jeudi, 07 janvier 2010
Revue de presse Asie
L’Ady Gil, le trimaran noir de l’association écologiste Sea Sheperd pourrait sortir tout droit d’un film de Batman tant son allure et son profil très futuriste le font ressembler à la version maritime de la voiture du super héros. Mais voilà, sur les photos, il manque un bout de l’Ady Gil. Son nez si effilé est coupé et les morceaux de bois en lambeaux rappellent qu’un bateau, aussi futuriste soit-il, reste une chose fragile. L’Ady Gil a été violemment heurté hier par un baleinier japonais alors qu’il tentait de l’empêcher de chasser la baleine. Acte volontaire ou pas ? L’Ady Gil étant sous pavillon néo-zélandais, la Nouvelle Zélande se charge de l’enquête ainsi que l’Australie puisque l’accrochage s’est produit dans ses eaux territoriales. L’affaire est à la Une de toute la presse d’Asie. En Australie, le Sydney Morning Herald cite les propos de la vice-première ministre Julia Gillard : « Des vies sont en jeu, a-t-elle rappelé, c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de morts ». L’équipage du Shona Maru, le baleinier japonais, affirme que l’Ady Gil s’est mis sur sa route. Les écologistes rétorquent que leur bateau était à l’arrêt et qu’ils ont juste eu le temps de remettre les moteurs en marche pour faire marche arrière et faire en sorte que seul le nez du bateau soit touché.
Un autre journal australien, The Age, estime que cet incident prouve que la confrontation entre associations écologistes et baleiniers est devenue intolérable. The Age rappelle que les baleiniers japonais engagent désormais des avions espions pour localiser les navires écologistes. « Puisque les japonais restent déterminés à chasser leur quota de baleines, le gouvernement australien doit répondre à une situation devenue intolérable » estime The Age. « Ce n’est pas une querelle citadine mais une véritable bataille engagée au milieu des océans » rappelle le journal.
Après l’attentat raté contre un vol entre Amsterdam et Détroit et la mort de 7 agents de la CIA en Afghanistan, les services secrets américains sont sur la sellette.
Barack Obama n’a pas caché son énervement face aux dysfonctionnements des services de renseignements. En Afghanistan, ces services commencent à comprendre que leur approche n’est pas la bonne. C’est à la Une du site afghan Quqnoos ce matin : « les Etats-Unis ordonnent aux services secrets de revoir complètement leurs méthodes ». Plutôt que de se concentrer seulement sur la traque des extrémistes, les agents de renseignements sont instamment priés par le général Michael Flynn, directeur du renseignement en Afghanistan, de collecter aussi des informations sur l’attitude de la population et ses sujets de préoccupation, les réunions des chefs locaux, afin de mieux comprendre les afghans. « A terme, il s’agit pour le renseignement américain de disposer d’une véritable carte des zones où les talibans disposent d’un soutien populaire et celles où ils sont en difficulté » explique Quqnoos.
Si les talibans ne conçoivent pas la moindre critique de l’Islam, en Inde, c’est officiel : il est possible de critiquer les religions mais sans haine.
C’est à la Une du Times of India ce matin : la Haute cour de Bombay a estimé hier qu’au nom de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les religions en Inde, que ce soit l’Islam, l’Hindouisme, la Chrétienté ou toute autre religion, et donc qu’un livre ne peut être censuré pour cette raison. La critique doit cependant être sincère ou universitaire, ont précisé les trois juges de la Haute cour de Bombay qui ont confirmé la censure d’un livre publié en 2007 par le gouvernement du Maharashtra et intitulé : « L’Islam, un concept pour une invasion politique du monde par les musulmans ». « Ce livre contient une intention délibérée de heurter les musulmans » a estimé la Cour.
En Indonésie, le Jakarta Post est à peu près le seul journal à s’intéresser à la campagne électorale qui a commencé au Sri Lanka.
« Les dirigeants sri lankais recherchent les votes des tamouls qui seront décisifs pendant l’élection » titre le Jakarta Post. « Seulement quelques mois après avoir gagné la violente guerre civile, le président et l’ancien chef des armées sont condamnés à rechercher pendant leur campagne électorale, le soutien des tamouls qu’il y a encore quelques mois, ils combattaient à coups de raids aériens et de tirs d’artillerie »« Les interdictions de voyage dans les zones tamoules ont été levées, des centaines de milliers de déplacés ont été libérés des camps de rétention, et les deux candidats ont promis des concessions à la communauté tamoule » écrit le Jakarta Post. Mais les Nations Unies accusent le gouvernement et l’armée d’avoir tué plus de 7.000 civils tamouls lors de l’assaut final contre les rebelles. « Les tamouls se fichent pas mal de cette campagne » estime un avocat tamoul toujours interrogé par le Jakarta Post. explique le journal indonésien.
Kim Jong-il est annoncé en Chine.
Pas officiellement bien sûr. Les visites du dictateur nord-coréen sont toujours entourées d’un grand mystère et il faut être un grand connaisseur des us et coutumes nord-coréens pour déceler les signes d’une visite. Mais le China Daily connait bien le sujet et titre ce matin : « D’importantes spéculations sur la visite de Kim Jong-il en Chine ». Le journal chinois se base sur des informations japonaises et sud-coréennes car en Chine, le ministre des Affaires étrangères affirme qu’il n’a aucune information sur le sujet.
En Corée du sud, le Chosun Ilbo tient cette visite pour quasi certaine. Le journal cite même la réaction non-officielle des Etats-Unis : un responsable du département d’Etat qui a voulu rester anonyme estime que cette visite serait bienvenue.
Le China Daily rappelle en effet que lors de ses dernières visites en 2004 et 2006, Kim Jong-il a discuté avec les responsables chinois de l’évolution des discussions à 6 sur le nucléaire nord-coréen. Après la visite au cours des derniers mois, du Premier ministre chinois en Corée du nord, cette visite de Kim Jong-il en Chine pourrait donc être de bonne augure.
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mercredi, 06 janvier 2010
Revue de presse Afrique
Après plusieurs jours de visite au Maroc, le général Sékouba Konaté, chef intérimaire de la junte guinéenne est rentré hier soir à Conakry. Et c’est un programme chargé qui l’attend à présent. Comme le souligne le site d’information GuinéeNews, « il s’agira d’abord de gérer la colère des syndicalistes qui menacent d’aller en grève, s’ils n’ont pas de nouvelles précises sur l’état de santé de Dadis. Et ensuite, poursuit GuinéeNews, il faudra que le flegmatique Konaté s’accommode des cérémonies de vœux de Nouvel An que les membres du gouvernement et de la junte comptent lui présenter vendredi. »
Partie de bras de fer entre Konaté et Pivi ?
