vendredi, 06 novembre 2009

Bartoli se plaît à Bali

Marion Bartoli Bartoli file droit en demi-finales. (DPPI)

En disposant facilement de Sahar Peer, Marion Bartoli s’est ouvert les portes des demi-finales du Tournoi de Bali.

par Mathias Cazenave, le 06-11-2009

Déjà victorieuse sans coup férir de la Slovaque Magdalena Rybarikova en ouverture, Marion Bartoli a rejoint vendredi Aravane Rezaï, Maria Sanchez et Kimiko Date dans le dernier carré du «Tournoi des Championnes»*. Opposée pour son deuxième match de poule à l’Israélienne Sahar Peer, l’une de ses bête noires**, l’Auvergnate a de nouveau amplement fait honneur à son statut de première tête de série, s’imposant 6/3 6/2 en une petite heure de jeu. Un break à 2/2 puis à 5/3 dans la première manche, un troisième d’entrée dans la seconde auront ainsi suffi à résigner l’opposition, il est vrai moins accrocheuse qu’à l’accoutumée… Pour le reste, le hasard du tirage au sort a décidé d’opposer la Tricolore à sa compatriote Aravane Rezaï, tombeuse jeudi de Melinda Czink.

*Sorte de Masters bis regroupant les joueuses victorieuses cette saison en tournoi mais classées au delà du huitième rang mondial.
* *Peer menait 6-1 avant ce match au rayon des confrontations.

Bartoli (Fra,1) - Peer (Isr) 6/3 6/2

Simon s’en mord les doigts

Gilles Simon Gilles Simon voit le Masters s'éloigner un peu plus (Reuters)

Pour la cinquième fois en autant de confrontations, Gilles Simon a plié face à Mikhail Youzhny (6/4 6/4) en quarts de finale du tournoi de Valence. Et ce malgré un nombre incalculable de balles de break en sa faveur…

par Vincent Duchesne, le 06-11-2009

11 balles de break dans le 2e set !
Encore une bête noire pour Gilles Simon ! Après Michaël Llodra la semaine dernière à Lyon (4e victoire en 4 matches), c’est Mikhail Youzhny qui a éprouvé un malin plaisir à poursuivre sa belle série face au Niçois à Valence : 5 confrontations, 5 succès. Et cette fois-ci, Simon ne peut s’en prendre véritablement qu’à lui-même. Rendez-vous compte, après un premier set sans aucune possibilité de prendre le service de son adversaire, le Français a eu 11 opportunités de faire le break dans la deuxième manche ! Trop pour un seul homme peut-être ou trop à la fois. Résultat ? Un zéro pointé en termes de réussite quand Youzhny, lui, se contentait de deux petites balles de break dans chaque manche pour faire la différence (6/4 6/4). Le comparatif est saisissant mais surtout terrible.

Le Masters s’éloigne
Car même si Simon peut se vanter d’avoir réalisé sa deuxième meilleure performance de la saison sur un tournoi 500, il n’en demeure pas moins que ce coup d’arrêt prématuré amenuise un peu plus les chances du Français de participer à la Masters Cup de Londres. Avec plus de 900 points de retard sur Fernando Verdasco, actuellement 8e et dernier qualifié, les carottes sont presque cuites. Une victoire de Tommy Robredo face à son compatriote ce vendredi en quarts de finale de ce même tournoi ferait le plus grand bien au Tricolore. Et raviverait légèrement la flamme avec un Paris-Bercy qui s’annonce décisif…

Résultat des quarts de finale :
Youzhny (Rus) - Simon (Fra, 5) 6/4 6/4

Le message de Vieira

Le message de Vieira

Raymond Domenech-Patrick Vieira Patrick Vieira et Raymond Domenech, ici en 2006, repartiront-ils pour une nouvelle Coupe du Monde ensemble ? (Reuters)

S’il comprend sa non-convocation pour les barrages face à l’Irlande, Patrick Vieira prévient le sélectionneur dans L’Equipe : il n’y a pas meilleur que lui à son poste chez les Bleus.

