vendredi, 17 mai 2013

Agro-industrie

Algérie : le Nigérian Dangote renonce à son projet de raffinerie

 

Jeudi, 16 Mai 2013 14:21. Par Jeune Afrique

L'homme d'affaires le plus riche d'Afrique compte accélérer son développement dans la filière sucrière de son pays natal. © Dangote

L'homme d'affaires le plus riche d'Afrique compte accélérer son développement dans la filière sucrière de son pays natal. © Dangote

L'homme d'affaires et milliardaire nigérian Aliko Dangote a annoncé l'abandon de son projet d'investir dans la construction d'une raffinerie de sucre en Algérie.

 

Selon une information communiquée le 13 mai, lors de l'assemblée générale du groupe, et relayée par le quotidien nigérian This Day, Dangote Sugar Refinery, filiale du groupe Dangote, n'a plus l'intention d'investir dans une raffinerie de sucre en Algérie. « Notre plan d’investissement dans le secteur du sucre en Algérie, qui prévoyait notamment la construction d’une raffinerie d'une capacité de production de 1,1 million de tonnes a été abandonné. Tout le matériel qui était destiné à la construction de cette raffinerie a été réexpédié vers le Nigeria », a déclaré le milliardaire Aliko Dangote. En cause : les réglementations locales défavorables, qui « empêcheraient d'atteindre les objectifs visés avec cet investissement », a-t-il précisé sans s'étendre davantage sur ce sujet.

 

Recentrage nigérian

En revanche, l'homme d'affaires le plus riche d'Afrique (selon le classement Forbes de 2012) compte accélérer son développement dans la filière sucrière de son pays natal. Dans cette optique, le groupe vient de racheter une société locale, Savannah Sugar Company, et compte acquérir d'autres exploitations sucrières au Nigeria. L'objectif étant d'accroître l'intégration de ce secteur en amont et de bénéficier des aides fédérales mises en place par le gouvernement dans le cadre du Sugar Master Plan.

 

Lire aussi :

Aliko Dangote toujours en tête des milliardaires africains
Sucre : un déficit à combler



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jeudi, 16 mai 2013

Chinafrique

 

 

Jeudi, 16 Mai 2013 08:49. Par  Baudelaire Mieu, à Abidjan

Le groupe chinois veut aussi construire 1 000 logements haut de gamme. DR

Le groupe chinois veut aussi construire 1 000 logements haut de gamme. DR

À l'occasion de la visite de son patron à Abidjan, le groupe chinois Henan Guoji Construction Group vient d'annoncer la construction de 10 000 logements sociaux, soit un investissement de 1 milliard de dollars d'ici à 2015.

 

Après les marocains Addoha et Alliances, l’américain ABD ou encore l’ivoirien Opes Holding, la frénésie autour des projets immobiliers sociaux continue en Côte d’Ivoire. Cette fois, c’est au tour du groupe chinois Henan Guoji Construction Group, basé à Zhengzhou, une ville du centre de la Chine et déjà implanté dans quelque 17 pays africains (dont la Sierra Leone, le Mozambique, la Zambie, l’Angola…) de se positionner sur le marché ivoirien.

En visite à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, où il a rencontré différentes autorités dont le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, Xu Mingzheng, le directeur général du groupe Guoji, a annoncé des investissements d’environ 1 milliard de dollars d’ici à cinq ans en Côte d’Ivoire, dans le domaine des logements sociaux. « Nous sommes prêts à réaliser environ 10 000 logements sociaux dans le cadre de la politique d’habitat pour tous du gouvernement. Nous sommes intéressés par la construction de 1 000 logements haut de gamme pour aider le gouvernement à se préparer au retour de la BAD. Nous allons soumettre notre offre », a confié le patron chinois.

Promesse de campagne

Dans quelques semaines, la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (Sicogi), l’établissement public qui pilote le programme de logements sociaux et économiques, prévoit la signature d’une convention de partenariat avec le groupe Guoji. Promesse de campagne de l’actuel chef de l’État Alassane Ouattara, la construction de logements sociaux est une priorité pour le gouvernement, qui prévoit d'en réaliser plus de 60 000 d’ici à 2015.

