jeudi, 07 janvier 2010
Etats-Unis / Afrique / Défense
De passage à Paris, le général William Ward, commandant-en-chef de l'AFRICOM (commandement américain pour l’Afrique), a donné une conférence de presse le 6 janvier pour rappeler le rôle de ce commandement, actuellement installé à Stuttgart en Allemagne. Il a pu ainsi expliquer quelles sont les préoccupations des Etats-Unis concernant la sécurité en Afrique, notamment dans la lutte contre le terrorisme, la piraterie, le narcotrafic et autres crimes.
Lors de cette rencontre avec la presse à l’ambassade des Etats-Unis dans la capitale française, le général William Ward a souligné qu’il n’était pas en Afrique « avec des bataillons de soldats qui se déployeraient un peu partout. Ce n'est pas ce genre d'opération. Nous sommes tous inquiets à propos de la Somalie, du Soudan, de la Guinée et tous les foyers d'instabilité sur le continent. Mais je ne suis pas le policier de l'Afrique. Ce que nous faisons, c'est travailler en collaboration avec certains pays pour leur permettre, en leur donnant des moyens supplémentaires, d'assurer leur propre sécurité ». Il a précise que au Sahel, par exemple, « nous avons des programmes de formation pour les armées régulières, nous les équipons et nous les conseillons afin de leur permettre d'accroitre leurs compétences et d'affronter les menaces terroristes qui existent dans leurs pays. Mais je tiens une nouvelle fois à préciser que nous sommes et nous continuerons d'être une organisation qui collabore avec ses Etats partenaires, qui met en place des activités que nos partenaires nous ont demandé de mettre en place pour les aider ».
Le commandant d’AFRICOM a ajouté qu’il s’agit d’améliorer les compétences de ces pays « pour qu'ils puissent faire face à leurs problèmes de sécurité et qu'ils deviennent de véritables partenaires pour régler les problèmes de sécurité qui existent à l'échelle planétaire. Car il n'y a aucun doute sur le fait qu'une Afrique plus stable et plus sécurisée est dans l'intérêt des Etats-Unis, de la communauté internationale et bien sûr de l'Afrique elle-même ».
AFRICOM reste en Allemagne
Le responsable africain de l'armée américaine a également souligné que son commandement n'a en aucun cas l'intention de développer sa présence militaire sur le continent : « On me demande souvent si mon quartier général va déménager de l'Allemagne vers l'Afrique. Et la réponse est qu'on n'a pas l'intention de le faire. Et à l'avenir, autant que je puisse le dire, nous allons rester où nous sommes, à Stuttgart. Pour l'instant, ça fonctionne. Les personnes qui participent à nos programmes et à nos exercices vont continuer à se rendre régulièrement sur le continent africain, comme je le fais. Mais coupons court à toute rumeur, nous n'allons que là où nous sommes invités. Nous ne nous imposons nulle part ».
Le général William Ward a voulu aussi démentir des rumeurs concernant les activités de la structure militaire qu’il dirige : « Par exemple, AFRICOM n'a jamais demandé de s'installer de manière permanente à Tamanrasset en Algérie ou à Gao au Mali. Nous avons organisé des entraînements là-bas, comme nous le faisons ailleurs en Afrique. Mais cela ne signifie pas que nous allons nous installer là-bas de manière permanente. Nous avons une base à Djibouti. En dehors de ce détachement, nous n'avons aucunement la volonté ou le désir d'installer une autre base sur le continent africain ».
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ETATS-UNIS
Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter le vol Amsterdam-Détroit le 25 décembre 2009, a été inculpé, mercredi 6 janvier, aux Etats-Unis de « tentative de meurtre » et de « tentative d'utilisation d'une arme de destruction massive ». L’accusé a déclaré aux enquêteurs « avoir reçu ses explosifs d'al-Qaïda au Yémen et avoir été formé dans ce pays.»