par Guillaume Loisy, le 06-11-2009

Patrick Vieira a beau dire qu’il ne voulait pas «(s)’attendre à quelque chose» avant l’annonce du groupe tricolore pour les deux matches capitaux face à l’Irlande, il lui sera sans doute bien difficile d’assister à la bataille de Dublin depuis son canapé. Lui, le rugueux Pat’, qui a forgé sa réputation sur les pelouses britanniques face à des teignes comme Roy Keane ou Dennis Wise, aurait aimé aller au charbon contre les Irlandais. Et qualifier la France pour la Coupe du Monde. Mais Raymond Domenech en a décidé autrement. Malgré un net regain de forme du Milanais. «Je suis heureux que Pat revienne petit à petit. On s'est posé la question ce matin (Ndlr : jeudi) avec le staff… Tout ce que je souhaite c'est qu'il continue à jouer régulièrement pour être prêt au moment de la Coupe du Monde», expliquait le sélectionneur aux journalistes jeudi. Bonne nouvelle quand même pour Vieira : il n’est donc pas placardisé comme Robert Pirès, Ludovic Giuly ou Sébastien Frey.

Une décision logique
Si l’on savait Domenech enclin à le rappeler quand il retrouverait son meilleur niveau, la non-sélection de l’ancien Gunner pour les barrages n’a rien de surprenant. Domenech n’allait pas chambouler sa hiérarchie au milieu de terrain alors que ses Bleus ont montré des progrès, dans le jeu et l’esprit, lors de leurs dernières sorties. La paire Toulalan-Diarra garde ainsi la confiance du sélectionneur. Par ailleurs, réintégrer son capitaine «théorique» alors que Thierry Henry est allé au feu pour le soutenir après la polémique de la causerie avant la Roumanie aurait été audacieux. Surtout pour des barrages où l’esprit commando et l’union sacrée doivent être invoqués. Dans le vestiaire, Henry reste donc le seul patron. Son énorme influence sur le jeu des Bleus lui confère une légitimité plus forte que celle d’un Patrick Vieira destiné plutôt à débuter sur le banc, à Croke Park comme à Saint-Denis, en cas de sélection. Bref, sous pression malgré son étonnante décontraction jeudi, Domenech a logiquement préféré s’éviter un éventuel problème et repousser le «dossier Vieira» à 2010. Mais aura-t-il l’occasion de le rouvrir ?

Le «Long» a de l’orgueil
Du côté du joueur, la déception est présente mais il la relativise. «J’aurais bien aimé participer au barrage. Mais ce n’est qu’une étape», explique-t-il dans L’Equipe. Répétant une nouvelle fois que son objectif est de «participer à la Coupe du Monde», le joueur de José Mourinho n’est sûr de rien puisque son avenir chez les Bleus dépend, à la fois de Domenech et de ses coéquipiers. Une non-qualification pour le Mondial et Vieira, 33 ans, devra définitivement laisser la place à la nouvelle génération. Pour l’instant, l’intéressé ne parle que du Mondial, «Je ferai le maximum pour y être» avant de lâcher une petite bombe qui fait tout le sel de son entretien dans le quotidien. Une phrase que l’on peut difficilement reprocher à ce pilier des Bleus, 107 sélections au compteur et de nombreux faits d’armes au tableau d’honneur. «Je sais qu'à mon poste, il n'y a pas meilleur que moi en France à l'heure actuelle. Cela peut paraître prétentieux mais j'en suis persuadé.» Il ne lui reste plus qu’à contaminer le sélectionneur. Mais le virus Mondial aura peut-être déjà déserté la France au printemps prochain…

Elisez votre équipe-type !

Qualification 2010 Europe - Vieira contre-attaque

Eurosport


Dans une interview accordée à l'Equipe, Patrick Vieira revient sur sa non sélection pour les matchs de barrage à la Coupe du monde des Bleus face à l'Eire. L'Intériste estime notamment qu'il a entièrement sa place au sein du groupe France.

FOOTBALL - FRANCE - VIEIRA - 0

La pilule a du mal à passer. Revenu en force avec l'Inter Milan ces dernières semaines, Patrick Vieira ne fait pas partie du groupe France à l'heure d'aborder la plus importante échéance des Bleus depuis le dernier championnat d'Europe: les barrages pour la Coupe du monde face à l'Eire. Le milieu de terrain n'est pas surpris pour autant : "Je savais ma situation délicate dans la mesure où je ne suis pas un titulaire indiscutable dans mon club. (...) Je retrouve mon niveau, ce qui est encourageant. J'ai franchi cette étape. À présent, il me faut enchaîner les matches et être régulier"", admet-il dans les colonnes de l'Equipe.