En fait, pour Aminata, autre site d’information guinéen, le principal souci de Konaté serait… le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, ministre chargé de la Sécurité présidentielle. Les deux hommes « n’ont jamais été sur la même longueur d’ondes depuis la fin du règne de Lansana Conté », affirme Aminata qui estime qu’on va « vers un choc des titans ».
D’après le site d’information, Pivi n’a cessé d’étendre son influence sur l’armée depuis l’insurrection qu’il avait menée contre feu le président Conté. Aminata suggère même que c’est lui qui aurait « imposé le capitaine Dadis à la tête de la junte ». Et en cette période de vacance du pouvoir, « Pivi, Monsieur Muscle, se charge de faire le déménagement », affirme le site. Bref, il existerait aujourd’hui une vive tension au sein de l’armée, entretenue par l’opposition entre les deux hommes. Dernier incident en date rapporté par Aminata : la libération par le général Konaté de certains anciens gardes de Lansana Conté qui avaient été arrêtés par Pivi. « On n’est peut-être pas loin, conclut Aminata, d’un affrontement physique entre les deux géants de l’armée nationale. »
« Encore l’humiliation »
Le Nigeria n’apprécie guère les dernières mesures prises par les Américains en matière de sécurité aérienne. Le Nigeria qui exige d’être retiré de la liste des pays dont les ressortissants devront subir des contrôles renforcés. L’Algérie figure également sur cette liste. Et là aussi, la pilule est dure à avaler. « Encore l’humiliation », s’exclame El Watan.
« Le contrôle sera total et ira jusqu’à dénuder entièrement le passager, déplore le quotidien algérien. Prétexte invoqué : les citoyens de ces pays sont des terroristes potentiels. (…) L’Algérie, qui est félicitée régulièrement par les autorités américaines pour sa contribution à la lutte contre le terrorisme islamiste, figure malheureusement sur la liste noire, constate le journal. Seul le Nigeria, autre pays cité, a eu un sursaut de dignité et annoncé qu’il ferait les démarches nécessaires auprès des Etats-Unis pour que son nom soit retiré. Les autres observent étrangement le silence », remarque El Watan qui affirme par ailleurs ne rien attendre non plus de la Ligue arabe et de l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique.
Février, mars… octobre ?
Encore et toujours bien des interrogations à propos de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire… Après moult reports, le scrutin pourrait avoir lieu fin février – début mars. « Dans la capitale ivoirienne, la date du 7 mars est souvent avancée pour cette échéance, précise L’Observateur au Burkina. Mais voilà, c’était sans compter avec la grève des greffiers qui a bloqué tout l’appareil judiciaire et, collatéralement, grippé la machine électorale. Ainsi, le contentieux d’inscription qui devait prendre fin le 26 décembre dernier a été prorogé à ce mercredi. (…) Et ils sont de plus en plus nombreux, les Ivoiriens, constate L’Observateur, qui craignent que cette présidentielle ne soit repoussée, au mieux en octobre 2010, au pire à des calendes plus lointaines. »
A quand la « délivrance » ?
« Sur le terrain, renchérit Le Républicain au Mali, rien n’incite à l’optimisme. La grève des greffiers qui bloque la phase du contentieux électoral est loin de voir son épilogue (…). Le problème de la sécurisation des élections se pose avec acuité, parce que le Centre de commandement intégré n’est pas encore opérationnel, pour cause de manque de moyens financiers (…). Le regroupement des ex-combattants et le désarmement, dans les deux camps, restent aléatoires, poursuit le quotidien malien, compte tenu des difficultés de tous genres. Et enfin, remarque Le Républicain, l’unicité des caisses de l’Etat dans les zones ex- assiégées, le redéploiement de l’administration et le déploiement des 8 000 éléments dans les zones Centre Nord Ouest et au Sud restent un casse-tête chinois pour les autorités ivoiriennes. »
Bref, l’accouchement est délicat… Et le quotidien Le Pays invoque la puissance divine tout en maniant la métaphore : « Plaise au Ciel que 2010 marque, dans les faits, la grande délivrance pour la Côte d’Ivoire qui ne sait plus finalement trop quand elle rejettera de ses entrailles le bébé tant attendu ! »
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mardi, 05 janvier 2010
Revue de presse des Amériques
L’information fait la une de nombreux journaux américains: l'auteur de l'attentat suicide qui a tué sept fonctionnaires de la CIA le 30 décembre en Afghanistan était un Jordanien recruté par les services de renseignement de son pays. Mais il travaillait également comme agent double à la solde d'al-Qaïda. C'est donc la stupéfaction qui règne ce mardi dans les colonnes de plusieurs grands quotidiens américains. Puisque le scénario de l'attentat révèle à nouveau les failles dans le système de renseignement des Etats-Unis.
« Dans un premier temps, le terroriste a été décrit comme un soldat afghan ou encore un informateur local sans grande importance », note le Washington Post. « Mais ce qu'on apprend maintenant c'est qu'il s'agissait bel et bien d'une action planifiée méticuleusement et de longue date par al-Qaïda ».
L'auteur de l'attentat sanglant a été identifié comme Humam al-Balawi, un Jordanien, recruté par les services de renseignement de son pays pour retrouver la trace du numéro 2 d'al Qaïda, al-Zawahiri. Pourtant, al-Balawi avait un passé marqué par son fervent soutien à al-Qaïda et au Jihad. « Pas plus tard qu'au mois de septembre dernier, il a donné une interview dans un magazine, associé à al-Qaïda en Afghanistan. Interview dans laquelle il a notamment déclaré: ‘Quand l'amour du Jihad a pénétré le cœur d'un homme, il ne le quittera plus’ », rapporte le Washington Post.
Le New York Times est encore plus explicite. Le quotidien cite un spécialiste de l'islamisme radical. Celui-ci raconte que le Jordanien a même été l'un des auteurs les plus référencés sur les forums jihadistes: « Il faisait parti des cinq principaux jihadistes. Il était l'un des gros poissons ». Malgré ces faits indéniables, l’homme a pu gagner la confiance des services secrets jordaniens et de la CIA « parce qu'il "avait livré dans les mois qui précédents des renseignements fiables et utiles », écrit le Los Angeles Times. La confiance en al-Balawi était même telle que « des agents de la CIA avaient fait le voyage de Kaboul jusqu'à la base avancée de Chapman, dans l'est du pays, pour rencontrer leur informateur qui leur avait promis des renseignements importants », détaille le New York Times.
