsable. Le principal animateur, le directeur exécutif d’Aja- Mali, Souleymane Sarr était entouré de Fatoumata Traoré, responsable du réseau Fere kene, de Amadou Baba Diarra, chargé de programme et de deux producteurs. Souleymane Sarr a déclaré : ‘’ le commerce se fait actuellement au détriment des producteurs et des consommateurs. Ceux-ci ne connaissent pas, d’une part, les destinataires des produits et d’autre part, leur provenance. Ce sont les intermédiaires qui se trouvent entre les producteurs et les consommateurs qui bénéficient des marges bénéficiaires.

Notre souhait est que le petit producteur, paysan et artisan, qui n’arrivent pas à vivre dignement de son travail trouvent leur salut dans le commerce équitable. Il permet au producteur et au consommateur de vivre dignement et de trouver leur autonomie dans le choix des produits. ‘’ Il a défini le commerce équitable comme une transaction où le producteur tire une juste rémunération de ses produits qui lui permet de vivre décemment et de répondre à ses besoins. Le consommateur, a-t-il dit, a l’assurance d’avoir acheté un produit de qualité pour vivre dans le respect du droit des personnes pour un développement durable. Il a soutenu que, dans le cadre du commerce équitable, tous les acteurs ont des engagements.

Les organisations du commerce équitable doivent, entre autres, assurer aux artisans le versement d’un prix juste, instaurer la confiance dans le partenariat local, fiable et compétent, assurer le préfinancement des marchés, des produits de qualité, des informations sur les prix et marges. Le producteur, de son côté, a ajouté Souleymane Sarr, doit assurer des conditions de travail décentes, une rémunération honnête de tous les travailleurs, l’utilisation de la matière première locale, le respect de l’environnement. Fatoumata Traoré a présenté le réseau Fere Kene, créé en juin 2001. Elle a affirmé : ‘’Fere Kene porte la signification d’un village où les jeunes talents exposent leurs savoirs, leurs talents tout en opérant et en respectant les principes de base et techniques traditionnelles. Fere Kene signifie en bambara la création ou l’innovation qui s’harmonise avec l’objectif premier de notre activité, c’est-à-dire de permettre aux artisans du réseau des micro entreprises du Mali de développer une activité artisanale prospère et durable.

Fere Kene a vu le jour, suite au constat que les artisans locaux de Bamako ne parvenaient pas à développer une activité artisanale qui leur permettait de subvenir à leurs besoins les plus vitaux. ‘’ Elle a expliqué que Fere Kene vise à valoriser les produits locaux, encourager les producteurs vers une plus grande autonomie et faire respecter l’environnement. Parmi ses objectifs, figurent la réduction de l’influence des intermédiaires dans la commercialisation des produits, le rôle de conseil aux artisans pour leur permettre d’améliorer leurs conditions de production. Le réseau est géré par un comité de quatre membres. Il a, entre autres, réalisé un site internet, un catalogue, un espace d’exposition et de vente contigu au siège et des partenariats avec le Nord.

Un artisan maroquinier et une productrice en fruits et légumes séchés, destinés à l’exportation, ont apporté leurs contributions au débat et souhaité la poursuite de leur partenariat avec le réseau Fere Kene qui les appuie.

Baba Dembélé

Le Républicain du 28 Décembre 2009

Le marché automobile français finit l'année 2009 en fanfare

La barre des 2,2 millions de voitures particulières vendues durant l'année a été franchie en début de semaine dernière. Soutenu par la prime à la casse, le marché français a grimpé d'environ 9 % sur un an. Il est ainsi remonté à son plus haut depuis au moins neuf ans.


Une barre très symbolique a été franchie en début de semaine dernière dans les ordinateurs du nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) : celle des 2,2 millions de voitures neuves livrées à leurs propriétaires depuis le début de l'année. Ce niveau n'avait plus été atteint depuis 2001, lorsque la fin du système de millésime (à mi-année) avait accéléré les ventes de véhicules. Tout comme novembre, qui s'était conclu sur une progression record de 48 % (avec, il est vrai, une base de comparaison très faible un an plus tôt), décembre confirme que le marché auto français a fini l'année sur les chapeaux de roue, avec un bond des immatriculations de l'ordre de 40 % entre le 1er et le 23 décembre. Durant ce dernier mois de l'année, il s'est déjà vendu 180.000 véhicules à la veille de Noël, laissant présager d'un mois autour de 220.000 ou 230.000 immatriculations, contre 154.000 un an avant, selon des sources professionnelles.