Mais du haut de ses 107 sélections, le grand Pat laisse poindre une légère dose d'amertume. Il estime en effet qu'il méritait sa convocation : "Je sais qu'à mon poste, il n'y a pas meilleur que moi en France à l'heure actuelle. Cela peut paraître prétentieux mais j'en suis persuadé."Lassana Diarra tout comme Jérémy Toulalan apprécieront. A 33 ans, son avenir en sélection s'obscurcit de jour en jour. Pourtant, le "Long" n'a pas tiré un trait sur la Coupe du monde sud-africaine. Mieux, il en fait un objectif majeur de sa saison. "Je me suis fixé comme objectif de participer à la prochaine Coupe du monde. Bien sûr, j'aurais bien aimé participer au barrage. Mais ce n'est qu'une étape." Alou et

Ces derniers jours, Zinedine Zidane et José Mourinho avaient milité pour son retour en équipe de France. En vain. Raymond Domenech s'en est défendu ce jeudi sans évoquer précisément les raisons de l'absence de Vieira : "Je suis heureux que Pat revienne petit à petit au plus haut niveau. On a pesé le pour et le contre avec tout le staff ce matin. Je souhaite qu'il joue de plus en plus et qu'il apporte (à l'avenir) son métier, son expérience du plus haut niveau." La porte n'est donc pas fermée pour l'ancien capitaine tricolore. Mais les signes envoyés par le sélectionneur n'incitent guère à l'optimisme. Depuis deux ans, Vieira n'a disputé que trois matchs en bleu. Trois matchs amicaux.

Martin MOSNIER / Eurosport

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jeudi, 05 novembre 2009

BLEUS / RAYMOND DOMENECH : « Je travaille au présent »

 

© panoramic BLEUS / RAYMOND DOMENECH : « Je travaille au présent »


Impatient d'affronter l'Eire lors des barrages du Mondial 2010, Raymond Domenech a évoqué l'engouement des supporters français mais également son avenir à la tête de l'équipe de France.

Raymond Domenech, comment appréhendez-vous ce barrage à venir face à l'Eire ?
Deux matchs pareils, c'est quelque chose d'important pour toute une génération. C'est une continuité des qualifications. On aura besoin d'un soutien total du public. La réactivité des supporters pour avoir des places nous a fait plaisir parce qu'on sent qu'il n'y a pas que quelques personnes qui sont intéressées par cette qualification. C'est la France entière qui est derrière son équipe. Cela met un peu plus de sel à ces deux matchs. C'est pour cela qu'on fait ce métier. On aura besoin de joueurs qui seront prêts, qui seront costauds, qui seront solides, qui ont envie et qui savent où ils vont mettre les pieds.

Vous allez rencontrer face à vous des Irlandais mais aussi un Italien à leur tête. Est-ce que cela pourrait susciter de votre part un petit sentiment de revanche contre ces Italiens qui nous ont battus en 2006 ?
Pas du tout. Sur le terrain, ce sera Irlande-France et France-Irlande. Ce ne sont jamais les entraîneurs qui font les matchs. Ce n'est pas un combat de boxe : c'est un match de football. D'ailleurs, j'étais content : j'étais à Milan avant-hier à côté de Lippi. Et derrière nous, il y avait Trapattoni. J'ai demandé des infos à Lippi parce qu'il avait rencontré l'Eire avec l'Italie. Mais il n'a pas trop osé trop m'en donner parce qu'il avait peur que Trapattoni entende. Cela s'est très bien passé et on s'est donné rendez-vous pour la semaine prochaine. Ce n'était pas un Français contre un Italien mais bien deux sélectionneurs qui ont envie que leur équipe aille à la Coupe du Monde et qui étaient contents de faire ce genre de match.