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du
Six chefs d’inculpation au total ont été prononcés, le plus grave étant celui de tentative d’utilisation d’une arme de destruction massive qui pourrait, à lui seul, lui valoir la prison à perpétuité.
Umar Farouk Abdulmutallab a donc été formellement inculpé, hier, par un grand jury du tribunal fédéral de Détroit. Il comparaîtra vendredi 8 janvier 2010 pour entendre la lecture de l’acte d’accusation et se faire signifier ses droits.
Le fait que le jeune homme soit jugé par une instance civile provoque d’ailleurs la colère dans les rangs des conservateurs, qui souhaiteraient lui voir appliquer le statut d’ennemi combattant inventé par l’administration Bush, ce qui limiterait considérablement ses droits.
La Maison Blanche et le ministère de la Justice ne veulent évidemment pas en entendre parler, et ont précisé d’ailleurs que l’homme avait été entendu, pendant de longues heures, par le FBI, qu’il avait parlé et qu’il avait livré des informations précieuses.
Visiblement, les services de sécurité américains craignent que d’autres tentatives du même genre soient en préparation. On apprend en effet que le nombre de policiers en civils déployés à bord des avions va être considérablement augmenté d’ici au 1er février 2010, dans ce que des sources anonymes au sein du gouvernement fédéral qualifient de « course contre la montre ».
10:18 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, umar farouk abdulmutallab, nigéria
mercredi, 06 janvier 2010
Revue de presse Afrique
Après plusieurs jours de visite au Maroc, le général Sékouba Konaté, chef intérimaire de la junte guinéenne est rentré hier soir à Conakry. Et c’est un programme chargé qui l’attend à présent. Comme le souligne le site d’information GuinéeNews, « il s’agira d’abord de gérer la colère des syndicalistes qui menacent d’aller en grève, s’ils n’ont pas de nouvelles précises sur l’état de santé de Dadis. Et ensuite, poursuit GuinéeNews, il faudra que le flegmatique Konaté s’accommode des cérémonies de vœux de Nouvel An que les membres du gouvernement et de la junte comptent lui présenter vendredi. »
Partie de bras de fer entre Konaté et Pivi ?
En fait, pour Aminata, autre site d’information guinéen, le principal souci de Konaté serait… le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, ministre chargé de la Sécurité présidentielle. Les deux hommes « n’ont jamais été sur la même longueur d’ondes depuis la fin du règne de Lansana Conté », affirme Aminata qui estime qu’on va « vers un choc des titans ».
D’après le site d’information, Pivi n’a cessé d’étendre son influence sur l’armée depuis l’insurrection qu’il avait menée contre feu le président Conté. Aminata suggère même que c’est lui qui aurait « imposé le capitaine Dadis à la tête de la junte ». Et en cette période de vacance du pouvoir, « Pivi, Monsieur Muscle, se charge de faire le déménagement », affirme le site. Bref, il existerait aujourd’hui une vive tension au sein de l’armée, entretenue par l’opposition entre les deux hommes. Dernier incident en date rapporté par Aminata : la libération par le général Konaté de certains anciens gardes de Lansana Conté qui avaient été arrêtés par Pivi. « On n’est peut-être pas loin, conclut Aminata, d’un affrontement physique entre les deux géants de l’armée nationale. »
« Encore l’humiliation »
Le Nigeria n’apprécie guère les dernières mesures prises par les Américains en matière de sécurité aérienne. Le Nigeria qui exige d’être retiré de la liste des pays dont les ressortissants devront subir des contrôles renforcés. L’Algérie figure également sur cette liste. Et là aussi, la pilule est dure à avaler. « Encore l’humiliation », s’exclame El Watan.
