mercredi, 02 décembre 2009

"Fumer un joint est devenu aussi banal que fumer une clope"

Par Caroline Politi, publié le 02/12/2009


50% de la population a déjà fumé un joint. La ville de Paris vient de lancer une semaine de prévention sur les dangers du cannabis. Une initiative indispensable pour le Dr Guillaume Petit, addictologue dans un centre spécialisé.


44% des Français de moins de 17 ans ont déjà fumé un joint.

REUTERS

44% des Français de moins de 17 ans ont déjà fumé un joint.


Le cannabis est aujourd'hui la drogue la plus consommée en France. Qui en sont les utilisateurs ?

Il n'y a pas de profil type des personnes dépendantes au cannabis. Aujourd'hui, sa consommation s'est banalisée et on retrouve cette drogue dans tous les milieux. Pour beaucoup de gens, fumer un joint est devenu aussi banal que fumer une clope. Il y a néanmoins des points communs entre des personnes dépendantes au cannabis: il s'agit en majorité de garçons qui ont commencé à fumer dans un milieu festif et pour qui, petit à petit, le joint a envahi le quotidien.

 

Le cannabis est pourtant réputé comme étant une drogue non addictive ?

En effet, le cannabis ne provoque pas une dépendance physique mais psychologique. Evidemment, il y a plusieurs types de consommation et fumer un joint de manière occasionnelle -dans une fête par exemple- ne fait pas de nous une personne "accro". Mais la dépendance peut s'installer très rapidement. Les personnes ayant un facteur génétique de vulnérabilité vont être plus sensibles et vont devoir augmenter rapidement les doses. Il n'y a pas un seuil au-dessus duquel on est dépendant. En revanche, on considère qu'une personne est addict lorsqu'elle ne peut pas concevoir sa journée sans fumer. Pour certains ce sera 3-4 joints, d'autres plus...

 

Quelles sont les conséquences d'une consommation répétée de cannabis ?

Mais même si le cannabis n'est pas considéré comme une drogue douce, les conséquences d'une consommation répétée peuvent être très graves. Au centre d'addictologie dans lequel je travaille, la plupart des patients qui viennent nous voir fument depuis des années, voire des décennies. Ils ne travaillent plus, ont coupé les liens avec leurs familles ou leurs amis (ou les voient de manière très occasionnelle) et ne sortent souvent de chez eux que pour s'approvisionner. D'autre part, la consommation de cannabis favorise parfois l'apparition d'un comportement schizophrène. Sans parler du tabac qui est mélangé au cannabis...

 

Se sevrer du cannabis est-ce aussi difficile que pour une drogue dure ?

Comme la dépendance au cannabis est essentiellement psychologique, les personnes qui arrêtent n'ont pas tout les symptômes physiques du manque. En revanche, le sevrage s'accompagne souvent d'un sentiment d'angoisse, de crise de panique et parfois même de dépression. Nous les aidons en leur fournissant une aide psychologique et parfois des anxiolytiques légers ou des anti-dépresseurs. Ensuite, les anciens consommateurs doivent réapprendre à vivre sans produit ce qui n'est pas si évident lorsque pendant plusieurs années, leur vie a entièrement tourné autour du joint.

 

Comment aider une personne dépendante ?

Il faut dans un premier temps aborder le problème avec elle, voir comment elle perçoit sa consommation et si elle la juge problématique. Il est malheureusement très difficile d'agir contre le gré d'une personne. Il faut ensuite l'orienter vers une structure qui l'encadrera et l'aidera à arrêter.

 

Que pensez-vous du cannabis à usage thérapeutique ?

D'après les études réalisées, lorsque le cannabis à usage thérapeutique est encadré et qu'il est utilisé de manière ponctuelle, les résultats sont plutôt positifs. Il permet, par exemple, de calmer les douleurs des personnes atteintes de cancer mais il doit absolument être consommé sous l'étroite surveillance d'un médecin. Mais nous avons assez peu de recul en France sur cette pratique car elle est interdite.

"Silence = mortes" : les femmes parlent du sida

Dix films courts pour les 20 ans d’Act Up-Paris



Des malades, leurs proches ou des personnages de fiction témoignent de la façon dont le sida est vécu par les femmes dans dix films courts à l’occasion du 20e anniversaire de l’association française de lutte contre le sida, Act Up-Paris. L’un d’eux, Lulô Kanda de Lola Frederich, évoque le combat d’une femme originaire d’Afrique sub-saharienne.