Quand vous travaillez sur cette liste, est-ce que vous vous dites qu'il s'agit peut-être de la dernière ?
Non, jamais. Je n'ai jamais fonctionné comme cela. Je travaille au présent, à savoir ces deux matchs contre l'Irlande. Cela fait cinq ans maintenant que je répète la même chose. Le reste, c'est écrit quelque part. C'est une tradition un peu orientale, très fataliste. On va faire le mieux possible pour passer afin que cela continue le plus longtemps possible. Mon seul travail est de me préoccuper pour les matchs qui arrivent.

Les bonnes nouvelles concernant l'état de forme de Patrick Vieira et son expérience n'ont pas été suffisantes pour qu'il soit retenu…
Cela n'a pas été facile. Je suis heureux que Pat revienne petit à petit au plus haut niveau. Il a fait un match l'autre jour. On a pesé le pour et le contre avec tout le staff. Je ne souhaite qu'une chose : c'est que Pat continue à jouer régulièrement et que pour la Coupe du Monde, il puisse apporter ce métier et cette expérience qui sont nécessaires dans les compétitions de très haut niveau.

Est-ce que c'est son temps de jeu qui l'a disqualifié ou est-ce son niveau de jeu ?
C'est un ensemble d'éléments dont nous avons discuté.

Quelle impression vous avait donné ces Irlandais en tant que joueur et en tant qu'entraîneur ?
On connaît leurs caractéristiques. On sait que ce sont tous des joueurs de haut niveau. C'est quand même la base. Après, on sait qu'y a un état d'esprit particulier. On se souvient qu'il y a trois ans, quand on avait joué pour la qualification à la Coupe du Monde 2006, il y avait autant d'ambiance à l'extérieur que d'intensité sur le terrain. C'est une équipe qu'on ne prend pas à la légère avec des joueurs solides, qui ont aussi envie d'aller à la Coupe du Monde. On connaît leurs qualités.

Est-ce que vous avez défini une hiérarchie concernant les gardiens ou est-ce que c'est dans la même logique qu'auparavant ?
Je vais demander à Bruno (ndlr : Martini, l'entraîneur des gardiens) s'il est dans le coin. « Bruno, t'as fait quelque chose ? ». Pas encore. Donc voilà, on va attendre encore un peu. Il reste un ou deux matchs et on va voir ce qu'il se passe.

Qu'est-ce qui a fait la différence entre Aly Cissokho et un joueur comme Trémoulinas ?
L'ordre alphabétique… Non, je dis une bêtise (sourire). Ils jouent à peu près au même niveau, tous les deux en Ligue des Champions et dans des équipes de tête. Il y en a un qui a peut-être un peu plus de matchs au plus niveau mais c'est vrai qu'ils sont assez près l'un de l'autre.


Avec P.G.

jeudi 05 novembre 2009

Source: www.football365.fr

BLEUS / LE NOUVEAU MAILLOT : Fidèle à l'esprit des Bleus

La double confrontation contre l'Eire en matchs de barrages sera l'occasion pour les Bleus de porter un nouveau maillot. Plus foncé et imprégné de l'esprit de 1984 et 1998, il accompagnera l'équipe de France en Afrique du Sud. Si les Bleus se qualifient…


© adidasBLEUS / LE NOUVEAU MAILLOT : Fidèle à l'esprit des Bleus

Ce maillot veut voir l'Afrique du Sud. Présentée jeudi lors de la conférence de presse de Raymond Domenech, la nouvelle tunique de l'équipe de France sera portée pour la première fois par les Bleus lors des deux matchs de barrages contre l'Eire. Un baptême du feu à Croke Park le 14 novembre avant de se produire à Saint-Denis quatre jours plus tard pour, on l'espère, valider le billet des Bleus pour la Coupe du Monde 2010. Pour y parvenir, les joueurs de Raymond Domenech pourront compter sur l'esprit de 1984 et de 1998 qu'Adidas a souhaité réanimer. Sur les côtés du maillot, les célèbres bandes rouge et blanche viennent rappeler les heures glorieuses connues aux époques Platini et Zidane et pousseront les Bleus vers la qualification.

