lundi, 26 octobre 2009
Concours photo Veolia Environment : découvrez les gagnants de l'édition 2009
Paru le 2009-10-26
Londres, Angleterre - Les 100 meilleurs clichés du concours photo Veolia Environment Wildlife Photographer of the Year sont exposés depuis le 23 octobre au muséum d'histoire naturelle de Londres. Maxisciences vous propose de découvrir les images récompensées dans chaque catégorie.
Le gagnant du concours général est un Espagnol du nom de Jose Luis Rodriguez, qui a immortalisé un loup sautant une clôture pour se précipiter vers sa proie. Ravi de sa victoire, le photographe explique : "Je suis terriblement heureux. Cette photographie résume ma carrière. J'ai rêvé de prendre une image comme celle-ci des années durant, mais je n'ai pu voir se concrétiser ma vision qu'aujourd'hui, avec l'aide de l'électronique et de la technologie infrarouge".
Dans la catégorie "Nature en noir et blanc", c'est le dénommé Danny Green qui l'emporte avec un impressionnant cliché montrant une gigantesque nuée d'environ 1,5 million d'étourneaux transformant le ciel en véritable "tempête vivante".
Autre gagnant, le jeune Écossais Fergus Gill, âgé de 16 ans, l'emporte dans la catégorie des 15-17 ans avec une superbe photo montrant des bruants jaunes se disputant leur pitance.
Découvrez ces images et d'autres : http://www.maxisciences.com/photographie/les-photographie...
18:19 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : veolia environment, concours photo veolia environment
Le nucléaire en 5 leçons
L’Hexagone a fait le choix du nucléaire dans les années 1950.
Grâce à cela, la France s’est partiellement libérée de sa dépendance aux énergies fossiles même si les questions relatives aux déchets et aux risques nucléaires font l’objet d’un vif débat. Mais au fait, c'est quoi le nucléaire ?

Radioactivité et énergie nucléaire
La majorité des atomes qui se trouvent dans la nature possèdent des noyaux dits "immortels", aussi qualifiés de "stables".
Il existe cependant d’autres noyaux dits "instables", qui se désintègrent au fil du temps en libérant leur énergie excédentaire. Ce sont ces noyaux, dits radioactifs, qui sont utilisés pour produire de l'énergie dans les centrales nucléaires.

La fission et la fusion nucléaire
La fission nucléaire signifie l’éclatement d’un noyau instable en deux noyaux plus légers et en plusieurs particules élémentaires.
La fission spontanée est très rare : en effet, l’uranium 235 est le seul élément naturellement fissile. Inversement, lorsque deux ou plusieurs noyaux atomiques forment un noyau lourd, on parle de fusionchaleur, dont une partie sera transformée en électricité. nucléaire. Cette dernière réaction est envore plus difficile à réaliser que la fission. Dans les centrales nucléaires, c'est la fission nucléaire qui est utilisée pour produire de la
Le combustible nucléaire
Qu'ils soient naturels ou synthétisés par l'Homme, différents produits peuvent servir de combustibles nucléaires.
Le combustible nucléaire contient des matières fissiles qui sont utilisées dans le cœur des réacteurs nucléaires pour entretenir des réactions de fission nucléaire en chaîne. Il en existe plusieurs types. Parmi les principaux atomes utilisés, nous trouvons les uraniums 233 et 235, mais aussi les plutoniums 239 et 241. Un seul se trouve à l’état naturel : il s’agit de l’uranium 235.

Le fonctionnement d'une centrale nucléaire
Comme nous l'avons déjà évoqué, c'est la fission réalisée au coeur du réacteur nucléaire de la centrale qui produit de la chaleur, dont 30 à 40 % sont convertis en énergie électrique.
Ce dégagement est permanent et obtenu de manière complexe : dans une tranche nucléaire (une unité constitutive de la centrale, ndlr), un réacteur nucléaire est situé en amont d'une installation thermique qui fournit de la vapeur, laquelle est convertie en énergie mécanique grâce à une turbine. Cette énergie mécanique est ensuite utilisée par un alternateur pour produire de l'énergie électrique.

Le problème des déchets nucléaires
La fabrication d'énergie nucléaire produit des déchets. Radioactifs, ces derniers doivent être pris en charge spécifiquement, pour éviter toute contamination humaine ou environnementale.