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mardi 1er décembre 2009 / par Falila Gbadamassi

 

Trois minutes pour se mettre à l’écoute des femmes séropositives. Des images de femmes produites par des femmes comme pour faire barrage à un mutisme létal. Silence = mortes est une collection de dix films courts – fictions et documentaires - réalisés par des femmes pour marquer les 20 ans d’existence de l’association Act Up-Paris qui milite contre le sida. Ils sont diffusés ce mardi 1er décembre, journée mondiale de lutte contre la maladie, sur la chaîne franco-allemande Arte. Le sida, maladie honteuse de notre siècle, aggrave les drames que vivent déjà les femmes. Notamment originaires d’Afrique sub-saharienne. Lulô Kanda de la cinéaste française Lola Frederich évoque leur souffrance. La fiction raconte une jeune femme qui débarque à l’adolescence en France pour y être mariée de force et qui apprend, alors qu’elle s’apprête à devenir maman, qu’elle est séropositive.

 

Des résistantes

Le scénario écrit par Lola Frederich, à qui l’on doit Taxi Wala dont l’héroïne était déjà une femme « perdue », s’inspire d’expériences vécues. « Lorsque j’ai commencé à regrouper des témoignages auprès des associations et des militantes (originaires d’Afrique sub-saharienne), explique la réalisatrice, j’ai été frappée par les situations inextricables liées la violence du déni qui entoure le sida. Toutes m’ont raconté combien ce virus, transmis dans l’intimité sexuelle, cristallisait et amplifiait cruellement les inégalités homme-femme ». Pour les dénoncer, Lola Frederich déstabilise pour mieux attirer l’attention. C’est finalement moins le porteur du message que le message lui-même qui frappe. Seul comptent les vies bouleversées de ces femmes, chargées d’un lourd fardeau hérité ou transmis, qui se battent pour résister à Lulô Kanda, « ce qui l’a emporté ».


- Silence = mortes : 10 films courts réalisés par Karine Albou, Solveigh Anspach, Sylvie Ballyot, Catherine Corsini, Christine Dory, Lola Frederich, Rachida Krim, Valérie Mréjen, Brigitte Sy, Sandrine Veysset.
Diffusion : du 30 novembre au 2 décembre sur Arte
Pour en savoir plus : Visiter le site d’Act Up-Paris

mardi, 01 décembre 2009

Grippe A : l'alerte maximale envisagée en France

Yves Miserey (lefigaro.fr), 01/12/2009


En France métropolitaine, 2 762 000 personnes ont été touchées par la grippe A.
En France métropolitaine, 2 762 000 personnes ont été touchées par la grippe A. Crédits photo : AFP



La décision de passer au niveau 6 pourrait être prise prochainement. Le Figaro fait le tour des mesures qui pourraient être appliquées.

 

Lundi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a évoqué la possibilité que la France passe bientôt au niveau 6 du plan de pandémie grippale. Dix nouveaux décès ont été enregistrés depuis vendredi, «avec des personnes qui pour la plupart n'avaient ni facteur de risque, ni problème particulier». Mme Bachelot s'est empressée toutefois de rappeler que ce plan a été imaginé au moment de la grippe aviaire et qu'il constitue avant tout une «boîte à outils». «Il y a des outils dans le niveau 6 qui peuvent d'ores et déjà être utilisés, par exemple l'interdiction des rassemblements. Mais ça ne veut pas dire qu'on (les) utilisera forcément tous», a-t-elle expliqué sur RMC. « La décision de passer au niveau 6 est envisagée mais pas pour demain», expliquait de son côté Didier Houssin, directeur général de la santé. En France métropolitaine, 2 762 000 personnes ont été touchées par la grippe A. On dénombre 86 décès (plus 28 dans les collectivités d'outre-mer), 305 cas graves dont 101 sont encore en réanimation parmi lesquels 20 % d'enfants de moins de 15 ans.

 


» Ce que prévoit le niveau 6 :

• Le ministère de l'Intérieur à la tête des opérations

Le passage au niveau 6 pourrait amener des changements dans l'organigramme de la gestion de la pandémie. Le ministère de l'Intérieur pourrait prendre la main et être appelé à piloter les nouvelles mesures, ces dernières étant toujours décidées dans le cadre de la cellule interministérielle de crise. La Place Bauveau serait également chargée de coordonner les actions conduites au niveau départemental et municipal.