Le déficit de logements en Côte d’Ivoire est estimé à 400 000 logements par an dont 200 000 pour la seule ville d’Abidjan. La Côte d’Ivoire sera le premier pays d’Afrique francophone d’implantation de la multinationale chinoise.



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Finance

 

Mercredi, 15 Mai 2013 10:49 . Par Jeune Afrique

L'ex-patron du FMI en visite au Soudan du Sud. © AFP

L'ex-patron du FMI en visite au Soudan du Sud. © AFP

L'ex patron du Fonds monétaire international était à Juba les 13 et 14 mai pour inaugurer la National Credit Bank, une nouvelle institution financière du Soudan du Sud, dont l'actionnariat reste mal connu.

 

Mise à jour du 15/05/2013 à 13h07 : Nouveaux éléments sur l'actionnariat et le rôle de DSK.

Dominique Strauss-Kahn (DSK) a participé le mardi 14 mai à l'inauguration d'une nouvelle banque au Soudan du Sud, baptisée National Credit Bank. S'exprimant à Juba devant plusieurs centaines de personnes, l'ancien patron du Fonds monétaire international a donné sa vision de l'avenir économique du nouvel Etat, né en juillet 2011. "Bien sûr que vous avez beaucoup de problèmes à résoudre, bien sûr l'avenir ne va pas être facile, mais vous avez beaucoup de ressources, non seulement des ressources naturelles mais aussi des ressources humaines", a-t-il expliqué, selon Reuters. Selon l'AFP, DSK a été accueilli par le ministre sud-soudanais du Commerce Garang Diing à son arrivée à Juba et a indiqué qu'outre l'ouverture de la National Credit Bank, il étudierait les opportunités d'investissements au Soudan du Sud.

Depuis la fin de l'affaire DSK-Nafissatou Diallo, au cours de laquelle l'ancien ministre français avait été accusé de viol, DSK s'est reconverti dans le conseil et les conférences internationales. Il a fait part récemment de sa volonté de participer à des grands projets internationaux.

DSK au comité stratégique

Le détail de l'actionnariat de National Credit Bank n'a pas été précisément divulgué. Mais l'on sait que la holding luxembourgeoise Anatevka, dont les principaux représentants étaient à Juba, figure au tour de table. Récemment introduite à la Bourse de Paris, Anatevka est principalement active dans le conseil financier et l'investissement pour les grandes fortunes et les institutionnels. Fondée par le financier Thierry Leyne, cette structure est présente dans de nombreux pays, de la France à Israël. "Nous avons parmi nos clients des Sud-Soudanais d'origine qui souhaitaient investir dans leur pays, dans le secteur tertiaire, explique Thierry Leyne, joint par Jeune Afrique au téléphone. Nous les avons conseillés depuis 18 mois sur la création d'une banque avant de décider d'investir nous-mêmes dans le projet. Mais Anatevka est minoritaire, ce sont nos partenaires sud-soudanais qui sont très majoritaires." Parmi ces derniers, Dawd Abute et Abdelkarim Eisa figureront au conseil d'administration de National Credit Bank.

DSK, de son côté, a accompagné l'aventure. "Dominique est l'un de nos amis et il connaît bien l'Afrique, souligne Thierry Leyne. Il s'est passionné pour le dossier et nous a conseillés." Sans être au tour de table de la banque sud-soudanaise, DSK siégera, selon Thierry Leyne, au comité stratégique de National Credit Bank.

Le marché bancaire du Sud-Soudan intéresse de plus en plus d'investisseurs. A ce jour, les banques kényanes y sont les plus actives. "Avec cette nouvelle banque, nous souhaitons attirer les investisseurs étrangers, aider à la fluidité des projets et au financement de l'import-export, souligne Thierry Leyne. Et il y a aussi un formidable défi : développer la culture bancaire dans un pays où tout se fait en cash."



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : DSK inaugure une banque au Soudan du Sud
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