mercredi, 09 décembre 2009
Yar'Adua malade : grandes manoeuvres en coulisses
Depuis le 26 novembre, une chape de plomb s'est abattue sur la maladie de Yar'Adua© AFP Les spéculations et calculs se multiplient dans la perspective d'un "après Yar'Adua".
L'état de santé du président nigérian Umaru Yar'adua, qui ne s'est toujours pas exprimé deux semaines après son hospitalisation d'urgence en Arabie saoudite pour une affection cardiaque sérieuse, fait l'objet d'un débat public de plus en plus vif au Nigeria.
Umaru Yar'Adua, 58 ans, notoirement en mauvaise santé depuis plusieurs années, s'est rendu en Arabie saoudite le 23 novembre pour raisons médicales. Son médecin personnel, le docteur Salisu Banye, a annoncé le 26 novembre qu'il est soigné à l'hôpital Roi Fayçal de Jeddah pour une péricardite aiguë, une inflammation de la membrane entourant le coeur.
Face à la montée des appels à son départ dans les medias et certains cercles politiques, et même de la part du chef du barreau des avocats nigérians, le gouvernement n'a cessé d'allumer des contre-feux, alors que les dernières informations officielles sur la santé d'Umaru Yar'adua remontent. . . au 26 novembre.
Et les rumeurs vont bon train. Les quotidiens publient des extraits de la Constitution concernant ce qui est prévu en cas de décès, de démission ou de déclaration d'inaptitude du président, des articles médicaux, et interrogent des juristes sur les implications d'une vacance.
"Le président sera bientôt de retour"
Depuis le 26 novembre, une chape de plomb s'est abattue sur le sujet, donnant libre cours aux spéculations et calculs en prévision de l'"après Yar'Adua". Avec en ligne de mire l'élection présidentielle du printemps 2011.
Le parti au pouvoir, le PDP, tient une convention jeudi, avec à l'ordre du jour la santé du président, et le principal parti d'opposition, Action Congress (AC) se réunit deux jours plus tard à Lagos.
Mercredi dernier, le conseil des ministres avait exclu tout départ de la présidence d'Umaru Yar'Adua. "Le Conseil, qui a passé en revue tous les éléments, a estimé à l'unanimité qu'il n'y avait pas de base pour invoquer l'article 144 de la Constitution, le président n'ayant pas été jugé inapte à assurer ses fonctions", indiquait alors le gouvernement.
Troisième personnage de l'Etat, le président du Sénat, le général en retraite David Mark, a de son côté exclu de mettre sur pied une commission pour juger de la capacité du président à assumer ses fonctions.
D'autant qu'officiellement ce dernier "répond favorablement" aux traitements qui lui sont administrés.
Sa famille est elle-même montée au créneau ces derniers jours: "ceux qui réclament (sa) démission devraient craindre Dieu. Le président sera bientôt de retour, plus fort que jamais", a déclaré la soeur cadette de M. Yar'adua, Hajya Binta Kuraye, citée lundi par le quotidien Nigerian Tribune.
L'équilibre Nord-Sud menacé ?
Au-delà de l'état de santé du président, c'est le délicat équilibre entre le nord musulman et le sud chrétien qui risque d'être en jeu dans les mois à venir.
Musulman du Nord et gouverneur de l'Etat de Katsina, Umaru Yar'Adua, a succédé au chrétien Olusegun Obasanjo qui est resté au pouvoir de 1999 à 2007.
Obasanjo souhaitait, au prix d'un "toilettage" de la Constitution qui limite la présidence à deux quinquennats successifs, obtenir un troisième mandat, mais il en a été empêché par le Parlement et des pressions internationales. Il a donc rendu le pouvoir au Nord musulman, mais en imposant le gouverneur Yar'Adua, alors peu connu et à la mauvaise santé notoire.
Or, en cas de décès ou d'incapacité, c'est l'actuel vice-président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, qui assurerait la fin du mandat présidentiel jusqu'en avril 2011, aux termes de la Constitution d'inspiration américaine.