« L'incident meurtrier démontre le risque d'infiltration des structures américaines en Afghanistan, car les forces américaines coopèrent avec des partenaires locaux », estime le journal qui conclut : « La Maison Blanche reconnaît le problème d'infiltration, mais explique aussi que les Américains sur le terrain non pas vraiment le choix. Un ancien officier de la CIA, qui est maintenant conseiller de l'administration Obama, a ainsi déclaré ce week-end : ‘Nous sommes obligés de prendre ses risques. Nous devons le faire avec prudence et c'est pourquoi nous devons tirer les leçons de l'attaque contre la base de la CIA à Khost’ ».
Venezuela : la population ressent la crise énergétique
Au Venezuela, la crise énergétique a de plus en plus de conséquences sur la vie de la population. En une aujourd'hui du journal El Nacional, la photo d'une foule immense devant les grilles fermées d'un centre commercial au centre ville de Caracas. Hugo Chavez a décrété de nouveaux rationnements en électricité. Tous les bâtiments publics et centres commerciaux du pays n'ouvrent désormais qu'à 11 heures du matin et éteignent leurs lumières à 21 heures, plus tôt qu'auparavant.
Le Venezuela, en proie à une grave crise énergétique, veut ainsi baisser la consommation globale de l'électricité du pays de 20%. Seulement voilà : « les centres commerciaux n'abritent pas seulement des supermarchés et des magasins de vêtements, mais aussi des services publics, des notaires, des centres de santé et d'étude et des pharmacies », explique El Nacional. Le sujet se trouve d'ailleurs en une de presque tous les journaux vénézuéliens. « Les horaires d'ouverture limités risquent aussi d'avoir de lourdes conséquences économiques », prévient le quotidien El Universal. « De nombreux employés ont déjà perdu leur travail, l'industrie, également frappée par les restrictions, accuse une baisse importante de production. Et même la vie culturelle en prend un coup. Plusieurs théâtres vénézuéliens ont annulé leur programmation de soirée ».
18:55 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue de presse
Revue de presse Afrique
En ce début d’année 2010, certains journaux du continent s’interrogent en effet sur le sens et la portée de ces célébrations. Avec comme fil conducteur, la question des relations avec l’ancienne puissance coloniale. Le site d’information burkinabé Fasozine pose le problème : « l’Afrique francophone indépendante s’apprête à célébrer ses 50 ans d’affranchissement de la tutelle coloniale. Mais, l’a-t-elle jamais quittée ? »
La réponse est non, manifestement, pour le quotidien Le Pays, toujours au Burkina. Le Pays qui rappelle que c’est à Paris, le 14 juillet prochain, que seront organisées les festivités marquant ce cinquantième anniversaire. Date et lieu ô combien symboliques…
50 ans d’échecs ?
« Le 14 juillet couronnera les manifestations de ce cinquantenaire de nos indépendances. Et une fois encore, remarque Le Pays, la France restera dans son rôle de reine vers laquelle se ruera une colonie d’abeilles. C’est la France qui tiendra le rôle de chef d’orchestre du gigantesque boucan qui sonnera l’approfondissement et la modernisation de ses relations avec ses 14 ex-colonies. Comme quoi, s’exclame le quotidien burkinabé, elle a beau chasser le naturel, son sens du paternalisme revient au galop ! »
Alors, s’interroge Le Pays, « au-delà des flonflons de la fête, quel bilan ces pays africains peuvent-ils tirer de leurs 50 années débarrassées du joug colonial ? Qu’en ont-ils fait ? Assurément, répond le journal, cet anniversaire devrait être une occasion d’introspection véritable pour ces ex-colonies françaises d’Afrique subsaharienne. Une introspection qui devrait, pour autant que ces pays veuillent vraiment regarder la vérité en face, les amener à mesurer toute l’étendue de leur échec sur pratiquement tous les plans : déficit démocratique criard alors que 2010 s’annonce comme une année charnière avec des élections à l’horizon ; regain d’instabilité sur fond de coups d’Etat atypiques et sophistiqués ; décollage économique toujours introuvable, etc… Bref, en l’espace de cinq décennies, conclut Le Pays, l’Afrique francophone n’aura que très peu avancé dans sa marche vers le développement et le progrès. »
Trop de dépendances…
Une analyse plutôt partagée par L’Indicateur Renouveau au Mali : « Cinquantenaire du Mali : fête d’indépendance ou d’interdépendance ? », s’interroge le journal. « Cinquante ans d’existence méritent une fête. Mais dans le cas de notre pays dont le sort et le devenir sont liés au bon vouloir de la puissance colonisatrice, cela relève d’une vue de l’esprit », affirme L’Indicateur Renouveau.
Pour le journal malien, cette dépendance est flagrante dans le domaine alimentaire : « après un demi-siècle de gestion autonome, nos dirigeants ne sont pas parvenus à gagner le combat de l’autosuffisance alimentaire, écrit-il, malgré les immenses potentialités dont dispose le Mali. Alors qu’il est admis par tous que l’indépendance d’une famille passe par son grenier. Tel n’est pas le cas aujourd’hui car 50 ans après, notre pays reste tributaire des importations et des dons de l’extérieur. (…) Si le cinquantenaire a un sens aujourd’hui, s’exclame L’Indicateur Renouveau, ça serait de réveiller les cultivateurs du pays en leur donnant des moyens modernes pour faire face au défi de l’indépendance. Sinon le citoyen lambda ne fêtera cette manifestation que de nom. »
Le « jeu trouble » de la France
Dépendance économique donc, mais aussi dépendance politique… Exemple au Niger, avec ce point de vue de l’hebdomadaire Le Canard Déchaîné pour qui « la France est incapable de dépassement pour laisser se développer et soutenir les processus démocratiques, véritables germes d’une émancipation de certaines des anciennes colonies vis-à-vis de l’ancienne métropole. » Et Le Canard Déchaîné de dénoncer le soutien que, selon lui, le président Sarkozy apporte au président Tandja et d’affirmer que « les perspectives ne sont pas bonnes pour la démocratie en Afrique francophone. (…) Nous pensons que ce jeu trouble de la France sur une question sur laquelle elle ne devrait pas transiger pour des raisons évidentes d’histoire, de culture et de valeurs qui lui sont chères, doit impérativement cesser, affirme l’hebdomadaire nigérien. Le cycle d’instabilité sociale et politique auquel aboutissent ces soutiens iniques ne peuvent que conforter tous ceux qui auraient pu douter que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie. »
L’exemple camerounais ?
