mardi, 24 novembre 2009

Niébé Bt : Mobilisation sous-régionale autour de la recherche

mardi 24 novembre 2009

Le Burkina Faso, le Mali et le Togo sont les pays de la sous-région bénéficiaires d’un projet sur le niébé Bt. Du 3 au 6 novembre 2009 à Joly hôtel à Ouagadougou, les chercheurs des pays concernés ont participé à l’atelier de lancement et de formation de l’équipe dudit projet. L’objectif est d’améliorer la productivité de cette culture en luttant contre le principal ravageur, le Maruca vitrata, dans le but de contribuer à atténuer la crise alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le niébé, en langue mooré « benga », est mal connu pour ses qualités nutritives au point que pour redorer un tant soit peu le blason de cet aliment, l’artiste-musicien MCZ n’avait pas hésité à débuter sa carrière en vantant les qualités du « benga » : « benga, benga show, benga ya noogo », pour dire que le niébé est bon.

Et ce dernier n’a pas tort puisque le niébé est très riches en protéines et en calcium. Son apport non négligeable en carbohydrates fait du « benga » un condensé de nutriments, surtout pour les populations les plus pauvres qui n’ont pas souvent accès à la viande ou au poisson.

Aujourd’hui, il n’est plus seulement consommé dans les milieux pauvres puisque, dans un somptueux hôtel d’Abuja au Nigeria et dans une compagnie aérienne sud-africaine, le « benga » est servi en dessert, en plat de résistance, etc. L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Centre fournissent 80% des 7,6 millions de tonnes de niébé produit à travers le monde. Les données de 1998 à 2007 montrent que les trois plus grands producteurs en Afrique sont le Nigeria, avec plus de 2 millions de tonnes par an ; le Niger, 600 000 tonnes en moyenne, et le Burkina Faso, 400 000 tonnes.

La plante qui tolère la sécheresse, se substitue au coton comme culture de rente dans les aires à faible pluviométrie. Mais il faut compter également avec l’action dévastatrice du Maruca vitrata Fab pouvant causer des dégâts atteignant 80%. Et la coordinatrice régionale du projet, le Dr Clémentine Dabiré, de lâcher, amère :

« Autant les hommes aiment le niébé, autant les insectes ne s’en privent pas. Ces derniers font beaucoup de dégâts ; et comme il y a de nouvelles techniques qui sont développées pour insérer des gènes dans les plantes pour leur permettre de résister aux ravageurs, cette technique a été essayée au niveau du niébé, qui a pu être transformé ».

Le présent projet, a-t-elle précisé, va consister à tester cette nouvelle variété qui a été mise au point en Australie.

Selon elle, l’objectif global est de contribuer à atténuer la crise alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre par l’amélioration de la productivité du « benga ». De manière spécifique, cela consistera à amener les producteurs à utiliser les variétés de haricot biotechnologique pour accroître la productivité au Burkina Faso, au Mali et au Togo.

Mais pour le moment, a rassuré la responsable du laboratoire d’entomologie agricole de Kamboinsé et du département des productions végétales à l’INERA (Institut de l’Environnement et de Recherches agricoles), la préoccupation actuelle, c’est d’abord l’expérimentation.

Une licence d’exploitation a été négociée et obtenue avec les propriétaires de la technologie par la Fondation africaine de technologie agricole (AATF). Un protocole d’accord a été signé entre AATF et la Conférence des dirigeants de la recherche agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre (CORAF/WECARD) pour la gestion et la coordination du projet.

Ce qui va permettre d’obtenir des graines de haricot transgéniques pour la conduite des essais en milieu confiné, après, bien sûr, l’acquisition de l’agrément avec l’Agence nationale de biosécurité (ANB) du Burkina Faso.

Les participants, au cours de leur conclave, ont pu se familiariser avec certains thèmes, notamment les biotechnologies classique et moderne, cas de l’agriculture ; la transgénèse végétale ; la plante de niébé et son mode de reproduction ; le gène Bt et autres gènes ; l’étude de cas d’un essai en milieu confiné : le cas du coton transgénique au Burkina Faso ; les limites de la biotechnologie.