« Le contrôle sera total et ira jusqu’à dénuder entièrement le passager, déplore le quotidien algérien. Prétexte invoqué : les citoyens de ces pays sont des terroristes potentiels. (…) L’Algérie, qui est félicitée régulièrement par les autorités américaines pour sa contribution à la lutte contre le terrorisme islamiste, figure malheureusement sur la liste noire, constate le journal. Seul le Nigeria, autre pays cité, a eu un sursaut de dignité et annoncé qu’il ferait les démarches nécessaires auprès des Etats-Unis pour que son nom soit retiré. Les autres observent étrangement le silence », remarque El Watan qui affirme par ailleurs ne rien attendre non plus de la Ligue arabe et de l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique.
Février, mars… octobre ?
Encore et toujours bien des interrogations à propos de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire… Après moult reports, le scrutin pourrait avoir lieu fin février – début mars. « Dans la capitale ivoirienne, la date du 7 mars est souvent avancée pour cette échéance, précise L’Observateur au Burkina. Mais voilà, c’était sans compter avec la grève des greffiers qui a bloqué tout l’appareil judiciaire et, collatéralement, grippé la machine électorale. Ainsi, le contentieux d’inscription qui devait prendre fin le 26 décembre dernier a été prorogé à ce mercredi. (…) Et ils sont de plus en plus nombreux, les Ivoiriens, constate L’Observateur, qui craignent que cette présidentielle ne soit repoussée, au mieux en octobre 2010, au pire à des calendes plus lointaines. »
A quand la « délivrance » ?
« Sur le terrain, renchérit Le Républicain au Mali, rien n’incite à l’optimisme. La grève des greffiers qui bloque la phase du contentieux électoral est loin de voir son épilogue (…). Le problème de la sécurisation des élections se pose avec acuité, parce que le Centre de commandement intégré n’est pas encore opérationnel, pour cause de manque de moyens financiers (…). Le regroupement des ex-combattants et le désarmement, dans les deux camps, restent aléatoires, poursuit le quotidien malien, compte tenu des difficultés de tous genres. Et enfin, remarque Le Républicain, l’unicité des caisses de l’Etat dans les zones ex- assiégées, le redéploiement de l’administration et le déploiement des 8 000 éléments dans les zones Centre Nord Ouest et au Sud restent un casse-tête chinois pour les autorités ivoiriennes. »
Bref, l’accouchement est délicat… Et le quotidien Le Pays invoque la puissance divine tout en maniant la métaphore : « Plaise au Ciel que 2010 marque, dans les faits, la grande délivrance pour la Côte d’Ivoire qui ne sait plus finalement trop quand elle rejettera de ses entrailles le bébé tant attendu ! »
18:11 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, côte d'ivoire, etats-unis, guinée, moussa dadis camara, nigéria, revue de presse, terrorisme
ETATS-UNIS /
Attentat manqué : Obama dénonce des «signaux» ratés

Barack Obama, mardi soir lors de son allocution télévisée à la Maison-Blanche. Crédits photo : AP
VIDÉO - Le président des États-Unis a réclamé mardi soir des réformes immédiates pour corriger les erreurs du renseignement américain, après l'attaque manquée du 25 décembre contre le vol 253 de Northwest.
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Aucune mesure phare annoncée, mais un message ferme et sans ambiguïté. Dans une allocution télévisée d'à peine plus de cinq minutes, Barack Obama a tapé du poing sur la table mardi soir après les défaillances des services de renseignement américains qui n'ont pas su anticiper l'attentat manqué contre un avion le 25 décembre à Detroit. Le président des États-Unis a affirmé que le renseignement américain avait raté d'autres «signaux» sur la préparation de l'attaque manquée contre le vol 253 de Northwest, et a réclamé des réformes immédiates pour corriger ces erreurs.