Enfin, autre vision de ce cinquantenaire des indépendances avecCameroon Tribune. Une vision beaucoup moins critique… Cameroon Tribuned’exception camerounaise (…) : tributaire d’un héritage humain et culturel trop hétéroclite, le Cameroun, écrit-il, semblait condamné à devenir les Balkans de l’Afrique, une zone d’instabilité chronique par essence ingouvernable, (…) avec, précise-t-il, trois héritages coloniaux (allemand, anglais et français), deux langues officielles, (le français et l’anglais), deux religions sans compter l’animisme et surtout 245 langues et ethnies ! » met l’accent sur l’unité camerounaise et parle même «
Et pourtant, s’exclame Cameroon Tribune, « les acquis au terme de 50 années d’indépendance n’en sont que plus significatifs. L’identité nationale et le sentiment d’appartenance à la mère-patrie sont, à notre sens, en constante progression. (…) La nation existe bel et bien et ses fondements sont solides. » Et le quotidien camerounais plutôt d’obédience gouvernementale, on l’aura compris, conclut ainsi : « la démocratie, paradigme essentiel pour l’épanouissement des peuples, avance à grandes enjambées, tandis que l’économie se construit, malgré les écueils. »
18:35 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire des indépendances africaines, burkina faso, cameroun, france, mali, niger, revue de presse
lundi, 28 décembre 2009
Revue de presse Afrique / A la Une : étonnement et interrogations après l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit
lundi 28 décembre 2009
Il fait bien sûr la Une de la presse nigériane : Umar Farouk Abdul Mutallab, cet étudiant de 23 ans, fils d’un banquier et ex-ministre, qui a donc tenté samedi de faire sauter un avion qui faisait route pour les Etats-Unis, et qui se serait réclamé d’al-Qaïda. On le voit en première page du quotidien This Day ou encore du Vanguard, souriant, avec un bonnet sur la tête. Une photo qui date sans doute de quelques années. Et puis, cet autre cliché, certainement plus récent, où l’on découvre un jeune homme aux yeux rieurs, en costume cravate, étudiant modèle, du moins en apparence…
La presse nigériane reste prudente pour l’instant. Les journaux se contentent de rapporter les réactions officielles comme celle du vice-président, Ebele Jonathan, qui « dénonce cette tentative d’attentat présumé », et qui dans le même temps, « déplore le fait que cet incident pourrait conduire à un harcèlement inutile des ressortissants nigérians qui voyagent à l’extérieur du pays. »
« Aurait-t-il été piégé, drogué et aiguillonné ? Par qui ? »
Alors « l’Axe du mal passe-t-il par le Nigeria ? » : interrogation du quotidien burkinabé Le Pays qui reprend ainsi la fameuse formule du président Bush. Le Pays qui se garde bien de répondre par oui ou par non… « Jusque-là, écrit-il, l’Afrique de l’Ouest nous avait habitués à ses émeutes religieuses vite circonscrites, du genre de celles survenant le plus souvent au Nigeria. On se croyait à l’abri du terrorisme tel que vécu en Occident. Ces derniers temps il est vrai, reconnait Le Pays, on avait commencé à s’inquiéter au Sahel. Cela, en raison des prises d’otages et des rébellions armées de la bande saharienne. (…) Toutefois, (…) nul n’aurait imaginé qu’un jeune Ouest-Africain se serait conduit comme ce jeune Nigérian présumé terroriste », s’exclame le quotidien burkinabé qui s’interroge : « aurait-t-il été piégé, drogué et aiguillonné ? Par qui ? Se serait-il de lui-même forgé un destin messianique ? Avait-il besoin de fantasmer, à travers une publicité mondiale ? Selon toute vraisemblance, affirme le quotidien ouagalais, il semble avoir été parfaitement conditionné. »
En tout cas, conclut le Pays, « l’Afrique de l’Ouest, par le canal du Nigeria, se trouve ainsi mêlée à une situation dont chacun aurait voulu se passer. L’image atteinte, la réputation écornée, le Nigeria se trouve plus que jamais en mauvaise posture. Le contexte international étant déjà fort défavorable aux Africains, notamment en matière d’immigration, ses premiers responsables devront prendre des initiatives urgentes pour limiter les dégâts. »
Les groupes islamistes nigérians pas concernés ?
Pour El Watan, en Algérie, « le Nigeria, l’un des pays les plus peuplés d’Afrique, peut être considéré comme l’un des bastions de l’islamisme radical. En 2001, rappelle le journal, l’Egyptien Ayman Al Zawahiri, le "cerveau" d’al-Qaïda, prédisait que le Nigeria constituerait bientôt un nouveau front-clé dans la guerre terroriste contre l’Occident. Mais dans les faits, tempère El Watan, il apparaît que la situation de ce pays est bien plus compliquée. »
D’après le quotidien algérien en effet, les différents groupes islamistes présents dans le pays sont « motivés par des facteurs endogènes », c'est-à-dire par des motivations politiques intérieures, comme la lutte contre la pauvreté ou la corruption, et non par le terrorisme international.
Une thèse confortée par Lateef Adegbite, secrétaire général du Conseil suprême des affaires islamiques, la plus haute organisation islamique au Nigeria, dont les propos sont repris notamment par Le Potentiel en RDC : « Nous condamnons fermement l’action présumée de ce jeune homme, affirme-t-il. Cela devrait être perçu comme un cas isolé. Nous ne pensons pas qu’il existe au Nigeria de groupe islamique enclin à de tels actes criminels et violents. »
La piste du Yémen
Umar Farouk Abdul Mutallab n’était peut-être pas lié à un groupe extrémiste nigérian. Mais on sait qu’il avait récemment séjourné au Yémen, comme le rapporte Libération, en France, qui cite l’un de ses cousins : « nous avons commencé à nous inquiéter, explique-t-il, quand Farouk a téléphoné pour dire qu’il ne souhaitait plus poursuivre ses études à Dubaï et qu’il resterait au Yémen pour recevoir une autre formation qu’il n’a pas révélée. »
Commentaire de Libération : « c’est vraisemblablement à ce moment-là qu’il aurait décidé de rompre avec sa famille et que son père a cru bon d’avertir l’ambassade des Etats-Unis au Nigeria, selon le journal nigérian This Day. L’ancien président de la First Bank of Nigeria aurait expliqué que son fils avait des points de vue radicaux sur l’Islam, et qu’il craignait quelque chose. » Un avertissement qui n’a donc pas été entendu…
En tout cas, pour Jean-François Daguzan, l’un des meilleurs experts français du terrorisme, interrogé par Libération, « la pression sécuritaire en Occident explique le recours à ces individus isolés. (…) Ils ont des profils similaires, explique-t-il : des jeunes formés, ingénieurs ou médecins, apparemment intégrés, qui s’excluent dans une logique proche de celle des sectes et se radicalisent jusqu’au passage à l’acte. »
15:02 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nigéria, revue de presse
Revue de presse française / A la Une : les manifestations en Iran
lundi 28 décembre 2009
« La révolte gronde en Iran » : c’est la Une du Parisien avec cette photo choc d’un manifestant, le visage en sang, soutenu par ses camarades : en arrière-plan, des voitures incendiées.