A l'heure actuelle, l'Homme ne sait toujours pas rendre les déchets radioactifs inertes. Aujourd'hui et après bien des dérives (rejet en mer...), ils sont entreposés de façon extrêmement contrôlée et réversible, en attendant le développement de techniques de traitement efficaces.
Source : maxisciences.com
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17:54 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, radioactivité, énergie nucléaire, iran, france, usa, israël
Nouvel incident sur le site nucléaire de Caradache
Paru le 2009-10-26 -Par maxisciences.com
Dimanche 25 octobre, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un nouvel incident. Cette fois, c'est un écart dans l'estimation de la quantité d'uranium qui a été détecté.
Le 6 octobre dernier, c'est une quantité de plutonium bien supérieure aux quantités estimées en fin d’exploitation du CEA de Cadarache qui était révélée. Suite à cette découverte, la direction générale du CEA a exigé de dresser un bilan complet de la rétention potentielle de matière radioactive dans toutes les installations du site de Caradache, lequel fait aujourd'hui l’objet d’un assainissement.
C'est dans le cadre de cette opération qu'a été constatée l’existence d’une rétention d’uranium légèrement enrichi supérieure de 6 kg à la limite autorisée de 4 kg dans l'une des cellules blindées, utilisée entre 1994 et 2006 dans le cadre du retraitement des déchets nucléaires.
Dans un communiqué, le CEA précise : "A aucun moment, il n’y a eu de risques ni pour le personnel, ni pour la population avoisinante, ni pour l’environnement ; la limite de sûreté n’a jamais été dépassée durant la phase d’exploitation. La masse totale d’uranium dit de rétention, soit 10 kg, est restée largement en dessous des 184 kg d’uranium autorisés vis-à-vis du risque de criticité".
Malgré cette déclaration , le collectif d'associations "Sortir du nucléaire" craint de "nombreuses autres mauvaises surprises" à venir sur le site de Cadarache, estimant que "d’innombrables installations nucléaires sont aujourd’hui dans un grave état de délabrement, contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires, et font courir le risque de graves accidents nucléaires".
16:33 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, nucléaire, caradache, cea
Chute de météorite record en Lettonie
Lettonie — Dimanche soir dernier, le plus grand météore de l'histoire du pays est tombé dans le nord de la Lettonie.
Tombée dimanche soir près de la ville de Mazsalaca, dans le district de Valmiera, la météorite a donné naissance à un cratère de dix mètres de profondeur, large d'une vingtaine de mètres. Sa chute n'a fait aucun blessé.
Des doutes subsistent quant à la nature de l'objet, certains spécialistes affirmant qu'il pourrait s'agir d'un fragment de satellite artificiel. Chercheur à l'Institut d'astronomie de l'université de Riga, Ilgonis Vilks déclarait cependant ce matin à l'agence russe d'information internationale Ria Novosti : « Selon toute vraisemblance, il s'agit bien d'une météorite. Des météorites sont déjà tombées dans notre pays, mais jamais elles n'ont laissé d'entonnoirs aussi vastes. […] À Mazsalaca, nous avons affaire au plus grand corps tombant du ciel dans l'histoire de notre pays. »
Pour le chercheur, la chute d'un objet fabriqué par l'homme aurait entraîné des « destructions bien plus sérieuses », mais seules des analyses poussées pourront confirmer sa véritable nature.
16:20 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espace, météorite, lettonie
vendredi, 16 octobre 2009
Quelque 30 kilos de plutonium découverts à Cadarache
Par RFI. Article publié le 16/10/2009
Le délai de plusieurs mois qui s'est écoulé entre la découverte de ces quelques trente kilos de plutonium en trop et le fait que l'autorité de sûreté nucléaire n'ait été averti que mercredi dernier 7 ocobre 2009 a mis le feu au poudre. La découverte a entraîné l'arrêt immédiat des travaux de démantèment de l'installation mise en cause.
Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a aussitôt réclamé une transparence absolue en matière de sûreté nucléaire. Le Commissariat à l'Energie atomique a plaidé la bonne foi, déclarant avoir préféré attendre d'avoir une vision globale des stocks, avant d'avertir l'autorité de contrôle.
L'ASN, pour sa part, juge inacceptable que le CEA ne sache pas exactement combien il possède de matières radioactives dans ses installations nucléaires.