Soulignons que le présent projet entre bien dans les objectifs du programme Biotechnologie et Biosécurité de CORAF/WECARD, déjà engagé dans la promotion du développement du sorgho bio fortifié, auquel participe l’INERA de notre pays.

Cyr Payim Ouédraogo

L’Observateur Paalga

lundi, 23 novembre 2009

Les villes côtières menacées par la hausse du niveau des mers

Article publié le : lundi 23 novembre 2009

Manifestation contre le échauffement climatique avec les associations WWF, Greenpeace, Oxfam, place de la Bourse à Paris, le 24 octobre 2009.
AFP/Lionel Bonaventure



Par RFI

Une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) pointe les effets catastrophiques d'une élévation du niveau des mers consécutive à la fonte des glaces. «C'est la raison pour laquelle nous devons tout mettre en œuvre pour empêcher une hausse des températures supérieure à deux degrés par rapport aux températures préindustrielles», avertit Walter Vetterli, l'un des directeurs du WWF.

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

Le niveau des mers pourrait augmenter d’un demi-mètre en cas d’élévation de la température de 0,5 à 2 degrés d’ici 2050. Selon les études effectuées par le Fonds mondial de la nature (WWF), la fonte des glaces entraînerait des inondations catastrophiques.

Les 136 villes côtières les plus importantes du globe subiraient des dégâts considérables évalués à plus de 18. 900 milliards d’euros. La côte nord-est des Etats-Unis serait proportionnellement l’une des plus touchées, avec une hausse du niveau des eaux, supérieure de 15 centimètres à la moyenne mondiale. Il en  découlerait une fréquence et d’une gravité accrues des tempêtes et des ouragans.

Cela se traduirait par une aggravation du coût des dommages de plus de 3.300 milliards d’euros. La seule recette pour bloquer la hausse des températures consiste selon le WWF, à réduire de 40% d’ici 2020 les émissions de CO2 dans les pays industriels.

 

mercredi, 11 novembre 2009

La NASA balaye les rumeurs sur la fin du monde en 2012

mercredi 11 novembre 2009

La NASA est formelle : la fin du monde n’est pas pour 2012. L’agence américaine a pris l’initiative de répondre sur son site Internet, point par point, aux théories apocalyptiques qui déchaînent les passions depuis quelques mois, notamment sur le Web.

Point de départ de ces prophéties du malheur : une fable annonçant une collision, le 21 décembre 2012, entre la Terre et la planète Nibiru ou "planète X", qui aurait été découverte par les Sumériens. Le calendrier Maya s’arrêterait quant à lui au solstice d’hiver 2012, date à laquelle une myriade de catastrophes naturelles (tsunamis et séismes, mais également d’une inversion des pôles) est censée mettre fin au monde tel que nous le connaissons. Les prévisions du I-Ching, ou "Livre des mutations" d’astrologie chinoise, concorderaient. Une étude scientifique américaine réalisée par la Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) prévoit, elle, une intensification de l’activité du Soleil en 2012, interprétée par certains comme la preuve scientifique de ce bouleversement cosmique.

Une kyrielle de sites internet tentant de réunir preuves scientifiques et conseils de survie ont vu le jour ces derniers mois, le "site officiel" du 21 décembre 2012, allant jusqu’à proposer l’achat en ligne de radios manivelle et kits de premiers soins, vendus pour la modique somme de 179,99 dollars (120 euros). Petits et grands écrans cherchent à cerner le phénomène : aux forums et vidéos qui animent la Toile, s’ajoutent désormais des documentaires. France 4 diffusera mardi 9 novembre "21/12/2012 : La conspiration de l’apocalypse", la veille de la sortie en France de la sortie du dernier film à gros budget d’Hollywood 2012, réalisé par Roland Emmerich.