Des flammes et de la fumée également en première page du Figaro, avec ce cliché d’un manifestant qui s’apprête, semble-t-il, à lancer un projectile en direction des forces de l’ordre. « La police d’Ahmadinejad tire sur les opposants iraniens », titre le journal qui précise que « les tirs auraient fait au moins quatre morts, dont le neveu du chef de l’opposition, Mir Hossein Moussavi. »
Pour Le Figaro, « la contestation iranienne est en train de prendre une ampleur qui menace la survie même du régime des mollahs. Le décès, le 20 décembre, de l’ayatollah réformateur Hossein Ali Montazeri, incarnation du courant religieux progressiste, a donné un second souffle au mouvement de protestation et en a élargi la portée, estime le journal. Il ne s’agit plus de dénoncer tel ou tel dirigeant, mais bien de remettre en cause la légitimité de la République islamique. »
Le Journal de la Haute Marne n’est pas tout à fait d’accord : « l’opposition n’appelle pas à un renversement de l’ordre religieux établi par l’ayatollah Khomeini, écrit-il. Elle plaide essentiellement pour une libéralisation de la révolution iranienne, notamment en matière de mœurs. »
Vers une guerre civile ?
Quels que soient les objectifs, réels ou supposés, de l’opposition iranienne, les commentateurs n’hésitent pas à parler de menace de « guerre civile ». Ainsi pour La Presse de la Manche, « lorsque le goût de la liberté se réveille, l'Histoire, parfois, reprend son cours. Toute la question est de savoir par quels terribles soubresauts devra passer le peuple iranien pour accéder enfin à la maîtrise de son destin. La violence peut déboucher sur une guerre civile ou une répression terrible », affirme le quotidien normand.
« Alors que la menace des sanctions internationales s'accentue sur l'Iran après l'annonce de son deuxième centre d'enrichissement d'uranium, alors qu'Ahmadinejad multiplie les bravades, remarque La République du Centre, c'est un inquiétant compte à rebours qui s'est enclenché. Il faut savoir qu'il pourrait conduire au pire. (…) En conséquence, s’interroge le journal, Ahmadinejad va-t-il durcir sa position dans une hasardeuse fuite en avant ou être amené à composer sous la pression du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, jusque là solidaire ? »
Toujours est-il, qu’une « guerre peut mener à la chute des ayatollahs… ou à la consolidation de leur pouvoir, relève L’Alsace. Isoler les extrémistes de Téhéran sans faire basculer le monde dans le chaos : la marge de la communauté internationale est étroite », affirme encore le quotidien alsacien.
La penthrite : cet explosif indétectable…
« Terrorisme : la peur à nouveau » : c’est le grand titre de France Soir, avec cette photo un peu floue d’Umar Farouk Abdul Mutallab, ce jeune nigérian qui se réclame d’al-Qaïda et qui a apparemment tenté de faire sauter un avion de ligne américain, samedi.
Le Parisien précise comment cet étudiant « est passé entre les mailles du filet. (…) C’est au Yémen qu’il s’est procuré des explosifs, tout en se faisant expliquer la façon de les utiliser : mélanger la poudre explosive avec un liquide à l’aide d’une seringue. Les 80 grammes de penthrite ont ainsi été cousus dans ses sous-vêtements. Ainsi armé, il s’est rendu au Nigeria le 23 décembre, via l’Ethiopie, puis le Ghana. (…) Ensuite de Lagos à Amsterdam, où il a embarqué pour les Etats-Unis. Aucun aéroport, relève Le Parisien, n’a signalé le moindre problème. »
« La penthrite, de la famille de la nitroglycérine, explique Libération, est impossible à détecter aux rayons X. (…) Cette méthode n’est pas sans rappeler celle utilisée par Richard Reid en 2001, qui avait caché ce même explosif dans le talon de sa chaussure. »
« L'imagination des candidats kamikazes et de leurs commanditaires est sans limite, relève La Charente Libre. (…) Et le profil du terroriste nigérian rappelle une autre certitude. A de rares exceptions près, il n'existe pas de portrait-robot d'un terroriste en puissance. De bonne famille, net et propre sur lui, le kamikaze du Paris-Miami ressemblait à un voyageur ordinaire, juste déterminé à basculer dans la folie meurtrière. »
Qui tire les ficelles ?
« Apparemment, s’inquiètent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, un "cerveau" abusant d’hommes crédules et suicidaires, à transformer en "martyrs", continue à téléguider des opérations de mort. Mais où est-il ce cerveau ? », s’interroge le quotidien alsacien. « Dans la nébuleuse d’al-Qaïda, quelque part entre l’Afghanistan, le Pakistan et le Yémen ? »
En tout cas, attention aux amalgames, préviennent de nombreux éditorialistes. Pour La Montagne, « en France, le gouvernement devra veiller (…) à cette tentation de l’amalgame entre islamisme et terrorisme, et le danger d’une stigmatisation d’une partie de la communauté nationale. »
Enfin, on revient à Libération pour qui « le monde de la liberté, celui de ceux qui se battent contre les dictatures de Téhéran, Moscou ou Pékin, doit résister aux tentations d’utiliser les méthodes des ses ennemis. On se doit d’être vigilants et accepter les contrôles dans les aéroports. Mais, conclut le journal, il ne faut pas céder pour autant à la peur et à la haine. »
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Revue de presse Asie / A la Une : en Thaïlande, l’expulsion de Hmongs laotiens est en cours
L'opération a démarré à l'aube. 4 500 soldats thaïlandais ont été déployés pour y participer. La presse thaïlandaise en ligne est extrêmement réactive sur cette affaire, le Bangkok Post notamment renouvelle régulièrement ses articles, au fur et à mesure que les événements s'enrichissent de nouveaux épisodes.
A la Une, pour donner le ton, il publie la photo d'une fillette qui attend derrière des barbelés. Avec cette précision : la presse est indésirable. Dimanche déjà, le Bangkok Post annonçait que des centaines de soldats convergeaient vers le camp, où 4 000 Hmongs laotiens en voie d'expulsion sont retenus, en dépit de la colère des Américains et des Nations unies, souligne le Bangkok Post.
