mercredi, 25 novembre 2009
Les entreprises françaises face aux nouvelles règles algériennes
Laurence Parisot était en visite en Algérie© AFP
La nouvelle loi algérienne sur les importations, applicable depuis le mois d'août, change la donne quant aux échanges entre les deux pays. L'Algérie a décidé de limiter les importations françaises, bien qu'il s'agisse de son premier partenaire commercial.
Les entreprises françaises vont s'adapter à la nouvelle politique économique de l'Algérie qui a pris en juillet des mesures pour freiner les importations, a indiqué mardi à Alger la présidente du Medef, Laurence Parisot.
"Nous allons nous adapter aux nouvelles règles instituées par la dernière loi de finance", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite de deux jours d'une délégation de 60 membres du Medef.
"Nous espérons bien que dans les années à venir nous allons continuer à être le premier partenaire économique de l'Algérie", a ajouté la présidente du Medef.
Chute de 40% de l'activité dans le port de Marseille
L'Algérie a adopté fin juillet une loi de finances complémentaire qui durcit les modalités d'importation des marchandises et interdit notamment de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion. Dès le mois d'août, cette nouvelle politique a eu pour conséquence directe de diminuer de 40% l'activité marchandises des bassins Est du port de Marseille, dont l'Algérie est le premier client.
"Ces nouvelles règles vont modifier la façon dont nous allons penser nos partenariats mais elles n'entament en rien notre souhait de développer le courant d'affaire" entre la France et l'Algérie, a précisé Mme Parisot.
Elle a indiqué que les entreprises françaises comptent investir plus de 5 milliards de dollars en Algérie dans les années à venir, précisant que la France peut réaliser cet objectif car elle est présente "dans pratiquement tous les secteurs stratégiques de l'Algérie, comme l'énergie, l'eau et les transports".
420 entreprises françaises
La délégation du Medef, arrivée lundi à Alger, a été reçue par le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le ministre de l'industrie et de la promotion des investissements Hamid Temmar et a participé à une rencontre organisée par le Forum des chefs d'entreprises FCE, principale association algérienne privée de patrons en Algérie.
Quelque 420 filiales françaises sont actuellement implantées en Algérie, selon le Medef.
16:00 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, france, medef, importations, entreprises
mardi, 24 novembre 2009
Afrique : Pékin étend sa toile
"Le mur de Berlin est tombé, les communistes vont arrêter de nous manipuler..."© Glez/afronline.org
Prêt de 10 milliards de dollars, ligne de crédits aux PME, exemption de droits de douane… l’insolente Chine donne un coup d’accélérateur sur le continent.
Européens et Américains ont de moins en moins d’arguments pour rivaliser avec les Chinois en Afrique. Jean Ping, le plus chinois des Africains, s’est chargé de leur rappeler, à l’occasion de la quatrième conférence ministérielle du Forum de coopération sino-africaine, tenue à Charm el-Cheikh, en Égypte, les 8 et 9 novembre 2009 : « Les vrais amis se reconnaissent dans l’adversité… En pleine crise financière, les investissements directs chinois ont augmenté de 81 % cette année [552 millions de dollars sur les six premiers mois de l’année 2009, NDLR]. » Né de père chinois et de mère gabonaise, le président de la Commission de l’Union africaine souhaite arrimer le continent à la locomotive asiatique.
L’Afrique est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de la Chine. Les échanges ont décuplé en dix ans, dépassant les 132 milliards de dollars.
Pétrole du Soudan et du golfe de Guinée, bois d’Afrique centrale, coton des pays sahéliens… La politique du gouvernement chinois a pour principal objectif de s’assurer les réserves en matières premières pour faire fonctionner sa « grande usine » qui inonde ensuite le monde entier de ses produits. Cela vaut bien quelques cadeaux.