Jérome Rieux
Directeur des installations de recherche et de déchets de l'ASN
« On peut tout à fait s'expliquer la présence de résidus dans la mesure où l'Atelier de plutonium a utilisé 50 tonnes de cette matière; ce qui est problématique, c'est l'écart entre les estimations et ce que l'on a trouvé.»
Quant aux associations écologistes, déjà proccupées par l'affaire de l'uranium appauvri français stocké en Sibérie sont immédiatement montés au créneau. Pour celles-ci, il s'agit d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.
16:53 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, nucléaire
lundi, 05 octobre 2009
Infographie sur les prix Nobel
05-10-2009 -la-croix.com
La saison des prix Nobel s'est ouvert lundi 5 octobre avec l'annonce du lauréat 2009 de Médecine, prélude à une semaine au cours de laquelle seront également décernés les prix de Physique, Chimie, Littérature et Paix
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Nobel de médecine à Blackburn, Greider et Szostak pour leurs travaux sur la télomérase
05/10/2009 -la-croix.com
Le prix Nobel de Médecine 2009 a été attribué lundi 5 octobre à l'Australo-américaine Elizabeth Blackburn et aux Américains Carol Greider et Jack Szostak pour leurs travaux sur l'enzyme télomérase qui protège les cellules du vieillissement
L'Australo-américaine Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et Jack Szostak ont reçu lundi 5 octobre le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur la télomèrase, une enzyme qui "protège les chromosomes du vieillissement", des découvertes faites dans la première moitié des années 1980.
"Cette année le prix Nobel de physiologie ou de médecine est attribué aux trois scientifiques qui ont trouvé la solution à un problème majeur en biologie : comment les chromosomes peuvent être entièrement copiés durant la division cellulaire et comment ils sont protégés contre la dégradation", selon le communiqué du comité Nobel. "Les lauréats du Nobel ont montré que la solution se trouvait dans les terminaisons des chromosomes, les télomères, et dans une enzyme qui les forme, la télomérase", ajoute le comité.
La clé de la jeunesse éternelle ?
Deux ans plus tard, le jour de Noël 1984, la même Blackburn et son élève de 23 ans à l'époque, Carol Greider, ont découvert et donné son nom à la télomérase, une enzyme, parfois surnommée depuis "enzyme d'immortalité", qui rallonge les télomères.
Objet de recherche dans le cadre de la lutte contre le vieillissement, la télomérase est aussi largement présente dans les cellules cancéreuses qui ont ainsi une capacité de multiplication illimitée, ce qui suggère que l'enzyme a aussi des effets négatifs.
"Les découvertes de Blackburn, Greider et Szostak ont ajouté une nouvelle dimension à notre compréhension des cellules et éclairé les mécanismes de la maladie et stimulé le développement de nouvelles thérapies possibles", conclut le communiqué.
10 millions d'euros pour les lauréats
L'année dernière, le prix avait récompensé l'Allemand Harald zur Hausen et les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux séparés sur les virus responsables du cancer du col de l'utérus et le sida.
L'annonce du prix de médecine sera suivie les prochains jours par ceux de physique, chimie, littérature, paix puis économie qui cloturera la saison le lundi 12 octobre.
Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) éventuellement à partager entre un maximum de trois lauréats.
La remise des prix doit avoir lieu comme chaque année le 10 décembre à Stockholm (Médecine, Physique, Chimie, Littérature, Economie) et à Oslo (Paix).
AFP
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mardi, 29 septembre 2009
La saveur du champagne provient de ses bulles

Coupes de champagne. (AFP)
Déboucher une bouteille de champagne déclenche la formation de milliers de bulles de dioxyde de carbone (CO2) qui remontent à la surface et piègent en chemin des composants aromatiques, explique Gérard Liger-Belair, de l'Université de Reims Champagne-Ardenne, un des principaux coauteurs de cette recherche.
Quand les bulles atteignent la surface, elles éclatent et libèrent ces composants sous forme d'aérosols contenant une très forte concentration de substances connues pour être aromatiques, poursuit-il dans un résumé de ces travaux paru dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 29 septembre.
100 millions de bulles potentielles par bouteille
"Cette étude démontre l'hypothèse selon laquelle les bulles du champagne font plus que chatouiller les narines, elles font remonter son arôme et sa saveur à la surface de chaque coupe", écrivent ces chercheurs, notant que ces bulles agissent un peu comme un ascenseur.
Ce processus est identique pour tous les vins mousseux, notent-ils.
