mardi, 08 décembre 2009

Présidentielle: la presse ivoirienne "déjà en campagne", avertit RSF

mardi 8 décembre 2009 - Par AFP
Suspension
de Autre presse
Le Conseil national de la presse (CNP), organe de régulation de la presse écrite ivoirienne, a indiqué lundi à l`AFP avoir appliqué sa décision de suspendre 32 journaux du pays qui n`étaient toujours pas en règle avec la loi sur la presse de décembre 2004.

ABIDJAN - La presse ivoirienne est "déjà en campagne" pour l`élection présidentielle désormais prévue pour fin février-début mars 2010, a relevé mardi Reporters sans frontières (RSF), appelant les médias au "professionnalisme" pour éviter les "dérapages du passé".

"La date officielle de l`élection présidentielle a certes été repoussée,
mais la presse est d`ores et déjà en campagne", souligne dans un communiqué l`organisation de défense de la presse, rendant compte d`une mission effectuée en novembre dans le pays.

"A l`approche d`une période électorale délicate et décisive, nous appelons la profession à mieux respecter l`éthique journalistique et défendre l`indépendance éditoriale", poursuit-elle.

"Nous gardons en mémoire les sombres dérapages du passé (invectives, appels aux saccages, etc.) aussi bien dans la presse écrite que sur la télévision publique. Cela ne doit pas se reproduire", insiste-t-elle, annonçant qu`elle mènera un travail d`observation des médias pendant la prochaine campagne.

Sans cesse reporté depuis 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née en 2002 du coup d`Etat manqué de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a coupé le pays en un nord FN et un sud loyaliste.

Des organisations de la société civile ivoirienne ont dénoncé la semaine dernière "un parfait déséquilibre" sur la télévision publique RTI au profit du camp du président Laurent Gbagbo.

Le parti de l`ex-chef de l`Etat Henri Konan Bédié a fustigé récemment "la caporalisation" de la RTI. L`ancien Premier ministre Alassane Ouattara, également candidat, a aussi réclamé "l`équité de traitement", demandant à l`ONU "des mises en garde ou des sanctions".

Dans le camp présidentiel, on fait valoir que la télévision publique ne diffuse plus au nord où, rappelle RSF, "se sont développées des radios et des télévisions pirates appartenant aux ex-rebelles".

Lomé expulse un diplomate français, Paris renvoie la pareille

08/12/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique


Kofi Yamgnane dispose de la double-nationalité française et togolaiseKofi Yamgnane dispose de la double-nationalité française et togolaise© AFP

 

Il y a de l'eau dans le gaz entre le Togo et la France. Lomé a expulsé un diplomate qui aurait ouvertement soutenu Kofi Yamgnane pour la présidentielle du 28 février.

 

Le Togo a décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé, qui était chargé du suivi de la politique intérieure du pays, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui a précisé avoir demandé à son tour le départ d'un diplomate togolais.


Eric Bosc était en poste depuis trois ans au Togo, selon les informations de Jeune Afrique.com. Les autorités togolaises lui avaient donné 15 jours pour quitter le pays à compter du 4 décembre.

Le ministère des Affaires étrangères togolais déclare qu'Eric Bosc se livrait à des activités "incompatible avec son statut de diplomate". Ce que conteste Paris, qui a pris une mesure de rétortion.

 

"La France a pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a expliqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

 

Le diplomate "n'a pas outrepassé sa mission" et a fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux", a ajouté le porte-parole.

 

Bernard Valero était interrogé sur des informations selon lesquelles les autorités togolaises reprocheraient au diplomate des contacts trop suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, qui serait Kofi Yamgnane.

 

Yamgnane accuse Paris

Etonnant, si l'on sait que ce politicien - qui mûrit sa candidature depuis 2005 - accuse Paris d'avoir soutenu en 2005 Faure Gnassingbé, pas encore officiellement candidat pour 2010. "Evidemment, je le pense, a-t-il déclaré dans un entretien à l'AFP, mi-novembre. Et je le dis. Et aujourd'hui, je ne suis pas sûr qu'elle ne l'ait pas encore choisi. Hypocritement, la France dira qu'elle n'a pas de candidat. . . ".

 

"Quels sont les intérêt de la France si forts et si occultes pour que seuls les dictateurs et les voleurs puissent les protéger?", s'est-il emporté, accusant Paris ne pas avoir fait "le deuil de ses colonies".