Le Premier ministre, Wen Jiabao, à la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères et du Commerce ainsi que plus de 265 hommes d’affaires, a promis quelque 10 milliards de dollars de prêts, une autre ligne de crédit de 1 milliard de dollars pour les PME africaines, la réduction ou l’annulation de la dette de 31 États africains… L’empire du Milieu exemptera également de droits de douane 95 % des produits des pays africains les moins avancés et 60 % dès 2010. Une proposition qui n’est pas sans rappeler l’initiative « Tout sauf les armes » de la Commission européenne autorisant les PMA (pays les moins avancés) à exporter vers la communauté en franchise de droit. C’est là la force des Chinois : supplanter les Occidentaux sur leur terrain. Accusé de piller l’Afrique, Pékin appelle ses entreprises à respecter les règles en vigueur et favorise la constitution de joint-ventures. « Nous encourageons les partenariats public-privé pour pallier l’insuffisance d’infrastructures en Afrique », indique Zhou Chao, directeur du Fonds de développement sino-africain. Et d’encourager les entreprises du pays à s’associer avec les groupes publics africains pour la construction de routes, de chemins de fer et de centrales hydroélectriques. « L’Afrique a été trop longtemps traitée sur des critères faussés… Et maintenant, les Chinois arrivent et disent : vous voulez une voie de chemin de fer ? Nous avons l’argent et la technologie pour ça. Qui refuserait ? » avance Moses Wetangula, le ministre kényan des Affaires étrangères.
Programmes de formation
La Chine prévoit également de construire des zones de coopération économique et commerciale dans plusieurs pays (Zambie, Égypte, Maurice, Nigeria et Éthiopie) pour y implanter ses industries. Des plates-formes qui permettront d’atteindre les marchés nationaux et des pays tiers ayant signé des accords de libre-échange.
Enfin, le Politburo chinois parie sur l’avenir comme l’ont fait avant Français et Américains. À la fin de cette année, 15 000 Africains auront participé à différents programmes de formation organisés par la Chine. « J’ai acheté pour 500 000 euros d’équipements français pour faire fonctionner ma scierie, explique un vieux chef d’entreprise ivoirien. Je n’ai jamais pu obtenir de visa pour envoyer mes employés en formation. Notre génération se tourne encore vers l’Europe car nous y avons fait nos études, mais nos enfants ont aujourd’hui la tête en Asie. » L’Élysée s’interroge actuellement sur le maintien du prochain sommet Afrique-France, officieusement prévu à Charm el-Cheikh (Égypte) en février 2010. Il y a de quoi !
19:05 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, premier ministre, prêt, dette
Crise: l'Afrique prend les commandes
de g. à droite: Abdoulie Janneh, Donald Kaberuka et Jean Ping, à Addis-Abeba, le 12 novembre© Dagnachew Teklu/APA
Jusqu’à présent, les Africains ont vu les crises mondiales se succéder sans réagir. Ils étaient sans pouvoir et sans voix. Le poids économique de leur continent était négligeable, leurs partenaires se limitaient à l’Union européenne et aux institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale). Bref, ils n’avaient d’autre choix que de tendre la main, et d’obtempérer… Avec la dernière crise, qui a éclaté en septembre 2008, les choses semblent – enfin – changer pour de bon.
Ce changement, dont on avait senti les prémices avec la participation africaine aux sommets du G20, est apparu au grand jour lors du premier forum africain sur les effets de la crise mondiale, à Addis-Abeba. Du 11 au 13 novembre, la capitale éthiopienne a réuni l’élite du continent et de la diaspora – près de 400 experts de toutes disciplines – pour évaluer l’impact de la crise et réfléchir aux moyens de promouvoir le développement durable et l’intégration sur le continent.
Sous l’impulsion de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine (UA), ce forum a galvanisé les esprits et provoqué des discussions d’une franchise jamais atteinte. Plus personne n’est désormais indifférent au sort de ce continent qui comptera 2 milliards d’habitants en 2050, deux fois plus qu’aujourd’hui, et dont la superficie est trois fois supérieure à celle des États-Unis ou de la Chine.
Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, l’a judicieusement rappelé : « La crise est salutaire pour tout le monde. On sait désormais que le marché capitaliste ne va pas tout résoudre et que rien n’est irréversible. Personne ne pourra plus nous dicter ce que nous devons faire. Mais notre seule voie de salut est dans le regroupement de nos forces et de nos potentialités naturelles. » Dans un discours flamboyant, il a réaffirmé que « l’Afrique doit d’abord compter sur elle-même » et – allusion aux accords de coopération avec la Chine, l’Inde ou l’Amérique latine – qu’elle a non seulement « raison de diversifier ses partenaires », mais que « c’est son droit le plus absolu ».
Pour Donald Kaberuka, le président de la BAD, l’Afrique devrait commencer à sortir de la crise dès 2010, avec un taux de croissance de 4 %, contre 1,7 % cette année. « Pour créer des emplois et réduire la pauvreté, nous avons besoin de 7 % de croissance, a-t-il tempéré. Ce n’est pas une tâche impossible, le continent est un gisement de matières premières. C’est aussi un marché de plus de 1 milliard de consommateurs. »
Le danger, a souligné Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la CEA, réside dans la « mono-économie de l’extraction des matières premières et dans la croissance sans emploi ». « Imaginons l’Afrique de demain, a conclu le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi, très en verve. Une Afrique capable de trouver une réponse globale à la crise et aux changements climatiques, une Afrique capable d’attirer les investissements, une Afrique qui ne se contenterait plus de gérer une pauvreté chronique… Pour y arriver, il faudra plus d’un forum de ce genre ! »
19:02 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ua, crise économique, diaspora, bad
Tchad : un trésor sous surveillance
Après Doba, le bassin de Bongor, au sud-est, va bientôt être exploité.© Teun Voeten/HH-REA Alors que la production de pétrole va s’intensifier avec l’ouverture d’un nouveau champ, la gestion des revenus fait toujours polémique.
La gestion de la manne pétrolière suscite les passions au pays de Toumaï. À N’Djamena, associations de la société civile et ONG ne désarment pas, d’autant plus remontées que les recettes pétrolières du Tchad ont été beaucoup plus importantes que prévu. Grâce au niveau élevé des prix du brent, le pays a engrangé de 2003 à 2008 pas moins de 4,3 milliards de dollars, bien au-delà des prévisions les plus optimistes. Ce magot inespéré, les associations le jugent mal utilisé. Le Tchad nage selon elles en pleine « malédiction de l’or noir ».
De leur côté, les autorités tchadiennes relativisent l’importance de la manne (6,5 millions de tonnes produites en 2008 contre 17,4 pour la Guinée équatoriale et 11,8 pour le Gabon), et mettent en avant des modalités de gestion uniques.
Pour Nassingar Rimtebaye, coordinateur d’un collectif d’ONG et d’associations, le Collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières (CCSRP) ne joue plus son rôle : « Alors qu’il comptait des personnalités affirmées comme Dobian Assingar, de la Ligue tchadienne des droits de l’homme, il est aujourd’hui composé de membres proches du pouvoir*. » Le président du CCSRP, le député Abdoulaye Lamana, dément. « Ces nouveaux représentants sont aussi indépendants et ont remplacé ceux dont le mandat arrivait à échéance. »
« Le Collège veille efficacement à ce que les ressources aillent en priorité aux investissements », ajoute Abdoulaye Lamana. Mais il reconnaît qu’il « ne contrôle que l’utilisation des revenus directs du pétrole (les redevances, 36 % des recettes en 2008), pas celle des revenus indirects (taxes et impôts sur les sociétés, les 64 % restants), à la libre disposition de l’État ».
Frénésie de dépenses
Pour Gilbert Maoundonodji, expert et membre de la coalition Publiez ce que vous payez, la manne pétrolière (705 milliards de F CFA, soit 1,07 milliard d’euros, pour la seule année 2008) a entraîné une frénésie de dépenses. « Les effectifs de la fonction publique, affirme-t-il, sont passés de 57 000 agents en 2001 à 117 000 en 2008, avec un recrutement basé sur des critères qui ne sont pas rationnels. »
Les militants s’en prennent même aux projets d’infrastructures, pourtant populaires auprès des Tchadiens. « Le visage de N’Djamena a changé, reconnaît Gilbert Maoundonodji. Écoles, dispensaires, lotissements et routes ont été construits, mais la réalisation de ces infrastructures a le plus souvent été confiée à des opérateurs économiques proches du pouvoir, comme la Société nationale d’entretien routier, ou à des sociétés étrangères. »
« Il y a eu des appels d’offres transparents, et ces sociétés sont les seules à pouvoir réaliser de telles infrastructures », rétorque un haut fonctionnaire de la présidence.