• Rassemblements, réunions publiques et déplacements limités

Le plan prévoit toute une série de mesures barrières visant à freiner et à limiter l'extension de la pandémie. Est citée en priorité la fermeture des crèches, des établissements d'enseignement et de formation, des internats et des centres d'accueil de mineurs. Des mesures indispensables dont l'efficacité est démontrée pour limiter la contagion lors d'épidémies grippales, selon les rédacteurs du plan. L'interruption ou la réduction de certains transports locaux, lieux potentiels de transmission du virus, est également indiquée. Les spectacles, les rencontres sportives, les foires et salons ainsi que les rassemblements festifs pourraient eux aussi être suspendus. Ce type de décision s'inscrirait dans une vraie perspective de santé publique à la différence des récents reports de match de foot motivés avant tout par le fait que plusieurs footballeurs étaient infectés par le virus H1N1. Le plan envisage la suspension de la distribution de documents publicitaires par porteurs.


• Visites et accès limités à certains lieux publics

Le plan évoque la possibilité de restreindre les visites et les accès aux établissements hospitaliers, aux maisons de retraite, aux prisons et aux établissements sociaux et médico-sociaux.


• Mesures d'isolement et port de masques

Les opérations de vaccination des dernières semaines ont éclipsé plusieurs mesures d'hygiène qui avaient été abondamment évoquées au début de l'épidémie. Le passage au niveau 6 pourrait remettre à l'ordre du jour le port de protections respiratoires par les personnels de santé ou le port du masque chirurgical par les personnes indemnes dans les espaces publics qui pourrait être rendu obligatoire dans certains lieux.


• Distribution de sacs plastiques à lien pour les déchets des malades

Le plan tient par certains côtés du catalogue à la Prévert. «Les Français ont l'habitude de construire des cathédrales technocratiques et d'essayer de faire rentrer la réalité des choses dans des mesures administratives», ironisait Roselyne Bachelot lundi sur RMC. Exemple, quelques lignes après avoir évoqué la mise en place du contrôle des prix qui pourrait être décidée sur proposition du ministre des Finances, le plan envisage de déroger aux prescriptions techniques applicables aux véhicules funéraires et, en cas de pénurie, de distribuer des sacs plastiques à lien pour les déchets des malades à domicile.


LIRE AUSSI :

» DOSSIER SPECIAL - Tout savoir sur la grippe A

» H1N1 : décès de deux patients porteurs d'un virus muté

» TEMOIGNAGES - Le récit de votre vaccination

 

Sida : traiter mieux et le plus tôt possible

Article publié le : mardi 01 décembre 2009


En Inde, des militants anti-Sida ont manifesté ce 30 novembre dans le sanctuaire de Nalsarovar Bird (Gujarat)
Reuters / Amit Dave


Par RFI

Ce 1er décembre, c'est la 21ème édition de la Journée mondiale du Sida. Selon le rapport de l'organisation Onusida, le nombre de nouvelles infections a décru de plus de 17% ces huit dernières années mais pour réduire le nombre des infections et surtout sauver des vies, l'Organisation mondiale de la santé recommande des mesures concrètes, notamment concernant la précocité des traitements.


En Indonésie, le préservatif reste un tabou

Le préservatif représente moins d'1% des moyens de contraception utilisés dans l’archipel. Alors ce mardi, le gouvernement relance sa « Semaine nationale du préservatif ». Une campagne de prévention mise à mal par de nombreux groupes conservateurs et une large partie de la population de ce pays à majorité musulmane.

01/12/2009 par Marie Normand

Le VIH/Sida est la première cause de mortalité des femmes à travers le monde. Ainsi le sous-directeur de l’Organisation mondiale de la Santé chargé du VIH/Sida, du paludisme et des maladies tropicales négligées, veut généraliser certaines mesures, notamment dans les zones à forte prévalence.

Parmi ces mesures, commencer plus tôt les traitements antirétroviraux et chez l’adulte et chez l’adolescent, en faciliter la prise et les utiliser plus longtemps en ce qui concerne les mères séropositives afin de limiter la transmission du virus vers l’enfant, ainsi que pendant l’allaitement. Des dispositions qui permettent de renforcer le système immunitaire et ramener le risque de transmission de la mère à l’enfant à moins de 5 %.

L’OMS précise encore que certains produits thérapeutiques de première ligne sont encore utilisés du fait de leur faible coût comme la stavudine dans les pays en développement. Or, elle est responsable d’effets secondaires irréversibles, aussi l'OMS recommande d’autres produits moins toxiques comme l’AZT.

Autre point souligné par l’agence onusienne, encourager les tests de dépistage. Trop souvent malheureusement les porteurs du VIH ne se signalent qu’à l’apparition de symptômes. 2,7 millions nouvelles infections sont encore enregistrées chaque année c'est pourquoi l’OMS préconise ces différentes recommandations à plus grande échelle.

