mercredi, 16 décembre 2009

Tapie sort du Club Med

AFP, 15/12/2009




Crédits photo : Le Figaro


Cet aller-retour financier au Club Med lui rapporte au passage une plus-value de 1,5 à 2 millions d'euros, selon des chiffres avancés par Le Canard enchaîné.

À peine six mois, le temps de faire parler de lui. Bernard Tapie, qui avait révélé en juin avoir acheté un peu plus de 1% du capital du Club Med, a revendu toutes ses actions. La rumeur courait depuis la semaine dernière. L'intéressé la confirme. Cet aller-retour financier au Club Med lui rapporte au passage une plus-value de 1,5 à 2 millions d'euros, selon des chiffres avancés par Le Canard enchaîné. «J'ai vendu mes dernières actions quelques jours avant la publication des comptes, afin qu'on ne puisse pas me faire de procès d'intention», indique-t-il à L'Express, tout en restant très critique vis-à-vis de la stratégie du groupe, qui a annoncé ses comptes annuels vendredi. Ils se soldent par une perte nette de 53 millions d'euros, après un bénéfice de 2 millions d'euros en 2008. «Ces derniers résultats confirment que le modèle économique du Club ne fonctionne pas», affirme Bernard Tapie, qui avait promis de s'exprimer après la publication des résultats 2009 du Club. Pour autant, il renonce à infléchir la stratégie menée par Henri Giscard d'Estaing depuis 2002.

» Le Club Med fait le pari de la Chine

Sécurité intérieure : Le Colonel Emile Ouédraogo sonne le rassemblement

mercredi 16 décembre 2009

Au cours d’un atelier de validation, tenu hier mardi 15 décembre 2009 au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), le ministre de la Sécurité, Emile Ouédraogo, a présenté son nouveau plan de bataille. Intitulé « Stratégie nationale de sécurité intérieure », le document suscite de réels espoirs tant son approche est innovante et sa démarche, anticipatrice et prospective.

 

Pour un atelier de validation, ce fut un véritable conseil de guerre contre l’insécurité : présence du chef du gouvernement, Tertius Zongo, et de plusieurs membres de son équipe, assistance de la haute hiérarchie militaire représentée par le chef d’état-major général des armées, Dominique Diendiéré, mobilisation des forces de l’ordre et de sécurité, participation de civils impliqués dans la lutte contre le banditisme sans oublier la présence du chef des Dozo, cette confrérie de chasseurs traditionnels. Aux grands maux, les grands remèdes !

 

Un rassemblement hétéroclite qui en dit long sur l’importance du nouveau plan de riposte à la criminalité sous toutes ses formes que se soient. Après une première validation interne par les spécialistes en charge des questions sécuritaires, voilà le document sur « la Stratégie nationale de sécurité intérieure » (SNSI) soumis une seconde fois à la réflexion dans un cadre plus élargi.

 

Une procédure dont le degré de minutie est à la hauteur de l’approche novatrice définie dans le texte : « Pour trouver des solutions globales à l’insécurité, il est essentiel que nous puissions d’abord clarifier le concept de sécurité intérieure, qui doit être fondé sur ce qu’on appelle la sécurité humaine ; celle-ci englobe non seulement la sûreté et la sécurité, mais aussi l’accès à la santé, à l’alimentation, à un environnement sain, à la justice sociale et à la distribution équitable des fruits de la croissance. D’ailleurs, il existe une étroite corrélation entre ces différents éléments au point que le manque de l’un a une forte influence sur l’individu et peut le pousser à poser des actes d’insécurité », a expliqué le ministre Emile Ouédraogo.