«Comme je l'ai dit lors du week-end, certaines personnes de nos services de renseignement savaient que (le suspect) Umar Farouk Abdulmutallab était allé au Yémen et avait rejoint des extrémistes là-bas», a rappelé Obama. «Mais il apparaît maintenant que nos services de renseignement étaient au courant d'autres signaux indiquant qu'al-Qaida dans la péninsule Arabique voulait attaquer non seulement des cibles américaines au Yémen, mais aux États-Unis mêmes». «Et nous avons des renseignements sur le fait que ce groupe travaillait avec quelqu'un dont nous savons maintenant qu'il s'agissait en fait de la personne impliquée dans l'attaque de Noël», a encore dit le locataire de la Maison-Blanche. (Voir la vidéo ci-dessous)
«En résumé, le gouvernement américain avait suffisamment d'informations pour déjouer ce complot et peut-être empêcher l'attaque du jour de Noël, mais nos services de renseignement n'ont pas réussi à assembler les pièces, ce qui aurait mis le suspect sur la liste des personnes interdites de vol», a expliqué le président. En clair, le système de sécurité a, selon Obama, échoué «d'une manière potentiellement désastreuse» par manque d'analyse des éléments disponibles. Le président américain s'est par ailleurs de nouveau engagé mardi à fermer la prison de Guantanamo, malgré des retards induits par la décision de suspendre le transfèrement de détenus yéménites vers leur pays, dans la foulée de l'attentat manqué.
Les États-Unis révoquent «plusieurs visas»
Peu avant son intervention, Barack Obama avait réuni pendant deux heures les responsables du renseignement américain dans une salle ultra-sécurisée de la Maison-Blanche pour faire le point de l'enquête sur l'attentat manqué. Au Yémen, où al-Qaida a revendiqué cette tentative d'attaque, l'ambassade américaine à Sanaa a rouvert après deux jours, et Washington a salué l'action des autorités qui ont tué ou arrêté depuis dimanche plusieurs membres présumés du réseau d'Oussama Ben Laden.Les chancelleries française et britannique ont rouvert mercredi.
Plus de huit ans après les attaques du 11 Septembre et malgré des milliards de dollars investis dans le renseignement et la sécurité, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, avait réussi à monter avec des explosifs à bord d'un avion transportant 290 personnes entre Amsterdam et Detroit le jour de Noël.
Depuis la tentative d'attentat, les États-Unis ont révoqué «plusieurs visas (...) à la suite d'informations liées à des affaires de terrorisme», a déclaré pour sa part mardi le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. Grièvement brûlé et arrêté après sa tentative, le suspect a fourni des informations «utiles et exploitables» aux policiers du FBI qui l'interrogent. De son côté, le parquet néerlandais a estimé que le suspect était déjà en possession des explosifs avant d'arriver à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol par lequel il a transité, ce qui signifierait qu'il a réussi à franchir les contrôles de sécurité d'au moins deux aéroports avec sa bombe artisanale.
Contrôles accrus pour les passagers de 14 pays sensibles
Depuis dimanche, les autorités américaines ont passé en revue des listes de milliers de noms de personnes surveillées ou interdites de vol, tandis que des contrôles renforcés des passagers embarquant pour les États-Unis ont été mis en place à travers le monde. Washington a en outre décidé d'imposer des contrôles accrus pour les passagers originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme sensibles.
Le Nigeria a annoncé mardi qu'il allait demander à être retiré de cette liste, car «un simple incident impliquant un Nigérian ne peut pas faire de tous les Nigérians des criminels», selon le ministre de la Justice Michael Aondoaaka. Le gouvernement cubain a aussi annoncé avoir protesté contre son inclusion dans la liste des voyageurs à surveiller établie par les Etats-Unis. Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqap), branche du réseau basée au Yémen, a revendiqué l'attentat manqué et les États-Unis, comme la Grande-Bretagne, ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer ses capacités antiterroristes.