Du coup, si les deux " ponts " des fêtes de fin d'année ne changent pas trop la donne, le marché français est en route pour un volume total de 2,26 à 2,27 millions de véhicules livrés en 2009 (hors utilitaires légers), en hausse d'environ 9 % sur un an. Un niveau qui ne s'était plus vu depuis 2001, lorsque les immatriculations avaient grimpé à 2,25 millions d'unités. Depuis un bon moment, le marché français, assez stable, oscille en effet dans une fourchette comprise entre 2 et 2,1 millions de livraisons chaque année.


Deux " boosters " pour les ventes

Le millésime 2009, qui s'était ouvert dans un climat particulièrement morose avec la crise financière, les problèmes d'accès au crédit et la baisse du moral des ménages, s'achève donc dans un contexte beaucoup plus porteur, boosté par deux éléments de calendrier : la prochaine baisse de la prime à la casse, qui passera de 1.000 à 700 euros à compter du 1er janvier (sauf pour les voitures déjà commandées avant cette date), et le durcissement de la grille du bonus-malus, à la même date. Avec l'abaissement de 5 grammes des différents plafonds de CO2, une voiture neutre jusqu'à présent sur le plan fiscal pourra être frappée d'un malus. De quoi inciter les automobilistes à commander avant la date fatidique...

Les constructeurs français, plus présents dans les petites voitures, sont les principaux bénéficiaires de cette nouvelle donne. Au total, les livraisons des marques tricolores ont grimpé de 11,9 % entre le 1er janvier et le 18 décembre, tandis que les marques étrangères progressaient de 6,4 %, avec une part de marché redescendue à 46 %. Les deux dernières semaines de décembre, qui ne pèsent pas lourd dans le total, ne changeront guère la tendance.


Fort rebond de Renault


Lors de la première quinzaine de décembre, Renault a très nettement pris l'ascendant, avec un bond de 81 % de ses livraisons, contre une hausse de 43 % pour PSA. A elles seules, la Twingo et les différentes versions de Clio trustent actuellement près de 12 % de tout le marché français ! La marque soeur Dacia, avec les Logan et Sandero, complète le travail. Chez PSA, la première moitié de décembre est plus favorable au réseau Peugeot (+  61 %) qu'à Citroën (+  24 %). Alors que la marque aux chevrons attend beaucoup de la nouvelle C3, celle au lion réalise ses plus gros volumes avec les 207, 308, 107 et 206 Plus.


Les usines des constructeurs français tournent, certes, à un rythme plus poussé que celui de la fin 2008, marquée par de longues semaines de chômage partiel, mais la croissance est surtout tirée par les modèles réalisés dans des pays à bas coûts de main-d'oeuvre, comme la Slovaquie, la Slovénie ou la Turquie. Quant à la Renault Mégane, elle est assemblée en Espagne. La prime à la casse, si elle bénéficie indéniablement aux marques tricolores, a donc moins d'effets dans l'Hexagone au plan social.


DENIS FAINSILBER

Source: lesechos.fr

Tourisme : Une reprise encore bien timide

Article publié le : lundi 28 décembre 2009



Paysage de l'Adrar, près de Terjit.
M. Rivière / RFI



Par RFI


Depuis mars 2008 et l’arrêt des vols charters à destination de l’Adrar, la région la plus visitée de Mauritanie, le secteur touristique est sinistré. L’annonce mi-novembre du redémarrage de la desserte hebdomadaire par le tour opérateur Point-Afrique avait suscité un grand espoir chez tous les acteurs du secteur. Mais les enlèvements consécutifs de trois Espagnols le 29 novembre et d’un couple d’Italiens le 18 décembre place d’ores et déjà la saison sous de bien sombres auspices.