"AUCUN SCIENTIFIQUE DIGNE DE FOI DANS LE MONDE N’EST CONSCIENT D’UNE MENACE"

Accusée de désinformation et prise de cours par la vitesse de propagation de ces rumeurs apocalyptiques, la NASA, visiblement inquiète, a choisi de publier sur son site internet un argumentaire assorti d’un "questions/réponses", pour mettre un terme aux polémiques.

"Les scientifiques dignes de ce nom dans le monde savent que 2012 n’est associé à aucune menace particulière", martèle la Nasa sur son site. "Nairibu et toutes les histoires autour de planètes sont des rumeurs qui circulent sur Internet. (...) Si la Terre risquait d’être heurtée par un astéroïde ou par une planète X, les instruments astronomiques actuels auraient déjà repéré un tel objet depuis au moins dix ans."

Au sujet du calendrier Maya, l’agence est catégorique : "Tout comme le calendrier accroché au mur de votre cuisine se poursuit au delà du 31 décembre, le calendrier Maya se poursuit au delà du 12 décembre 2012. (...) Et tout comme votre calendrier reprend son cours au 1er janvier, un autre cycle long commence pour le calendrier Maya", explique-t-on aux internautes.

David Morrison, scientifique de la NASA, répond même en images dans une vidéo mise en ligne sur le site de la Nasa en juin 2009 : "Depuis deux ans, j’ai répondu à des centaines de questions au sujet de 2012 et de la supposée menace qui pèse sur la Terre. Je veux saisir l’opportunité qui m’est donnée de vous le dire plus directement : il n’y a aucune menace qui pèse sur la Terre en 2012 (...) Toutes les thèses liées à l’apocalypse ne sont qu’une vaste rumeur."

Inutile, donc, d’investir dans un kit de survie 2012 : "Il n’existe aucune preuve scientifique à l’appui de toutes ces fictions dans des livres, ou des documentaires, au cinéma et partout sur internet" conclut la Nasa.

Célia Héron (www.lemonde.fr)

- Site de la NASA : http://astrobiology.nasa.gov/ask-an...
- http://www.larousse.fr/encyclopedie...
- http://www.nsf.gov/news/news_summ.j...
- NASA :http://www.nasa.gov/topics/earth/fe...

lundi, 26 octobre 2009

Concours photo Veolia Environment : découvrez les gagnants de l'édition 2009

Paru le 2009-10-26

Londres, Angleterre - Les 100 meilleurs clichés du concours photo Veolia Environment Wildlife Photographer of the Year sont exposés depuis le 23 octobre au muséum d'histoire naturelle de Londres. Maxisciences vous propose de découvrir les images récompensées dans chaque catégorie.

Le gagnant du concours général est un Espagnol du nom de Jose Luis Rodriguez, qui a immortalisé un loup sautant une clôture pour se précipiter vers sa proie. Ravi de sa victoire, le photographe explique : "Je suis terriblement heureux. Cette photographie résume ma carrière. J'ai rêvé de prendre une image comme celle-ci des années durant, mais je n'ai pu voir se concrétiser ma vision qu'aujourd'hui, avec l'aide de l'électronique et de la technologie infrarouge".

Dans la catégorie "Nature en noir et blanc", c'est le dénommé Danny Green qui l'emporte avec un impressionnant cliché montrant une gigantesque nuée d'environ 1,5 million d'étourneaux transformant le ciel en véritable "tempête vivante".

Autre gagnant, le jeune Écossais Fergus Gill, âgé de 16 ans, l'emporte dans la catégorie des 15-17 ans avec une superbe photo montrant des bruants jaunes se disputant leur pitance.

Découvrez ces images et d'autres : http://www.maxisciences.com/photographie/les-photographie...

Le nucléaire en 5 leçons

Une centrale nucléaire

L’Hexagone a fait le choix du nucléaire dans les années 1950.