Les experts de l'aviation de l'Union européenne doivent eux se réunir jeudi pour évaluer les leçons à tirer de l'attentat manqué. Plusieurs pays européens prônent désormais l'installation de scanners corporels dans les aéroports.
lefigaro.fr, avec AFP, publié le 06/01/2010
» La menace d'un attentat a plané sur le serment d'Obama
» Barack Obama s'attaque au casse-tête du terrorisme
17:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : états-unis, attentat, barack obama
Yémen/Terrorisme
Après deux jours de fermeture par crainte d’attentat, l’ambassade américaine à Sanaa a rouvert ses portes le 5 janvier 2009, suivie par les ambassades britannique et française. Une décision qui intervient après l’opération menée la veille par les autorités de Sanaa qui s’est soldée par l’arrestation de trois activistes présumés d’al-Qaïda, et la mort de deux de ses membres.Ceux-ci étaient soupçonnés d’être à l’origine de la menace qui a entrainé la fermeture de ces ambassades.
Avec notre correspondant à Sanaa, François-Xavier Tréguan
Rassurer. Plusieurs milliers de soldats auraient été déployés au nord de la capitale, mais aussi dans l’est et dans le sud du pays. Alors que des opérations anti-terroristes y sont en cours, l’ambassade des Etats-Unis à rouvert après 48 heures de fermeture.
Dans un communiqué, la représentation diplomatique salue les efforts du Yémen pour défaire le terrorisme et lui renouvelle son soutien dans cette mission. En fait, l’heure est à l’apaisement car à Sanaa, comme à Washington, les responsables semblent avoir pris la mesure des conséquences que pourrait avoir le scénario d’une intervention américaine très directe sur le territoire yéménite : faire le jeu des extrémistes.
Alors que le Yémen est pointé du doigt comme le nouveau sanctuaire du terrorisme international, Sanaa multiplie les actes pour convaincre les Etats-Unis que « non, le Yémen ne sombrera pas sous les menaces d’al-Qaïda».
La Maison Blanche n’en a pas moins annoncé la suspension du transfert vers le Yémen de détenus de Guantanamo.
16:58 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yémen, terrorisme, etats-unis, france, royaume-uni
mardi, 05 janvier 2010
Nigeria / Etats-Unis
Le Nigeria, pays d'origine d'Umar Farouk Abdulmuttalab, l'auteur de l'attentat manqué revendiqué par al-Qaïda, n’apprécie pas de figurer sur la liste dressée par les Etats-Unis des 14 pays considérés comme soutien au terrorisme. Washington a en effet décidé de renforcer les contrôles de tous les passagers en provenance de ces pays, parmi lesquels figurent le Yémen, le Pakistan, l'Afghanistan, la Somalie et le Nigeria.
A Lagos, on ne comprend pas ces mesures. Il était déjà difficile d'obtenir un visa pour les Etats-Unis. Désormais, après les formalités aéroportuaires, tous les Nigérians désirant voyager sur un vol à destination des Etats-Unis devront se soumettre à une fouille corporelle juste avant l'embarquement.
Pour la porte-parole du gouvernement nigérian, c'est inacceptable. Il est injuste, dit Dora Akunyili de discriminer 150 millions de personnes en raison de la conduite d'une seule. Bien sûr, l'auteur de l'attentat manqué est d'origine nigériane, nul ne le conteste, mais Umar Farouk n'a pas été recruté par al-Qaïda dans son pays. C'est au Yémen qu'il a mûri son projet suicidaire.
Le Nigeria n'admet donc pas de figurer sur cette liste noire des pays soutenant le terrorisme. La plus haute autorité islamique du pays a du reste condamné fermement cette action, jugée par le secrétaire général du Conseil suprême des affaires islamiques, comme un acte isolé. « Nous ne pensons pas, dit Lateef Adeg Bite, qu'il existe au Nigeria de groupes islamiques enclin à de tels actes criminels et violents. »
Cependant, d'autres au Nigeria ne sont pas loin de penser qu'Umar Farouk est le produit de la négligence des autorités nigérianes dans le nord du pays à dominante musulmane.