Plus de 100 bus et camions réquisitionnés, précise le quotidien thaïlandais. Les opérations seront conduites avec « humanité », déclarent les autorités. Les communications des téléphones mobiles avaient été brouillées dès hier afin d’empêcher les Hmongs de contacter l’extérieur du camp.
Cette affaire de retour forcé des Hmongs au Laos provoque l’indignation générale. Mais « si un pays tiers avait accepté de les recevoir, on n’aurait pas à les renvoyer au Laos », déclare un membre du parti au pouvoir. Selon les autorités, ce sont les villageois thaïlandais qui ont demandé leur départ. Les Américains (dont les Hmongs ont été les alliés lorsqu’ils ont fait la guerre au Vietnam) ont protesté. Mais le Bangkok Post déclare que ce sont des migrants économiques et précise que Washington a refusé de les accueillir.
Dans sa dernière mise à jour, le quotidien indique qu'il y a quand même un groupe de 158 Hmongs pour lesquels il y a une inquiétude particulière. Ceux-là seront rapatriés comme les autres. Mais un accord en trois points a été passé entre les autorités thaïlandaise, laotienne et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés. D'une part, les autorités laotiennes se sont engagées à leur accorder le pardon. D'autre part, ils seront envoyés dans un pays tiers dans les 30 jours après leur retour. Enfin le HCR pourra leur rendre visite.
Philippines : toujours l’attente autour du volcan Mayon
Le magma continue de s’accumuler dans le cratère. Il y eu une baisse de l’activité sismique, dimanche. Mais, selon les scientifiques cités par le Philippines Star, toute accalmie peut être immédiatement suivie par une éruption encore plus forte. Une explosion de grande ampleur reste encore possible dans les jours qui viennent.
Les gens qui vivent aux abords du volcan et qui ont passé Noël dans les centres d’évacuation mis à leur disposition devraient y rester, estime un volcanologue cité par le quotidien. Les secousses ont été deux fois moins nombreuses au cours des dernières 24 heures, que les jours précédents, « mais ça correspond au cycle du volcan », précise le volcanologue. D’ailleurs le cratère continue de produire des colonnes de cendres et il crache des fragments de lave incandescente qui atteignent 800 à 1 000 mètres d’altitude. Et puis on se rappelle qu’en 1984, une énorme irruption du volcan Mayon avait été précédée par 4 jours d’accalmie.
Le Philippines Star rappelle que le volcan est entré en irruption 40 fois au cours des 400 dernières années, obligeant des milliers de gens à quitter leur domicile, parfois pendant des mois. Cette fois, rappelle le journal, 47 000 personnes ont été déplacées sur un rayon de 8 kilomètres autour du volcan. Mais les soldats tentent toujours de convaincre plusieurs centaines de résidents qui ont obstinément refusé de quitter leurs maisons pour se mettre en lieux sûrs.
Corée du Sud : Séoul remporte le contrat nucléaire du siècle
La presse sud-coréenne est toute contente ce matin d’annoncer que, dimanche, aux Emirats arabes unis, c’est un consortium d’entreprises conduites par l’entreprise publique Korea Electric Power Corporation qui a remporté le marché de 40 milliards de dollars devant ses concurrents français et américano-japonais, rapporte le Jongang Daily.
40 milliards de dollars, c’est le sixième du budget de la Corée du Sud pour l’année 2010, précise le journal. Le président Lee Myung-bak est allé à Abu Dhabi et, peu après le sommet coréo-émirati, l’annonce a été faite : les 4 réacteurs seront coréens, la maintenance sera coréenne, et le combustible aussi. Le premier réacteur sera mis en service en 2017, et les trois autres en 2020.
D’ici 2030, on peut s’attendre à un marché pour la construction de 430 réacteurs dans le monde, et le succès que vient d’enregistrer la Corée du Sud aux Emirats va servir de tremplin pour les futurs appels d’offre qui ne manqueront donc pas de survenir, estime un proche de la présidence. Selon le quotidien, la diplomatie présidentielle a été très offensive dans cette affaire et Lee Myung-bak s’est montré très persuasif à l’égard de son homologue, Cheikh Khalifah bin Zayed al-Nahyan. La liste est longue des projets économiques que les deux Etats vont mener en commun. Ce dimanche la Corée du Sud est devenue un grand pays exportateur de technologie nucléaire civile.
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jeudi, 24 décembre 2009
Revue de presse Asie / A la Une : davantage de tigres à Pattaya
En ce jour de réveillon, Noël rime avec « tigres » en Asie...
Si vous allez sur le site de The Nation ce matin, vous serez certainement comme moi, avec peut-être l’envie furieuse, pour une fois, d’envoyer tout balader et de cliquer par exemple sur cette publicité pour les lagons de Pattaya qui vous tendent les bras. C'est vrai, c’est Noël et The Nation nous redit que « la corruption ne cesse d'augmenter en Thaïlande ». Le journal à Bangkok invite aussi « la population à ne pas céder à la panique face aux rumeurs d'attentats au moment des fêtes ».
Alors oui, on a envie de prendre sa souris à son cou et de fuir le site du quotidien en deux clics et trois mouvements et puis on jette un œil au diaporama. Et là, grande nouvelle ! Le zoo Sri Racha de Pattaya justement, spécialisé dans l’élevage des tigres, compte augmenter le nombre de ces locataires, nous dit-on. Il y aura plus de bébés tigres cette année à Noël, plus que l'an passé tout simplement parce que le zoo, qui avait fait des économies sur la nourriture pendant la crise, a désormais de quoi nourrir ses fauves.
Eléphant avec une houppelande de Père Noël
Trois petits tigres sont en photo sur le site de The Nation avec un... bonnet rouge de Saint Nicolas sur les oreilles ! Voyez qu'on ne recule vraiment devant rien pour amuser les touristes. Sur la vignette suivante c'est même un éléphant qui fait le marrant devant les enfants. Dressé sur ses pattes devant une école d'Ayutthaya, l'animal porte une houppelande de Père Noël. Mais encore une fois, allez comprendre pourquoi, ce sont les tigres qui tiennent la Une en ce jour de réveillon. Le Sydney Morning Herald vous propose aussi par exemple ce matin une vidéo tournée au zoo de Taronga où les gardiens font tout pour faire plaisir à leurs protégés. Cadeau pour les fêtes : les tigres auront une double ration de lait.
