mercredi, 25 novembre 2009
L'Iran menace de poursuivre la Russie devant la justice internationale
L'Iran menace de poursuivre la Russie devant la justice internationale si elle ne lui livre pas comme convenu le système antimissile S-300. Téhéran accuse les Russes de céder ainsi aux pressions des pays occidentaux et d'Israël.
Ce système de défense donnerait à Téhéran une chance de contrer une éventuelle décision américaine ou israélienne de bombarder ses installations nucléaires que l'Occident suspecte d'avoir une destination militaire. Le contrat signé entre Téhéran et Moscou remonte à 2007 mais la livraison du système antimissile était attendue pour le premier trimestre 2009.
Des retards techniques ont été évoqués mais il n'est bien sûr pas du tout indifférent que cette question soit remise sur le tapis des discussions par Téhéran et cela à quelques semaines de l'échéance du délai qui lui a été fixé pour répondre à la proposition internationale de faire enrichir son uranium à l'étranger sous le contrôle de l'agence atomique, l'AIEA.
Début novembre, alors que les Etats-Unis se déclaraient consternés par l'entêtement iranien, Téhéran avait déjà accusé la Russie de céder aux pressions américaines et au « lobby sioniste » comme l'avait dit son commandement militaire. Il le répète aujourd'hui, sur fond de manœuvres militaires, assurant en même temps que l'Iran peut se passer de la technologie russe. De son côté, Moscou souffle le chaud et le froid vis-à-vis de l'Iran, mais aussi des Occidentaux et d'Israël.
16:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, russie
Nucléaire : Téhéran reçoit le soutien de La Paz
Mahmoud Ahmadinejad poursuit sa tournée latino-américaine. Après le Brésil et avant le Venezuela, le président iranien était mardi à La Paz pour rencontrer son homologue bolivien. Evo Morales a une nouvelle fois apporté un soutien sans faille à la République islamique dans son projet de développement de l’énergie nucléaire. L’Iran, lui, a pris de nouveaux engagements de coopération dans le domaine de la santé, de l’industrie alimentaire et de l’exploitation des ressources naturelles.
Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode
Débarqué en terrain conquis, Mahmoud Ahmadinejad n’a pas eu à affronter de manifestation hostile à sa présence. Arrivant en retard et zappant la conférence de presse, le président iranien s’est contenté de quelques brèves paroles lors de la cérémonie officielle pour remercier la Bolivie de son appui : « Grâce à Dieu, et malgré les difficultés provoquées par l’impérialisme et par nos ennemis, la collaboration entre nos deux pays avance chaque jour un peu plus ».
Dans leur déclaration commune, les deux chefs d’Etat reconnaissent « le droit légitime de tout pays au développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques » et condamnent la « double morale » de certains pays.
Pour Evo Morales, Iran et Bolivie sont des alliés naturels contre un même ennemi : « Nos peuples nous ont donné un mandat pour les libérer des empires. Là où il y a l’Empire, il n’y a pas de développement. Il y a d’énormes similitudes entre la Bolivie et l’Iran en matière de défense de la dignité et de la souveraineté de nos peuples ».
Il y a six mois, Israël avait accusé la Bolivie de fournir de l’uranium à l’Iran pour son programme nucléaire. Le pays andin, qui possède effectivement des gisements, mais non exploités, avait alors démenti tout en se déclarant disposé à pourvoir Téhéran en minerai dans le futur. Un dossier qui n’a pas été évoqué lors de la rencontre.
16:02 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, bolivie, nucléaire
Le plan de Fillon contre les violences faites aux femmes
Le premier ministre François Fillon a annoncé ce mercredi de nouvelles mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes.
François Fillon. (AFP)
La lutte contre les violences faites aux femmes est officiellement déclarée «grande cause nationale» pour 2010. François Fillon a annoncé ce mercredi l'introduction dans le droit, avant l'été 2010, de deux mesures pour lutter contre ce fléau: un régime juridique de référé-protection afin de «protéger les femmes qui sont en danger immédiat» et le «délit de violence psychologique au sein du couple» pour «prendre en compte les situations les plus sournoises, ces situations qui ne laissent pas de traces à l'œil nu».