Grâce à cela, la France s’est partiellement libérée de sa dépendance aux énergies fossiles même si les questions relatives aux déchets et aux risques nucléaires font l’objet d’un vif débat. Mais au fait, c'est quoi le nucléaire ?

Nucléaire

Radioactivité et énergie nucléaire

La majorité des atomes qui se trouvent dans la nature possèdent des noyaux dits "immortels", aussi qualifiés de "stables".

Il existe cependant d’autres noyaux dits "instables", qui se désintègrent au fil du temps en libérant leur énergie excédentaire. Ce sont ces noyaux, dits radioactifs, qui sont utilisés pour produire de l'énergie dans les centrales nucléaires.

particules

La fission et la fusion nucléaire

La fission nucléaire signifie l’éclatement d’un noyau instable en deux noyaux plus légers et en plusieurs particules élémentaires.

La fission spontanée est très rare : en effet, l’uranium 235 est le seul élément naturellement fissile. Inversement, lorsque deux ou plusieurs noyaux atomiques forment un noyau lourd, on parle de fusionchaleur, dont une partie sera transformée en électricité. nucléaire. Cette dernière réaction est envore plus difficile à réaliser que la fission. Dans les centrales nucléaires, c'est la fission nucléaire qui est utilisée pour produire de la

Le combustible nucléaire

Qu'ils soient naturels ou synthétisés par l'Homme, différents produits peuvent servir de combustibles nucléaires.

Le combustible nucléaire contient des matières fissiles qui sont utilisées dans le cœur des réacteurs nucléaires pour entretenir des réactions de fission nucléaire en chaîne. Il en existe plusieurs types. Parmi les principaux atomes utilisés, nous trouvons les uraniums 233 et 235, mais aussi les plutoniums 239 et 241. Un seul se trouve à l’état naturel : il s’agit de l’uranium 235.

le réacteur nucléaire Pulstar

Le fonctionnement d'une centrale nucléaire

Comme nous l'avons déjà évoqué, c'est la fission réalisée au coeur du réacteur nucléaire de la centrale qui produit de la chaleur, dont 30 à 40 % sont convertis en énergie électrique.

Ce dégagement est permanent et obtenu de manière complexe : dans une tranche nucléaire (une unité constitutive de la centrale, ndlr), un réacteur nucléaire est situé en amont d'une installation thermique qui fournit de la vapeur, laquelle est convertie en énergie mécanique grâce à une turbine. Cette énergie mécanique est ensuite utilisée par un alternateur pour produire de l'énergie électrique.

contrôle de déchets radioactifs

Le problème des déchets nucléaires

La fabrication d'énergie nucléaire produit des déchets. Radioactifs, ces derniers doivent être pris en charge spécifiquement, pour éviter toute contamination humaine ou environnementale. 

A l'heure actuelle, l'Homme ne sait toujours pas rendre les déchets radioactifs inertes. Aujourd'hui et après bien des dérives (rejet en mer...), ils sont entreposés de façon extrêmement contrôlée et réversible, en attendant le développement de techniques de traitement efficaces.

Source : maxisciences.com

 

 


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Nouvel incident sur le site nucléaire de Caradache

 

Paru le 2009-10-26 -Par maxisciences.com

Dimanche 25 octobre, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un nouvel incident. Cette fois, c'est un écart dans l'estimation de la quantité d'uranium qui a été détecté.

Le 6 octobre dernier, c'est une quantité de plutonium bien supérieure aux quantités estimées en fin d’exploitation du CEA de Cadarache qui était révélée. Suite à cette découverte, la direction générale du CEA a exigé de dresser un bilan complet de la rétention potentielle de matière radioactive dans toutes les installations du site de Caradache, lequel fait aujourd'hui l’objet d’un assainissement.

C'est dans le cadre de cette opération qu'a été constatée l’existence d’une rétention d’uranium légèrement enrichi supérieure de 6 kg à la limite autorisée de 4 kg dans l'une des cellules blindées, utilisée entre 1994 et 2006 dans le cadre du retraitement des déchets nucléaires.