Une certitude est qu'au Nord, on accepterait difficilement que le pouvoir repasse au Sud pour trop longtemps.
L'enjeu est de taille dans une encore fragile fédération de 150 millions d'habitants qui, en un demi-siècle d'histoire, a connu 8 coups d'Etats militaires, près de 30 ans de régimes militaires, et une brutale guerre civile de 3 ans, le tout sur fond d'incessantes rivalités ethniques et religieuses.
(avec AFP)
11:07 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nigeria, gouvernement, santé, umaru yar'adua, olusegun obasanjo
L’OM, les regrets éternels
L’OM, les regrets éternels
Steve Mandanda n'a rien pu faire sur le coup france de Cristiano Ronaldo (DPPI)
Battu par le Real Madrid (1-3), l’Olympique de Marseille ne disputera pas les 8es de finale de la Ligue des Champions. Mais l’élimination ne date d’hier
par Nicolas Cerbelle, le 09-12-2009La situation était déjà compromise au terme de la 5e et avant-dernière journée après que les Phocéens ont ramené «seulement» un point de San Siro (1-1) alors que Brandao avait manqué la balle de match, expédiant sur la barre un ballon qui ne demandait qu’à entrer dans le but. Dès lors, les chances de qualification s’étaient réduites comme peau de chagrin, l’OM étant dans l’obligation de battre le Real Madrid tout en espérant un faux pas du Milan AC à Zurich. D’aucuns pensaient d’ailleurs que la première partie du contrat serait plus réalisable que la seconde.
Une double confrontation contre Milan qui coûte cher
Il n’en fut rien. Déjà vainqueur à l’aller (0-1), Zurich a tenu les Rossoneri en respect au Letzigrund (1-1). Les Suisses ont ainsi glané les quatre points de leur campagne européenne face aux Lombards. Marseille aurait aimé faire aussi bien. Car si les hommes de Didier Deschamps ont entretenu l’espoir jusqu’au bout, ils avaient hypothéqué leur qualification dès la mi-septembre, en s’inclinant sur deux erreurs d’inattention devant un Milan AC alors plus que prenable (1-2). «On n’a pas pris de points lors du premier match, ce qui nous a mis tout de suite dos au mur. On a pris six points contre Zurich ce qui était indispensable pour exister dans ce mini-championnat. Il fallait au moins gagner une fois contre les gros. Contre Milan, nous n’avons pris qu’un point et c’est là que nous avons des regrets», résume Fabrice Abriel. Si l’OM avait eu trois points supplémentaires, il serait aujourd’hui devant Milan. Avec des si…
L’OM y a-t-il vraiment cru ?
Peut-être aussi que le vice-champion de France n’y a-t-il pas cru dès le départ, au moment du tirage au sort. «Il faut ne pas avoir le Real et le Milan dans la poule ! La Ligue des Champions a ses exigences techniques, tactiques et athlétiques qui ne pardonnent pas. L'OM est en phase d'apprentissage», explique Didier Deschamps quand on lui demande ce qui manque à son équipe pour accéder aux huitièmes de finale. Moins fort sur le papier, Marseille a également régulièrement péché par naïveté, payant aussi parfois son relatif manque de prestige sur la scène européenne, à l’image de la non-expulsion d’Iker Casillas après un tacle irrégulier dans la surface sur Mamadou Niang en position de dernier défenseur. Reste que ce n’est pas la faute de l’arbitre, ni même du Real ou du Milan, si Lucho a frappé le penalty qui suivit sur la barre transversale… «Si on avait marqué ce penalty, le score aurait été de 2-2 et on ne sait pas ce qu’il se serait passé alors», regrette Steve Mandanda sur le site de l’OM.
