mercredi, 16 décembre 2009

Le dispositif militaire français en Afghanistan

Jim Jarrassé (lefigaro.fr), 16/12/2009



Les bases militaires françaises en Afghanistan. Depuis le 1er novembre 2009, la brigade La Fayette est déployée dans l'est du pays. (Carte lefigaro.fr)
Les bases militaires françaises en Afghanistan. Depuis le 1er novembre 2009, la brigade La Fayette est déployée dans l'est du pays. (Carte lefigaro.fr)


FOCUS - La France compte près de 3.300 soldats déployés à l'est du pays. Avec pour missions prioritaires la sécurisation du territoire et la formation des forces afghanes.

Depuis le 1er novembre, l'essentiel des troupes françaises présentes sur le sol afghan est réuni au sein de la «Task Force La Fayette», placée sous commandement américain. C'est l'élément-clé du dispositif français.

 

La présence terrestre : la brigade La Fayette

Composée de 2.500 soldats, elle est déployée à une cinquantaine de kilomètres à l'est et au nord-est de Kaboul, dans les provinces de Surobi et de Kapisa. Dirigé par le général Marcel Druart, l'état-major de la brigade (120 soldats) se trouve à Nigrab, au nord de la province de Kapisa. La France dispose de cinq bases opérationnelles avancées dans le secteur.

Déployé sur les bases de Tora (district de Surobi, 900 soldats) Nijrab et Tagab (province de Kapisa, 700 soldats), le groupement tactique interarmé (GTIA) est constitué d'un poste de commandement, de compagnies d'infanterie ainsi que d'éléments d'appui d'artillerie. Son rôle est de conduire des opérations en soutien des forces de sécurité afghanes. Objectif poursuivi : établir un environnement suffisamment sûr pour permettre la réalisation de programmes civils de reconstruction et de développement.

A Rocco, dans la vallée d'Uzbeen, où dix militaires français ont péri en août 2008, l'armée française a déployé une équipe d'instructeurs (Operational Mentoring and Liaison Team, OMLT). Ces militaires, qui assurent l'entraînement des forces afghanes, sont aussi présents à Tagab et Pol-E-Charki, à la sortie est de Kaboul.

D'autres détachements français concourent à la formation des officiers et des forces spéciales de l'Armée nationale afghane (ANA) à Kaboul. Le bataillon de commandement et de soutien se trouve aussi dans la capitale afghane. Composé de 450 hommes, il assure le soutien logistique et administratif des unités de la brigade La Fayette.

Enfin, un bataillon de 11 hélicoptères est basé à l'aéroport de Kaboul. Fort de 140 soldats, il effectue des missions d'appui des troupes au sol, de surveillance et d'évacuation médicale.

 

La présence aérienne et maritime

Depuis 2001, la France apporte un soutien aérien aux opérations de la coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis. Les forces françaises disposent d'un détachement de six avions de combat à Kandahar, au sud du pays, ainsi que d'une base de drones à Bagram, au nord de Kaboul. Deux avions de transports Transall sont aussi déployés à Douchambé, la capitale du Tadjikistan voisin.

Les forces françaises participent aussi au contrôle de l'espace maritime du nord de l'océan Indien en mettant une frégate à disposition de la coalition. La France a pris à six reprises le contrôle de la force maritime internationale (Task Force 150), qui a pour objectif est de lutter contre le trafic d'armes et le transit de terroristes entre l'Afghanistan et la péninsule arabique.

Déjà trente jours de jeûne pour Aminatou Haïdar

16.12.2009, par courrierinternational.com

La présidente du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme, Aminatou Haïdar, a entamé, le 16 décembre, son trentième jour de grève de la faim, qu'elle poursuit sur un parking d'autobus de l'aéroport de Lanzarote, aux Canaries. C'est après avoir été refoulée par les autorités marocaines, le 14 novembre, qu'elle a commencé sa grève de la faim. Si elle garde un mental de fer et une détermination intacte, sa santé se détériore. "Le cœur, les reins, peuvent lâcher à tout moment", explique-t-elle dans un entretien à El-Watan. Le quotidien d'Alger rappelle qu'Aminatou Haïdar avait déjà mené une grève de ce type avec d'autres militants de la cause sahraouie dans la sinistre prison de Laâyoune, en 2005.

Tzipi Livni sous le coup d'un mandat d'arrêt international

Créé le 15.12.09 ar 20minutes.fr


Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, le 11 février 2009
Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, le 11 février 2009/Menahem Kahana AFP/Archives


Israël a averti mardi que la Grande-Bretagne ne pourrait pas jouer de «rôle actif dans le processus de paix» au Proche-Orient si Londres ne prend pas des mesures pour empêcher des hauts responsables israéliens d'être poursuivis par la justice britannique.
Cette mise en garde a été lancée par le ministère israélien des Affaires étrangères à la suite de l'annulation d'une visite à Londres de l'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, menacée de poursuites. Le Royaume-Uni, ce mardi soir, a déclaré examiner «les façons de changer son système pour éviter des cas similaires à l'avenir», a déclaré le chef de la diplomatie britannique David Miliband.

Tzipi Livni sous le coup d'un mandat d'arrêt international

Tzipi Livni, actuelle chef de l'opposition, a pris cette décision après avoir été informée qu'elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par un tribunal britannique après une plainte pour son rôle durant une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza il y a un an.
«Israël rejette la procédure judiciaire cynique engagée par un tribunal britannique contre Tzipi Livni à l'iniative d'éléments extrémistes», a souligné le ministère dans un communiqué.
«Israël appelle le gouvernement de Londres à respecter une fois pour toute son engagement à agir contre l'exploitation du système judiciaire britannique par des éléments anti-israéliens», a-t-il ajouté. Sinon, Israël estime que cela «porterait atteinte aux relations entre les deux pays».

Opération à Gaza l'hiver dernier
Mardi, l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Israël, Tom Phillips, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem pour se voir signifier une protestation du gouvernement israélien. La plainte déposée à l'encontre de Tzipi Livni porte sur ses fonctions de chef de la diplomatie israélienne durant l'opération menée par Tsahal l'hiver dernier à Gaza.
Cette offensive, qui avait comme objectif déclaré de neutraliser les tirs de roquettes palestiniennes contre Israël, a fait 1.400 morts palestiniens. 13 Israéliens avaient été tués. Tzipi Livni a répondu mardi qu'elle assumait la «responsabilité des décisions prises lors de cette opération qui a atteint ses objectifs qui étaient de protéger la population du sud d'Israël et de restaurer le pouvoir de dissuasion» de l'Etat hébreu.
Ce n'est pas la première fois que des hauts responsables israéliens sont menacés de poursuites judiciaires en Grande-Bretagne à la suite de plaintes d'organisations pro-palestiniennes. En octobre, le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon avait dû renoncer à aller à Londres de crainte de poursuites pour «crime de guerre» lorsqu'il était chef-d'état major de l'armée entre 2002 et 2005.
Avec agence