Légère reprise de l'épidémie en Ouganda

Longtemps décrit comme un exemple pour sa politique de lutte contre le Sida, l’Ouganda est confronté depuis plusieurs années à une légère reprise de l’épidémie qui s’était momentanément stabilisée à la fin des années 1990.

Les premiers cas de sida avaient été diagnostiqués en Ouganda en 1982 dans une localité commerçante de la région de Rakaï, sur le lac Victoria. Personne ne connaissait alors ce virus que les populations locales ont appelé la «maladie de la maigreur». Les premiers programmes de prévention n’ont été mis en place que cinq plus tard avec la prise de pouvoir de Yoweri Museveni et la fin de la guerre civile. A l’époque, certains centres urbains connaissaient des taux de prévalence de près de 30%. Après plus d’un million de morts et une vigoureuse campagne de prévention basée sur la popularisation de l’usage des préservatifs, ainsi que sur la promotion de valeurs sociales telles que la fidélité et l’abstinence, le taux est retombé à un peu plus de 5% à la fin des années 90 pour remonter depuis à plus de 6%.

Les causes de cette légère reprise de l’épidémie sont multiples. Avec la popularisation des traitements antirétroviraux, le sida n’est plus perçu comme étant une peine de mort ; les nouvelles infections concernent des tranches de population qui n’avaient pas été ciblées par les campagnes de prévention, en particulier les couples mariés ; enfin, sous la pression de quelques groupes de pression religieux, l’usage des préservatifs n’a pas été encouragé.

En Afrique, le VIH/sida progresse toujours

01/12/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique


L'Afrique concentre près de 70 % des 33,4 millions de séropositifs dans le mondeL'Afrique concentre près de 70 % des 33,4 millions de séropositifs dans le monde© IMAGESTATE/GHFP

 

L’Afrique subsaharienne compte à elle seule 22 millions de séropositifs et 75% des nouvelles infections au VIH/sida enregistrées dans le monde en 2008. Parce qu’aucun vaccin n’est prévu à court terme et que les traitements antirétroviraux de seconde génération restent onéreux, le continent doit plus que jamais miser sur la prévention.

 

Ce 1er décembre, le monde célèbre la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida. Selon le rapport 2008 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Afrique subsaharienne reste la région du monde la plus vulnérable. Elle concentre près de 70 % des 33,4 millions de séropositifs dans le monde, mais aussi les deux-tiers des nouvelles infections.

 

Et rien ne semble pouvoir rompre le cercle vicieux. Lorsque, sur le continent, deux personnes bénéficient d’un traitement antirétroviral (ARV), cinq autres contractent le virus. Les femmes sont particulièrement touchées. Pour la première fois, l’OMS préconise que « les mères séropositives ou leurs bébés prennent des antirétroviraux pendant l’allaitement » afin de réduire les risques de contamination mère-enfant. Un type de contamination toujours en progression en Afrique, alors qu'il régresse ailleurs dans le monde.

 

Pour faire reculer le virus, la prévention reste de loin l’arme la plus efficace. Certes, trois millions d’Africains ont accès aux ARV. « Mais des problèmes de résistance aux premières molécules antirétrovirales se posent de manière aiguë », a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida*, dans un entretien à Jeune Afrique. Or les médicaments de seconde génération restent inabordables pour beaucoup de malades. Quant à la mise sur le marché d’un vaccin, elle n’est pas encore d’actualité.

 

Combinant deux vaccins, un « candidat » dénommé RV144 est entré récemment dans sa troisième phase de test en Thaïlande. Pour l’instant, les résultats sont encourageants. Ils ont révélé une protection partielle contre le virus. Mais l’effet semi-immunisant du RV144 décroît un an après l’injection. La recherche doit donc redoubler d’efforts pour résoudre ce problème. Un défi d’autant plus difficile à relever que la crise financière est passée par là. Le 20 juillet dernier, un rapport de l’Onusida indiquait une baisse des fonds alloués à la recherche vaccinale.

 

*Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida

mercredi, 25 novembre 2009

Grippe H1N1: un lot de vaccin provoque des allergies au Canada

Article publié le : mercredi 25 novembre 2009

Un lot de 172 000 doses a provoqué un nombre anormalement élevé de réactions allergiques.
(Photo Leonhard Foeger/Reuters)


Par RFI

Des réactions allergiques « graves » à un lot de vaccins contre la grippe H1N1 du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) ont été enregistrées au Canada, a indiqué l'OMS. L'Organisation mondiale de la santé maintient ses recommandations pour une vaccination massive.

Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guericolas

Pour l’instant, la campagne de vaccination se poursuit comme d’habitude au Canada. Cela n’empêche pas les autorités sanitaires de mener l’enquête sur le nombre anormalement élevé de réactions allergiques à un lot de 172 000 doses, distribuées début novembre dans plusieurs provinces du pays.

Six personnes ont subi des effets secondaires graves lors de la vaccination, mais elles s’en seraient remises aujourd’hui. Par mesure de précaution, les provinces ont été avisées de ne plus utiliser les doses provenant de ce lot, mais on ignore pour le moment combien de ces vaccins ont été administrés.

La semaine dernière, les responsables de la santé du Manitoba, une province dans l’ouest du pays, signalaient un taux plus élevé d’allergie aux vaccins que la moyenne.
Une personne sur 20 000 aurait eu une réaction contre une sur 100 000, habituellement.

Selon un spécialiste en microbiologie d’un hôpital montréalais, ces chiffres n’ont rien d’alarmant. Il rappelle que le Canada dispose d’un système de surveillance sophistiqué pour rapporter les réactions allergiques au vaccin.

mardi, 24 novembre 2009

La prévention contre le Sida commence à porter ses fruits

24/11/2009 | AFP


Les thérapies ont permis de faire reculer les infections de la mère à l'enfantLes thérapies ont permis de faire reculer les infections de la mère à l'enfant© AFP

Le nombre de nouvelles infections est en baisse de 17% par rapport à 2001, d'après le dernier rapport de l'Onusida. La prévention semble porter ses fruits, notamment en Afrique Subsaharienne, même si cette région du monde continue de concentrer plus de 22 millions de malades.

Quelque 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis l'apparition de la maladie et 60 millions ont été infectées, mais le nombre de nouvelles infections a baissé de 17% ces huit dernières années grâce surtout à la prévention, selon un rapport publié mardi par l'Onusida.

"Depuis le début de l'épidémie, près de 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 25 millions de personnes sont décédées de causes liées au VIH", indique le rapport annuel de l'organisme onusien établi en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Progrès en Afrique Subsaharienne

"La tendance sur huit ans indique une baisse des nouvelles infections de 17%" depuis 2001 alors que "la plupart des progrès s'observent en Afrique subsaharienne", ajoute-t-il.


"La bonne nouvelle, c'est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention", s'est félicité le directeur exécutif de l'Onusida,
Michel Sidibé, cité dans un communiqué.

"La maladie est entrée dans une phase plus endémique, plus stable", a indiqué devant la presse à Genève M. Paul de Lay, directeur exécutif adjoint.


L'Afrique subsaharienne demeure la région du monde la plus touchée avec plus des deux tiers (67%) de l'ensemble des personnes vivant avec le VIH et près des trois quarts (72%) des décès liés au sida en 2008, selon les données collectées par Onusida. Le Swaziland était toujours en 2007 le pays le plus infecté au monde, avec un taux de prévalence du VIH de 26% dans la population adulte.

400 000 infections évitées

Cependant, depuis 2001, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé de près de 15%, "ce qui représente environ 400.000 infections de moins en 2008", a précisé l'Onusida.


Conséquence de l'efficacité des thérapies anti-rétrovirales, les personnes infectées vivent plus longtemps et "il y a davantage de personnes infectées par le VIH que jamais" (environ 33,4 millions de porteurs du VIH dans le monde).


Ainsi, le nombre de décès dus au sida a décliné de plus de 10% au cours des cinq dernières années. Selon les statistiques de l'Onusida et de l'OMS, près de 3 millions de vies ont été sauvées depuis qu'un traitement efficace est devenu disponible en 1996.


De même, la thérapie a eu un "impact considérable sur la prévention des nouvelles infections chez les enfants" en empêchant environ 200.000 infections de la mère à l'enfant en 2001.


Cependant, les modes de transmission de la maladie évoluent dans certaines régions du monde sans que les campagnes de prévention ne s'adaptent, déplore l'Onusida qui relève que peu de campagnes s'adressent aux personnes de plus de 25 ans, aux couples mariés ou stables.


