mardi, 01 décembre 2009

Revue de presse française / A la Une : l’affaire des minarets en Suisse fait débat… en France.

mardi 01 décembre 2009



Hier, on a eu droit aux photos des minarets suisses, au nombre de 4, faut-il le rappeler… Ce mardi, ce sont les minarets français qui sont à l’honneur dans les journaux. Il faut savoir qu’il y en a une dizaine en France. « Le plus haut, nous apprend Libération, se trouve à Paris, à la Grande Mosquée, et mesure 33 mètres. » Et c’est d’ailleurs ce minaret que l’on retrouve sous tous les angles, dans les journaux, notamment à la une du Figaro. Un minaret qui a été inauguré en 1926 et qui fait partie intégrante du paysage du Ve arrondissement de Paris.


« Onde de choc ! »

Toujours est-il que « le débat sur l’Islam rebondit en France », s’exclame Le Figaro qui précise « qu’une grande partie de l’UMP et toute la gauche critiquent le vote des Suisses. Seul le Front National s’en réjouit. »
France-Soir parle carrément « d’onde de choc », et affirme que « la polémique des minarets atteint la France. »
« Querelle de minarets », tempère pour sa part Libération.
De son côté, La Croix constate que cette affaire « survient en pleine discussion sur l’identité nationale. »
Et puis Le Parisien s’intéresse lui aux musulmans de France : que pensent-ils du choix des Suisses d’interdire la construction de minarets dans leur pays ? Et bien, ils sont «choqués », affirme le journal. « Ils redoutent une stigmatisation de leur religion mais ils restent confiants sur la tolérance des Français. »


Contagion ?

Alors, vrai ou faux débat ? Y a-t-il réellement polémique ? Que cache cette affaire des minarets? Les commentaires partent un peu dans tous les sens ce mardi.


« La France est décidément un pays merveilleux, toujours prompt à s’enflammer sur un sujet passionnel », constatent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.


Pour La République du Centre, « les Suisses ont mis le +souk+ dans la classe politique française et semé le trouble dans l’opinion. Nos dirigeants, malgré leurs efforts de +confinement+ de la votation helvète, n’ont pu empêcher la contagion du débat dans l’Hexagone sur le thème : les Suisses ont dit tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas. »
L’Humanité n’a pas du tout la même analyse. Pour le quotidien communiste, « Nicolas Sarkozy et sa garde prétorienne font d’un problème inexistant un sujet d’affrontement. La Suisse compte en tout et pour tout 4 minarets ! Combien la France en compte-t-elle ? La droite ne rate jamais une occasion de dresser une catégorie de Français contre une autre », s’insurge L’Humanité.


Au-delà des minarets…

Pour La République des Pyrénées, au-delà des minarets, « on a bien compris que c’est une certaine perception de l’islam qui est en cause. Un islam où les modérés sont trop silencieux. Où les femmes ne sont pas considérées à égalité avec les hommes. Où la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est pas garantie. Où la charria et son droit sont incompatibles avec notre droit démocratique. »


Autre exemple de cet islam qui fait peur : la burqa. « Elle est autrement perturbante que les minarets, s’exclame Vosges Matin. En effet, elle est la marque d’un islam radical qui participe à l’asservissement des femmes. En cela, estime le quotidien vosgien, la burqa n’est pas tolérable dans nos sociétés. (…) La France doit marquer des bornes, des limites, au-delà desquelles les principes républicains, fondement de notre +vivre ensemble+, seraient bafoués. »


Et puis, La Presse de la Manche voit dans cette affaire la peur du terrorisme islamiste ou encore la menace nucléaire iranienne : « le vote suisse, affirme le journal, n’est que l’exploitation par le populisme des cruautés et des tensions qu’une partie de l’Humanité éprouve à l’égard des agressions islamistes ou iraniennes. Il est donc temps, déclare La Presse de la Manche, que chacun reprenne ses esprits. »


Le Sida : beaucoup trop d’inégalités

Autre grand sujet dans les journaux ce mardi : la Journée mondiale contre le Sida. A cette occasion L’Humanité consacre tout un dossier aux inégalités engendrées par la maladie. Essentiellement le fossé Nord-Sud : « quand les pays riches rognent sur le financement », titre le quotidien communiste qui dénonce le fait que « le sida tue depuis 26 ans et qu’il dévaste surtout les pays pauvres. »


Il y a « 33 millions de malades dans le monde, rappelle le journal, dont les deux tiers en Afrique.»

C’est vrai, renchérit La Croix, « l’accès aux soins reste largement insuffisant dans les pays du Sud. » La Croix qui constate dans le même temps que « la recherche sur le virus a fait d’importants progrès, (…) avec notamment l’arrivée de molécules efficaces et plus simples d’utilisation. » Et puis surtout, s’exclame le journal, si « +le+ vaccin n’a toujours pas été trouvé, on s’en rapproche. » Et La Croix d’évoquer les expérimentations conduites en Thaïlande sur 16.000 personnes depuis 2003, par des chercheurs américains et thaïs et qui ont donné des premiers résultats encourageants. Mais, souligne le journal, « en dépit de ces progrès importants, les médecins estiment qu’il faut continuer à se mobiliser, en premier lieu sur le front du dépistage.»

Revue de presse Afrique / A la Une : le feuilleton de la présidentielle en Côte d’Ivoire

mardi 01 décembre 2009


Le débat se poursuit sur l’organisation et la date du scrutin. Ca y est… La date fatidique du 29 novembre est passée. Le scrutin aurait dû -ou aurait pu- avoir lieu avant-hier dimanche, selon les différentes appréciations des uns et des autres… Et le passage de cette date, qui a été un véritable point de mire pour tous les Ivoiriens, ravive donc le débat dans le monde politique et dans la presse sur le «chronogramme» des élections, comme on dit sur le continent. Avec toujours cette lancinante question de la date du scrutin et des différentes conditions pour y parvenir.


Rien de plus…

Hier, le président Gbagbo a convoqué les principaux acteurs du processus électoral, ainsi que les responsables militaires. Il s’agissait de faire le point sur le calendrier. Et comme le constate le quotidien gouvernemental Notre Voie, le président de la Commission électorale indépendante, Robert Beugré Mambé s’est borné à rappeler les quatre étapes obligatoires avant la tenue du scrutin : « la gestion du contentieux, la production des listes et des cartes électorales, la distribution des cartes, et le temps de la campagne électorale. Tout cela mis bout à bout et, vous avez la date des élections », a-t-il déclaré.