Les déplacés du volcan aux Philippines
Le volcan Mayon continue de menacer les Philippines et des milliers de sans abris devront passer les fêtes dans des tentes de fortunes. 47 000 personnes, pour la plupart des familles de paysans ont dû quitter les pentes du volcan. C’est forcement un choc même si ce n'est pas la première fois que Mayon sort de ses gonds. Le volcan qui menace les habitants, les alertes aux éruptions, Teresita Banares connaît cela depuis très longtemps. Dans son récit repris par le Manilla Times, elle raconte qu'elle était petite fille quand elle a, pour la première fois, emporté tout ce qu'elle pouvait avec elle, quitté la maison main dans la main avec maman pour fuir le réveil de la montagne.
Emporter tout ce qu’on peut avec soi, c'est par exemple ces bassines et ses ustensiles de cuisines que l'on voit en photo dans le journal de Manille. C’est le radeau de la méduse. Une poignée de déplacés de Mayon nettoie ses vêtements dans la rivière. « C'est triste », dit encore Teresita. « On a l'habitude des éruptions », poursuit cette mère de famille qui a aujourd’hui 51 ans, mais « c'est le premier Noël que nous passerons loin de la maison. »
« Clé USB » faille du système de défense en Corée
Plus de peur que de mal à Séoul, c'est le sentiment du Choson Ilbo après la tentative de piratage d'un document confidentiel défense en Corée du Sud. Le quotidien conservateur présente en première page un gros plan d'une « clé USB » et je vais vous expliquer pourquoi. Plus de peur que de mal car l'affaire aurait vraiment pu tourner au vinaigre. En novembre dernier raconte le quotidien à Séoul, un officier sud-coréen a oublié sa clé sur un ordinateur commun aux armées américaines et sud-coréennes. Un pirate informatique nord-coréen aurait alors pu consulter le dernier plan de défense commun aux deux armées baptisé OPLAN 5027.
Le problème, explique le journal, c'est que les officiers sud-coréens doivent toujours déconnecter leur clé USB -qui peuvent contenir ce genre de document confidentiel- lorsqu'ils surfent sur internet. Dans l'armée américaine les USB sont mêmes carrément interdites pour des raisons de sécurité. Les officiers américains se contentant de graver leurs données sur CD. Mais encore une fois, plus de peur que de mal, car le hacker n'aurait eu accès qu'aux 11 premières pages de présentation du plan.
Un tigre malade du pays en Inde
Et on revient sur les tigres pour finir avec cette histoire que nous raconte l'Hindustan Times : un tigre malade du pays aurait mobilisé près de 100 gardes-forestiers à ses trousses pendant près d'un mois. Le « gros chat » comme le qualifie notre confrère a été emmené au Panna National Park, soit à 400 kilomètres de la forêt de son enfance et de la réserve de Pench. Malheureux comme une pierre, l'animal a décidé de rentrer chez lui.
Pendant près de trois semaines, une centaine de personnes l'ont suivit à la trace grâce au collier radio installé à son cou. En plus des gardes forestiers, il y avait dans la caravane trois vétérinaires et 5 éléphants précise ce journal. Et devinez quoi ! Et bien tout ce petit monde a fini par le retrouver ce tigre en errance qui avait traversé des kilomètres de forêt et certaines zones d'habitations. C'est Noël, je vous dis !
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mercredi, 23 décembre 2009
Revue de presse Afrique / A la Une : le premier anniversaire du CNDD au pouvoir en Guinée
mercredi 23 décembre 2009
C'était il y a tout juste 1 an, le 23 décembre dernier. Les militaires prenaient le pouvoir. A l'époque -rappelle le site d'informations Fasozine «comme un messie». Applaudi «des 2 mains» par les Guinéens soulagés de se débarrasser du vieux président Lansana Conté. 1 an après, ces mêmes Guinéens «crient désormais leur haine au messie devenu bourreau». au Burkina- Moussa Dadis Camara était acclamé
Ce 23 décembre 2008, «Dadis est donc d'abord triomphalement porté au pouvoir» écrit-de soncôté- Alia Marco, journaliste du site guinéen Aminata qui signe un long article intitulé «Regard sur le premier anniversaire du CNDD». Moussa Dadis Camara promet de lutter contre la corruption et le narco trafic. Il promet aussi des élections législatives et présidentielle faisant naître ainsi un vent d'espoir à travers le pays.
« Dadis arrivé en sauveur, reparti en voleur »
Mais progressivement, «le climat se gâte». «Le Capitaine Dadis prend alors des airs importants et commence à avoir la grosse tête.» Tensions au sein du CNDD, tensions aussi avec les Occidentaux, les médias et bien sûr avec l'opposition…Jusqu’à ce point de non retour le 28 septembre dernier, le massacre du stade de Conakry.
«Une année -au final- de sang, de pleurs et d'angoisses» pour Alia Marco. Le chef de la junte «est bien arrivé comme un sauveur mais il a été écarté comme un voleur» avec une balle dans la tête que lui a logée son aide de camp.
Situation catastrophique donc au niveau politique. Economiquement, «les indicateurs sont aussi tous au rouge» note le journaliste d'Aminata. Les opérations de moralisation notamment de l'économie et des finances du pays n'ont pas donné les effets escomptés. Résultat, comme Fasozine, on peut se poser la question: «A quand le bout du tunnel pour les Guinéens?»
Fiasco en vue au Niger
Au Niger, un autre anniversaire en quelque sorte : ce 22 décembre, c'était la date théorique de la fin du mandat légal de Mamadou Tandja qui s'est vu accorder une rallonge de 3 ans au pouvoir suite au referendum du 4 août.
Ce referendum a changé la constitution de 1999. Mais ce texte reste La référence pour l'opposition. C'est ce qu'a rappelé Amadou Boubacar Cissé qui participe au dialogue inter-nigérien qui s'est ouvert il y a 2 jours sous l'égide de la CEDEAO. Le chef de la délégation de l'opposition a demandé le retour à la légalité constitutionnelle, rapporte le site nigérien Le Sahel .
Côté Mamadou Tandja : pas question -évidemment- de revenir en arrière. Le débat sur les textes est définitivement «clos». «Discutons de tout sauf de ce qui nous divise» s’exclame le journal Le Pays . Les positions du régime restent donc «figées». Conséquence : «ces pourparlers risquent de tourner au fiasco». Dommage pourtant -souligne le quotidien du Burkina- car le pouvoir a en ce moment «une vraie occasion de renouer avec l'opposition et pourquoi pas de débaucher certains opposants.»
Echauffourées devant le Parlement malgache
Direction maintenant Madagascar où il y a eu, ce mardi 21 décembre, des échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants de l'opposition. Une photo fait la Une du quotidien Midi Madagascar. On y voit des militaires, fusil à l'épaule, casque sur la tête, entourés d'une épaisse fumée blanche. Les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.