Ces chercheurs ont recouru à la spectrométrie de masse à haute résolution pour analyser les aérosols libérés dans l'air par l'éclatement des bulles et se trouvant juste au-dessus de la surface d'une coupe de champagne.
Ils ont pu ainsi identifier les signatures chimiques des différentes particules et les ont comparées à la portion liquide du champagne.
Les auteurs de cette étude ont précisé qu'une bouteille de champagne peut potentiellement produire quelque 100 millions de bulles. Etant donné qu'une bulle mesure en moyenne 0,5 millimètre de diamètre, cela revient au total à 80 m2 de superficie, ont-ils calculé.
10:55 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : champagne, etude
jeudi, 24 septembre 2009
On a trouvé de l'eau sur la Lune !
Par Sylvestre Huet (liberation.fr)
La Lune n'est pas sèche. Sa surface recèle des milliards de milliards de molécules d'eau ! Elles se nichent juste à la surface, sur un millimètre d'épaisseur environ. De quoi récolter... un demi-litre par terrain de football. Il y aurait donc - le conditionnel ne portant que sur la quantité précise - quelques milliards de litres d'eau sur l'astre de la nuit.
C'est la découverte incroyable qu'annonce la NASA. Elle est publiée demain dans une série de trois articles scientifiques de la revue Science.
La recherche d'eau sur la Lune constitue l'un des sujets favoris des planétologues, des ingénieurs du spatial, des astronautes et des auteurs de Science-Fiction. Logique. Car si la présence ou l'absence d'eau joue un rôle considérable dans les destins des corps céleste, ce n'est pas pour rien qu'on a baptisé H20 la molécule de la vie. Sans eau, pas de vie. Occuper la Lune, ou s'en servir de base pour explorer le système solaire, avec de premiers vols vers Mars, suppose d'avoir résolu le problème de l'eau. Si possible sans se tourner vers la pire des solutions : l'acheminer depuis le fond du puit gravitationnel terrestre à l'aide de fusées.
Donc, l'eau lunaire fait fantasmer. Le capitaine Haddock et Tintin en ont trouvé sur l'astre. Heinlein (Révolte sur la Lune) et d'autres auteurs de S-F l'ont utilisé pour coloniser la Lune. Mais...
Mais les roches rapportées par les astronautes des missions Apollo n'ont jamais montré la moindre trace d'eau. Mais les radars terrestres comme les sondes lunaires - Clementine en 1994 (Nasa), Lunar Prospector (Nasa), en ou Smart One (Esa) - ont parfois laissé croire aux scientifiques qu'ils avaient déniché de l'eau, sous forme de glace mêlée au sous-sol, mais à chaque fois l'espoir s'évanouissait. Deux sondes viennent, enfin, d'en trouver de manière fiable : l'indienne Chandrayaan et surtout la sonde Deep Impact de la Nasa. Ironie de la recherche : cette dernière a été envoyée dans l'espace pour observer... le bombardement d'une comète !
A propos de bombardement : c'est le 9 octobre que la Nasa va envoyer l'impacteur de la sonde LRO au fond d'un cratère afin de voir si... il ne s'y cache pas de la glace. LRO - Lunar reconnaissance orbiter - qui a commencé son travail de cartographie hyper précise de l'astre.
La sonde indienne Chandrayaan, lancée en octobre 2008, a permis à l'Inde de poser sa marque sur le sol lunaire avec l'arrivée, brutale, d'un impacteur. Depuis novembre 2008, ses instruments scrutent l'astre. L'un d'entre eux, le Moon mineralogy mapper, fourni par le JPL, le célèbre jet Propulsion laboratory de la Nasa instalé à Pasadena (Californie), a fait sursauter ses scientifiques. Son spectrometre infrarouge, en dressant une carte de la Lune, détecte des émissions typiques de deux molécules, OH et H2O. Une émission diffuse sur l'astre, mais plus intense vers les zones les plus froides (pôles et fonds de cratères mal éclairés). De quoi faire entonner des chants de joie dans les labos.