« Quand prendra fin cette comédie populaire ? »

Pour sa part, la presse d’opposition commence à s’impatienter… Le Nouveau Réveil rapporte les propos tenus hier lors d’un meeting par Alassane Ouattara : « nous allons exiger, a-t-il affirmé, que les élections se tiennent au début de l’année prochaine courant janvier-février. »
Et dans les colonnes du quotidien d’opposition, le ton se durcit : « avant-hier dimanche, c’était le 29 novembre, jour où devait se tenir le premier tour de l’élection présidentielle. (…) Et personne n’a bronché. Sixième report de la présidentielle, s’exclame le journal. Quand prendra fin cette comédie populaire ? » s’interroge Le Nouveau Réveil. Le quotidien d’opposition se pose également des questions sur le comportement de la Commission électorale indépendante et rappelle que celle-ci «ne fait que proposer une date. Et c’est en dernier ressort, écrit-il, le président de la République qui, au gré de ses intérêts l’accepte ou la rejette. » Bref, pour Le Nouveau Réveil, c’est bien Laurent Gbagbo qui tire les ficelles et qui entend encore gagner du temps.


Un désarmement par la force ?

Le Patriote, le journal du RDR, le parti d’Alassane Ouattara va encore plus loin. Le Patriote qui affirme que « Gbagbo prépare un mauvais coup. (…) Qu’il entend lancer des offensives contre des positions des Forces armées des Forces Nouvelles dans le grand ouest et dans le nord du pays. Une sorte de désarmement par les armes », qui d’après Le Patriote, lui permettrait de laisser encore passer quelques mois et de n’organiser la présidentielle qu’en octobre 2010, « c'est-à-dire, s’exclame le journal, boucler deux mandats en un, mais surtout se donner de réelles chances, en gagnant ainsi un temps considérable, synonyme à ses yeux de l’essoufflement financier de ses adversaires (…). »


« La CEI doit prendre ses responsabilités »

De son côté, L’Observateur au Burkina, sans aller jusqu’à avancer des scénarios compliqués, affiche également son impatience : « il faut bien qu’une date soit enfin fixée et que l’on s’y tienne pour régulariser la succession au fauteuil présidentiel en Côte d’Ivoire. Car cela fait trop de reports maintenant. » Et le quotidien burkinabé de rappeler que cela fait presque dix ans que Laurent Gbagbo est au pouvoir, et qu’il devait mettre son fauteuil en jeu en 2005. « Il est vrai que certains n’ont pas intérêt à ce que la situation se normalise, relève L’Observateur, mais il faut bien mettre fin à ce désordre. Alors, conclut-il, la CEI doit prendre ses responsabilités et fixer une date définitive et fixe. »


Intolérance…

Etonnement et inquiétude dans la presse ouest-africaine après le référendum en Suisse sur l’interdiction des minarets. « On peut comprendre que l’amalgame entre l’Islam et le terrorisme ait fait ses preuves, affirme le journal en ligne burkinabé Fasozine. (…) On peut aussi se dire que les problèmes entre la Libye et la Suisse ont joué sur cette vox populi. (…) Mais cela ne saurait conduire à cette intolérance coupable,Mais de là à rejeter toute une communauté religieuse, il y a une frontière que les Suisses n’auraient jamais dû franchir. » s’exclame le journal. (…)


Le Pays, toujours au Burkina, s’interroge sur les répercussions de cette votation : « à vouloir acculer et accabler une communauté, qui a jusque-là fait preuve de pacifisme, ne risque-t-on pas de la braquer, de la pousser à la révolte ? C’est peut-être l’objectif recherché par les nationalistes suisses. (…) Et cette affaire, conclut le journal, est révélatrice du sentiment anti-immigré qui s’empare de plus en plus de la Suisse, voire de l’Europe toute entière. »

Revue de presse Asie : Obama annonce sa stratégie pour l’Afghanistan

Article publié le : mardi 01 décembre 2009

Par Valérie Rohart


Après des mois de réflexion et 9 conseils de guerre, Barack Obama annoncera ce soir sa stratégie pour l’Afghanistan.

 

Le président américain a consacré son lundi et continuera ce mardi à informer ses partenaires et leur demander leur soutien. Barack Obama aurait demandé à la France, 1.500 hommes supplémentaires. La plus fidèle alliée des Etats-Unis, la Grande-Bretagne a d’ores et déjà annoncé un renfort de 500 soldats. Et c’est la Une du site afghan Quqnoos. Les troupes devraient arriver rapidement sur place et viendront en renfort des 9.000 Britanniques déjà sur le terrain. Quqnoos précise que la Grande-Bretagne attend en retour du président Hamid Karzaï qu’il combatte la corruption et de ses alliés de l’OTAN qu’ils promettent aussi des effectifs supplémentaires.

 

Vous le disiez, Barack Obama est en train d’informer ses alliés. Selon la presse indienne, le président américain aurait aussi agité le bâton…

C’est le gros titre à la Une du Times of India : « Obama demande à Zardari d’agir contre les réseaux terroristes ». « Le double jeu du Pakistan vis-à-vis des groupes djihadistes a fini par provoquer la colère des Etats-Unis et le président Obama a écrit récemment au président pakistanais pour lui dire qu’il ne tolèrera plus son manque d’action envers les groupes djihadistes tel que le Lashkar-e-Taiba ». Toujours selon le Times of India qui cite le Washington Post, Barack Obama aurait aussi mis en garde le Pakistan contre une utilisation des groupes insurgés à des fins politiques. « Cela ne peut pas continuer » aurait écrit Barack Obama au président pakistanais.

 

Il n’y a pas un mot dans la presse pakistanaise sur ce courrier de Barack Obama. Les journaux pakistanais commentent en revanche beaucoup, l’interdiction des minarets en Suisse.

 

Il faut dire que le hasard fait bien les choses : la rapporteure spéciale de l’Onu pour la liberté de religion est une Pakistanaise : Asma Jahangir est aussi présidente de la Commission pakistanaise des droits de l’Homme. Sa photo fait la Une de Dawn ainsi que sa déclaration : « L’interdiction des minarets en Suisse viole les traités internationaux que la Suisse a signés, dit-elle, et constitue clairement une discrimination ». « J’ai de graves inquiétudes sur les conséquences négatives qu’aura ce vote sur la liberté de religion en Suisse » dit encore Asma Jahangir. Dawn rappelle que le Parti des verts en Suisse considère également que cette loi viole les obligations internationales de la Suisse.

 

Avec les derniers développements politiques, l’Australie aussi risque d’avoir des problèmes avec ses engagements internationaux.

Et oui depuis hier, le parti libéral qui est actuellement dans l’opposition, a un nouveau chef : Tony Abbott a été élu d’une toute petite voix d’avance à la place de Malcolm Turnbull. Et cela complique sérieusement le travail du Premier ministre Kevin Rudd car Tony Abbott est farouchement opposé à son plan pour le climat. Or le gouvernement a besoin du vote de sept sénateurs de l’opposition pour pouvoir faire passer la loi…. «Le parti libéral a élu Tony Abbott et a voté à une large majorité contre le projet de loi du gouvernement sur la réduction des émissions de CO2 » titre ce matin le Sydney Morning Herald. L’élection du chef de l’opposition s’est faite sur cette question du plan climat. Joseph Hockney qui briguait aussi le poste a été écarté après avoir annoncé qu’il était favorable à un compromis avec le gouvernement sur ce sujet explique encore le Sydney Morning Herald.