Le 20 décembre devait être un jour de fête pour le tourisme en Mauritanie, avec l’arrivée dans l’Adrar du premier charter depuis la suspension des vols en mars 2008. Mais l’enlèvement des trois Espagnols, suivi de celui des Italiens, deux jours seulement avant l’atterrissage, a changé la donne. Et c’est en toute discrétion que 98 passagers en majorité français et belges ont débarqué à Atar pour passer Noël dans le désert.


Malgré la menace terroriste, Point-Afrique a décidé de maintenir la destination, mais avec des aménagements. Selon Maurice Freund, représentant du tour opérateur, tout a été fait pour optimiser la sécurité. Les circuits vers le Ban d’Arguin, trop proche du lieu d’enlèvement des Espagnols, ont été supprimés. Les guides ont été encartés. Pour éviter les faux guides, chaque groupe dispose d’une balise Argos, et un itinéraire prévisionnel est communiqué toute les quarante-huit heures à la gendarmerie.


Pour cette semaine d’ouverture, aucun incident n’a été signalé. Le 27 décembre, les quatre-vingt-dix-huit premiers touristes ont fait place aux 175 suivants, accueillis par le ministre du Tourisme en personne. Mais les professionnels, comme Chebani, directeur de l’agence Pro-service, sont loin de crier victoire.


Au-delà des 45 touristes arrivés dans son campement le 27 décembre, Chebani compte bien quelques réservations pour février. Mais entre les deux et après, rien. « Si on arrive à faire venir 2 000 personnes dans l’Adrar, ce sera bien admet-il.   2 000, ce n’est rien comparé aux 14 000 que la région accueillait en 2006, ajoute- t-il. Mais ce sera le double de l’année dernière ».

Abou Dhabi: le plus gros contrat jamais signé au Moyen-Orient

27/12/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique


Le président sud-coréen Myung-Bak et le cheikh ben Zayed al-Nahyan des Emirats, le 27 décembreLe président sud-coréen Myung-Bak et le cheikh ben Zayed al-Nahyan des Emirats, le 27 décembre© AFP


Le plus gros contrat jamais conclu au Moyen-Orient - 20,4 milliards de dollars - a été signé dimanche 27 décembre. Il porte sur la construction de quatre centrales nucléaires civiles à Abou Dhabi par un consortium mené par la Corée du Sud. Encore une fois, la France subit un revers commercial malgré l'implication personnelle du président Nicolas Sarkozy.


Abou Dhabi sera le premier pays du Golfe à générer de l'électricité par l'énergie atomique. L'émirat le plus riche des sept que compte la fédération des Émirats arabes unis (EAU) a en effet annoncé, dimanche 27 décembre, qu'un consortium mené par la compagnie publique sud-coréenne Korea Electric Power Corp (KEPCO) a remporté  un contrat nucléaire civil de 20,4 milliards de dollars.

Selon l'Agence émiratie de l'énergie nucléaire, Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC), ce consortium aura la charge "de la conception, de la construction et de l'assistance au fonctionnement de quatre centrales nucléaires civiles" de 1.400 mégawatts chacune. Et, par la suite, il devrait logiquement remporter un deuxième contrat de 20 milliards de dollars pour l'exploitation de ces quatre centrales. Outre KEPCO, il comprend des sociétés sud-coréennes dont Samsung, Hyundai, Doosan Heavy Industries, mais aussi le groupe américain Westinghouse et le japonais Toshiba.


Le plus gros contrat jamais signé au Moyen-Orient

Le contrat, qui reste encore à confirmer, est le plus gros jamais conclu au Moyen-Orient. Il a été signé en présence du président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa al-Nahyane, et de son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, en visite à Abou Dhabi. Les travaux de construction doivent commencer en 2012 et "le premier réacteur sera opérationnel en 2017", a indiqué le directeur général de l'ENEC, Mohamed Al-Hammadi.

Mais cette annonce représente aussi un nouvel échec cinglant pour l'industrie française qui mise beaucoup sur la diversification économique menée par Abou Dhabi, notamment dans les énergies renouvelables. La France travaillait sur le projet depuis deux ans.  Elle était en concurrence avec les Sud-Coréens mais aussi une alliance américano-japonaise formée de General Electric et Hitachi. Tous trois avaient réussi à devenir finalistes de l'appel d'offres d'Abou Dhabi.