"Par exemple, l'épidémie en Europe orientale et en Asie centrale, qui se caractérisait auparavant par la consommation de drogues injectables, se propage désormais aux partenaires sexuels des personnes qui s'injectent des drogues", explique l'Onusida. "De même, dans certaines parties de l'Asie, l'épidémie autrefois alimentée par une transmission du virus par le biais du commerce du sexe et de la consommation de drogues injectables affecte de plus en plus les couples hétérosexuels".

lundi, 23 novembre 2009

Mali : un enfant sur cinq meurt de malnutrition

Interview de Soumaïla Dembele, le chef de la division santé de la région de Mopti

La malnutrition est un fléau en Afrique. Au Mali, 32% des enfants de moins de cinq ans ont un poids inférieur à la normale. Partout, elle fait des ravages. Entretien avec Soumaïla Dembele, le chef de la division santé de la région Mopti, dans le centre du pays.

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samedi 21 novembre 2009 / par Stéphanie Plasse
Soumaïla Dembele

Au Mali, le taux de mortalité infanto-juvénile est parmi les plus élevés du monde. Près de 35% des décès sont attribués à la malnutrition. Cette maladie, causée par une carence d’éléments nutritifs dans l’alimentation, apparaît dès le plus jeune âge. Les enfants qui sont sous-nutris ne grandissent pas de façon normale : leur développement cognitif et physique est entravé. De plus, du fait de l’affaiblissement de l’immunité engendré par la malnutrition, ils sont les premières victimes d’autres maladies comme le paludisme. Soumaïla Dembele, le chef de la division santé de la région de Mopti, gère les centres de santé communautaires (premier niveau de prise en charge médicale) de cette zone.

Afrik.com : Quelle est la situation de la région de Mopti en matière de malnutrition ?
Soumaïla Dembele :
Le taux de malnutrition dans cette région est de 5,4 contre 5,9% au niveau national. Dans cette zone, les problèmes de pluviométrie ont aggravé la situation. L’insécurité alimentaire combinée à la méconnaissance de cette maladie au sein de la population comptent parmi les causes essentielles de la propagation de la malnutrition. Les aliments riches en vitamines comme la feuille de baobab, les haricots ou encore l’arachide ne sont pas assez produits et consommés par les habitants.

Afrik.com : Avez-vous constaté une augmentation des cas d’enfants malnutris ?
Soumaïla Dembele :
C’est une question à double tranchant. Une enquête démographique de santé (EDS) réalisée en 2006 montre que les cas d’enfants sous-nutris sont en augmentation dans cette région. Mais selon les les centres de la santé, ces chiffres sont sous-estimés. Le Mali a fait beaucoup de progrès en matière de dépistage. Les agents de santé, qui se déplacent dans les villages, veillent à la sensibilisation des habitants. Ils leur parlent des aliments à consommer et de l’allaitement exclusif.

Afrik.com : Quelles sont les manifestations de cette maladie ?
Soumaïla Dembele :
Il faut savoir qu’il y a plusieurs formes de malnutrition aigüe : la sévère (faible poids par rapport à la taille) et la modérée (retard de croissance) qui est la plus fréquente dans la région de Mopti. Cette maladie affaiblit l’immunité, ce qui favorise d’autres maladies comme la diarrhée, le paludisme.

Afrik.com : Que faire au quotidien pour lutter contre la malnutrition ?
Soumaïla Dembele :
L’allaitement naturel exclusif, dès la première heure qui suit la naissance de l’enfant jusqu’à son sixième mois, permet de réduire les risques de cette maladie. Beaucoup de mères donnent de l’eau du marigot en complément du lait à leurs enfants, ce qui n’est pas bon. Les aliments, riches en nutriments, doivent aussi être consommés pour éviter les carences en vitamines et en minéraux, iode et fer. L’hygiène est aussi très importante : il faut se laver régulièrement les mains et donner la ration alimentaire de l’enfant dans un plat individuel.

Afrik.com : Comment la maladie est-elle perçue par la population ?
Soumaïla Dembele :
Pour les parents, ce n’est pas une maladie. Ils pensent qu’un oiseau a pris l’esprit de l’enfant. Quand une femme accouche, la belle-mère l’accompagne. Celle-ci est souvent réticente à l’allaitement dès les premières heures de la naissance. C’est perçu comme quelque chose de sale. Elles essayent alors de convaincre la maman que cette pratique nuit à l’enfant.

Afrik.com : Que fait l’Etat malien dans le domaine de la malnutrition ?
Soumaïla Dembele :
Le gouvernement s’investit de plus en plus. L’élaboration d’un protocole de la prise en charge de la malnutrition aiguë le prouve. Mais cela reste encore insuffisant. Le budget santé globale est évalué à 5,7%, on est bien loin des 13% promis par les autorités en 2003 lors de la réunion des ministres de la santé de l’Union africaine à Abuja, au Nigeria.