17:25 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nigeria, etats-unis, al-qaïda, terrorisme
Afghanistan
Le 30 décembre, un attentat à la bombe tuait en Afghanistan 7 agents de la CIA et un agent jordanien, sur une base militaire près de Khost. Les premières informations évoquaient un kamikaze membre de l'armée afghane. Aujourd'hui la chaîne américaine NBC met en avant un autre scénario.D'après les services de renseignement occidentaux, l'auteur de l'attentat suicide était un agent double.
L'homme qui a déclenché sa ceinture d'explosif sur la base de Chapman, au beau milieu d'une réunion de la CIA était jordanien. Identifié sous le nom de Humam Khalil Abu Mulal al-Balawi, ce médecin de 36 ans avait été arrêté en Jordanie, par les services de sécurité il y a un peu plus d'un an.
Sympathisant d'al-Qaïda, il animait des forums extrémistes sur internet. Son arrestation a été suivie d'une phase de rééducation au terme de laquelle il a finalement été recruté par la CIA et les services de renseignement jordaniens. Al-Balawi se trouvait donc depuis plusieurs semaines en Afghanistan, en mission, infiltré.
Peu avant l'attentat, il a appelé son agent traitant, un officier jordanien membre de la famille royale, pour lui demander d'organiser de toute urgence une réunion avec la CIA. Il disait avoir des informations sur le n°2 d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.
C'était un piège. A l'entrée du camp, l'agent double n'a pas été fouillé, il s'est ensuite fait exploser tuant 7 agents américains et l'officier jordanien. Cette attaque, très sophistiquée, est la plus meurtrière pour la CIA, depuis Beyrouth dans les années 80.
Article publié le : mardi 05 janvier 2010 par RFI
16:21 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fghanistan, etats-unis, jordanie, terrorisme
ÉTATS-UNIS
Attentats du 11-Septembre : la cour d'appel confirme la perpétuité pour Moussaoui
AFP

Zacarias Moussaoui purge sa peine en étant en isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado, aux États-Unis © AFP PHOTOS.
Zacarias Moussaoui, qui purge sa peine en étant confiné à l'isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado (ouest), peut désormais demander que la cour d'appel examine sa demande en formation plénière, puis déposer un ultime recours devant la Cour suprême, la plus haute juridiction des États-Unis. Les cours d'appel aux États-Unis ne se prononcent que sur la forme. Considéré comme le 20e pirate de l'air, M. Moussaoui, membre revendiqué d'Al-Qaeda, a été arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3.000 morts aux États-Unis.11:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : États-unis, attentat, 11-septembre, zacarias moussaoui
samedi, 02 janvier 2010
Obama accuse Al-Qaïda au Yémen de la tentative d'attentat
Publié le 02/01/2010 par AFP
Le président Barack Obama a accusé, pour la première fois, samedi, la branche yéménite d'Al-Qaïda d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Le président américain, dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, a dit tenir Al-Qaïda pour responsable de cette tentative d'attentat lors du vol Amsterdam-Detroit, en déclarant que les Etats-Unis étaient en guerre contre un "réseau de haine et de violence de grande envergure".
Parlant du suspect nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, Obama a ajouté : "Nous savons qu'il venait du Yémen, un pays en proie à une grande pauvreté et à des insurrections mortelles. Il apparaît qu'il y a rejoint une branche affiliée à Al-Qaïda et que ce groupe, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l'a entraîné, équipé avec les explosifs et dirigé pour l'attaque de cet avion en route vers l'Amérique".
L'attentat manqué a été revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
Jusqu'à présent, les autorités américaines n'avaient pas accusé publiquement Al-Qaïda d'être responsable de la tentative d'attentat, notant simplement qu'il semblait y avoir un "lien".
Le président, qui achève ses vacances à Hawaii, a passé deux jours à examiner les résultats de l'enquête préliminaire.
Abdulmutallab est accusé d'avoir tenté de faire sauter l'avion de la Northwest avec des explosifs dissimulés dans ses sous-vêtements. L'attentat a échoué grâce à l'intervention de passagers lors de la tentative de mise à feu.