 

Aux Philippines, ce n’est pas le plan climat qui va être déterminant pour les élections présidentielles et parlementaires de l’an prochain, mais la candidature de l’actuelle présidente.

Gloria Macapagual-Arroyo a renoncé à modifier la constitution pour briguer un troisième mandat présidentiel, en revanche elle a annoncé hier qu’elle serait candidate pour un poste au Sénat. « L’annonce d’Arroyo provoque l’indignation » titre ce matin l’Inquirer avec ce sous-titre : « Le sénateur Solons prévient qu’elle risque des poursuites judiciaires ». « La déclaration de candidature de la présidente a provoqué une tempête de critiques, écrit l’Inquirer, celle qui revient le plus étant que Gloria Macapagual-Arroyo est ivre de pouvoir, les autres étant qu’elle espère ainsi échapper à une avalanche de poursuites judiciaires ». « Les critiques, explique le journal, proviennent autant de ses ennemis politiques que de l’Eglise ». Quand on connait le poids de l’Eglise aux Philippines, on comprend les difficultés que va affronter la présidente sortante.

 

La Corée du Nord réévalue sa monnaie.

Pour la première fois depuis 17 ans, les autorités nord-coréennes modifient le cours du Won. 100 anciens Won n’en valent plus qu’un. Les billets de 1.000 wons vont être remplacés par des billets de 10. C’est ce qu’annonce la presse sud-coréenne ce matin. « L’objectif pour les autorités nord-coréennes, c’est de lutter contre l’inflation et le trafic de fausse monnaie » écrit le Chosun Ilbo. « C’est la 5ème réévaluation, explique encore le journal. La dernière était en 1192. A chaque fois, c’est une période de transition pendant laquelle le pourvoir a peur de perdre le contrôle » explique le quotidien sud-coréen.

 

Enfin pour terminer cette revue de presse, une compétition de sport assez peu connue.

Oubliés les mastodontes du rugby, ses All blacks ou ses Springs box. L’Himalayan Times, au Népal, fait son gros titre sur la 28ème compétition de polo qui a commencé hier. Rien de très neuf, me direz-vous… Sauf que ce polo-là se joue à dos d’éléphant.
Evidemment on n’y va pas pour la rapidité de jeu, mais c’est bien une compétition internationale avec des équipes venues de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de Hong Kong de Singapour, et même d’Ecosse, où les éléphants ne courent pourtant pas les rues… Et comptez sur moi et sur cette revue de presse pour vous tenir informés de la suite de cette compétition qui s’achève le 5 décembre.

jeudi, 26 novembre 2009

Revue de presse Asie : l’Inde commémore aujourd’hui le 1er anniversaire des attentats de Bombay

Article publié le : jeudi 26 novembre 2009



Par Valérie Rohart

Avec une photo à la Une du Times of India : celle de deux femmes qui, à coup de pinceaux écrivent en rouge sang sur un mur, cette simple inscription : « Bombay 26/11 ». Il y a en effet tout juste un an, un groupe de terroristes semait la terreur dans la capitale économique du pays.

Et la question que pose le Times Of India en Une ce matin est pour le moins étrange en ce jour de commémoration : « Devinez combien l’Inde dépense pour maintenir en prison, en vie et en bonne santé, le seul terroriste qui a survécu à cette attaque ? Ca se compte en million de roupies », explique le journal indien. C’est en fait l’Etat du Maharashtra qui diffuse le coût de cette incarcération car il trouve que la facture est assez lourde pour les deux cellules spécialement aménagées pour Kasab, l’une en prison, l’autre à l’hôpital. Un million de roupies ont été dépensées pour la seule chambre d’hôpital dont les parois sont désormais à l’épreuve des balles. « Alors qu’il n’y a jamais mit les pieds », s’indignent des membres du gouvernement du Maharashtra.

Le gouvernement indien saisit tout de même l’occasion pour envoyer un message au Pakistan

« L’Inde ne laissera pas le Pakistan en paix tant qu’il n’aura pas puni les commanditaires de ces attentats », titre également le Times Of India qui cite les déclarations de Manmohan Singh à Washington. Et ça tombe bien puisque la justice pakistanaise a opportunément choisi cette date pour inculper 7 terroristes liés à ces attentats. « C’est un signe appréciable et bienvenu de la part des autorités indiennes », a déclaré le Premier ministre indien lors d’une conférence de presse commune avec Barack Obama. « Mais le Pakistan doit faire plus, notamment démanteler complètement les structures terroristes au lieu de les nourrir », a estimé Manmohan Singh.

Coté pakistanais, la presse tente de prouver ce matin, que le Pakistan est aussi une victime du terrorisme

Le journal raconte comment, précisément après les attentats de Bombay, un homme détenu pour terrorisme dans une prison pakistanaise a réussi à appeler d’un téléphone portable qu’il avait réussi à se procurer au nez et à la barbe des gardiens. Et que fait ce Omar Saeed Sheikh ? Il appelle tout simplement le président Ali Asif Zardari et son chef d’état-major, il se fait passer pour le ministre indien des Affaires étrangères et il leur tient à tous les deux un discours « de nature à déclencher une guerre entre les deux pays », raconte Dawn. Et un peu plus tard il fait la même chose en appelant cette fois le ministre des Affaires étrangères indien en se faisant passer cette fois pour le président Zardari. Seul, le secrétariat d’Etat américain ne s’est pas laissé prendre. Les services secrets américains ont découvert le pot-aux-roses. On en rirait presque si les évènements n’étaient pas aussi tragiques. D’autant que ce Omar Saeed Cheikh est aussi l’homme qui a organisé l’enlèvement puis la mort du journaliste américain Daniel Pearl en février 2002.

Cette fois ça y est : Barack Obama va dévoiler son plan pour l’Afghanistan. Ce sera mardi soir, juste après Thanksgiving. Et c’est la Une du site afghan Quqnoos. « C’est notre intérêt stratégique, c’est notre intérêt de sécurité nationale, de nous assurer qu’Al Qaeda et ses réseaux extrémistes ne sont plus en mesure d’opérer dans ces régions. J’ai donc l’intention de finir le boulot et je suis sûr que lorsque le peuple américain entendra les raisons pour lesquelles nous sommes là-bas et pourquoi nous devons atteindre nos objectifs, il nous soutiendra », a expliqué Barack Obama au cours de sa conférence de presse commune avec Manmohan Singh et cité par Quqnoos.

