mercredi, 16 décembre 2009

Franck Ribéry a faim de ballon

Créé le 16.12.09 par 20minutes.fr


L'attaquant français du Bayern Munich, Franck Ribéry, lors d'un match face à Leverkusen, le 12 mai 2009
L'attaquant français du Bayern Munich, Franck Ribéry, lors d'un match face à Leverkusen, le 12 mai 2009/K.Pfaffenbach/REUTERS


FOOTBALL - Le milieu bavarois espère faire son retour ce week-end...


Après deux mois et demi d’absence, Franck Ribéry veut juste rejouer. Ne serait-ce que quelques minutes face à Berlin samedi. «La compétition m'a beaucoup manqué, si je pouvais jouer devant notre public de l'Allianz-Arena pendant vingt minutes, je serais très heureux», a expliqué mardi soir Ribéry sur le site internet du Bayern.


Il faut dire que Francky a de quoi avoir faim. Le milieu offensif français a fait sa dernière apparition sous le maillot bavarois le 3 octobre. Il n'a disputé que six matchs de Bundesliga cette saison, avant de faire une longue pause pour soigner une tendinite rotulienne du genou gauche.


Mettre à profit la trêve hivernale



«Ce fut une période très dure pour moi. Je suis maintenant très content d'avoir retrouver le terrain (...) à l'entraînement, je tire, je fais des petits exercices avec le ballon, je fais des sprints, tout va bien. J'espère que cela va continuer comme cela», a admis l'ancien Marseillais qui n'a pas subi d'opération, mais a fait l'objet de soins à base d'ultra-sons et d'exercices de musculations.


Le Français mettra à profit la traditionnelle trêve hivernale de la Bundesliga du 20 décembre au 15 janvier pour être à nouveau à 100%. Son entraîneur, Louis van Gaal, avait indiqué lundi qu'il pensait aligner contre la lanterne rouge Berlin «pendant quelques minutes».

M. Go. avec agence

Cameroun : Le marché central de Douala ravagé par les flammes

Article publié le : mercredi 16 décembre 2009



Les pompiers tentent d’éteindre l’incendie qui ravage le marché central de Douala, au Cameroun, le 15 décembre 2009.
AFP / Patrick Fort



Par RFI

Un incendie a ravagé, le 15 décembre 2009, le marché central de Douala, considéré comme un des plus grands de la sous-région avec 4 000 à 5 000 commerçants. Selon différentes sources policières et militaires ainsi que des pompiers, l'incendie du marché, situé dans le centre-ville, n'a pas fait de morts. Plusieurs personnes ont cependant été transportées à l'hôpital.

C’est à 15 h que l’alerte est donnée. Le feu vient de prendre et les flammes se propagent très rapidement de commerce en commerce. Au total, plus de cent boutiques sont ravagées, ainsi que de nombreux étals, situés tout autour de ce marché central.

Les pompiers se sont rapidement déployés, mais il aura fallut de nombreuses heures avant de circonscrire cet incendie de grande ampleur. On ne déplore aucune victime grave. Cependant une dizaine de personnes ont été hospitalisées après avoir été incommodées par des épaisses fumées.

La gendarmerie du littoral et la police judiciaire annoncent l’ouverture d’une enquête. D’après les premières constatations, un court-circuit électrique pourrait avoir déclenché l’incendie. Une hypothèse très probable quand on sait que des nombreux branchements sauvages sont effectués sur le réseau électrique.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’incendie se produit. Il y a quelques mois c’est le marché central de Yaoundé qui était la proie des flammes. Une cinquantaine de commerce avaient été détruit et c’est un court-circuit qui avait provoqué le sinistre.

 

Nicolas Anelka: «La France a un problème avec l'argent» (1/2)

Créé le 15.12.09 par 20minutes.fr



Nicolas Anelka, joueur de Chelsa.
Nicolas Anelka, joueur de Chelsa. /Agence Ivoire

INTERVIEW - Alors qu'il vit l’une des saisons les plus accomplies de sa carrière, l'attaquant de Chelsea s’est longuement confié à 20minutes.fr. Sans concession...


Lové dans un fauteuil en cuir, Nicolas Anelka, l’attaquant de Chelsea reçoit dans une loge de Stamford Bridge, lundi après-midi. Derrière la baie vitrée, il pleut sur la pelouse, plongée dans l’obscurité. L’Iphone posé sur le ventre et vêtu d’un polo «39Pro», son numéro de maillot à Chelsea érigé en marque de vêtements, l’ancien mal-aimé du foot français se confie à 20minutes.fr. Sans esquiver le moindre sujet, il évoque dans un entretien en deux volets sa saison à Chelsea, ses projets d’avenir, ou ses rancœurs envers la France, un pays où il ne vivra plus jamais. Première partie.

En cette fin d’année, tout vous réussit. Vous êtes vous déjà senti aussi fort sur un terrain?
Oui et non, ça dépend. J’ai un rôle différent en fait. Quand on me demandait de jouer attaquant de pointe, on ne me voyait jamais faire ce que je fais maintenant. Jouer en décrochage, pratiquement milieu de terrain. C’est pour cela que j’ai toujours voulu jouer en retrait d’un attaquant. Montrer que je peux faire autre chose que marquer des buts. J’ai rarement eu la chance de le faire. Donc pour répondre à la question, je vais dire oui.