Dans un communiqué, le CEA précise : "A aucun moment, il n’y a eu de risques ni pour le personnel, ni pour la population avoisinante, ni pour l’environnement ; la limite de sûreté n’a jamais été dépassée durant la phase d’exploitation. La masse totale d’uranium dit de rétention, soit 10 kg, est restée largement en dessous des 184 kg d’uranium autorisés vis-à-vis du risque de criticité".

Malgré cette déclaration , le collectif d'associations "Sortir du nucléaire" craint de "nombreuses autres mauvaises surprises" à venir sur le site de Cadarache, estimant que "d’innombrables installations nucléaires sont aujourd’hui dans un grave état de délabrement, contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires, et font courir le risque de graves accidents nucléaires".

 

Chute de météorite record en Lettonie

Maxisciences Maxisciences

Lettonie — Dimanche soir dernier, le plus grand météore de l'histoire du pays est tombé dans le nord de la Lettonie.

 

Tombée dimanche soir près de la ville de Mazsalaca, dans le district de Valmiera, la météorite a donné naissance à un cratère de dix mètres de profondeur, large d'une vingtaine de mètres. Sa chute n'a fait aucun blessé.

Des doutes subsistent quant à la nature de l'objet, certains spécialistes affirmant qu'il pourrait s'agir d'un fragment de satellite artificiel. Chercheur à l'Institut d'astronomie de l'université de Riga, Ilgonis Vilks déclarait cependant ce matin à l'agence russe d'information internationale Ria Novosti : « Selon toute vraisemblance, il s'agit bien d'une météorite. Des météorites sont déjà tombées dans notre pays, mais jamais elles n'ont laissé d'entonnoirs aussi vastes. […] À Mazsalaca, nous avons affaire au plus grand corps tombant du ciel dans l'histoire de notre pays. »

Pour le chercheur, la chute d'un objet fabriqué par l'homme aurait entraîné des « destructions bien plus sérieuses », mais seules des analyses poussées pourront confirmer sa véritable nature.

vendredi, 16 octobre 2009

Quelque 30 kilos de plutonium découverts à Cadarache

Par  RFI. Article publié le 16/10/2009 


(Photo : AFP)

(Photo : AFP)


Plusieurs dizaines de kilogrammes de plutonium, ayant échappé à tout inventaire, ont été découverts sur le site de recherche atomique de Cadarache dans le sud de la France. Selon le ‘gendarme du nucléaire’ en France -l'Autorité de sureté nucléaire (ASN )- http://www.asn.fr/ cet incident doit être classé au niveau 2 sur l'échelle internationale de gravité des événements nucléaires, laquelle en compte 7. L'ASN indique aussi avoir été avertie la semaine dernière par le Centre de l'Energie Atomique (CEA) alors que la découverte date du mois de juin dernier et elle a demandé aussitôt l’arrêt du démantèlement de l’Atelier de technologie du plutonium, installation mise en cause dans cet événement.

Le délai de plusieurs mois qui s'est écoulé entre la découverte de ces quelques trente kilos de plutonium en trop et le fait que l'autorité de sûreté nucléaire n'ait été averti que mercredi dernier 7 ocobre 2009 a mis le feu au poudre. La découverte a entraîné l'arrêt immédiat des travaux de démantèment de l'installation mise en cause.

Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a aussitôt réclamé une transparence absolue en matière de sûreté nucléaire. Le Commissariat à l'Energie atomique a plaidé la bonne foi, déclarant avoir préféré attendre d'avoir une vision globale des stocks, avant d'avertir l'autorité de contrôle.

L'ASN, pour sa part, juge inacceptable que le CEA ne sache pas exactement combien il possède de matières radioactives dans ses installations nucléaires.