Ce n’est pas ce que retient l’autre grand site afghan d’information

Et non à la Une de Pajwook : la réponse du Mollah Omar. Le chef des Taliban a d’ores et déjà prévenu que ce nouvel effort américain ne servira à rien, que l’envoi de troupes supplémentaires sera un échec. Et profitant de cette intervention, il écarte une nouvelle fois, toute négociation avec Hamid Karzaï et demande au peuple afghan de rejeter ce gouvernement qu’il considère comme une marionnette de la communauté internationale.

Aux Philippines, c’est toujours le massacre de Mindanao qui fait les gros titres ce matin.

« Ampatuan doit se rendre aujourd’hui même », titre l’Inquirer qui ne présume pas des intentions des principaux suspects dans cette affaire mais relaie l’ultimatum lancé par Gloria Arroyo. La présidente ordonne au fils Ampatuan de se rendre aujourd’hui, sinon les troupes d’élite donneront l’assaut à sa propriété de Maguindanao. L’Inquirer annonce par ailleurs que les premières arrestations ont eu lieu. 7 personnes sont sous les verrous en lien avec cette affaire.

A la Une de la presse australienne : deux libérations

Celle de deux journalistes : une Canadienne et un Australien enlevés en Somalie il y a quinze mois et libérés hier. C’est le récit de la Canadienne, Amanda Lindhout, qui fait le gros titre du Sydney Morning Herald ce matin : « Toute la journée j’étais maintenue assise dans un coin, à même le sol, 24h sur 24 et cela pendant 15 mois », raconte-t-elle. « J’ai aussi été battue et torturée ». « J’ai tenu en me voyant dans un parc ensoleillé de Vancouver », dit-elle encore.

Son camarade de captivité, l’Australien Nigel Brennan n’a pas été épargné : « il a été battu à coups de crosse de fusil et maintenu enchainé pendant 15 mois », raconte encore le Sydney Morning Herald qui précise que selon une source anonyme, les deux journalistes auraient été libérés contre une rançon d’un million de dollars.

Le match samedi entre l’équipe de France de rugby et les All Black néo-zélandais

Trois jours avant la rencontre, la presse de Nouvelle-Zélande jauge les bleus. Et l’envoyé spécial du New Zealand Herald à Marseille s’interroge : « Est-ce que la nuit sera blanche (en référence aux maillots blancs que les All Blacks vont devoir porter au cours de cette rencontre) ou est-ce que ces rusés de Français parviendront à donner à l’équipe des All Blacks, une vraie leçon de rugby ? ». Et le commentateur sportif de s’interroger longuement sur la nécessité de changer la couleur des maillots des All Blacks parce que le noir ne contraste pas assez avec le bleu devenu plus foncé des maillots français.

lundi, 23 novembre 2009

Revue de presse Afrique : Les négociations inter-guinéennes font du surplace…

lundi 23 novembre 2009

C’est un véritable tollé sur les sites internet guinéens d’information : les dernières propositions du médiateur de la crise, Blaise Compaoré, soulèvent incompréhension et colère. « Personne n’imaginait que Compaoré soumettrait des propositions aussi favorables à la junte, fulmine GuinéeNews : maintien de Dadis Camara au pouvoir, candidature (donc élection) du chef de la junte à la fin de la transition, etc. C’est comme si le président burkinabé ignorait que c’est contre cette candidature du putschiste au pouvoir en Guinée que ce même Dadis Camara a fait tuer plusieurs dizaines de nos compatriotes », s’exclame GuinéeNews.

Complicité entre Blaise et Dadis ?

« Transition : Blaise Compaoré propose la junte, l’opposition dit non ! », titre Guinée Conakry Infos, autre site d’information guinéen qui estime que « le dialogue de sourds semble avoir atteint son paroxysme en Guinée. »
Le site Aminata, pour sa part, constate que « la classe politique, les syndicalistes, ainsi que les acteurs du Conseil national des organisations de la société civile ont rejeté en bloc les propositions du médiateur. Les Forces vives estiment que le départ de la junte du pouvoir est un point non négociable. » Et Aminata d’affirmer qu’il y aurait une forme de « complicité entre Blaise et Dadis, sinon, explique-t-il, l’absurdité des points proposés par le médiateur est telle que si les Forces vives avaient accepté, c’est tout le peuple de Guinée qui aurait refusé. »
Dans la presse burkinabé, le ton est plus mesuré. Toutefois, L’Observateur reconnaît que le projet d’accord politique global concocté par le président Compaoré s’avère être « du miel pour le CNDD et du fiel pour les Forces vives. »
« Les Forces vives qui vont remettre leurs contre-propositions aujourd’hui », souligne Le Pays, toujours au Burkina. Parmi ces contre-propositions : « la non-candidature du capitaine Dadis Camara et de tout autre membre du CNDD aux élections, ne pas mettre à la tête de la transition un chef de l’Etat, et revoir la composition du futur gouvernement d’union nationale, qui ne se composerait que d’un tiers des Forces vives. »

Comment arriver à un compromis ?

« La Guinée à la croisée des chemins », constate le site d’information burkinabé Fasozine. Fasozine qui s’interroge : « Blaise Compaoré saura-t-il redistribuer les cartes pour arracher un compromis de sortie de crise ? (…) En endossant, a priori, la disqualification de Moussa Dadis Camara et de la junte dans la conduite de la transition, la communauté internationale avait pour ainsi dire donné caution et espoir aux revendications de l’opposition guinéenne, constate Fasozine. Mais comment à présent obtenir un compromis politique (…) ? Il est clair que les tenants actuels du pouvoir ne lâcheront pas le morceau (…), d’autant que le premier mémorandum du facilitateur les conforte dans leur position. »

Et ça continue…

Algérie-Egypte… Le match se poursuit dans les coulisses médiatiques et diplomatiques, avec toujours la même intensité. Les médias algériens tirent à boulets rouges encore ce lundi sur leurs confrères égyptiens, les accusant d’entretenir la polémique et de relayer les accusations du pouvoir. « Après le fils qui a traité les Algériens de – mercenaires – et de – terroristes –, s’indigne Le Quotidien d’Oran, c’est au tour d’Hosni Moubarak d’apporter sa contribution publique à la troisième mi-temps médiatique que les Egyptiens veulent imposer après la défaite de leur équipe sur le terrain. »
Dans un discours avant-hier devant les députés, le président égyptien, sans jamais citer l’Algérie, a notamment affirmé que « l’Egypte ne fera pas preuve de laxisme envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens. » Un discours qui a suscité les foudres donc des journaux algériens. El Watan parle « d’hystérie politico-médiatique égyptienne. (…) En parfait stratège, le président Moubarak tente par tous les moyens de faire accepter l’idée d’imposer son fils comme successeur légitime. Une qualification de l’Egypte pour le Mondial 2011 aurait certainement favorisé cette entreprise, affirme El Watan. Et c’est sans doute la raison pour laquelle le président égyptien, poursuit-il, a vécu cette défaite comme un drame personnel. »
De son côté, le quotidien Liberté adresse un coup de chapeau aux Algériens dans leur ensemble, qui, écrit-il, « se sont bien défendus face à l’agression égyptienne. Avec des excès parfois, certes, reconnaît-il, mais excusables parce que sans commune mesure avec la vulgarité de la campagne injurieuse coordonnée par les autorités égyptiennes et leurs réseaux audiovisuels. »

Kadidia à l’honneur !