La procédure d'éviction du conjoint violent, accusée d'être inégalitaire car elle s'applique seulement aux couples mariés, sera pour sa part étendue aux couples pacsés ou en concubinage.
La lutte contre la récidive constitue le deuxième axe mis en avant par le premier ministre dans la lutte contre les violences envers les femmes. Un dispositif de surveillance électronique sera testé dès le début de l'année 2010, sur la base de l'exemple espagnol, pour contrôler l'effectivité de la mesure d'éloignement du conjoint violent.
En Espagne, ce dispositif concerne 12.000 femmes victimes. Concrètement, le conjoint violent est muni d'un bracelet électronique et la victime se voit dotée d'un boîtier, qui sonne si son agresseur approche de trop près son domicile ou son lieu de travail. Ce même boîtier lui permet d'alerter la police dès qu'elle est menacée.
Une «formation spécifique» sera également offerte «systématiquement aux professionnels susceptibles de devoir faire face à des situations de violence».
François Fillon a, par ailleurs, insisté sur l'attention particulière portée aux mariages forcés, qui seront au centre d'une nouvelle enquête prévue pour 2010, et aux mutilations sexuelles féminines. Ces questions seront notamment abordées dans un «guide pour l'égalité entre les hommes et les femmes issus de l'immigration» qui sera distribué aux «étrangers primo-arrivants» à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Une nouvelle campagne de communication est lancée avec, dès aujourd'hui, la diffusion d'un spot TV qui vise à sensibiliser, les plus jeunes en particulier, aux violences conjugales.
15:57 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, françois fillon, violences faites aux femmes
Branle-bas de combat à La Mecque contre la grippe A

Des pélerins à La Mecque. Crédits photo : AFP
Alors que débute ce mercredi le traditionnel pélerinage musulman, l'Arabie saoudite, qui attend 3 millions de visiteurs, s'inquiète d'une possible explosion de l'épidémie.
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Quatre pèlerins venus en Arabie saoudite pour effectuer le Hadj, le grand pèlerinage de La Mecque, sont morts de la grippe A (H1N1) a reconnu samedi le ministère saoudien de la Santé. Ravivant ainsi les craintes d'une explosion de la maladie en un lieu qui attire chaque année environ trois millions de fidèles. Dont 1,7 million d'étrangers en 2009, venus de 29 pays, selon le ministre du Hadj. Les quatre morts sont une Marocaine, un Soudanais et un Indien, tous âgés de 75 ans, ainsi qu'une Nigériane de 17 ans. Tous ont affiché les symptômes de la grippe A après leur arrivée. La victime marocaine souffrait en outre d'un cancer du foie, et l'Indien de «maladies du cœur» précise le communiqué, qui ne nie pourtant pas la responsabilité de la grippe A dans les décès.
Ces quatre pèlerins «n'avaient pas été vaccinés» a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, qui a en outre fait état de 16 autres cas d'infection parmi les pèlerins, dont «quatre sont hospitalisés dans un état critique, et 12 guéris après avoir reçu les soins nécessaires.» Trois des décès sont survenus à Médine et le quatrième à La Mecque.
Caméras thermiques
Ces premiers cas, alors que le pèlerinage ne commence que mercredi, inquiètent les autorités saoudiennes. L'un des moments les plus redoutés est le rassemblement des pèlerins le 26 novembre sur le mont Arafat, à 20 kilomètres de La Mecque. Les croyants s'y rendent le matin, entassés dans des cars ou à pied, en vagues humaines. Ils passent ensuite la journée entière sous des centaines de tentes. La veille, ils auront tourné autour de la Kaaba, la pierre sacrée de la Grande Mosquée de La Mecque, et tenté d'embrasser le rideau qui la recouvre. Le brassage a d'ailleurs commencé dès l'arrivée, sous les immenses tentes blanches de l'aéroport de Djedda où se croisent les fidèles du monde entier. Autant d'occasions de propagation du virus, que chacun ramènera dans son pays.