Mais le spectromètre de MMM s'arrête pile poil à 3 microns. Or, pour en avoir le coeur plus net, éliminer tout risque d'artefact instrumental et distinguer entre les deux molécules, il fallait un spectromètre infrarouge allant au delà de 3 microns de longueur d'onde afin de bien encadrer l'émission typique de la seule molécule H20 entre 2,8 et 3,6 microns... justement le cas de celui de la sonde Deep Impact. Chance incroyable, cette dernière, après son opération "Je bombarde une comète et je prend une photo" qui fit la Une de Libération le 4 juillet 2005, passe pas trop loin de la Lune - 6 millions de kilomètres tout de même, en mai dernier. Chance aussi : le monde des planétologues n'est pas immense. Ainsi, l'astrophysicienne Jessica Sunshine fait partie de l'équipe scientifique de MMM... et de celle de Deep Impact. Autant dire que la jonction s'opère illico presto.
«Mon premier mail sur cette affaire date de début mai» me raconte Olivier Groussin, du laboratoire d'astrophysique de Marseille (INSU/CNRS, Université de Provence), qui fait partie de l'équipe scientifique de Deep Impact depuis plusieurs années. Il a participé à l'opération bombardement de comète. Et maintenant oeuvre dans le cadre du prolongement de la mission, baptisé EPOXY dont l'objectif est le survol de la comète 103P/Hartley 2, en novembre 2010. «Nous devions de toute façon faire des observations de la Lune, surtout pour vérifier le fonctionnement des instruments, mais nous avons modifié le programme pour obtenir le maximum d'informations avec le spectromètre infrarouge.»
Le résultat fut, insiste t-il, «sans ambiguité». En anglais, le terme utilisé par les scientifiques dans leurs articles est «strong evidence». Surtout qu'un troisième instrument spatial... l'avait déjà vu ! Eh oui, lorsqu'une sonde interplanétaire quitte la Terre pour aller visiter Jupiter ou Saturne, on profite de la proximité de la Lune pour tester les instruments au début du voyage. Ainsi, lorsque la sonde Cassini est partie vers Saturne, en 1997, elle a fait plusieurs détours, dont l'un pas loin de la Lune en 1999. Et là, son spectrometre infrarouge avait détecté des traces d'eau. Mais ce n'est qu'après la découverte de Chandrayaan que l'on est allé vérifié ces données. Ironie aussi, de se rendre compte que chaque fois que l'on a envoyé dans l'espace un télescope embarquant un détecteur à infrarouge précis et disposant de la bonne couverture spectrale (IRAS, ISO, Spitzer)... les astrophysiciens ont surtout programmé les télescopes pour ne pas observer la Lune. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Lune aurait tout simplement ébloui le télescope, saturant le détecteur et interdisant toute analyse.
La physique connue le leur dit avec certitude : il y a de l'eau. Mais combien, et surtout, comment est-elle arrivée là ? C'est là que commencent les conditionnels.
Combien ? Olivier Groussin a accepté de se livrer à des calculs qui ne sont pas dans les articles. Et qui donnent des résultats à prendre comme des ordres de grandeur car les incertitudes des mesures sont importantes. Donc : «environ 1 litre d'eau pour 10.000 mètres carrés, ou pour être plus visuel 0.5 litre par terrain de foot. Extrapolé à la surface de la Lune, cela veut dire environ 4 milliards de litres d'eau, soit un volume équivalent de quelques millions de mètres cubes.»
Comment est-elle arrivée là ? Les planétologues ne peuvent pour l'instant qu'avancer la seule hypothèse plausible, compatible avec la physique et la chimie connues. Ce sont les protons du vent solaire (rien à voir avec le vent d'ici, ce sont des particules électriquement chargées, surtout des protons) qui seraient à l'origine de cette eau. Un proton, c'est un ion hydrogène, c'est à dire un atome d'hydrogène privé de son électron. Quand ce proton frappe le sol lunaire, il peut y dissocier des atomes d'oxygène dont certains sont donc libres de se recombiner avec lui. Le processus formerait des atomes OH (hydroxyle) et... H20, de l'eau. L'image ci-contre illustre cette idée. Après sa formation, la molécule d'eau est adsorbée (faiblement fixée à la surface) sur les poussières. Mais cette molécule d'eau n'est pas éternelle. Si la température au sol s'élève assez pour qu'elle se désadsorbe, les photons du Soleil vont alors la dissocier. Le processus n'est donc pas cumulatif.
Cette explication plausible ne s'appuie pas seulement sur la physique et la chimie. Mais aussi sur les répartitions spatio-temporelles enregistrées par Deep Impact. Ainsi, il n'ya quasiment pas d'eau à l'équateur et on en trouve de plus en plus en allant vers les pôles. En outre, on trouve le même gradient... dans la «journée» lunaire. Il y a plus de formation d'eau le matin et le soir, et plus de destruction sous le soleil de midi - le processus est illustré par l'image ci-contre.