Enfin, d’après le portail d’information malien Maliweb,  l’article le plus lu et le plus commenté ces derniers jours est une simple dépêche sur… l’élection de Miss Mali ! Les concours de beauté sont toujours très suivis par les journaux du continent, car apparemment, ils sont appréciés des lecteurs. Ce concours de Miss Mali, organisé par l’ORTM, l’Office des radios et télévision du Mali, ne fait pas exception. Ainsi on apprend que la lauréate 2010 s’appelle Kadidia : 19 ans, 1,75 m, 50 kilos. Elle a reçu un chèque d’un million et demi de FCFA et divers cadeaux. Et bien évidemment, sa photo est dans de nombreux journaux. Là aussi, il y a fort à parier que c’est en ce moment la photo la plus regardée…

Revue de presse Asie : Manmohan Singh aux Etats-Unis

Article publié le : lundi 23 novembre 2009

Par Valérie Rohart

L’Inde avec d’abord la visite d’Etat de Manmohan Singh aux Etats-Unis. La première visite d’Etat qu’accueille Barack Obama depuis qu’il est à la Maison Blanche. Et il se trouve que la visite du Premier ministre indien coïncide, et ce n’est pas un hasard, avec le premier anniversaire, jeudi prochain, des attentats de Bombay. C’était le 26 novembre il y a un an. A la Une, le Times of India s’inquiète des e-mails envoyés par David Coleman Headley, le cerveau présumé de ces attentats. C’est un Américain d’origine pakistanaise, qui, dans les courriers électroniques qu’il envoie, promet de nouvelles attaques envers l’Inde, plus violentes encore.

C’est donc dans ce contexte que Manmohan Singh arrive à Washington

Et c’est le second titre du Times of India : « L’Inde et les Etats-Unis vont sceller un pacte contre le terrorisme ». « Pendant les trois jours que vont durer cette visite, écrit encore le quotidien indien, les deux pays vont signer une douzaine d’accords, parmi lesquels ce fameux pacte. On n’en connait pas les détails, mais il est suffisamment important pour que le patron de la CIA, Leon Panetta fasse le déplacement jusqu’à New Delhi la semaine dernière pour discuter des derniers points ». L’accord devrait prévoir notamment un échange d’agents de renseignements entre les deux pays, car les Etats-Unis ont enfin admis qu’il était difficile de distinguer les membres de groupes comme le Lashkar-e-taiba du réseau al-Qaïda. « Et puis, poursuit le journal, le Premier ministre fait cette visite un an après les attentats de Bombay qui ont été perpétrés par un Pakistan récalcitrant, qui refuse de poursuivre et de juger les auteurs du carnage, ce qui donne l’impression que les militaires et les services de renseignements sont impliqués dans l’attaque », écrit encore le Times of India.

Barack Obama et Manmohan Singh vont aussi parler de l’Afghanistan, l’Afghanistan où les Etats Unis tentent une nouvelle approche contre les talibans.C’est le site afghan Quqnoos qui reprend à la Une, cette information du New York Times : les Américains ont commencé à soutenir des milices anti-Talibans. Ce plan baptisé «Initiative de défense commune» prévoit aussi d’étendre cette pratique au sud et à l’est du pays, des régions quasiment aux mains des insurgés. « Ces milices, écrit le site Quqnoos, pourraient également venir aider l’armée et la police afghane, toujours en cours de formation ». « Le risque, rappelle Quqnoos, c’est que les milices se retournent les unes contre les autres ». C’est effectivement un jeu dangereux que jouent là les Etats-Unis…

En attendant un éventuel retour à la paix, des centaines d’Afghans tentent leur chance à l’étranger

Et bon nombre d’entre eux se retrouvent dans un centre de rétention sur l’île de Christmas au large de l’Australie. Et c’est là, dans un de ces centres, qu’une violente bagarre a éclaté entre 150 membres de la communauté afghane et de la communauté sri lankaise. C’est dans le Sydney Morning Herald de ce matin. Au total, 37 demandeurs d’asile ont du être hospitalisés.

Les mines chinoises encore à la Une de la presse ce matin, avec ce nouveau coup de grisou. Et un bilan très lourd : 104 morts selon les dernières informations du China Daily. « Ce qui en fait la pire catastrophe depuis deux ans », écrit le quotidien chinois. Il y avait 528 personnes au fond de cette mine du Heilongjiang quand l’explosion s’est produite. Et il reste 4 mineurs dont on est sans nouvelles. Cette mine située près de la ville de Hegang appartient à l’Etat chinois, ce n’est donc pas une de ces mines clandestines, non contrôlées et plus dangereuses encore. Mais, selon le China Daily, les autorités chinoises ont tout de même envoyé une équipe d’enquêteurs pour s’assurer que toutes les mesures de sécurité avaient été respectées. « Hu Jintao et Wen Jiabao ont tous les deux donné des instructions aux sauveteurs mais on ne sait pas lesquelles », écrit encore le journal officiel chinois.

De nouvelles révélations sur l’accord nucléaire qui semble de plus en plus avoir été signé entre le Japon et les Etats-Unis

C’est à la Une de tous les journaux japonais ce matin : cette fois, des documents secrets ont été trouvés et ils confirment que cet accord a bien été scellé entre le Japon et les Etats-Unis en 1960. L’Asahi Shimbun explique que l’accord prévoit que des avions ou des bateaux de guerre américains portant de l’armement nucléaire pourront stationner dans les ports et aéroports japonais, sans autorisation préalable du gouvernement japonais. Un comble pour le pays qui a essuyé les deux seules bombes nucléaires de toute l’histoire. Les documents retrouvés ne sont pas le texte de l’accord mais les détails des conversations préalables entre le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Aiichiro Fujiyama et l’ambassadeur du Japon en 1960, Douglas MacArthur II…