« On aura besoin, dans ces deux matchs, d'un soutien total du public, a estimé le sélectionneur des Bleus jeudi au siège de la Fédération. Ça tombe bien comme c'est un maillot qui soutient sur les côtés. On aura au moins le maillot qui nous soutiendra. Mais je sais que le public est là aussi. La réactivité des supporters français pour avoir des places pour le match retour nous a fait plaisir à tous parce qu'on sent qu'il n'y a pas que quelques personnes qui sont intéressées par cette qualification. C'est la France entière qui est derrière son équipe. Ça fait plaisir : on se dit qu'on part pour deux matchs qui sont supers à jouer. On a envie de les faire parce que c'est ce qui fait vibrer tout le monde. »

Partenaire historique des Bleus depuis 1970, la célèbre marque aux trois bandes a opté pour des technologies de pointe comme le 100% Techfit et les Powerbands de TPU placées le long des muscles. Comme les modèles précédents, ce maillot col en V sera ajusté au corps pour offrir aux joueurs une grande liberté de mouvement. La version authentique, fidèle en tout point à celle que vont porter les Bleus, sera disponible en série limitée. La version Replica sera elle en vente dès le 14 novembre dans tous les concepts store Adidas et dans l'ensemble de la distribution sport à travers la France. Au matin du déplacement à Dublin, si important pour l'avenir des Bleus…

jeudi 05 novembre 2009
Source : www.football365.fr

Simon passe, Tsonga lâche

Jo-Wilfried Tsonga En abandonnant au premier tour à Valence, Jo-Wilfried Tsonga hypothèque sérieusement ses chances de participer au Masters. (DPPI)

Au terme d’une rencontre globalement maîtrisée, Gilles Simon s’est qualifié pour les quarts de finale du tournoi de Valence. En revanche c'est déjà fini pour Jo-Wilfried Tsonga, contraint à l'abandon face à Mikhail Youznhy. A Bâle, Jérémy Chardy et Richard Gasquet sont passés.

par Mathias Cazenave, le 04-11-2009

«On vient, on gagne, et surtout on y passe pas des heures». Tels avaient été les propos de Gilles Simon suite à sa victoire éclaire aux dépens d’Igor Kunitsyn (6-3, 6-2 en 55 minutes) lundi. Allusion non dissimulée à l’atmosphère suffocante constatée dans le dôme de l’Agora de Valence, véritablement impropre à quiconque souffrirait de claustrophobie. Malheureusement, son adversaire du second tour, le Tchèque Tomas Berdych, allait se montrer autrement plus coriace et Simon devait se résoudre à passer près de 2h15 sur le court. Si le Français réussissait parfaitement son entame de rencontre, s’adjugeant le premier set sans réelles souffrances (6/4), la deuxième manche allait s’avérer autrement plus ardue. Sûre de son fait jusqu’à 4/4, la tête de série n°5 du tournoi se rend alors coupable d’une saute de concentration rédhibitoire et laisse son vis-à-vis breaker puis empocher le deuxième set dans la foulée.

Une belle vengeance
Nullement découragé, Simon embraye fissa et prend l’engagement adverse à l’orée de la troisième manche. Une avance que le Niçois conservera jusqu’à la fin sans concéder la moindre balle de break (6/4). Après sa victoire contre Berdych au deuxième tour du tournoi de Shanghaï il y a trois semaines, il semble bien que Simon ait totalement exhumé ses démons face au Tchèque, qui l’avait haché menu à Melbourne et en Coupe Davis cette année. A Valence, le Tricolore file directement en quarts de finale où il affrontera Jo-Wilfried le vainqueur de la confrontation entre Mikhail Youzhny et l’Uruguayen Pablo Cuevas.

Tsonga laisse tomber
Car au moment où Simon jouait sa qualification pour le troisième tour, Jo-Wilfried Tsonga de son côté n’était toujours pas entré en lice dans le tournoi. Une anomalie de calendrier qui ne pourra servir d’excuse au Manceau, contraint à l’abandon alors qu’il était tout proche de se faire corriger par Mikhail Youznhy justement. En dépit d’un premier set remporté aux forceps à la suite d’un tie-break savamment orchestré (7-3), le n°1 français, fragilisé par des problèmes physiques, s’est ensuite fait semoncer sur le court durant une heure avant de jeter l’éponge à 6/0 3/0 contre lui. Si on ne connaît pas vraiment pour l’heure la teneur de ses maux (bras ?), on sait en revanche que ses chances de participation au Masters de Londres* sont désormais très hypothétiques. Même une finale disputée à Bercy dans dix jours ne lui garantirait rien.