Jérome Rieux

Directeur des installations de recherche et de déchets de l'ASN

« On peut tout à fait s'expliquer la présence de résidus dans la mesure où l'Atelier de plutonium a utilisé 50 tonnes de cette matière; ce qui est problématique, c'est l'écart entre les estimations et ce que l'on a trouvé

15/10/2009 par Charlotte Alix

Quant aux associations écologistes, déjà proccupées par l'affaire de l'uranium appauvri français stocké en Sibérie sont immédiatement montés au créneau. Pour celles-ci, il s'agit  d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.

lundi, 05 octobre 2009

Infographie sur les prix Nobel

05-10-2009 -la-croix.com

 

La saison des prix Nobel s'est ouvert lundi 5 octobre avec l'annonce du lauréat 2009 de Médecine, prélude à une semaine au cours de laquelle seront également décernés les prix de Physique, Chimie, Littérature et Paix







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Nobel de médecine à Blackburn, Greider et Szostak pour leurs travaux sur la télomérase

05/10/2009 -la-croix.com



Le prix Nobel de Médecine 2009 a été attribué lundi 5 octobre à l'Australo-américaine Elizabeth Blackburn et aux Américains Carol Greider et Jack Szostak pour leurs travaux sur l'enzyme télomérase qui protège les cellules du vieillissement

L'Australo-américaine Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et Jack Szostak ont reçu lundi 5 octobre le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur la télomèrase, une enzyme qui "protège les chromosomes du vieillissement", des découvertes faites dans la première moitié des années 1980.

"Cette année le prix Nobel de physiologie ou de médecine est attribué aux trois scientifiques qui ont trouvé la solution à un problème majeur en biologie : comment les chromosomes peuvent être entièrement copiés durant la division cellulaire et comment ils sont protégés contre la dégradation", selon le communiqué du comité Nobel. "Les lauréats du Nobel ont montré que la solution se trouvait dans les terminaisons des chromosomes, les télomères, et dans une enzyme qui les forme, la télomérase", ajoute le comité.

La clé de la jeunesse éternelle ?

Née en 1948 en Tasmanie (Australie), Elizabeth Blackburn, qui enseigne à l'université de Californie à San Francisco, et Jack Szostak, né en 1952 à Londres, ont montré dans une étude publiée en 1982 comment l'ADN des télomères protégeait les chromosomes, un résultat "saisissant", selon le comité Nobel.

Deux ans plus tard, le jour de Noël 1984, la même Blackburn et son élève de 23 ans à l'époque, Carol Greider, ont découvert et donné son nom à la télomérase, une enzyme, parfois surnommée depuis "enzyme d'immortalité", qui rallonge les télomères.

Objet de recherche dans le cadre de la lutte contre le vieillissement, la télomérase est aussi largement présente dans les cellules cancéreuses qui ont ainsi une capacité de multiplication illimitée, ce qui suggère que l'enzyme a aussi des effets négatifs.

"Les découvertes de Blackburn, Greider et Szostak ont ajouté une nouvelle dimension à notre compréhension des cellules et éclairé les mécanismes de la maladie et stimulé le développement de nouvelles thérapies possibles", conclut le communiqué.

10 millions d'euros pour les lauréats

Carol Greider enseigne désormais à l'université américaine Johns Hopkins à Baltimore (nord-est), depuis 1997. Jack Szostak, qui a grandi au Canada, est professeur à Harvard depuis 1979 et également à l'Hôpital général du Massachusetts à Boston (nord-est).

L'année dernière, le prix avait récompensé l'Allemand Harald zur Hausen et les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux séparés sur les virus responsables du cancer du col de l'utérus et le sida.

L'annonce du prix de médecine sera suivie les prochains jours par ceux de physique, chimie, littérature, paix puis économie qui cloturera la saison le lundi 12 octobre.

Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) éventuellement à partager entre un maximum de trois lauréats.

La remise des prix doit avoir lieu comme chaque année le 10 décembre à Stockholm (Médecine, Physique, Chimie, Littérature, Economie) et à Oslo (Paix).

AFP


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