vendredi, 18 décembre 2009

L'ex-employé de HSBC collaborait dès juillet 2008 avec la France

L'Expansion.com - 18/12/2009

Hervé Falciani, ancien cadre de HSBC à qui il a volé des données des comptes de Français en Suisse, aurait collaboré dès juillet 2008 avec Bercy, affirme la Suisse.

 

L'ex-employé de la banque HSBC à Genève collaborait déjà en juillet 2008 avec les autorités françaises auxquelles il a transmis des données et des codes pour les déchiffrer, a indiqué vendredi 18 décembre une porte-parole du procureur fédéral helvétique.

 

"L'enquête (des autorités suisses, ndlr) a permis de déterminer que déjà en juillet 2008 (l'ex-salarié de HSBC) Hervé Falciani a transmis des données ainsi que les codes permettant de les déchiffrer aux autorités françaises", a indiqué la porte-parole dans un courriel envoyé à l'AFP.

 

Le Ministère public de la Confédération (MPC, procureur fédéral) "n'a à aucun moment transmis des données ou des codes de déchiffrage aux autorités française", a-t-elle souligné. Selon le MPC, "des mots-clés ont été transmis uniquement parce que les autorités françaises l'ont exigé, faute de quoi la demande d'entraide judiciaire suisse ne pouvait être exécutée".

 

La Suisse a continué de mettre la pression sur la France en lançant un ultimatum pour récupérer d'ici Noël les données volées à la banque HSBC à Genève par un ancien salarié, qui a tenté de les vendre à plusieurs Etats, selon les autorités helvétiques.

Le principal accusé du 11-Septembre indien se rétracte

Par france24? PUBLI2 LE 18 décembre 2009

Considéré comme le seul rescapé du commando islamiste qui a attaqué plusieurs hôtels de Bombay en novembre 2008, "Kasab" est revenu sur les propos qu'il avait tenu au mois de juillet. Il avait alors affirmé avoir participé à l'opération.
Par Dépêche (texte)


AFP - Le seul survivant présumé du commando islamiste pakistanais qui a attaqué Bombay en novembre 2008, qui avait plaidé coupable en juillet, s'est rétracté vendredi, affirmant devant le tribunal spécial qui le juge, n'avoir pas été présent sur les lieux d'une des attaques.


"Je n'étais pas présent à VT", a affirmé Mohammad Ajmal Amir Iman, alias "Kasab", faisant référence au "terminus Victoria", la gare centrale de Bombay, où des témoins ont dit l'avoir vu, en compagnie d'un complice, ouvrir le feu et jeter des grenades. Il est accusé d'avoir tué 52 personnes dont des officiers de la police, et d'avoir blessé 109 autres.


"Je ne sais pas ce qui s'est passé. Des témoins sont venus et m'ont reconnu car mon visage ressemble à celui de terroristes, a affirmé l'accusé. C'est pourquoi j'ai été arrêté. J'ai été victime d'un coup monté".


Ce Pakistanais de 21 ans qui encourt la peine de mort pour ce que la presse surnomme le "26 novembre" ou le "11 septembre de l'Inde", est jugé depuis la mi-avril.


Début mai, il avait plaidé non coupable et rejeté les 86 chefs d'accusation le visant, dont celui d'"actes de guerre" contre l'Inde.


En juillet, il avait reconnu pour la première fois sa responsabilité. Le procureur Ujjwal Nikam avait déclaré à la presse que Mohammad Ajmal Amir Iman "s'était levé" dans le box du tribunal en déclarant "vouloir passer aux aveux", avant de raconter comment s'étaient déroulées les attaques du 26 au 29 novembre 2008 (174 tués, dont neuf des dix assaillants).


Le 26 novembre 2008, M. Iman et un complice avaient été filmés par des caméras de surveillance. Des témoins ont dit l'avoir vu ouvrir le feu et jeter des grenades dans la gare centrale de Bombay.


Des relevés ADN et des empreintes correspondant à celles du suspect ont également été produits par l'accusation.


Le suspect a cependant remis en cause les affirmations des témoins: "Tous les témoignages sont semblables. Ils parlent d'un homme grand et d'un petit. Cela montre que la police leur a ordonné de m'identifier comme terroriste", le petit ayant été tué.


"Kasab" a indiqué être arrivé à Bombay, capitale du cinéma indien, 20 jours avant les attaques, pour "aller au cinéma" et a été arrêté par la police sur une plage du nord de la ville.


Il a affirmé avoir ensuite été contraint de faire des aveux.


"Je n'ai jamais vu ou utilisé un AK-47 (fusil Kalachnikov, ndlr) de toute ma vie. J'en ai vu un pour la première fois à la police", a-t-il ajouté.


L'Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne imputent les attentats de Bombay au groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-Taïba, avec --accuse New Delhi-- la complicité des services de renseignements militaires d'Islamabad.


Ces attentats ont provoqué le gel du laborieux processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les deux puissances nucléaires rivales.


Islamabad a admis que le complot avait été "en partie" ourdi sur son sol et a arrêté des responsables présumés qui doivent être jugés prochainement.

 

Royal absente à Marseille

Par lexpress.fr, publié le 18/12/2009

La présidente de Poitou-Charentes a snobé les régions.

Boutade entendue au congrès des régions de France, les 10 et 11 décembre, à Marseille: "Ségolène Royal n'est pas venue alors qu'elle était invitée. C'est normal: elle ne se rend que dans les lieux où elle n'est pas conviée!"

Allusion à son arrivée intempestive à Dijon, le 14 novembre, lors du Rassemblement social, écologiste et démocrate.