Le royaume a mis sur pied une organisation qui se veut à la hauteur du défi. Outre une campagne de vaccination, des caméras thermiques, censées repérer les personnes souffrant d'une température élevée, ont été installées à l'aéroport et dans le port de Djedda. Quelque 15 000 médecins, agents paramédicaux et techniciens ont été mobilisés pour servir les pèlerins dans les lieux saints, dotés de sept hôpitaux. En outre, selon le ministère de la Santé, l'Arabie saoudite possède «quatre laboratoires d'analyses pour dépister le virus H1N1» et a déployé des unités mobiles.
La monarchie a également essayé de prendre des mesures en amont, se limitant toutefois à des recommandations. Les vaccins ne sont obligatoires que «dans les pays où ils sont disponibles.» Seule la Tunisie a annulé le départ de ses 10 000 candidats au pèlerinage, affirmant ne pas avoir reçu les vaccins à temps. Le ministère de la Santé saoudien a aussi tenté de dissuader plusieurs catégories de personnes à risque d'effectuer le pèlerinage : «Les personnes souffrant de certaines maladies chroniques, maladies cardiaques, rénales, respiratoires ou neurologiques et de diabète sucré», celles «avec une immunodéficience acquise ou congénitale», sans oublier les personnes «ayant une très grande surcharge pondérale» ainsi que les femmes enceintes. Il a également été conseillé aux moins de 12 ans et aux plus de 65 ans de renoncer.
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15:52 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arabie saoudite, pèlerinage à la mecque, mecque, pèlerinage, grippe a
Journée internationale contre les violences faites aux femmes
Le Premier ministre français François Fillon doit annoncer mercredi que les violences faites aux femmes seront la grande cause nationale 2010. Vingt-cinq associations qui aident les femmes se sont unies au sein du collectif « grande cause nationale 2010 contre les violences faites aux femmes ». Elles souhaitent, au travers de campagnes de communication et d'actions de prévention, que toutes les formes de violence reculent.
Pour le collectif, cette décision du gouvernement est un signe fort, mais les associations veulent aller plus loin que le simple symbole. Annie Guilberteau est la directrice générale du Centre national d'information des droits des femmes et de la famille : « Nous attendons un appui évidemment de l’action des associations que nous sommes et nous attendons une forte assistance pour que les différents dispositifs législatifs qui existent soient véritablement mis en œuvre ».
En 2008, 156 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leur conjoint. Le 3919, numéro d'appel d'urgence pour les femmes victimes de violence, a été utilisé par 18 000 femmes.
Pour Nicole Crépeau, présidente de la Fédération nationale solidarité Femmes (FNSF), faire de ces violences une cause nationale devrait permettre de les aider. « Déjà, quand elles osent appeler, ça leur permet de sortir de leur isolement. On leur dit que c’est inacceptable ce qu’elles vivent, qu’elles sont prises dans un engrenage et qu'elles ne sont pas responsables de ce qui leur arrive. Ce sont les paroles fortes que l’on doit leur dire et qui vont leur permettre de vouloir enclencher quelque chose ».
Tout au long de l'année 2010, il y aura des campagnes médiatiques et des conférences pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes, et des actions de prévention seront mises en place dans les écoles.