Pourtant, souligne Olivier Groussin, il faut souligner que «si la présence d'eau semble solidement établie, mais le processus de sa formation, et de sa destruction, comme d'une éventuelle migration, relève de l'hypothèse et doit être mis au conditionnel, même si nous n'avons pour l'instant aucune alternative à y opposer».
Les astronautes peuvent-ils espérer boire cette eau ? En théorie, pourquoi pas. Pour la récupérer, il "suffit" de chauffer le sol lunaire tous les matins, et de récupérer les molécules d'eau qui vont alors s'en détacher. Facile à dire... Il s'agit probablement d'une bonne "manip" de terrain pour une future mission, sur des dimensions minuscules, mais quasi impossible à faire à grande échelle. En outre, avec un demi litre par terrain de football ainsi traité, on ne va pa loin.
Bref, il est probable que la Nasa va se servir de cette découverte pour alimenter son discours prophétique sur la "Nouvelle Frontière", et ses demandes de crédits pour les vols habités, mais il est plus raisonnable de penser que, si les astronautes retournent sur la Lune, ce sera avec quelques bouteilles d"eau bien de chez nous.... et un système de recyclage de leurs eaux usées et urines. Désolé pour le côté pas glamour du tout... mais plus réaliste.
Il est assez drôle de noter que la Nasa et la revue Science avait imposé un embargo jusqu'à 20h ce soir (heure de Paris), pour une conférence de presse des scientifiques américains. Mais le site internet de La Provence, probablement peu familier du respect que les journalistes scientifiques accordent aux embargos, a sorti le sujet hier soir, grillant tout le monde. Ce matin, un courriel de la revue Science envoyés aux journalistes accrédités auprès de la revue m'informait que, du coup, elle faisait sauter l'embargo...
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mercredi, 23 septembre 2009
Réchauffement climatique : l’Afrique veillera à ses intérêts à Copenhague

Le nouveau traité doit prévoir des réductions « ambitieuses » des émissions des gaz à effet de serre à l’horizon 2020, la limitation de la hausse des émissions des pays en développement sans compromettre leur croissance et des mesures d’adaptation et d’atténuation du changement climatique pour ces derniers, avec le soutien des nations industrialisées. Le président rwandais Paul Kagame, seul chef d’Etat africain présent à ce sommet, a rappelé que « l’Afrique, tout en subissant des conséquences climatiques plus graves que dans d’autres régions, disposait de moins de ressources que les autres parties du monde pour relever le défi des changements climatiques. »
La Commission européenne a chiffré à près de 100 milliards d’euros par an (146 milliards de dollars) l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face au réchauffement climatique d’ici 2020. Selon le scénario européen, les pays riches devraient apporter entre 32 et 73 milliards de dollars, dont une participation de l’Union européenne comprise entre 3 et 22 milliards. Ces chiffres seront discutés au prochain sommet du G20 à Pittsburgh, les 24 et 25 septembre. La proposition de l’UE prévoit que les pays en voie de développement contribuent, selon leurs possibilités, à hauteur de 20 à 40% de ce total. Le reste de la somme proviendra des marchés du carbone. La suggestion européenne a déjà provoqué des réactions côté africain. Elle a été qualifiée de « de grosse blague » par William Kojo Agyemang-Bonsu de l’Agence ghanéenne pour la protection de l’environnement, l’un des négociateurs africains, selon le site SciDev.Net. L’expert ghanéen a souligné que les Africains négociaient sur la base d’une faible responsabilité dans le réchauffement climatique et que, par conséquent, ils ne devraient pas en souffrir financièrement. En 2004, les pays riches, qui comptaient 20% des habitants de la planète et représentaient 57% du PIB mondial, étaient responsables de 46 % des émissions de gaz à effet de serre, selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). A Addis, Jean Ping, le président de la Commission africaine, a encore invité les pays du G8 à respecter leurs engagements financiers. En l’état actuel des négociations, les pays africains suggèrent que le niveau des efforts d’atténuation des pays en développement soit fonction de l’appui financier et technologique des nations industrialisées. A l’horizon 2020, ils suggèrent que l’appui financier s’élèvent à 200 milliards de dollars, soit 0,5% du PIB des signataires de la Convention.