Les 3 mouvances de l'opposition avaient appelé à la mobilisation devant le Congrès. Elles ont tenté d'installer le Parlement de la Transition prévu dans les accords de Maputo. Mais ces accords ne sont plus d'actualité. «En l'espace d'un week-end -rappelle L'Observateur au Burkina- Andry Rajoelina, comme un chien dans un jeu de quilles, a trouvé le moyen de bouleverser la donne obtenue à force de compromis. L'encre des accords à peine sèche, le tombeur de Marc Ravalomanana en a fait une interprétation très personnelle.»
Et il a prévenu : désormais, toute tentative de réunion du Parlement sera considérée comme illégale. Les forces de l'ordre ont donc été positionnées hier autour du Congrès et les manifestants rapidement dispersés. Mais ils ne comptent pas s'arrêter là. Ils ont prévu de revenir -ce mercredi 23 décembre- devant le Parlement, croit savoir Midi Madagascar.
L'Express , un autre quotidien malgache, fait état d'informations contradictoires à ce sujet : appel donc à une nouvelle manifestation mais d'après un membre de la mouvance Ratsiraky, ce mercredi doit être consacré à faire le point et à planifier de nouvelles actions notamment en province. Bref, on ne sait pas très bien ce qui va se passer aujourd'hui à Madagascar.
Une chose est sûre en tous cas -pour L'Observateur à Ouagadougou- «la Grande Ile se prépare à entrer dans un nouveau cycle de convulsions». En s'asseyant sur les accords de Maputo, Andry Rajoelina, TGV, « va droit dans le mur».
17:32 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, niger, revue de presse
Revue de presse française / A la Une : dernière séance plutôt agitée à l'Assemblée nationale avant les fêtes de Noël !
mercredi 23 décembre 2009
Le journal Libération revient -ce mercredi 23 décembre- sur «le dernier psychodrame à l'UMP» à propos de l'interdiction de la burqa. Déclarations tonitruantes de plusieurs députés, ce mardi 21 décembre, et notamment de l'ancien ministre de la Justice Pascal Clément : «Quand il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France!»
Ce qui a fait sortir de ses gonds et sortir tout court de l’hémicycle Nora Bera, secrétaire d'Etat aux Aînés, pour qui il s'agit de «propos anti-laïcs (…) insupportables».
Une loi sur la burqa
Pour faire oublier cet incident, Jean-François Copé a donc sorti sa surprise de Noël à savoir une proposition de loi contre la burqa. Elle sera déposée en janvier. C’est ce qu’a annoncé le patron du groupe UMP à l'Assemblée qui a pris ainsi «tout le monde de vitesse», note Le Parisien. Jean-François Copé a –en effet- décidé d'agir sans attendre les résultats de la mission parlementaire sur la burqa.
Autres surprises en cette fin d’année : Le Canard Enchaîné parle «d'embûches de Noël», concernant les nouveaux chiffres du chômage qui seront publiés demain et qui devraient être -comme d'habitude- mauvais.
50 000 mille chômeurs de plus au mois de novembre, croit savoir Le Canard. Seule consolation pour l'hebdomadaire satirique : «c'est chouette de savoir qu'on n'est pas tout seul » dans la galère.
Surtout pas de cadeaux à Noël !
La galère, les temps sont plutôt difficiles pour les Français à cause de la crise. Amis au grand cœur, vous serez donc prévenus. Si vous voulez faire plaisir à vos proches : surtout pas de cadeaux à Noël ! Donnez leur plutôt de l'argent !
Un Français sur deux -selon un sondage IPSOS- préférerait recevoir une grosse enveloppe, rapporte Le Parisien. Pourquoi ? Explication numéro 1: « beaucoup de cadeaux ne remplissent pas la plus élémentaire des fonctions c'est-à-dire faire plaisir! » Et explication numéro 2 : nombreux sont ceux qui sont un peu ric rac pour terminer cette année 2009.
Pas de cadeaux donc mais cela n'empêche pas de faire un bon repas de Noël ! Mais attention : mieux vaut choisir cette année des huîtres et du saumon plutôt qu'un bon gros rôti. Article assez effrayant à lire dans Le Monde sur l'élevage, « l'une des principales causes du réchauffement climatique ».
Journées « sans viande »
Un repas avec viande et produits laitiers équivaut à près de 5 000 kilomètres parcourus en voiture en termes d'émissions de gaz à effet de serre. L'élevage est responsable -au total- de près de 20% de ces émissions au niveau mondial soit plus que les transports d'après la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. «Il est donc aussi efficace -sinon plus- écrit Le Monde- de se priver de viande que de rouler à vélo ou de baisser le chauffage pour protéger la planète.»
Conséquence : les journées «sans viande» se multiplient en Europe notamment au grand dam des producteurs. En France, en revanche, le débat ne fait que commencer. Mais en Grande Bretagne, par exemple, la commission du développement durable vient de rendre son rapport. Et elle préconise au gouvernement de promouvoir, à l'échelle de la nation, la baisse de la consommation de viande.
L’église fait sa pub
Pas de viande à Noël donc. En revanche, vous êtes invités à vous rendre à l’église ! «Et si vous veniez à la messe ce dimanche?» : ce message sera placardé un peu partout dans la ville de Narbonne, dans le Sud de la France, sur des affiches de deux mètres avec, en photo, un jeune prêtre à l'allure décontractée, raconte le journal chrétien La Croix.
L'objectif est de repeupler les églises de plus en plus désertées. Et pour cela, il ne faut pas avoir peur d'utiliser les moyens de communication actuels ! C’est ce qu’affirme le vicaire épiscopal du Narbonnais pour qui, si Jésus et Saint Paul avaient eu accès aux nouvelles technologies, ils les auraient utilisées!
En parlant technologie, on termine avec une vidéo qui fait le buzz en Italie. Un petit film de 4 minutes qui tourne à plein régime sur Youtube et qui affirme que l'agression dont a été victime Silvio Berlusconi, le 13 décembre dernier, est un coup monté. C'est à lire en page 6 et 7 de Libération.
Complot italien
Alors on dira : « traditionnelle théorie du complot reprise par quelques illuminés »... Le problème, c'est qu'un député européen ou encore un philosophe de renom ont accrédité cette thèse. Le Cavaliere aurait fabriqué un faux attentat sans doute pour échapper à la justice !
Résultat : l'ambiance en Italie n'est pas franchement à la fête en ce moment. Le parti de Berlusconi parle même «de climat de guerre civile contre le chef du gouvernement» qui, en attendant, est toujours à l'hôpital en convalescence.
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