Source : afrik.com

jeudi, 12 novembre 2009

La Vitamine qui vous protège du vieillissement !

Connue pour son rôle anti-fatigue, la vitamine C également appelée acide ascorbique, possède plus d’un atout. Favorise le tonus général et par sa structure chimique, participe à de nombreuses réactions chimiques qui protège les cellules du viellissement.En garantissant un meilleur état de santé général, la vitamine C favorise la lutte contre les agents extérieurs.

Selon de nombreux spécialistes, la consommation de Vitamine C serait pour la plupart des personnes trop faible. Afin de vous maintenir en bon état de santé et avoir une protection efficace contre les maladies, les chercheurs estiment que l’apport nutritionnel recommandé en vitamine C devrait être au moins de 200 mg par jour !

Quels sont les avantages d’un apport suffisant en Vitamine C ?

La vitamine est réputée pour combattre ;

- Le rhume

- La fatigue

- Le stress

- Prévenir les maladies cardio-vasculaires

- La cataracte

- La dégénérescence maculaire

- Anti-cancérigène

Mais, ce n’est pas tout !

On connaît les effets bénéfiques de cette précieuse vitamine dans le renforcement du système immunitaire. Elle contribue notamment à la formation des globules rouges tout en aidant à l’absorption du fer contenu dans les végétaux.

Mais, savez-vous que :

- la Vitamine C contribue aussi à une meilleure cicatrisation des plaies.

- A une fonction antioxydante – très importante – dans la lutte contre les radicaux libres, ceux justement qui agressent les cellules, responsable de votre vieillissement.

- Qu’elle aide à produire du Collagène, une protéine indispensable pour la formation du tissu conjonctif de la peau ? Et oui mesdames, votre peau dépend aussi de votre prise de quantité suffisante de Vitamine C …

Ou trouver des quantités suffisantes de Vitamine C ?

Il faut savoir que des fruits et légumes sont la principale source de vitamine C. Il faut les consommer principalement crus, car cette vitamine ne supporte pas la cuisson.

On la retrouve principalement dans :

- Le brocoli

- La fraise

- Le citron

- La tomate

- L’orange

- La framboise

- Le pamplemousse

- Le persil

- Le kiwi

Une action anticancéreuse !

Le scientifique, Linus Pauling, deux prix Nobel affirmait que de fortes doses de Vitamine C, à raison de 2 g et plus par jour, étaient capables de lutter contre la cancérisation. On a noté notamment que c’était une aide et un adjuvant d’un traitement de chimiothérapie contre le cancer.

Une autre étude réalisée sur 85000 infirmières qui ont été suivies pendant 16 ans, a démontré ceci d’étonnant. Deux groupes ont été évalués. L’un ne prenant pas de supplément en vitamine C, l’autre oui. Or, le groupe qui consommait de la vitamine C en supplément a montré une protection accrue contre les maladies coronariennes.

Enfin, 9 autres études sur 290 000 hommes et femmes réalisée en 2004 à démontré qu’un apport (700 mg sur 10 ans) en Vitamine C réduisait de 25 % les risques de maladies coronarienne.

Petit conseil pratique :

Évitez de trop cuire vos légumes et de maintenir les plats au chaud. Plus la préparation est sophistiquée et les légumes cuits, plus l’aliment de départ y perd en vitamine C. Préférez les cuissons douces, comme la vapeur ou les papillotes. Une orange pressée chaque matin, ou encore mieux, un kiwi, fournissent déjà à eux seuls la moitié de notre besoin journalier en vitamine C. Une alimentation saine et équilibrée devrait suffire à nous apporter la dose nécessaire. Mais, dans certains cas, il peut être préconisé de la prendre en supplément. Sachez par exemple que les fumeurs ont un besoin particulier en vitamine C, chaque cigarette en consommant 25 mg.

Eh bien… à vos assiettes pour ne pas vieillir !

Ghislaine Martin

Source : www.agoravox.fr

lundi, 09 novembre 2009

La vaccination contre la grippe A en dix questions

Publié le 09/11/2009 par Le Point.fr


Par Jamila Aridj

La vaccination contre la grippe A en dix questions

Seule une minorité de Français se déclare prête à se faire vacciner contre la grippe H1N1. MAXPPP.

Click here to find out more!