Les critiques fusent aussi sur le niveau des dépenses militaires, surtout après la diffusion le mois dernier du montant des achats d’armes du Tchad à la France, 13 millions d’euros en 2008 (soit 8,5 milliards de F CFA). Selon les enquêtes d’International Crisis Group – dont les résultats sont contestés par le gouvernement –, de 2000 à 2009, les dépenses militaires annuelles seraient passées de 6,5 milliards de F CFA à 147 milliards de F CFA. Le Tchad aurait utilisé en 2008 4,2 % de son PIB à l’achat d’armement, ce qui place le pays au 27e rang mondial.
Dépendance
Une utilisation des fonds que le président Idriss Déby Itno a toujours assumée. « Si c’était à refaire, je le referais. Les bonnes consciences n’ont qu’à continuer à s’indigner. […] J’ai acheté des armes et je continue à en acheter avec l’argent du pétrole. Je n’arrêterai que le jour où j’estimerai que notre armée est suffisamment équipée pour faire correctement face aux menaces qui nous entourent », déclarait-il, il y a quelques mois, à J.A.
Enfin, la dépendance de l’État vis-à-vis du pétrole et le relâchement des services fiscaux tchadiens sont aussi relevés. Les recettes pétrolières, qui constituaient déjà 38 % des ressources de l’État en 2004, ont représenté 72 % du budget en 2008. « L’État ne se focalise plus sur la collecte des impôts et les recettes ordinaires n’entrent plus ! », se désole un banquier.
Ces critiques interviennent alors que le gâteau pétrolier va encore gonfler. Une seconde zone, le bassin de Bongor (au sud-est), est en phase d’exploration avancée. Les forages ont déjà mis en évidence des réserves de 150 millions de tonnes métriques (au moins autant qu’à Doba, selon le CCSRP). Développé en partenariat avec la Chinese National Petroleum Corporation, le projet prévoit non seulement la production de brut, mais aussi la construction d’une raffinerie à Djermaya (à 35 km au nord de N’Djamena), financée à 60 % par les Chinois et à 40 % par le Tchad, ainsi qu’un oléoduc de plus de 300 km, entre le bassin de Bongor et la raffinerie. Le premier carburant 100 % tchadien est attendu pour 2011.
*Il s’agit des représentants de la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTD) et du Réseau des associations des droits de l’homme du Tchad (RADHT).
18:03 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tchad, pétrole, budget, armement, ccsrp
Malamine Koné : opération séduction au Maroc

Le patron de l’équipementier sportif Airness, Malamine Koné, était en déplacement au Maroc la semaine dernière. L’homme d’affaires était invité au Forum MEDays - forum économique marocain qui s’est tenu du 19 au 21 novembre à Tanger - où il a reçu, jeudi dernier, le prix Business 2009 pour son parcours d’entrepreneur africain en Europe. Malamine Koné a lancé Airness en 1999 avec comme seul capital son bagout et une poignée d’euros. Dix ans plus tard, l’homme d’affaires se targue d’être, à 37 ans, à la tête de la première marque française de sport en France (avec un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros 2008). Une success story dont il a fait le récit aux étudiants de l’Ecole Supérieure de Commerce et des Affaires (ESCA) de Casablanca, venus nombreux l’écouter vendredi dernier, à la faveur d’une conférence autour de l’« entreprenariat en milieu hostile ». Notamment quand la discrimination règne ? « Si l’argent n’a pas d’odeur, la réussite n’a pas de couleur », martèle l’homme d’affaires d’origine malienne. La formule est applaudie. Réussir ? « Ce n’est pas gagner beaucoup d’argent, mais être porteur d’un projet. » Une méthode ? Malamine Koné, qui a appris « sur le tas » et tout misé sur l’« audace », propose des « valeurs » et non un mode d’emploi : « travail », « solidarité », « envie », etc. Mais « je suis venu vous aider », précise-t-il. Quelqu’un saisit la balle au bond : « recrutez-moi ! » La témérité de l’étudiant amuse l’ami Malamine Koné, mais Malamine Koné homme d’affaires lui recommande de réfléchir sur un projet d’investissement pour Airness au Maroc avant d’aller plus loin. A la sortie, les étudiants s’attroupent autour de ses collaborateurs pour s’arracher ses coordonnées. L’envie et l’ambition, ils n’en manquent pas…
