mercredi, 16 décembre 2009
Copenhague : le nouveau plan France-Afrique
Le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi à l'Elysée© AFP
Avant la conférence des chefs d’État prévue pour les 17 et 18 décembre à Copenhague, tout s’accélère. Alors que la présidence danoise a tenté de minimiser la colère du groupe Afrique, Nicolas Sarkozy a reçu Meles Zenawi à l’Élysée. Ensemble, ils proposent un plan conjoint France-Afrique pour la dernière ligne droite des négociations.
Suite au coup d’éclat des ministres africains de l’Environnement réunis à Copenhague depuis le 13 décembre, lesquels ont brièvement suspendu leur participation aux négociations lundi dernier, les contre-feux se multiplient.
« Ça paraît dramatique, mais cela ne l'est pas tant que ça », a déclaré la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, le lundi soir, en parlant de l’incident provoqué par la délégation africaine. « Jamais une présidence de conférence sur le climat n'a utilisé autant d'énergie à soutenir tous les pays, à les inclure tous et à avoir un dialogue avec eux. » « Il y aura d’autres « mini-crises, car il y a beaucoup d'intérêts en jeu », a-t-elle conclu.
Proposition commune France-Afrique
De son côté la France continue son offensive de charme envers les Africains. Mardi, à l'issue d'un déjeuner à l'Élysée avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré qu’un texte commun serait publié, incluant des objectifs chiffrés sur la réduction de 2 degrés de la température globale et sur le financement des pays africains. "Nous sommes d'accords sur le fast start, les 10 milliards de dollars" par an pour aider les pays émergents », a-t-il dit. « Une alliance entre l'Afrique et l'Europe est absolument cruciale ».
Mais l’annonce n’est pas vraiment nouvelle. Lors d'une rencontre au sommet du Commonwealth à Trinidad, le 27 novembre, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown étaient déjà tombés d'accord sur ce chiffre de 10 milliards "auquel les Etats-Unis doivent contribuer", a précisé Nicolas Sarkozy. « Le président Obama a parlé de ses liens avec l'Afrique, c'est l'occasion de le montrer", a-t-il ajouté.
Taxe sur les transactions financières
A partir de 2013, "les financements disponibles devront être prévisibles et additionnels", c'est-à-dire qu'ils s'ajouteront à l'aide au développement, indique le texte de la proposition conjointe. Paris et Addis-Abeba appellent, en particulier, à "la création d'une taxe sur les transactions financières internationales", reprenant la proposition du plan « Justice Climat », porté par le ministre français de l’Écologie, Jean-Louis Borloo.
"L'Europe et l'Afrique sont sur la même ligne politique", s'est félicité le président français. A Copenhague, "on y va ensemble", a-t-il insisté. "Il n'y aura pas d'accord mondial qui n'inclut pas l'Afrique", a de son côté prévenu Meles Zenawi.
Un accord pour sauver la face
Malgré l’appui de la France, les revendications initiales des pays africains – 65 milliards de dollars par an pour le continent – n’ont donc aucune chance d’aboutir. Du moins pour le moment. Quant à l’autre souhait des Africains – la continuité du Protocole de Kyoto, seul instrument légal contraignant contre les gaz à effet de serre –, il ne devrait également pas être satisfait. Les Etats-Unis qui n’ont pas ratifié l’accord de Kyoto, ne veulent pas en entendre parler. Même les Chinois sont hostiles à toute dimension contraignante.
C’est donc vers un accord « pour sauver la face » qu'on s’achemine. Dans l'esprit de nombreux dirigeants, les contraintes juridiques seront négociées au cours de l'année prochaine et pourraient trouver une conclusion à Mexico, où doit se dérouler la conférence climat 2010. (avec AFP)
10:46 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, nicolas sarkozy, climat, copenhague
Exclusivité RFI / L'ex-aide de camp du président Dadis Camara, Toumba Diakité, s'explique sur son geste
Le 3 décembre 2009, Toumba Diakité a tiré sur le président Camara au camp Koundara de Conakry en Guinée. Aboubacar Sidiki Diakité dit «Toumba» Diakité qui est en fuite et que RFI a pu joindre au téléphone, nous explique le pourquoi de son geste.
Le 3 décembre 2009, Toumba Diakité a tiré sur le président Camara au camp Koundara de Conakry. Depuis Dadis Camara qui a reçu une balle au niveau de la nuque côté droit (selon Toumba) est soigné à Rabat au Maroc.
Le lieutenant Toumba explique que Dadis Camara avait ordonné à son adjoint, le lieutenant Marcel Guilavogui, de diriger les opérations contre les leaders politiques présents à la manifestation. L'opération de répression avait été planifiée, selon lui, par la présidence et le ministre en charge de la Sécurité présidentielle, Claude Pivi. Il explique aussi que la junte avait infiltré plusieurs centaines de jeunes recrues en civils parmi les manifestants.
10:43 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, moussa dadis camara, toumba diakité
Les pro-Tandja dénoncent "un complot de la communauté internationale"
Les partisans de Mamadou Tandja ont dénoncé les sanctions imposées au Niger© AFP Des milliers de Nigériens ont manifesté mardi à Niamey en soutien au président Mamadou Tandja qui a obtenu une rallonge de son mandat et dont l'opposition demande le départ.
"Vive 'tazartché' (la continuité), "Vive la souveraineté du Niger !", ont scandé les manifestants, dans leur écrasante majorité des jeunes qui brandissaient des portraits du chef de l'Etat.
Des conseillers du président, quelques ministres et élus du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) ont pris part à cette manifestation.
Lors d'un rassemblement devant le siège du Parlement, la foule a dénoncé les sanctions imposées au Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union européenne (UE) qui ont suspendu leur coopération avec Niamey au lendemain des élections législatives controversées du 20 octobre.
L'un des organisateurs de la manifestation, Bio Abdourahamane, a estimé que "le Niger est victime d'un complot de la communauté internationale".
Le médiateur depuis samedi à Niamey
Dimanche des dizaines de milliers d'opposants avaient manifesté et réclamé le départ de Mamadou Tandja qui a obtenu grâce à un référendum très controversé le 4 août, de rester au pouvoir encore au moins trois ans, au lieu de se retirer à l'issue de son deuxième quinquennat qui expire le 22 décembre.
L'opposition qui dénonce "un coup d'Etat" a exhorté la communauté internationale à maintenir la pression sur Niamey.
Pour arriver à ses fins, Mamadou Tandja avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle, plongeant le Niger dans une grave crise politique. Les législatives du 20 octobre, remportées sans surprise par le parti du pouvoir, avaient été boycottées par l'opposition.
L'ancien chef d'Etat du Nigeria voisin, Abdulsalami Abubakar a été nommé médiateur par la Cédéao. Il séjourne depuis samedi à Niamey pour poursuivre ses consultations avec les protagonistes de la crise.
10:41 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : niger, opposition, manifestation, mamadou tandja, constitution









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