| Afrique du Sud : «16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux enfants» |
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Le trafic d’êtres humains et la prostitution, voici les thèmes sur lesquels la campagne « 16 jours d’activisme » a choisi cette année de mettre l’accent. Des problèmes qui méritent une attention particulière alors que l’Afrique du Sud accueillera en juin prochain la Coupe du monde de football. Mais la campagne ne s’arrête pas là. Au cours des 16 jours à venir, des centaines de conférences, d’actions de prévention et d’ateliers vont se dérouler à travers le pays pour dénoncer tout type de violence commis sur les femmes et les enfants. Pour Romi Sigsworth, du Centre pour l’étude de la violence et de la réconciliation (CSVR), l’accent doit être mis sur la prévention dans un pays où, selon elle, « les auteurs sont le plus souvent des proches de la victime ». La chercheuse met notamment en cause le système patriarcal de la société sud-africaine au sein duquel les droits des femmes ne sont pas toujours garantis. Selon des chiffres de la police, 71 500 cas d’abus sexuels ont été reportés entre avril 2008 et mars 2009. Des chiffres officiels qui sont en légère baisse par rapport à l’année précédente. Mais selon Sigsworth, la plupart des abus ne sont pas reportés et le nombre de cas réels pourrait être 9 à 10 fois plus important. |
15:27 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, afrique du sud, droits de l’homme, questions sociales
Un proche de la présidente Arroyo accusé du massacre
Le bilan s'est alourdi au lendemain du massacre sur l'île de Mindanao dans le sud du pays, placé en état d'urgence. La police a retrouvé 52 cadavres et elle croit savoir qui a commandité l'opération.Il s'agirait du maire de la ville de Datu Unsay, un des alliés politiques de la présidente Gloria Arroyo.
Avec notre correspondant à Manille, Sébastien Farcis
Andal Ampatuan Jr est le maire d’une petite ville de Maguindanao, à l'ouest de Mindanao, et surtout le fils du gouverneur de la région. Il devait se présenter en mai prochain pour succéder à son père à ce poste. Et le convoi qui a été attaqué était justement celui de son futur opposant pour cette élection.
De nombreuses pistes désignaient déjà ce clan des Ampatuan. Les quatre survivants du massacre les tenaient pour responsables. La famille des Mangudadatu, visée par cette attaque, a depuis le début accusé ce clan, car ceux-ci menaçaient depuis plusieurs mois de les tuer s’ils se présentaient contre eux aux élections. Et puis, il y a surtout le bulldozer qui a été utilisé pour enterrer les victimes et qui porte le nom du gouverneur Ampatuan, gravé sur le flanc de la machine.
La gestion de cette affaire reste cependant très délicate pour le gouvernement. Celui-ci n’a qu’un contrôle limité sur la sécurité dans l’ouest de Mindanao, et il n’a pas envie de déclencher un conflit armé contre ces chefs de guerre. Et surtout, le clan des Ampatuan est un allié politique fidèle et stratégique de la présidente Arroyo dans la région sur qui elle pourrait compter pour les élections nationales de mai prochain.
La communauté des médias est sous le choc
Des messes sont organisées dans le sud du pays ainsi que des défilés de protestation composés de journalistes vêtus de noir. Car avec au moins treize journalistes tués au cours de l'attaque, on a affaire à la plus grande tuerie de journalistes dans l’histoire moderne.
Le secrétaire général de l’ONU a personnellement appelé à ce que toute la justice soit faite sur ces assassinats. L’Union européenne a également fortement condamné cet acte. Toute cette pression pourrait forcer le gouvernement d’Arroyo à abandonner ses anciennes alliances et à poursuivre réellement les Ampatuan en justice.
15:24 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philippines, gloria macapagal arroyo
Les pirates ouvrent un deuxième front en Afrique

Alors que les attaques se multiplient au large de la Corne de l'Afrique, c'est dans les eaux du Bénin, dans le golfe de Guinée, qu'un pétrolier a été braqué mardi.
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Des pirates viennent de mener une attaque sanglante contre un pétrolier au large du Bénin, face aux côtes de l'Afrique de l'Ouest qui, jusqu'à présent, paraissaient relativement épargnées. Dans le golfe de Guinée, et plus précisément au large du Nigeria, proche du Bénin, de telles attaques ne sont certes pas rares, mais elles ne causent généralement pas de victime.
Le Cancale Star, pétrolier de 230 mètres de long ayant son port d'attache à Monrovia (Liberia), a été attaqué à 18 milles nautiques des côtes béninoises, dans la nuit de lundi à mardi. Le commando de six ou sept hommes a ouvert le feu lors de l'assaut. Le responsable des machines, de nationalité ukrainienne, a été tué. Selon un médecin dépêché à bord et cité par l'AFP, il y a eu en outre «quatre blessés dont un par éclat de balle». Parmi les blessés figure l'adjoint du commandant.