Les Nord-Coréens réfugiés au Sud, inquiets de la succession de Kim Jong-il

C’est le premier gros titre du Chosun Ilbo de ce matin : « Les Nord-Coréens inquiets: le prochain grand leader risque d’être pire que l’actuel ». Les transfuges nord-coréens n’ont pas beaucoup d’illusions quant aux capacités de Kim Jong-un, le fils de l’actuel dictateur. Selon eux il est encore plus autocratique. Mais un analyste reconnait toujours dans le Chosun Ilbo : « au milieu des rumeurs, que pouvons-nous savoir exactement de lui ? Il lui sera quand même difficile de gouverner le pays de la même façon »… Il n’y a donc pas d’autre choix que d’attendre…

jeudi, 19 novembre 2009

Revue de presse Asie : la France se qualifie pour la Coupe du monde

Article publié le : jeudi 19 novembre 2009


Par Valérie Rohart

Et oui la main de Thierry Henry n’est pas passée inaperçue surtout dans les pays qualifiés pour jouer la Coupe du monde 2010. A commencer par l’Australie : pour le Sydney Morning Herald, « La France a brisé le cœur des irlandais. Un but controversé a ruiné les rêves irlandais de Coupe du Monde ». The Australian est plus sévère : « La superstar Thierry Henry est au centre d’une sensationnelle tempête sur la triche, alors que la France atteint la qualification en Coupe du Monde ». « La victoire dans le temps additionnel a été acquise dans des circonstances controversées, quand le capitaine de l’équipe a contrôlé la balle de la main ». Et The Australian cite Thierry Henry « Je vais être honnête : il y a bien eu une touche avec la main, mais je ne suis pas l’arbitre. La ballon a rebondi et touché ma main, mais l’arbitre n’a pas sifflé ». Mais en Indonésie, le Jakarta Post et en Nouvelle Zélande, le New Zealand Herald sont moins compréhensifs et titrent tous les deux : « Thierry Henry admet avoir utilisé une main pour qualifier la France ». Même si finalement dans le corps de l’article, ils reprennent les mêmes informations que The Australian, et donc les explications de Thierry Henry.

Drôle de qualification aussi pour Hamid Karzaï qui entame aujourd’hui son second mandat.

Le président afghan va prêter serment devant quelques 300 personnalités mais aucun journaliste, car ils seront tous soigneusement relégués dans une salle de presse loin de l’évènement. « Pour des raisons de sécurité » affirme la présidence afghane. Cette cérémonie, simple formalité ne fait pas la Une du site afghan Quqnoos qui titre ce matin sur les déclarations du ministre de la défense. Déclaration en forme de dénégation. Abdurrahim Wardak condamne ceux qui paient les talibans « cette pratique met en danger l’Armée Nationale Afghane » estime le ministre qui répond aux informations publiées par le Guardian. Le journal britannique affirme que son fils, ainsi qu’un cousin du Président Karzaï versent des millions de dollars aux talibans pour que les sociétés de transport qu’ils possèdent puissent acheminer en toute sécurité du matériel de l’armée américaine. « Payer les talibans, se serait tirer sur l’Armée Afghane » affirme le ministre de la défense toujours cité par Quqnoos.

Barack Obama a achevé sa visite en Chine. Et la presse chinoise est moins dithyrambique à son départ, qu’à son arrivée.

Le dialogue semble être moins bien passé avec le premier ministre Wen Jiabao qu’avec le président Hu Jintao et cela se voit tout de suite à la Une du China Daily. « Wen Jiabao n’est pas d’accord avec l’idée de G-2 proposée par Barack Obama » titre le journal officiel qui ajoute : « et il l’a dit au président américain ». L’idée était de créer une sorte d’alliance politico-économique à l’image du G-8 ou du G-20 qui rassemblent les 8 ou 20 pays les plus industrialisés de la planète pour ne pas dire les plus riches. Mais le premier ministre chinois écarte cette idée. « La Chine est toujours un pays en développement avec une immense population, a-t-il expliqué à Barack Obama, le chemin est encore long avant que le pays soit modernisé et nous devons rester modestes vis-à-vis de ça ». « La Chine veut garder une politique étrangère indépendante et ne veut s’aligner sur aucun pays et aucun bloc » explique de manière plus convaincante Wen Jiabao toujours cité par le China daily.

Et donc Barack Obama est arrivée à Séoul en Corée du sud.

Et cela fait bien sûr la Une de la presse sud coréenne. Pourquoi cette étape en Corée du sud ? « Cela reste à voir » selon le Chosun Ilbo de ce matin. « Le président américain avait des rendez-vous différents dans chaque pays. Au Japon, sa première étape, il a abordé la question sensible de la réduction des effectifs de l’armée américaine stationnée au Japon. En Chine, poursuit le Chosun lbo, Barack Obama était tout charme, glissant doucement vers les questions qui fâchent comme les atteintes aux Droits de l’Homme ou le Tibet. Ce qui se passera en Corée du sud reste encore à voir » explique le journal coréen. Le Korea Herald, lui, n’a pas de doutes : « Le sommet aujourd’hui entre le président Lee Myung-bak et Barack Obama est destiné à coordonner les stratégies pour arriver à la dénucléarisation de la Corée du Nord avant que les Etats-Unis entament un dialogue à un haut niveau avec les autorités nord-coréennes » écrit le journal.

Pas d’étape pour Barack Obama au Vietnam où l’accès à internet est de plus en plus restreint.

Et faute de site d’opposition vietnamien, c’est un site birman qui révèle qu’il est de plus en plus difficile d’aller notamment sur le site Facebook. Selon le site Irrawady News, les autorités vietnamiennes envisageraient même d’en bloquer l’accès. 1 million de vietnamiens sont abonnés à ce réseau social, mais ils sont chaque jour plus nombreux, surtout depuis que le site a ajouté le vietnamien aux langues utilisées sur Facebook.

Pour finir des nouvelles des deux petites sœurs siamoises bangladaises dont vous nous parliez mardi.

Trishna et Krishna vont bien après l’opération de plus de 24h qu’elles ont subi pour être séparées alors qu’elles étaient liées par la boite crânienne. Trishna s’est même réveillée du coma artificiel dans lequel elle avait été plongée le temps de l’opération. L’information est à la Une du Sydney Morning Herald et de l’Australian. « Elle a l’air en pleine forme » affirment les médecins dans les deux journaux. Krishna devrait se réveiller elle aussi dans les heures qui viennent.

 

Revue de presse Afrique : qualification de l'Algérie pour la Coupe du monde

jeudi 19 novembre 2009


« One, two, three, viva l’Algérie » : c’est le cri de ralliement des supporters algériens et c’est le grand titre d’El Watan, « Viva l’Algérie ! », avec cette photo du gardien de but des Fennecs, Chaouchi, juché sur la barre transversale de ses cages et qui hurle sa joie. Chaouchi, auteur de plusieurs parades remarquables et qui est l’un des grands artisans de la victoire algérienne.