Implication personnelle de Nicolas Sarkozy

Paris présentait au départ un groupe constitué de GDF Suez, de Areva et de Total. Mais devant la concurrence agressive de la Corée du Sud et les fortes exigences des Emirats, le trio, poussé par l'Elysée, a intégré Electricité de France (EDF) jusqu'à laisser ce dernier diriger les négociations dans la dernière ligne droite.


Le président français s'est impliqué personnellement dans le dossier. «C'est le patron de la filière nucléaire française, Nicolas Sarkozy, qui a demandé à EDF d'y aller», explique une source proche du dossier à l'AFP. La technologie française se base sur l'EPR, la coréenne sur un réacteur de troisième génération, l'APR-1400, et le groupe japonais sur un réacteur à eau bouillante, l'ABWR.


Une dernière chance pour la France


Alors que Abou Dhabi vient de prêter 10 milliards de dollars à son imprudent voisin Dubaï, pour le sortir de la grave crise financière dans laquelle il est empêtré, ce nouveau revers français s'explique vraisemblablement par une question de prix. «Depuis le départ, c'est le problème principal. Si Abou Dhabi se décide uniquement sur le prix, on a perdu», confiait il y a peu à l'AFP un membre du consortium français. Un euro fort, face à un dollar faible, n'a probablement pas aidé la France non plus.

La France, qui a ouvert dans l'Emirat, en mai 2009, une base militaire devant compter à terme jusqu'à 500 soldats, a cependant une dernière négociation commerciale en cours avec Abou Dhabi : celle des Rafale construits par Dassault. L'avionneur espère en écouler une soixantaine dans les EAU. La visite de Nicolas Sarkozy dans les pays du Golfe, en février 2009, prouve sa volonté de conclure un premier contrat international pour le fleuron ultra-sophistiqué de l'aviation française.


Mais, une nouvelle fois fois, le prix proposé par Paris pourrait être rédhibitoire: le contribuable français a payé le Rafale environ 140 millions d'euros pièce pour une livraison de 286 appareils entre 2002 et 2009 - sans compter l'armement, environ 35000 euros par kilo en moyenne... On comprend que le chasseur-bombardier français n'ait pas réussi à concurrencer le F-16 américain ou le Typhoon développé par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Et qu'il ait échoué à remporter le moindre contrat en Corée du Sud, aux Pays-Bas, en Australie, en Arabie saoudite, en Inde ou encore au Maroc, qui, en octobre 2007, lui a préféré le F-16. La Libye est actuellement le pays le plus susceptible d’acheter des Rafale, mais Mouammar Kaddafi fait durer le plaisir : signé en décembre 2007, un protocole d’accord pour l’achat de 14 Rafale ne s’est toujours pas concrétisé.

 

jeudi, 24 décembre 2009

Edition : il était une fois NEA

24/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Christophe Le Bec

Les NEI sont les héritières des Nouvelles Éditions africaines (NEA), fondées par Léopold Sédar Senghor en 1972. Trois antennes ont vu le jour dans les années 1970, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Togo, avec le concours d’Edicef (Hachette) et de Présence africaine. Dans les années 1980, la filiale d’Abidjan se développe grâce à l’édition de manuels scolaires. Mais, en 1988, la gestion aléatoire de l’entreprise et les problèmes de coordination entre les bureaux provoquent la dissolution des NEA. Le bureau sénégalais devient les Nouvelles Éditions africaines du Sénégal (NEAS). Leader de l’édition à Dakar, et dirigé par Seydou Sow, NEAS n’a plus de lien avec NEA. De son côté, la filiale ivoirienne a été reprise par l’État en 1989 et privatisée en 1990 sous le nom de Nouvelles Éditions ivoiriennes (NEI). Le groupe Hachette détient 29,6 % des parts, l’État ivoirien 20 %, la société de distribution Edipresse 20 % et environ 20 % du capital est coté à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

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