Le championnat d’abord, la Ligue Europa ensuite
Le réalisme est une vertu essentielle en Ligue des Champions. A ce titre, l’OM ferait bien de s’inspirer de Bordeaux dans le futur. Après une année d’apprentissage, les Girondins ont rapidement assimilé les exigences du très haut niveau, terminant premiers d’un groupe où figuraient la Juventus Turin et le Bayern Munich. Comme la saison dernière, Marseille est reversé en Ligue Europa, la «deuxième division européenne». Pour progresser, les partenaires de Mamadou Niang, qui s’est fracturé l’épaule gauche mardi, doivent disputer la Ligue des Champions tous les ans. La qualification est même devenue vitale, Margarita Louis-Dreyfus, la veuve de Robert, actionnaire majoritaire du club, ayant indiqué en début de semaine qu’elle vendrait le club en cas non qualification pour la prestigieuse épreuve continentale. On comprend que Deschamps ait décidé de faire du match contre Boulogne, samedi, une priorité absolue…
Marseille - Real Madrid en images :
11:04 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, ligue des champions, marseille, real madrid
Rajoelina qualifie de "haute trahison" l'accord sur le futur gouvernement
Plusieurs ministères clés reviennent à Rajoelina, dont la Justice, l'Armée et l'Economie© AFP
Les leaders de trois mouvances malgaches se sont entendus mardi à Maputo sur la répartition des postes au sein du gouvernement de transition mais le nouvel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina, absent à cette réunion, a rejeté cet accord le qualifiant d'acte de "haute trahison".
Le président déchu Marc Ravalomanana et les ex-présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont établi à Maputo la liste de leurs candidats au gouvernement de transition, conformément à un accord signé en novembre à Addis Abeba.
Les trois leaders ainsi que le président de transition Andry Rajoelina s'étaient alors entendus pour former un gouvernement dans lequel chaque mouvance devait recevoir six portefeuilles.
Selon la répartition établie à Maputo, la mouvance Ravalomanana obtient le Commerce et les Affaires étrangères, Ratsiraka les Finances et l'Energie et Zafy l'Environment et les Mines.
Ils ont laissé plusieurs ministères clés à Andry Rajoelina, dont la Justice, l'Armée, l'Economie et l'Industrie.
Mais ce dernier a rejeté le document signé mardi à Maputo par les leaders des trois autres mouvances.
Cet accord "porte atteinte à la souveraineté nationale" et constitue un acte de "haute trahison", affirme la présidence de transition dans un communiqué diffusé mardi soir à Antananarivo. M. Rajoelina avait refusé de participer à cette réunion expliquant ne pas vouloir négocier à l'étranger la composition du futur gouvernement.
Rajoelina "prendra les dispositions qui s'imposent"
En s'entendant ainsi, "les trois mouvances ont exprimé leur volonté d'éliminer Andry Rajoelina de la tête de l'Etat" et "de sortir de la Charte de la transition", poursuit la présidence indiquant, sans plus de détails, que M. Rajoelina "prendra les dispositions qui s'imposent".
Les quatre leaders avaient signé le 9 août, lors d'une première rencontre à Maputo, un accord sur une période de transition destinée à mettre un terme à la grave crise politique qui affecte Madagascar depuis janvier.
Cet accord prévoit notamment l'instauration d'un nouveau gouvernement de transition composé de 32 ministres et l'organisation d'élections d'ici fin 2010.
Le chef de la médiation internationale Joaquim Chissano avait auparavant qualifié l'issue de cette rencontre de "pas en avant". "Maintenant, nous allons voir quels en sont les résultats", avait déclaré à la presse l'ancien chef de l'Etat mozambicain.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), également médiateur dans cette crise, s'est cependant dit très "inquiet de l'impasse dans laquelle est plongée la formation du gouvernement d'unité nationale à Madagascar, ce qui pourrait compromettre les progrès réalisés jusqu'à présent pour mettre fin à la crise".
Lâché par l'armée et sous la pression de manifestations qui avaient fait une centaine de morts, M. Ravalomanana avait été contraint de quitter le pouvoir le 17 mars. Il avait cédé ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait remis à M. Rajoelina, alors maire d'Antanarivo.
11:02 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, gouvernement, andry rajoelina, marc ravalomanana, transition