Chardy fait du rab
Jérémy Chardy a signé en Suisse une belle performance en éliminant James Blake en trois manches (7/6 6/7 6/4). La victoire aurait pu être plus nette encore si le Français n'avait pas craqué dans le jeu décisif du deuxième set. Alors qu'il menait 5 points à 2, Chardy s'est effondré en laissant filer la manche à son adversaire (8 points à 6). En s'appuyant sur un service redoutable (24 aces), le Tricolore a finalement bouclé l'affaire dans le troisième set, remporté 6/4. Au prochain tour, Chardy affrontera Korolev avec un bon coup à jouer. Richard Gasquet est arrivé à Bâle avec des ambitions mesurées Le Biterrois a surtout la tête à son passage devant le Tribunal Arbitral du sport dans une semaine. Un rendez-vous qui conditionnera son avenir. Mais cela ne l'a pas empêché d'écarter l'Argentin Horacio Zeballos qui sortait d'une finale perdue à Saint-Pétersbourg (7/6 6/4). La rencontre face à Fernando Gonzalez, si le Chilien domine John Isner, devrait constituer une toute autre affaire.

* 9e à l’ATP, Tsonga accuse actuellement un retard de 240 points sur Verdasco, 8e et toujours engagé à Valence, alors que le Masters n’ouvre ses portes qu’aux 8 premiers mondiaux.

Résultats du 1er tour :
Simon (Fra,5) -
Berdych (Rtc) 6/4 4/6 6/3
Youznhy (Rus) - Tsonga (Fra, 3) - 7/6 0/6 0/3 ab.

Résultats du 1er tour :
Cilic (Cro, 4, wc) -
Petzschner (All) 6/4 6/4
Gasquet (Fra)
- Zeballos (Arg) 7/6 6/4
Chardy (Fra) - Blake (EU, 7) 7/6 6/7 6/4

 

Sans Vieira, avec Cissokho

Ali Cissokho Ali Cissokho a été appelé pour la première fois (DPPI)

Raymond Domenech a dévoilé la liste des joueurs retenus pour le barrage décisif contre l’Irlande, qualificatif pour la Coupe du Monde 2010. Malgré un regain de forme, Patrick Vieira n’en fait pas partie, à la différence du novice Aly Cissokho.

par Nicolas Cerbelle, le 05-11-2009

Au regard de sa liste, peut-être sa dernière en cas d’échec («Je ne me pose pas la question. Seul le présent compte. On va faire le mieux pour que ça passe. Je me concentre sur ces deux matches»), on constate que Raymond Domenech a choisi la continuité. Pour affronter l’Eire à Croke Park et au Stade de France, les samedi 14 et mercredi 18 novembre, lors des barrages, le sélectionneur de l’équipe de France, sans doute conforté par les récentes prestations des Bleus contre les Iles Féroé et l’Autriche, a décidé de ne rien changer. Parmi les 24 joueurs appelés - «On a pris un peu plus large pour pallier les éventuels soucis de dernières minutes» -, seul Aly Cissokho n’avait jamais connu l’honneur de la réception d’un coup de fil du compagnon d’Estelle Denis. «Tout joueur rêve de jouer en équipe de France. C’est une grande joie personnelle qui récompense tout le travail que j’ai fourni, comme aller au Portugal par exemple. Cette expérience m’a servie. Cette convocation est aussi particulière puisqu’elle va déterminer la qualification pour le Mondial. Il y aura forcément plus de pression et ce sera des matches tendus», s'est empressé de réagir le joueur.