Les pays développés doivent tenir leurs engagements financiers pour ne pas pénaliser les plus pauvres
Lord Nicholas Stern, le président de l’Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l’environnement, a estimé, lui, le coût d’une action efficace contre le changement climatique en Afrique à 30 milliards de dollars en 2015. A l’horizon 2020, l’enveloppe devrait se situer entre 50 et 100 milliards. Pour aider efficacement les pays africains, l’aide extérieure devrait se concentrer sur la sylviculture, l’agriculture et l’énergie. « Il est crucial que les pays riches honorent non seulement leurs engagements actuels, mais aussi qu’ils trouvent des ressources additionnelles pour faire face au changement climatique des deux prochaines décennies dont sont, en majorité, à l’origine leurs émissions passées », a insisté le président de l’institut Grantham.
En Afrique, les perturbations climatiques auront des effets sur la croissance économique (accroissement de la pauvreté et de la famine), sur la santé des populations et seront source d’instabilité socio-politique (migration et conflits), a indiqué Lord Nicholas Stern. En Afrique du Nord, les problèmes d’approvisionnement en eau devraient être aggravés par une désertification croissante des zones semi-arides. Dans la région de l’Ouest et du centre, les faibles rendements agricoles iront en se réduisant du fait de la sécheresse et les villes côtières seront menacées par des inondations, dont sont aussi responsables les pluies. C’est actuellement le cas, notamment au Burkina Faso, au Bénin ou encore au Togo. En Afrique australe, la sècheresse provoquera l’assèchement de certains bassins fluviaux et un changement du rythme des précipitations est attendu. A l’Est du continent, les averses augmenteront et on devrait assister à une expansion de la zone d’action des maladies à vecteurs et au déclin de la pêche dans plusieurs pays de la sous-région.
Etat des négociations sur le changement climatique
Le Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique a été adopté en 1997 et est entré en vigueur en 2005. Il établit des mécanismes novateurs pour aider les pays développés à remplir leurs engagements en matière de réduction des émissions. Un objectif de réduction de 5 % par rapport à 1990 été fixé aux pays développés à l’horizon 2012, échéance du Protocole de Kyoto. Ce dernier a prévu notamment le Mécanisme pour un développement propre (MDP) qui aurait dû être favorable à l’Afrique dans la mesure où il permet aux pays développés d’investir dans des projets verts destinés à réduire les émissions de carbone en Afrique et dans d’autres pays en développement. Les crédits dégagés par les projets au titre du MDP peuvent être achetés et utilisés par les pays industrialisés pour remplir en partie leurs engagements en matière de réduction. Cependant, le MDP n’a pas encore profité au continent, notamment à cause des conditions d’investissement dans de nombreux pays africains. Par ailleurs, le faible taux d’émissions de gaz à effet de serre sur le continent et le préjugé en faveur des industries lourdes très polluantes constituent des obstacles. Ils limitent les projets MDP à grande échelle.
En 2001, les Parties à la Convention ont adopté des cadres pour le renforcement des capacités afin d’aider les pays en développement. En 2007, la 13e Conférence des Parties à la Convention-cadre sur le changement climatique a décidé de renforcer d’urgence l’application de la Convention. Pour ce faire, elle a lancé le Plan d’action de Bali qui identifie sept questions concernant l’atténuation qui doivent faire l’objet d’un examen. Il s’agit notamment des engagements ou mesures en matière d’atténuation à prendre par tous les pays développés signataires la Convention en fonction de leur situation nationale respective. Il est aussi question des approches en matière de politiques et mesures incitatives en rapport avec les questions concernant la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (REDD).
En juin 2009, les pays ont exprimé des points de vue différents concernant l’action renforcée en matière d’atténuation. Plusieurs pays en développement, notamment le Groupe africain et certains pays développés, ont souligné qu’il fallait fixer des objectifs de réduction des émissions qui soient juridiquement contraignants pour tous les pays développés. Un certain nombre de ces pays ont, par ailleurs, souligné la nécessité pour les pays en développement avancés de prendre des engagements en matière d’atténuation des effets du changement climatique.
- Source : Extraits du document intitulé Action renforcée pour l’atténuation du changement climatique publié le 3 septembre lors de la session extraordinaire du Forum pour le partenariat avec l’Afrique consacrée au changement climatique à Addis Abeba, en Ethiopie.
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16:58 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, réchauffement climatique, sommet de copenhague