Un fonds d’investissement pour les Africains
Le patron d’Airness a déjà effectué plusieurs voyages en Afrique, où il a le plus souvent mené des actions humanitaires. Mais il compte désormais aller plus loin. Au cours de son séjour au Maroc, il a annoncé la création prochaine d’un fonds d’investissement pour les jeunes entrepreneurs Africains au Mali. Le projet devrait voir le jour début 2010. Cette mini-tournée lui aussi permis de rendre visite aux doyens de la communauté malienne et aux étudiants maliens au Maroc.
L’homme jouit d’une grande popularité dans son pays d’origine, le Mali, aussi bien auprès des jeunes que parmi la classe politique. Et tout le monde veut sa part de Malamine Koné. Ses nombreuses tournées en Afrique et sa popularité grandissante ont d’ailleurs soulevé des interrogations. Quant on l’interroge sur d’éventuelles ambitions politiques, l’homme éclate de rire : « Pourquoi tous les Maliens me posent cette question ? Vous pensez qu’il n’est pas permis de réussir et de venir dire à d’autre comment réussir ? » Il n’empêche. En bon entrepreneur, l’homme d’affaires, encore jeune, construit patiemment son image. Il projette de se rendre au cours du mois de décembre en Afrique du Sud où, dit-on, il espère rencontrer Nelson Mandela.
18:00 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, malamine koné, maroc, investissement, airness
lundi, 23 novembre 2009
Crise : le pire a été évité, selon Dominique Strauss-Kahn

Crédits photo : AP
Le patron du Fonds Monétaire International estime que la crise est «probablement derrière nous» même si le rebond de l'économie reste encore «vulnérable». A ce titre, il appelle à ne pas abandonner la coopération internationale.
Le monde a des raisons de souffler. «Grâce à une réaction rapide et audacieuse, qui s'est opérée dans une atmosphère de coopération politique sans précédent, l'activité économique mondiale repart à la hausse» a indiqué lundi Dominique Strauss-Kahn, le patron du Fonds Monétaire International (FMI) dans un discours prononcé à Londres lors de la conférence annuelle de la confédération patronale britannique, la CBI. Estimant que «le pire a été évité», DSK a rendu hommage à la coopération des différents gouvernements et des banques centrales mondiales qui ont injecté des milliers de milliards de dollars dans le système financier depuis la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, considéré aujourd'hui comme le «big bang» qui a précipité la planète dans la marasme financier.
Cependant, si cette collaboration a porté ses fruits, elle ne doit pas être abandonnée alors que la reprise de l'économie reste encore très fragile, estime DSK. «Je pense que nous pouvons limiter le risque de nouvelles tempêtes en choisissant les bonnes politiques, et en maintenant la collaboration réussie entre les Etats», a-t-il plaidé. «Nous devons garder allumée la flamme de la coopération», a-t-il encore lancé, estimant que le monde se trouve actuellement à un «moment critique» et que la «permanence de la reprise va dépendre des décisions qui seront prises dans les mois à venir par les gouvernants». Dominique Strauss-Kahn a également appelé à lutter de toutes les façons possibles afin d'endiguer l'envolée du chômage, tout en réaffirmant que les Etats devaient commencer à préparer leurs «stratégies de sortie».