La délivrance pour les Algériens

« Après quatre jours de grande pression et de tension extrême, c’est la délivrance, soupire El Watan. L’équipe nationale a réussi son pari de se qualifier en Coupe du monde 2010. Une bande de jeunes qui ne payaient pas de mine au départ, tant notre football était au creux de la vague, vient de prouver que l’on pouvait lui faire confiance. (…) Il était écrit quelque part que l’Algérie ne pouvait rater cette rencontre avec l’histoire du continent qui organise pour la première fois une phase finale de la Coupe du monde. »

« Merci ! », s’exclame Liberté, autre quotidien algérien. « Nos héros, écrit-il, offrent la qualification pour le Mondial 2010 au peuple algérien. (…) L’Algérie a repris le flambeau maghrébin pour une qualification historique au Mondial (…). Elle sera, remarque Liberté, le seul pays arabe présent parmi le gratin du football mondial. »
« Historique », jubile El Moudjahid qui souligne lui aussi que « l’Algérie sera l’unique pays arabe présent au Mondial sud-africain. » El Moudjahid qui ne manque au passage de remercier le président Bouteflika, qui, écrit-il, « a permis au public algérien d’être en force à Khartoum. »

Une victoire politique ?

Pour L’Observateur, au Burkina, « justice est faite » pour les algériens après les incidents qui sont suivi la rencontre de samedi soir au Caire.

« Quatre jours après le succès de la sélection égyptienne, l’enjeu était devenu politique, remarque le quotidien burkinabé, au vu des moyens que les gouvernements des deux pays ont déployés : quarante-huit avions en provenance d’Algérie et dix-huit d’Egypte. L’honneur n’a pas de prix pour un événement de cette importance. Pour prévenir les débordements avant, pendant et après la rencontre, les autorités soudanaises ont sorti 15 000 policiers. Tout ça pour un match qui aurait dû, constate L’Observateur, unir les peuples au lieu de les diviser parce qu’on veut aller au Mondial. C’est dommage pour une Afrique qui doit relever le défi dans d’autres domaines que le football pour son développement. »

En tout cas, conclut le quotidien burkinabé, « les Fennecs ont réussi à rejoindre les Bafana Bafana, les Black Stars, les Eléphants, les Lions Indomptables et les Super Eagles pour la Coupe du monde qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet 2010. »

Signalons que l’Egypte a envoyé des troupes pour évacuer ses supporters à Khartoum. C’est du moins ce qu’annonce le quotidien Sudan Tribune. Apparemment, les Egyptiens craignaient hier soir des débordements de la part des supporters algériens. Mais aucun incident sérieux n’a été signalé après la fin de la rencontre.

« Fin de la traversée du désert pour les Fennecs »

En France beaucoup de réactions également, après cette qualification de l’Algérie. « La liesse algérienne », titre Le Parisien, avec cette photo de supporters en train de manifester leur joie hier à Marseille. Le Parisien qui note que « les Champs-Elysées (à Paris) ont acclamé… l’Algérie. » Et non la victoire de l’équipe de France un peu plus tard dans la soirée.

« Fin de la traversée du désert pour les Fennecs », titre pour sa part Libération qui précise que les Algériens se sont qualifiés « après 24 ans d’absence ». Il y a vingt ans, relève le journal, c’était l’Egypte qui s’était qualifiée pour le Mondial italien. Et dans les deux cas, les enjeux sont les mêmes, affirme Libération : « il y va de la suprématie (sportive) en Afrique. (…) Il y va aussi de la stabilité de deux pays tenus par des pouvoirs autocrates qu’une élimination pourrait fragiliser. (…) Le football, remarque enfin Libération, s’offre comme le lieu possible d’une identité nationale précaire. »

Vont-ils s’entendre ?

Coup d’envoi ce jeudi à Ouagadougou de la deuxième étape de la médiation dans la crise guinéenne. « Forces vives et CNDD en ordre de bataille », titre Le Pays qui précise que les délégations sont d’ores et déjà arrivées dans la capitale burkinabé. Le journal remarque également que les différents acteurs des Forces vives ont cette fois accordé leurs violons pour former une délégation homogène : 12 délégués émanant des partis politiques, des syndicats, du patronat et de la société civile.

Alors, selon le site d’information guinéen Aminata, un Premier ministre pourrait être désigné à l’issue de ces pourparlers. Aminata qui avance un nom, celui de Sidya Touré, le leader de l’UFR. Mais comme le reconnaît Aminata, « la prudence est de mise car, bon nombre de personnalités et leaders politiques ont été annoncés à ce poste sans jamais être nommés. »

 

Revue de presse française : profil bas pour les Bleus

jeudi 19 novembre 2009



La France est qualifiée pour le Mondial 2010, mais il n’y a pas de quoi pavoiser. C’est le sentiment qui domine ce matin dans les journaux. « Ouf ! », s’exclame France Soir. « Miraculeux », s’esbaudit Le Parisien. Car, souligne-t-il, Henry a donné « un sacré coup de main aux Bleus ». Un contrôle de la main du capitaine tricolore dans la surface qui a permis à William Gallas d’égaliser face aux Irlandais, dans les prolongations. L’arbitre n’a rien vu. Et c’est bien le seul. Cette main en rappelle une autre, soupire Le Parisien, « celle de Diego Maradona en 86 contre l’Angleterre. »

Profil bas…

Et oui, « la main de Dieu », s’exclame L’Equipe en Une. Pas de triomphalisme pour le quotidien sportif, bien au contraire. L’Equipe qui se fend d’un éditorial en première page, intitulé « profil bas », et qui résume bien la situation : « il serait tentant, mais si simple et tellement démagogique, écrit L’Equipe, de ne retenir que le résultat et la joie qui inonda le Stade de France et tout le pays au coup de sifflet final. Ce serait mentir aux Bleus, s’exclame le journal : ce n’était pas de l’enthousiasme, mais du soulagement (…) et même une surprise au bout de deux heures de jeu. »

Pour L’Equipe, en effet, cette rencontre a été « la conclusion paroxystique de 14 mois d’éliminatoires pendant lesquels les Bleus n’auront jamais réussi un match de niveau international convaincant. » Et pour le quotidien sportif, « la question du maintien du sélectionneur à son poste est légitime. Raymond Domenech est parvenu à qualifier l’équipe de France, mais, sur ce qu’elle a encore montré hier, sera-t-il l’homme de la situation pour la faire progresser en sept mois ? », s’interroge L’Equipe qui conclut, avec réalisme : « les Bleus ne forment pas une grande équipe. Forment-ils une équipe d’ailleurs ? Peu importe la réponse aujourd’hui. Espérons simplement qu’ils la trouvent d’ici au mois de juin prochain. »

La qualification des Bleus : un « scandale » !