Le commando, après avoir fait main basse sur l'argent gardé dans le coffre du navire, a pris la fuite. Un des assaillants a toutefois été maîtrisé par l'équipage et est désormais aux mains des forces de polices béninoises. Il serait de nationalité nigériane, et viendrait de la ville de Badagry, très proche de la frontière béninoise.
Dans son dernier rapport, le bureau maritime international (IMB) a relevé 306 attaques en mer de janvier à septembre 2009, alors qu'il en avait dénombré 293 sur toute l'année 2008. Les attaques avec des armes à feu ont également augmenté, de plus de 200 %.
Le cas du Nigeria

Des pirates qui avaient attaqué l'Alvares Cabral au large de la Somalie sont surveillés par des soldats portugais, le 19 novembre 2009.Crédits photo : AFP
Quasiment la moitié des actes de piraterie dans les mers du globe sont menés au large de la Somalie, dans le golfe d'Aden, le long des côtes du Kenya et désormais jusqu'aux Seychelles où s'aventurent les commandos somaliens. Mais l'IMB souligne que la situation au Nigeria n'en demeure pas moins «préoccupante». L'IMB indique qu'il n'a pas pris en compte 50 % des attaques dénoncées par les compagnies pétrolières rançonnées par les bandes armées de rebelles sévissant dans le delta du Niger riche en pétrole. Peut-être l'IMB devra désormais également surveiller les pirates nigérians, si ceux-ci se décident à attaquer les pétroliers hors des frontières maritimes de leur pays.
La situation au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest ne peut cependant être comparée à celle qui prévaut de l'autre côté du continent, au large de la Corne de l'Afrique, où les pirates somaliens ont déclaré une véritable guerre aux marines du monde entier. Évidemment, s'il devait être rapidement suivi d'autres dans les mêmes eaux, cet assaut contre le Cancale Star au large du Bénin ne manquerait d'inquiéter armateurs et forces de sécurité internationales confrontés à une augmentation croissante des actes de piraterie sur les mers du globe depuis le début du millénaire.
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15:22 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, piraterie maritime, golfe de guinée
Quarante ans de prison requis contre Douch

Le verdict devrait être prononcé début 2010. Crédit photo : AFP.
Le procureur international de Phnom Penh a renoncé à réclamer la perpétuité contre l'ancien dirigeant khmer rouge, 67 ans, jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
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Une peine suffisamment lourde pour que Douch finisse sa vie derrière les barreaux. Mercredi, devant le tribunal de Phnom Penh, le procureur international a finalement renoncé à réclamer la perpétuité contre l'ancien patron de la prison de Tuol Sleng sous le régime khmer rouge, au profit d'une peine de 40 ans de détention.
«La seule peine appropriée devrait être la réclusion à perpétuité» mais «divers facteurs militent pour que cette peine soit commuée», a justifié William Smith. Et le procureur d'évoquer les dix années de détention provisoire effectuées par Douch, dont une partie était juridiquement illégale, ainsi que sa coopération «partielle» avec la cour, ses remords et sa «contribution à la réconciliation nationale». Anticipant les plaidoiries de la défense, qui avait déjà indiqué vouloir tenter d'éviter la perpétuité à Douch après ses aveux répétés, le procureur a estimé qu'«en imposant cette peine», la cour «ne priverait pas l'accusé de son humanité», mais «la rendrait à ses victimes».
«Un homme indifférent aux souffrances de ses victimes»
Le chef tout puissant du sinistre établissement, aussi connu sous le nom de S-21 et dans lequel quelque 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées, entre 1975 et 1979, est jugé depuis plusieurs mois pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Environ deux millions de Cambodgiens, soit un quart de la population, sont morts sous la torture, d'épuisement ou de malnutrition pendant cette période, avant que le régime ne soit renversé par l'invasion vietnamienne.