 

Premier du genre, le « livre blanc de la sécurité intérieure au Burkina Faso » a ceci d’original qu’il aborde le problème de la criminalité dans une démarche anticipatrice et prospective, repense la conception réductrice de la sécurité (celle qui la limite à la protection de l’Etat, de ses institutions, des collectivités et des personnes) et redéfinit la nature et le rôle des différents intervenants dans la lutte contre ce fléau transfrontalier :

 

« Pour nous, dans une région où les populations ont soif et faim ou même souffre de la maladie, l’idée de sécurité n’est plus la même que celle que lui donnent les gens des régions où il y a l’opulence et la joie de vivre », a poursuivi le ministre, avant d’appeler à la nécessaire réforme :

 

« Il est alors évident que les organes et système de lutte contre l’insécurité dont nous avons hérité du colonisateur sont à revoir, dans leur esprit et dans leur organisation afin de les adapter aux défis d’aujourd’hui. Les axes stratégiques doivent être précisés. Parmi ceux-ci, nous avons accordé une place importante à la participation communautaire ». Même son de cloche de la part du chef du gouvernement, Tertius Zongo, qui n’a pas caché le grand intérêt qu’il accorde aux recommandations qui seront issues du présent atelier :

 

« La sécurité est liée à la notion de sécurité humaine. Quelqu’un qui a faim est source d’insécurité ; quelqu’un qui n’a pas sa liberté politique, qui est frustré et exclu de la prise de décision devient un élément d’insécurité. Il s’agit pour nous d’aller résolument vers la sécurité qui réunit tout le monde ».

 

Résultats de plus de six mois de travail des services du ministère de la Sécurité et contenue dans un document de 92 pages, la nouvelle stratégie traite de quatre grands titres : « l’état des lieux » ; « L’approche conceptuelle de la sécurité » ; « Les menaces et les défis à la sécurité intérieure » ; et « Les axes stratégiques de la sécurité intérieure »

 

Alain Saint Robespierre

L’Observateur Paalga

 

Transparence dans la gestion budgétaire : Le Burkina mauvais élève

mercredi 16 décembre 2009

Le Burkina doit encore faire des efforts pour rendre son budget plus transparent. C’est la principale conclusion que l’on peut tirer de l’enquête 2008 sur le budget ouvert menée par International budget partnership (IBP) et le Centre pour la gouvernance démocratique du Burkina (CGD), son partenaire national. Les résultats de cette enquête, ainsi que les actions entreprises par le CGD pour remédier à la situation ont été présentés ce mardi 15 décembre 2009 à Ouagadougou.

L’Indice sur le budget ouvert (IBO) 2008 évalue la quantité d’informations que les différents gouvernements mettent à la disposition du public au cours de l’année budgétaire pour lui permettre de savoir comment leurs dirigeants collectent et dépensent les fonds publics. Un IBO élevé signifie que la population a accès à un large éventail d’information, et peut donc, par conséquent, demander des comptes au gouvernement et participer activement aux décisions de dépenses de la Nation. A contrario, un faible IBO signifie que les décisions concernant l’argent public se prennent de façon confidentielle, et que la population est évincée des prises de décisions.

En 2008, l’enquête sur le budget ouvert a été réalisée dans 85 pays. L’étude est basée sur un questionnaire qui permet de déterminer un index en termes de pourcentage, qui indique le degré de transparence et de participation de la population dans le processus budgétaire. De 11% en 2005, l’index du Burkina est passé à 14% en 2008. Malgré cette amélioration, « la situation reste assez préoccupante », assure Silwe Kaphalo Ségorbah, Chargé d’études en finances publiques du CGD, avant d’expliquer que cela signifie qu’il y a très peu de transparence dans le processus d’élaboration et d’exécution du budget national.

Le CGD a donc décidé de faire un plaidoyer, dans l’espoir d’amener les autorités à rendre le budget plus transparent. Il a déjà formé de nombreux acteurs nationaux à la lecture du budget et rencontré les politiques, la société civile, la presse. Le Centre recommande que certains documents tels la circulaire budgétaire, l’exposé des motifs ou le compte rendu de son exécution soient accessibles. Faute d’imprimer ces documents en nombre élevé pour tout le monde, « leur publication sur les sites Internet des différents ministères concernés pourrait accroître cette accessibilité », suggère le CGD.

IBP coopère avec la société civile du monde entier pour utiliser l’analyse budgétaire et la plaidoirie comme un instrument pour améliorer la gouvernance et réduire la pauvreté.

Desire T Sawadogo

Fasozine