M. Obama a indiqué qu'en raison des attaques passées d'Al-Qaïda au Yémen, avant même la tentative d'attentat à Noël, il avait demandé de renforcer la coopération des autorités américaines avec ce pays. "Des camps d'entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués. Et tous ceux qui sont impliqués dans la tentative d'attentat de Noël doivent savoir qu'ils auront à rendre des comptes".
Pour répondre aux critiques des Républicains qui lui reprochent d'avoir abandonné le terme de "guerre contre le terrorisme" cher à George W. Bush, M. Obama a évoqué son discours de prise de fonction il y a un an. "Ce jour là, j'ai été très clair en rappelant que notre nation était en guerre contre un réseau de haine et de violence de grande envergure et que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour le combattre et défendre notre pays tout en soutenant les valeurs qui ont toujours distingué l'Amérique parmi les nations".
Jeudi, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, avait demandé à ses collaborateurs de réagir, notant que les attentats à venir seront "encore plus durs à déjouer".
"Le président a été direct en jugeant que les failles du renseignement avaient contribué à l'escalade de la menace. C'est un message dur à entendre. Mais nous l'avons reçu et nous devons désormais avancer et réagir en équipe", a-t-il écrit dans une lettre à son personnel.
"Ce qui me préoccupe le plus est (...) d'anticiper et de stopper les attentats plus rusés de l'avenir", qui "seront encore plus durs à découvrir, interpréter et déjouer", a-t-il ajouté.
Pendant ses vacances, Obama a consulté les hauts responsables de la sécurité nationale pour revoir notamment les procédures de sécurité à bord des avions.
Il a notamment parlé avec Denis McDonough, haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et John Brennan, son conseiller pour la lutte contre le terrorisme, selon un responsable de la Maison Blanche.
M. Obama évoquera mardi à Washington avec les responsables concernés des mesures à prendre.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé vendredi à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme pour le 28 janvier à Londres, en marge d'une conférence sur l'Afghanistan qui doit rassembler les dirigeants de 43 pays.
10:28 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, barack obama, al-qaïda, yémen, attentat
L'Irak poursuivra en justice la société américaine Blackwater
En dépit du désir des autorités irakiennes de juger les cinq agents de la sécurité de Blackwater, il est peu probable que leur demande soit satisfaite. Les Etats-Unis ont décidé d'abandonner les poursuites contre ces agents. Bagdad n'a pas l'intention d'en rester là : le gouvernement va poursuivre en justice ces mercenaires accusés d'avoir tué des civils irakiens en 2007, car l'affaire a beaucoup ému en Irak.
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Il est difficile d’imaginer le gouvernement américain extradant les cinq agents pour être jugés par un tribunal irakien. Le ministère de la Justice américain a exprimé sa déception, après la décision du juge fédéral, et examine ses options. Il peut certes faire appel, comme le lui demande Bagdad, mais après le réquisitoire implacable du magistrat contre les fautes commises par le parquet, il sera difficile pour l’accusation d’obtenir un second procès, et plus encore de le gagner.
Le juge a reproché aux procureurs du gouvernement d’avoir utilisé des déclarations faites par les agents aux enquêteurs du département d’Etat qui leur avaient promis l’immunité. Joseph Yorio, le nouveau PDG de la société qui a changé de nom, s’est tout naturellement déclaré ravi de l’abandon des poursuites contre des hommes qui, dit-il, « défendent courageusement les diplomates affectés à des postes dangereux ».
Mais le commandant des forces américaines en Irak, le général Odierno, qui comprend les frustrations des Irakiens, s’inquiète aussi pour l’avenir des firmes de sécurité dont les Etats-Unis continuent d’avoir besoin. Comme le note le journal en ligne, Huffington Post, ces sociétés auront désormais plus de difficultés à obtenir la confiance des populations et des gouvernements des pays dans lesquels elles opèrent.
10:23 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, irak