Douch «a été l'un des instruments les plus efficaces de la politique du Parti communiste du Kampuchéa (parti au pouvoir à l'époque), qui consistait à démasquer et tuer ceux que le parti considérait comme ses ennemis», a estimé le procureur. Avant de dénoncer un «bourreau de travail», un homme «indifférent aux souffrances de ses victimes et à leurs appels à l'aide» et qui «prenait plaisir à transformer des individus en tortionnaires et en tueurs». Et d'ajouter : «Nous ne disons pas que c'était un monstre, ni qu'il est pathologiquement inhumain, mais nous rejetons l'idée que c'était un prisonnier du régime».
«J'étais un rouage dans une machine en marche»
L'accusé, 67 ans, a ensuite pris la parole en lisant un long texte sur le contexte historique de l'époque. «Laissez, s'il vous plait votre porte ouverte pour permettre que je reconnaisse mes crimes, a-t-il déclaré. Je suis pétri de remords et suis profondément affecté par cette destruction d'une ampleur sidérante. Je me suis retrouvé en train de servir une organisation criminelle qui détruisait son propre peuple d'une façon scandaleuse. Je n'ai pas pu m'en retirer. J'étais un rouage dans une machine en marche.»
«Je souhaite toujours humblement et respectueusement présenter les excuses à l'âme» des victimes, a-t-il encore ajouté, au terme d'une longue et monocorde lecture. Il devait ensuite céder la place à ses avocats. Le verdict n'est pas attendu avant début 2010.
Des cinq cadres du régime aujourd'hui détenus, Douch est le premier à être jugé et le seul à plaider coupable. Quatre autres dirigeants du «Kampuchéa démocratique», dont le «frère numéro 2» Nuon Chea, attendent leur procès, qui ne devrait pas avoir lieu avant 2011.
» EN IMAGES - Khmers rouges : du génocide au procès international
15:10 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : douch, procès douch, khmer rouge, cambodge
A la Mecque et Médine, un pèlerinage sous tension
Des pèlerins à La Mecque, le 21 novembre 2009.© AFP Bravant la pandémie de grippe H1N1 et de possibles manifestations de pèlerins iraniens, plus de 2,5 millions de musulmans s'apprêtent à accomplir le pèlerinage (Hajj) dans les villes saintes saoudiennes de La Mecque et Médine.
Sous la surveillance de plus de 100.000 policiers et 20.000 membres des services médicaux, le plus grand pèlerinage annuel au monde culmine ces jours-ci avec notamment le rassemblement des fidèles sur le mont d'Arafat près de La Mecque, jeudi.
Mais cette grande manifestation se place cette année sous le signe de la tension, les autorités redoutant la propagation du virus de la grippe A et d'éventuels débordements.
Décès de pèlerins, mesures renforcées
Malgré les efforts des autorités pour réduire les risques de contamination, les premiers décès de pèlerins liés à la grippe H1N1 ont été annoncés samedi. Le nombre de cas de contamination -20 annoncés samedi- reste toutefois largement en dessous de ce que les autorités redoutaient. Le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Marghlani, a indiqué que les quatre pèlerins décédés avaient tous des problèmes de santé les rendant vulnérables.
Les autorités du royaume, où 70 personnes sont décédées et 7.000 ont été contaminées, en dehors des pèlerins, ont recommandé à ces derniers de se faire vacciner et multiplié les mesures de prévention. Des caméras thermiques ont été installées dans les aéroports et le port de Jeddah, sur la mer Rouge. Des centaines de lits ont été ajoutés dans les hôpitaux proches des lieux du pèlerinage et 1,5 million de doses de Tamiflu ont été stockées.
"Rien qu'à la Grande mosquée, nous avons six cliniques ouvertes 24 heures sur 24", a déclaré le ministre de la Santé, le Dr Abdallah al-Rabia.
Cependant, peu de fidèles portent des masques. "Plus d'un million d'entre nous ont prié dans la grande mosquée sans qu'il y ait de signes de grippe", affirme une Mauritanienne, Oum Saïd.
Al-Qaïda, Iran, stèles de Satan
Les autorités redoutent par ailleurs que les 65.000 pèlerins iraniens n'organisent leur traditionnelle manifestation antiaméricaine vendredi. Les dirigeants saoudiens ont mis en garde contre toute manifestation politique pendant le pèlerinage, comme celle des pèlerins iraniens en 1987 qui avait donné lieu à des heurts ayant fait plus de 400 morts.