Didier Drogba, avec qui vous jouez en attaque participe beaucoup à votre épanouissement sur le terrain?
Quand j’ai signé à Chelsea, je voulais absolument jouer avec Didier devant. Dès la première année, on nous a mis en concurrence. Nous faire jouer tous les deux, c’est la meilleure solution et Ancelotti l’a bien compris. Didier en pointe, et moi, libre, c’est extraordinaire. C’est ce que je voulais.


Finalement Carlo Ancelotti est le premier entraîneur qui vous comprend depuis votre arrivée à Chelsea…
Il me laisse m’exprimer sur le terrain. Même si je sais que je ne marquerai pas autant de buts que les saisons précédentes, je prends plus de plaisir. Je n’entre pas sur le terrain en me disant: «Je marque». C’est bizarre en tant qu’attaquant, mais je ne me considère pas comme un buteur. J’entre sur le terrain pour bien jouer, gagner et si j’ai la chance de marquer, c’est encore mieux. Le fait qu’on ait compris mon football me permet d’être bien dans la vie. Je sais que je suis compris. Qu’on n’attend pas de moi juste que je marque des buts.


Si vous restez à Chelsea à la fin de la saison, vous battrez votre record de longévité au sein d’un club (deux ans et demi). Vous souhaitez même prolonger…
J’aimerais bien signer encore trois ans de plus. Il me reste un an. Je me vois jouer jusqu’à 34 ans ici. Et ce ne sera pas la fin de ma carrière. Après je ne sais pas. Je peux partir au Moyen-Orient comme au Qatar, Abou Dabi ou aux Etats-Unis. Je ne sais pas. On m’a souvent critiqué pour avoir changé de club. En même temps, c’est bien de vivre des choses différentes, que ce soit en Turquie, en Espagne. Dans tous les domaines, cela m’a enrichi. C’est une mentalité autre que celle de la France.


Une retraite dorée pour Nicolas Anelka, ça pourrait faire grincer, non?
Et alors? Pourquoi mentir, je ne vais pas aller au Qatar pour jouer la Ligue des champions. De toute façon, ça n’existe pas. C’est la vérité.


Qu’entendez-vous par une «autre mentalité que celle de la France»?
C’est spécial. Quand tu as vécu et joué à l’étranger, tu ne peux plus revenir en France. On ne t’accepte plus comme tu étais avant. Ça, je l’ai vécu quand je suis revenu au PSG. C’est pour cela que je ne le ferai pas une deuxième fois. Ce n’était pas ce que je voulais et je n’ai pas envie de le revivre. Ça m’a déçu. On attend de vous que vous vous cassiez la gueule. Ce n’est pas une façon de faire. De la part de tout le monde. En France, il y a un problème avec l’argent. Je l’ai vu. C’est dommage.

Vous ne supportiez pas les «Anelka, il se la pète» ?
A l’époque, j’avais une Ferrari. J’avais 20 ans. Beaucoup de gens ne l’ont pas accepté. Aujourd’hui, regardez les voitures des jeunes joueurs de l’équipe de France. Ils ont des voitures plus chères qu’une Ferrari. Mais ils jouent à l’étranger. Alors ça passe mieux. Ça me fait marrer.

Vous ne comprenez pas que voir un jeune de 20 ans au volant d’une Ferrari puisse choquer?
Non (sec). Je ne comprends pas. J’ai les moyens de le faire. J’achète. Si c’était à refaire, je le referais. Que ça puisse choquer les gens qui ne touchent pas beaucoup d’argent en France, OK. Pourtant, en Espagne et en Angleterre, les gens qui ont de grosses voitures ne se cachent pas là-bas. C’est faible dans la tête de réagir comme ça. Mais c’est typiquement français. Le Français, il cache ce qu’il a. Même s’il pouvait montrer plus, il cacherait. Moi, ce n’est pas ma mentalité. Non pas que je cherche à me montrer. Mais quand tu es joueur de foot, que tu as rêvé de t’acheter une belle voiture, une belle maison, tu le fais.

Qu’est ce qui vous manque en Angleterre, que vous aviez en France?
Rien. En France, tu ne peux pas faire ce que tu as envie. J’aimerais bien habiter en France, mais ce n’est pas possible. On sait pourquoi, niveau fiscalité... Si je veux rouler en grosse voiture, je suis regardé différemment. J’aime bien aller à Paris, c’est ma ville. Mais quand je sais que je peux repartir. Deux semaines, un mois, six mois, c’est bien.
Je ne veux pas jouer au foot et payer (ndlr, aux impôts) 50% de ce que je gagne. L’argent que j’ai, il est pour mes enfants (ndlr, il n’en a qu’un pour le moment). Si je peux leur offrir quelque chose, je le ferais là où il n’y a pas de fiscalité. C’est comme ça que je le vois. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c’est un pays hypocrite.

Vous envisagez d’investir au PSG à l’avenir?
Non, parce qu’on perd toujours de l’argent dans un club de foot. Mais j’aimerais bien aider le PSG. Je ne sais pas dans quel rôle. Je ne sais même pas si je vais le faire. Je dis ça comme ça. Ce que je remarque, c’est que pratiquement tous les joueurs de l’équipe de France viennent de la région parisienne. Et ils passent rarement par Paris. Si je peux faire quelque chose pour qu’ils y passent… Cela ferait gagner de l’argent au club. Si Lyon le fait, Paris peut le faire dix fois.

Propos recueillis par Romain Scotto