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17:37 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, dominique strauss-kahn, fmi, ocde
Allemagne /Qatar : La Deutsche Bahn sur les rails au Qatar
La compagnie ferroviaire allemande, Deutsche Bahn, a annoncé ce dimanche la signature d'un important contrat avec le Qatar pour la construction de voies ferrées et de lignes de métro. L'émirat prévoit d'investir massivement dans les infrastructures et le groupe allemand a été choisi pour superviser ces projets.
Près de 17 milliards d'euros, c'est ce que compte investir l'émirat du Qatar pour ce qui est d'ores et déjà considéré comme l'un des systèmes de métro et de réseaux ferrés les plus modernes au monde.
Ce gigantesque chantier prévoit la construction de quatre lignes de métro dans la capitale Doha avec 300 km de rails et une centaine de stations. Il prévoit également des liaisons à grande vitesse reliant l'aéroport à Doha puis au Bahrein. En tout, 180 kilomètres de voies pour des trains pouvant rouler jusqu'à à 350 km/h.
L'émirat veut également développer ses infrastructures ferroviaires vers l'Arabie saoudite et construire des lignes pour le fret. Un projet ambitieux dont la Deutsche Bahn ne devrait toutefois assumer qu'une part. La compagnie publique allemande a ainsi décroché une partie importante des 700 millions d'euros consacrés à la planification de ce projet.
Elle a également obtenu l'exploitation du réseau qui au final, représentera un marché d'un milliard d'euros par an. Mais les travaux eux-mêmes, tout comme la construction des trains, devraient être confiés à d'autres entreprises allemandes.
12:46 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, qatar, coopération et développement, transport
jeudi, 19 novembre 2009
Sénégal Airlines : Emirates pour lancer la compagnie
La nouvelle compagnie succèdera à Air Sénégal International, qui a fait faillite au mois d'avril© ORLANDO FLORIN ROSU - FOTOLIA Sénégal Airlines, la nouvelle compagnie qui doit voir le jour après la faillite de Air Sénégal, sera associé à Emirates. Airbus tient pour l'instant la corde pour l'équiper en matériel volant.
Lancée officiellement le 7 novembre par le ministre d’État Karim Wade, pour reprendre le flambeau laissé par Air Sénégal International, Sénégal Airlines (SA) aura pour partenaire technique et stratégique la compagnie Emirates.
Air France, Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, South Africain Airways et Air Europa étaient sur les rangs. La compagnie émiratie assurera la formation des pilotes et des personnels (navigants ou non), ainsi que l’assistance technique et commerciale. Dans un premier temps, elle mettra à la disposition de SA deux Airbus A330.
Capital
Par ailleurs, Emirates devrait prendre une participation dans le capital de la compagnie, contrôlée majoritairement (64 %) par le secteur privé sénégalais, son objectif étant de faire de Dakar son hub pour l’Afrique de l’Ouest. L'appel de l'Etat pour fonder la nouvelle compagnie aurait levé 17 milliards de F CFA, soit plus que les 15 milliards escomptés. Une dizaine d'hommes d'affaires, parmi lesquels Serigne Mboup (CCBM), Ousmane Joseph Diop (Senbus Industries), Cheickh Amar (TSE international) et Abdel Kader Mbacké (Dagote Industries) ont mis la main à la poche. Le reste du capital se répartit entre l'Etat (31%) et des titres octroyés gratuitement (5%).
Côté constructeurs, c’est Airbus qui tient la corde. Des discussions sont également en cours pour compléter la flotte du successeur d’Air Sénégal International, avec le brésilien Embraer et le français ATR.
Budgets, investisseurs, stratégies... Pour en savoir plus, voir notre dossier spécial transport aérien "l'afrique, chantier à ciel ouvert" dans le n°2549 de Jeune Afrique, actuellement en kiosques.