"Nous n'autoriserons aucune action de nature à troubler les pèlerins ou présenter un risque pour leur sécurité", a déclaré le général Mansour Turki, responsable de la sécurité du pèlerinage.
Il n'a pas exclu d'autre part une menace d'Al-Qaïda après l'attentat manqué revendiqué par cette organisation contre le chef de la lutte antiterroriste, le prince Mohammed ben Nayef, dans son palais de Jeddah en août. Ce pèlerinage se tient 30 ans après que des extrémistes musulmans se soient barricadés dans la grande mosquée de La Mecque. Il avait fallu deux semaines aux forces de l'ordre pour les déloger. "Nous prenons toutes les contre mesures pour empêcher que cela ne se reproduise", a assuré le général Turki.
Mais à l'en croire, le plus grand risque demeure les mouvements de panique, comme celui qui avait coûté en 2006 la vie à 364 personnes. Un pont de cinq étages, de 950 m de long et 80 m de large, a été érigé, pour un coût de 1,2 milliard de dollars, pour parer à ce risque lors du rituel de la lapidation des stèles représentant Satan.
14:25 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moyen-orient, manifestation, grippe a, pèlerinage, mecque
1.000 salariés sans papiers pourraient être régularisés

Des travailleurs sans papiers manifestent pour leur régularisation. Crédits photo : AFP
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a annoncé une série de critères très précis pour permettre aux préfets de régulariser au cas par cas des travailleurs immigrés sans titre de séjour.
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Un millier, peut-être un peu plus ou un peu moins. Après plusieurs jours de polémique sur la régularisation des travailleurs sans papiers, le ministre de l'Immigration Eric Besson a donné mercredi matin sur France Inter «une estimation aléatoire de ses services», en réponse à un mouvement de grève entamé depuis un mois et demi par plus de 5.000 salariés sans papiers.
Mardi, une circulaire a été adressée aux préfets, pour préciser les critères à prendre en compte pour une telle régularisation : cinq années de séjour en France, travailler dans un secteur qui a un fort besoin de main-d'œuvre, un an d'ancienneté dans l'entreprise, une promesse d'embauche de plus d'un an, et «l'intégration» du demandeur. Des conditions jugées «trop restrictives» par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. «On est en pleine hypocrisie : on a des salariés qui travaillent depuis plusieurs années, qui paient leurs impôts, leurs charges sociales, leur loyer, à qui on refuse de valider leur passage sur le territoire alors qu'ils occupent un emploi et qu'on a besoin d'eux», a-t-il insisté sur RMC.
400.000 travailleurs sans-papiers en France ?
Quelque 5.400 travailleurs immigrés sans titre de séjour étaient en grève mercredi pour réclamer des papiers, selon le syndicat CGT qui coordonne le mouvement entamé depuis la mi-octobre en France, principalement en région parisienne. Pour la plupart Africains, ils sont employés dans la restauration, le bâtiment, le nettoyage ou la sécurité. Ces travailleurs sans papiers, dont beaucoup disposent de contrats de travail et paient des cotisations, seraient jusqu'à 400.000 en France, selon la CGT. Tous ceux qui ne répondraient pas aux critères fixés dans la circulaire adressée mardi aux préfets seraient donc toujours en situation irrégulière et donc sous le coup d'une reconduite à la frontière.
Le week-end dernier, le gouvernement français a fait savoir qu'il envisageait de durcir les sanctions contre les entreprises employant ces travailleurs, pouvant aller jusqu'à la fermeture administrative. Des menaces qui ont suscité la réprobation de milieux patronaux. Mais alors que l'opposition socialiste réclame une «régularisation large» des sans-papiers, le président Nicolas Sarkozy s'est à nouveau dit opposé, mardi, à une «régularisation globale», qui serait selon lui «contraire» aux «valeurs de la République».
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14:20 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, sans-papier, immigration