Cissokho pour remplacer Clichy
Et encore, le latéral gauche lyonnais ne doit sa place qu’à la blessure de Gaël Clichy. Celui-ci a toutefois été préféré à Benoît Trémoulinas dans le rôle de doublure, non pas au bénéfice de «l’ordre alphabétique», comme le faisait croire sous forme de boutade Domenech avant de reconnaître plus sérieusement que les deux joueurs étaient «assez proche l’un de l’autre.» Systématiquement titulaire avec l’OL et auteur de solides prestations depuis le début de saison, Cissokho n’a toutefois pas à rougir d’une convocation relativement attendue. Son homonyme, Moussa Sissoko figure également dans le groupe. Buteur contre l’OM le week-end dernier, le Toulousain bénéficie de la nouvelle absence de Patrick Vieira. De retour en forme, salué par José Mourinho, l’Interiste paye sans doute la confiance qu’accorde le sélectionneur à la paire Toulalan/Diarra à la récupération. L’ancien capitaine des Bleus ne peut décemment se contenter d’une place de remplaçant. «Je suis heureux que Pat revienne petit à petit. On s’est posé la question ce matin (Ndlr : jeudi) avec le staff… Tout ce que je souhaite c’est qu’il continue à jouer régulièrement pour être prêt au moment de la Coupe du Monde.» La porte n’est donc pas totalement fermée pour l’ancien Gunner…

Henry à 100% ?
Pour le reste, c’est du classique. Quasiment tous les postes ont été doublés. En l’absence de Franck Ribéry, touché au genou, Sidney Govou, que ses récents déboires en club n’ont pas pénalisé, devrait être en concurrence avec Nicolas Anelka pour occuper le flanc droit. André-Pierre Gignac et Karim Benzema se disputeront la pointe de l’attaque, alors que Thierry Henry a sa place réservé à gauche. A conditions qu’il soit opérationnel…

La sélection française :
Mandanda, Lloris, Carrasso - Abidal, Escudé, Evra, Fanni, Gallas, Sagna, Squillaci, Cissokho - Diaby, A. Diarra, L. Diarra, Toulalan, Sissoko, Malouda, Gourcuff - Govou, Henry, Anelka, Benzema, Gignac, Rémy.

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mercredi, 04 novembre 2009

Un trio gagnant

04/11/2009

Un trio gagnant
Eurosport

Il ne reste plus que trois équipes invaincues depuis le début de saison. Et celles-ci carburent. Denver s'est imposé à Indiana (93-111), Boston à Philadelphie (74-105) et Phoenix à Miami (94-104). A noter l'énorme match de Dirk Nowitzki (40 pts, 11 rbds) lors du succès de Dallas face à Utah (96-85).

LE MATCH :

MIAMI - PHOENIX 96-104
D.Wade (Mia) : 23 pts, 9 rbds, 7 pds
Q.Richardson (Mia) : 18 pts, 10 rbds
U.Haslem (Mia) : 10 pts, 13 rbds
S.Nash (Pho) : 30 pts, 3 rbds, 8 pds
A.Stoudemire (Pho) : 16 pts, 11 rbds, 3 cntres
J.Richardson (Pho) : 14 pts, 4 rbds, 2 pds

L'affiche de la nuit a proposé un duel entre deux équipes invaincues. Forcément, l'une des deux séries a touché à son terme. Et c'est Phoenix qui s'en est sorti. Mais il aura fallu attendre l'ultime quart temps (29-15 en faveur des Suns) pour que la différence s'opère entre deux équipes au coude-à-coude. C'est l'adresse qui a fait défaut au Heat dans le money time : 35% de réussite en deuxième période, 23% dans le dernier quart temps, c'est trop peu pour espérer rester invaincu. D'autant qu'en face, un certain Steve Nash s'est régalé en inscrivant 25 de ses 30 points après la mi-temps (à 11/15 aux shoots), ajoutant 8 passes à son compteur.

Jason Richardson a largement épaulé son meneur avec 14 points alors que, dans la raquette, Amare Stoudemire s'est occupé du reste (16 points, 11 rebonds, 3 contres). Côté floridien, Dwyane Wade a fait le job (23 pts, 7 rbds, 9 pds) mais la maladresse de ses coéquipiers a définitivement fait la différence. Ainsi, Miami a raté plus de shoot dans le dernier quart temps (18) que Phoenix lors de l'ensemble de la deuxième mi-temps (15). Les Suns démarrent la saison par quatre victoires consécutives, ce qui ne leur était plus arrivé depuis la saison 2004-05. Ce qui laisse augurer de belles promesses.