La deuxième vague de la vaccination contre la grippe H1N1 commence jeudi. lepoint.fr en dessine les contours :

Qui peut se faire vacciner ?
Les personnels de santé le peuvent depuis le 20 octobre. À partir du 12 novembre et durant quatre mois, près de 6 millions de personnes, parmi lesquelles l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois - qui ne peuvent être vaccinés -, les professionnels de la petite enfance et les sujets à risque de moins de 65 ans, seront concernées. Cette première liste de personnes qui seront invitées à se faire vacciner n'inclut pas les femmes enceintes, pour lesquelles les autorités sanitaires préfèrent attendre l'arrivée d'un vaccin sans adjuvant.

Viendront ensuite les enfants de 6 à 23 mois, puis ceux d'âge scolaire, à partir du 25 novembre. Les enfants du primaire se feront vacciner dans les centres de vaccination, et ceux des collèges et lycées dans leur établissement, par des équipes mobiles.

Enfin, le gros de la population, soit 39 millions de personnes, pourra se faire vacciner "quand les quantités de vaccin seront suffisantes, sans doute avant la fin de l'année", précise le ministère de la Santé.

Quel est le dispositif de vaccination ?
Les préfets ont été chargés de le mettre en place. Dans chaque département, au moins trois centres de vaccination sont prévus (gymnases, salles des fêtes...), un pour 100.000 habitants. 1.080 centres de vaccination sont recensés sur le territoire, selon le ministère de l'Intérieur. 196 équipes mobiles sont en outre prévues pour les personnes dans l'incapacité de se déplacer.

Comment se présente le vaccin ?
Il s'agit de formules injectables, fournies en multidoses (pour une dizaine de personnes). Mais, pour chaque individu, il y aura une seringue à usage unique. Une surveillance renforcée d'éventuels effets secondaires indésirables (autre qu'une simple rougeur au point d'injection...) permettra d'assurer la "traçabilité" du vaccin injecté, pour savoir qui a reçu quoi (quel vaccin, quel lot) en cas de problème. Chaque vacciné reçoit un certificat comportant la date, le nom du vaccin et le numéro de lot ainsi qu'un bon pour le rappel. Cette seconde injection ne pourra se faire que 21 jours après au minimum. Trois semaines doivent, par ailleurs, séparer le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin pandémique.

Que sait-on des effets secondaires ?
Aucun effet grave n'a été détecté après l'administration des 50.000 premières doses, indique l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Dans son premier bilan de suivi de pharmacovigilance des vaccins grippaux A, 36 signalements d'effets indésirables ont été notifiés par un professionnel de santé". Les cas rapportés - réactions au point d'injection, maux de tête, fièvre et fatigue, malaise, augmentation de la pression artérielle - sont, en majorité, d'intensité bénigne à modérée, avec un retour rapide à la normale.

Parallèlement, le vaccin continue d'être testé, notamment pour mesurer les effets secondaires liés à l'adjuvant. Les éventuels effets indésirables peuvent être déclarés sur le site de l'Afssaps .

De combien de doses la France dispose-t-elle ?
La France a acheté, à elle seule, 10 % des doses mondiales de vaccin contre le H1 N1, soit 94 millions. Mais les laboratoires ne vont pas tout livrer d'un coup. Fin octobre, l'Hexagone disposait de 1,5 million de doses de vaccin contre la grippe A.

Combien coûte le vaccin ?
15 euros, les deux doses. Il est gratuit pour les assurés sociaux pendant la campagne de vaccination.

Qu'en est-il de la vaccination des médecins ?
10 % des personnels de santé - praticiens hospitaliers ou médecins et infirmiers de ville - se sont fait vacciner depuis le 20 octobre. Un pourcentage "faible", reconnaît Didier Houssin, directeur général de la Santé, qui estime toutefois qu'il est "un peu tôt pour juger de la couverture vaccinale des personnels de santé".

Les Français sont-ils prêts à se faire vacciner ?
Non, si l'on en croit les résultats d'un sondage* CSA pour l'hebdomadaire Marianne. Seule une minorité de Français (21 %) se déclare prête à se faire vacciner contre la grippe H1N1. 61 % d'entre eux jugent, par ailleurs, que le gouvernement "en a trop fait" sur la grippe, selon cette même enquête.

Quel est le coût de la campagne de vaccination ?
808 millions d'euros ont été dépensés pour l'achat des doses vaccinales auprès de quatre laboratoires.

Comment cela se passe-t-il dans les autres pays ?
L'Italie, la Suède, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, les États-Unis, le Canada, le Japon et la Chine ont commencé leur campagne de vaccination. Les États-Unis et le Canada connaissent une pénurie de vaccins.

* Sondage CSA /Marianne réalisé par téléphone les 2 et 3 novembre 2009 au domicile des personnes interrogées. Échantillon national représentatif de 980 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.

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