Voilà un éditorial donc sans concessions. Et les commentateurs de la presse régionale sont sur la même ligne. « Que ce fut laborieux ! », soupire L’Union. « Cette rencontre n’a pas été à la hauteur de l’enjeu. On attendait des géants de l’art. On a eu des barbouilleurs à crampons. »

« Avant de se sauver à la force du poignet, les Français n’avaient fait jusque là que mériter de perdre, renchérit La République du Centre. Une trouille monumentale les avait exposés aux assauts d’Irlandais ayant retrouvé les vertus du « fighting spirit ». Pour cela, (…) la qualification des Bleus constitue d’abord un scandale », s’indigne La République du Centre. « On n’ose imaginer, rajoute-t-il, ce qu’aurait provoqué une aussi grossière erreur d’arbitrage en sens inverse. Tout cela rend donc particulièrement impudiques les effusions de fin de match. (…) Il serait plus honnête d’admettre que les Bleus ont resquillé pour pouvoir se rendre en Afrique du Sud. »

Bref, comme le souligne Le Journal de la Haute-Marne, « il n’y a pas de quoi être fiers. Maintenant, l’équipe de France doit se reprendre, et pas qu’un peu – c'est-à-dire s’améliorer – pour la Coupe du monde. Sur le papier, poursuit le quotidien champenois, elle a peu de chances d’aller loin dans la compétition, si l’on en juge par la médiocrité récurrente de ses prestations. »

S’il n’en reste qu’un… Hugo Lloris !

Alors s’il n’y a qu’un seul joueur tricolore à retenir de ce match, ce n’est certainement pas Thierry Henry, on l’aura compris. Ce n’est pas non plus William Gallas qui a marqué le but égalisateur. C’est bien Hugo Lloris, le gardien de but lyonnais, qui a tout simplement, estime L’Equipe, « maintenu en vie l’équipe de France avec deux arrêts décisifs de très grande classe. (...) Lloris a entretenu l’espoir. Et ses partenaires auraient pu davantage s’en inspirer », affirme le quotidien sportif.

L’art, le jeu et la guerre…

Enfin, ce jeudi, le quotidien Libération prend de la hauteur sur l’actualité en nous proposant un numéro spécial écrit, s’il vous plaît, par une cinquantaine de philosophes. Alors, que peut dire un philosophe sur le football ? Et bien, il s’interroge et il analyse. Ainsi, « quel caractère possède le football pour être si extrême dans ses passions ? », se demande Robert Maggiori, professeur de philosophie et journaliste. « Il est universel, répond-il. Aucun sport ne suscite des réactions populaires si violentes, si irrationnelles, n’est capable de susciter la plus profonde tristesse, la déception, l’enthousiasme fou, la liesse. Et cette universalité rapproche le football d’autres activités toujours présentes dans les sociétés humaines : l’art, le jeu et, hélas, la guerre. »

Alors, la guerre ? Robert Maggiori prend l’exemple des derniers incidents entre l’Egypte et l’Algérie. Et l’art, me direz-vous ? « Il suffit, constate-t-il, de regarder une passe en retrait de Dunne pour Keane (qui a permis d’inscrire le but irlandais hier soir), un sauvetage de Hugo Lloris et une main de Thierry Henry. »

 

lundi, 16 novembre 2009

Etats-Unis : détenus de Guantanamo bientôt sur le sol américain ?

Article publié le : lundi 16 novembre 2009

Par Stefanie Schüler

Aux Etats-Unis, le débat sur un possible transfert de prisonniers de Guantanamo sur le sol américain est relancé. Sur le sol américain, et plus précisément dans l’Etat de l’Illinois, où le centre correctionnel de Thomson pourrait accueillir plusieurs dizaines de ces détenus. Le Wall Street Journal écrit que les élus démocrates sur place ont vanté ce dimanche les avantages d’un tel transfert. Transfert qui, selon eux, pourrait créer « trois mille nouveaux emplois et rapporter des investissements pour un montant d’un milliard de dollars ». Des chiffres non négligeables dans une « région durement éprouvée par la crise économique », estime aussi le Chicago Tribune. Pourtant les républicains continuent à s’opposer à cette option. « Guantanamo est séparé du reste du monde par des océans », a déclaré un élu républicain de l’Illinois. « La prison de Thomson, elle, n’est entourée que de champs de blé ».

Canada : les républicains puisent dans les fonds publics
Comment se faire une bonne pub politique sans payer un sous ? Tout simplement en puisant dans les poches des contribuables canadiens. Tel est le résultat étonnant d’une enquête, menée par les journalistes du Devoir. Ils ont épluché les montants que chaque député a dépensé pour imprimer et ensuite envoyer des bulletins d’information aux électeurs. Conclusion : durant l’exercice 2008-2009, les élus conservateurs ont « drainé 6,3 millions de dollars des coffres du Parlement pour faire pleuvoir leur littérature, souvent partisane, sur leurs électeurs et ceux de leurs adversaires ». Une pratique qui ne date pas d’hier, explique le journal québécois. L’année dernière, le phénomène avait même pris une telle ampleur que plusieurs partis d’opposition s’étaient insurgés et l’un d’entre eux, le Tournant vert, avait même porté plainte après l’envoi de soixante mille dépliants le ridiculisant.
Ces révélations risquent d’ébranler les troupes du Premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper. Car, comme le rappelle Le Devoir, « le Parti conservateur est toujours l’objet d’une enquête du commissaire aux élections pour ses stratégies publicitaires lors de la précédente campagne électorale, celle de 2005-2006. La formation de Stephen Harper est accusée d’avoir échafaudé un stratagème lui ayant permis de dépasser les limites des dépenses permises en matière de publicité ».

Colombie / Venezuela : rien ne va plus
Le journal colombien El Pais revient aujourd’hui sur les nouvelles déclarations, qualifiées d’« insultes », que le président vénézuélien a lancé à l’adresse de son homologue colombien, en traitant celui-ci de « mafieux ». Lors de son émission hebdomadaire « Allo présidente », Hugo Chavez a également exclu toute médiation entre lui et Alvaro Uribe. « Même si le roi d’Espagne me le demandait, je n’irais pas parler avec Uribe. Je n’ai rien à dire à ce gouvernement de traîtres ». Malgré ces nouveaux affronts, la Colombie a décidé de garder son calme. Selon le journal de Cali, le gouvernement espère trouver une issue diplomatique à la crise. A Bogota, « on mise désormais sur une possible médiation du président brésilien Lula et sur l’Organisation des Etats américains ». El Pais cite une sénatrice colombienne avec ces mots: « Le président Chavez fait un pas en avant et deux pas en arrière. C’est pourquoi, la Colombie doit se montrer ferme, stable et fiable devant les organisations internationales ».
De l’autre côté de la frontière, au Venezuela, la population observe avec scepticisme l’agitation guerrière de son président. C’est en tout cas l’avis de Tal Cual. Le quotidien d’opposition estime en effet, que les bruits de bottes que fait résonner Hugo Chavez ne représentent pas seulement une menace pour la Colombie, mais également pour le peuple vénézuélien. « Nous devrons transformer cette menace présidentielle en un élément de cohésion, un facteur d’unité autour duquel tous les opposants peuvent se rassembler. Car à partir de maintenant, nous devons prendre nous-mêmes notre défense en main » contre les risques que cette attitude fait aussi courir aux Vénézuéliens.

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