LE JOUEUR : Dirk Nowitzki (Dallas)

Quelle nuit pour Nowitzki ! L'Allemand a établi un nouveau record pour sa franchise en inscrivant la bagatelle de 29 points lors du dernier quart temps. Jusqu'ici, c'est Mark Aguirre avec 24 points contre Denver qui avait sa place dans les livres d'histoire. Un record qui datait tout de même du 24 mars...1984 ! Avec 40 points, 11 rebonds, 5 passes et 5 contres, Nowitzki fut partout lors de la victoire de Dallas face à Utah(96-85). "Nous n'avions qu'à la trouver. Il était inarrêtable", a simplement commenté Shawn Marion. Et Jerry Sloan, coach du jazz, d'admettre : "Honnêtement, il n'y avait rien à faire contre Nowitzki. Il a été sensationnel."

LA STAT : 24

Voilà 24 ans que Denver n'avait pas signé un départ aussi tonitruant à savoir quatre victoires de rang. Face à Indiana, les Nuggets ont fait le job, en plaçant la barre très haut dès le premier quart temps (30-13). Par la suite, ils ont géré. Et même si Carmelo Anthony s'est montré plus discret (25 points, 5 rebonds tout de même), Chauncey Billups (24 points) et Nene (16 points, 13 rebonds) ont pris le relais. Et si Denver surfe sur une vague de succès prometteuse, les Pacers s'enfoncent un peu plus. Et leur début de saison, trois défaites en autant de rencontres, ne laisse rien présager de très heureux.

LES FRANCAIS :

Mickaël Pietrus toujours grippé, Nicolas Batum sur le flanc pour de longs mois encore et Rodrigue Beaubois pas encore dans la rotation des Mavs, seul Joakim Noah a foulé les parquets cette nuit côté français. L'intérieur des Bulls a régné en maître dans la peinture en récoltant 12 rebonds et distribuant 5 contres en 29 minutes. Et si son rendement offensif fut beaucoup plus discret (4 points), cela n'a pas empêché Chicago de s'imposer face à Milwaukee (83-81).

LES RESULTATS :

CLEVELAND - WASHINGTON 102-90
INDIANA - DENVER 93-111
PHILADELPHIE - BOSTON 74-105
DETROIT - ORLANDO 85-80
CHICAGO - MILWAUKEE 83-81
OKLAHOMA - LA LAKERS 98-101
DALLAS - UTAH 96-8 5
PORTLAND - ATLANTA 91-97

Eurosport - Martin MOSNIER

 

Toyota se retire

04/11/2009

Toyota se retire
Toyota Motorsport GmbH


Toyota a confirmé mercredi à Tokyo l'arrêt immédiat de son programme Formule 1, en raison de la crise économique du secteur industriel.

Akio Toyoda, président de Toyota, a expliqué que l'équipe, basée en Allemagne, à Cologne, n'avait pas d'autre choix que de se retirer en raison "des sévères réalités économiques" que connaît le monde. Début mai, Toyota avait révélé des pertes d'activités de 3,3 milliards d'euros sur l'exercice 2008-2009, clos fin mars. Le dirigeant a confié que la question du retrait taraudait le board depuis un an.

On pensait Toyota à l'abri d'une telle extrémité, fort de son statut de N.1 mondial de la construction automobile. En dépit de son engagement à rester dans la compétition la plus coûteuse du monde via le renouvellement des Accords Concorde jusqu'à 2012, et d'une communication rassurante sur l'agenda 2010, Toyota n'a finalement pas eu les reins beaucoup plus solides que Honda, qui avait abandonné la F1 le 5 décembre 2008, Subaru ou encore Suzuki à la même époque en WRC, ainsi que Mitsubishi en rallye-raid, et le pneumaticien exclusif de la F1 Bridgestone pas plus tard que lundi dernier, tous frappés par la récession.

A l'issue du Grand Prix d'Abou Dhabi, dimanche, plusieurs pontes de Toyota Racing avaient tenté de défendre le bilan de l'équipe en dépit de l'absence de toute victoire pourtant inscrite au cahier des objectifs 2009. Le Français Pascal Vasselon, directeur technique châssis, avait estimé que la TF109 avait été la meilleure monoplace produite par l'équipe et que la 3e place finale au championnat Constructeurs aurait été atteinte si Jarno Trulli avait remporté le Grand Prix de Belgique, comme il en avait effectivement eu l'opportunité le 30 août dernier.

Eurosport - Stéphane VRIGNAUD


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