17:18 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sénégal, compagnie aérienne, airbus, sénégal airlines, emirates
lundi, 16 novembre 2009
Télécoms : MT à la conquête de l'Ouest
L'opérateur marocain a acquis 51% du burkinabè Onaltel (ici, le siège à Ouaga)© AHMED OUOBA Et de quatre ! Le 7 juillet dernier, Maroc Telecom (MT) s’est emparé de 51 % du capital du malien Sotelma, pour quelque 275 millions d’euros. Une acquisition venue s’ajouter à trois autres « emplettes » du marocain au sud du Sahara : première à avoir ouvert le bal, la Mauritanie lui a cédé le contrôle de Mauritel en avril 2001, suivie, en décembre 2006, par le Burkina, où MT a acquis 51 % d’Onatel avant de s’emparer, en février 2007, de 51 % de Gabon Telecom. Chaque fois, MT a privilégié la privatisation d’opérateurs historiques, sur des marchés à fort potentiel de croissance, lui permettant de totaliser 19,6 millions de clients et d’afficher, pour le premier semestre 2009, un chiffre d’affaires de 14,6 millions de DH (1,3 million d’euros), en hausse de 1,9 % par rapport à 2008.
A contrario, ayant accéléré la cadence de ses achats ces trois dernières années, MT a dû muscler ses investissements sur le marché subsaharien et a ainsi déboursé 100 millions d’euros en 2008. Reste que le fleuron marocain de la téléphonie, coté à la fois à Paris et à Casablanca (il pèse un quart de la capitalisation boursière de la place), est la propriété à 53 % du français Vivendi, dont il est d’ailleurs la filiale la plus rentable. Et c’est via MT que Vivendi a tenté une offensive sur les actifs africains de Zain, avant d’y renoncer…
Après MT, Méditel, second opérateur GSM du royaume et désormais 100 % marocain – depuis le rachat, en septembre, par FinanceCom et CDG, des participations de Telefónica et Portugal Telecom –, se sent pousser des ailes… qui pourraient aussi le conduire hors de ses frontières.
18:33 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, afrique, investissement, télécommunications, maroc telecom
Equipement : l'ONE etl'Onep feront bientôt front commun
Les sociétés marocaines contribuent à l'aménagement rural du continent© CHRISTIAN DUMONT/REA L’électrification du Maroc désormais quasi achevée (avec un taux de 96 %), l’Office national d’électricité (ONE) a entrepris, depuis trois ans, d’exporter son expertise. La réussite du programme marocain d’électrification rurale convainc. Devant l’entreprise française EDF, l’ONE a remporté, en 2008, l’appel d’offres lancé par la Banque mondiale pour la construction du réseau et la concession pour vingt-cinq ans de l’axe Saint-Louis-Dagana-Podor au Sénégal. L’investissement est estimé à 160 millions de DH (14,5 millions d’euros). L’Office a également soumissionné l’électrification de deux autres communes sénégalaises. L’ONE intervient par ailleurs en Mauritanie, en Gambie, au Niger, en Sierra Leone, au Tchad et en Libye, dans la construction et la réfection de centrales et de réseaux, l’assistance technique, le transport. L’Office marocain a notamment remporté en 2006 des concessions de production à Nouadhibou (7 MW) et à Freetown (15 MW).
De son côté, l’Office national de l’eau potable (Onep) a décroché, en 2007, le marché de la production et de la commercialisation de l’eau potable au Cameroun. Une première. Le contrat d’affermage, à travers sa filiale Cameroun des eaux (CDE), porte sur dix ans et concerne 115 localités. L’Onep, aux côtés des marocains Delta Holding et Med-Z (filiale du groupe Caisse de dépôt et de gestion, CDG), était en compétition avec les groupes français Veolia Water et Saur (filiale de Bouygues). Son premier contrat international remporté en 2006 en Mauritanie afin d’alimenter la capitale en eau potable à partir du fleuve Sénégal aura plaidé en sa faveur.
Début septembre, le gouvernement marocain a engagé un rapprochement entre les deux établissements pour créer prochainement un seul Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), qui devrait permettre de faire des économies et de créer des synergies dans la réalisation des infrastructures, notamment hydroélectriques, et, surtout, permettre à ce nouveau champion national de l’eau et de l’électricité de trouver un écho supplémentaire en Afrique.
18:21 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, électricité, contrat, one, eau potable