 

D'ailleurs au Togo, dans chaque réunion électorale, a-t-il assuré, "on me demande si je suis passé par l'officine à l'Elysée par laquelle on doit nécessairement passer quand on veut devenir président!".

 

En rentrant au pays (le départ était prévu fin novembre), Kofi Yamgnane devait lancer une série de meetings. Et s'il n'est pas élu, il assure qu'il restera au Togo. Peut-être pour y créer son parti, dit-il, "pour continuer la lutte".

 

Yamgnane uniquement togolais ?

 

Kofi Yamgnane dispose de la double-nationalité française et togolaise et, après une carrière politique en France, il a annoncé qu'il briguait la présidence de son pays d'origine.

 

Ce socialiste fut le symbole de l'intégration réussie en devenant, en 1989, maire de Saint-Coulitz, localité de 400 habitants en Bretagne (ouest). Il avait alors fait sourire la France en se présentant comme un "Breton d'après la marée noire".

 

Cet ingénieur des Mines avait ensuite été nommé secrétaire d'Etat à l'Intégration sous le second mandat de François Mitterrand.

 

Mais "l'état dans lequel se trouve le peuple togolais m'est devenu insupportable", a-t-il expliqué l'AFP. Et jusqu'à très récemment, il était même prêt à renoncer à sa nationalité française pour se présenter à la présidentielle du 28 février.

lundi, 07 décembre 2009

Présidentielle ivoirienne : tout ce qu'il reste à régler

06/12/2009 | AFP


Des Ivoiriens devant des listes le 22 novembre 2009 à AbidjanDes Ivoiriens devant des listes le 22 novembre 2009 à Abidjan© AFP

"Fin février-début mars 2010": faute d'une nouvelle date précise, la Côte d'Ivoire s'accroche désormais à un créneau pour la tenue de sa cruciale élection présidentielle, mais il lui reste de lourds défis à relever pour honorer enfin ce rendez-vous ajourné depuis 2005.

Réunis jeudi à Ouagadougou autour du "facilitateur", le président burkinabè Blaise Compaoré, les principaux leaders ivoiriens ont arrêté cette période pour le scrutin censé clore la crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a coupé le pays en deux.

L'élection a été reportée le 29 novembre pour la sixième fois depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo.

"Maintenant, a aussitôt averti M. Gbagbo, il faut bander les muscles" pour pouvoir tenir ce "chronogramme" (calendrier), accueilli dans l'ensemble avec circonspection.

Si beaucoup a été fait depuis le recensement inauguré en septembre 2008, les tâches restantes sont en effet importantes, et font déjà peser des incertitudes. Les étapes précédentes ont à chaque fois pris plus de temps que prévu, officiellement pour raisons "techniques et financières".

"Cas litigieux"

De l'aveu de la Commission électorale indépendante (CEI), "l'étape la plus délicate" est le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire.

Lancée il y a presque deux semaines, cette phase, qui concerne 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,4 millions de personnes recensées, doit être conduite en décembre.

Devant l'ampleur du travail, M. Gbagbo, le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro, et les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont décidé de faire preuve de souplesse: ils ont renvoyé à l'après-scrutin les corrections d'"erreurs matérielles" (orthographe du patronyme par exemple) sur les cartes d'électeurs.

Mais les cas plus complexes, correspondant aux personnes introuvables sur les fichiers administratifs et donc tenues de prouver leur nationalité, soulèvent des questions.

Combien pourront être régularisées et intégrées dans la liste définitive, et les autorités clôtureront-elles l'opération à la date prévue?

"S'il y a des cas qui n'ont pas été traités dans le contentieux, il faudra arrêter" quand même, assure un proche du président.

Mais une source diplomatique occidentale souligne que le traitement lui-même n'a toujours pas atteint sa vitesse de croisière. Surtout, estime-t-elle, les autorités "ne pourront pas se permettre" de laisser sur le bas-côté de nombreux électeurs potentiels au motif que le délai est dépassé, alors que la question des papiers est au coeur de la crise ivoirienne.

Le défi de la sécurisation

L'autre grand défi touche à la sécurisation du processus électoral.

Elle doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4. 000 éléments loyalistes et 4. 000 FN. Mais faute notamment de moyens suffisants, il n'est pour de nombreux observateurs qu'une "coquille vide".

Les dirigeants ivoiriens se tournent donc vers l'extérieur, escomptant une plus grande implication des "Forces impartiales", force française Licorne et Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

Les "Forces impartiales" pourront appuyer les unités ivoiriennes mais elles ne sécuriseront pas les bureaux de vote "à leur place", prévient cependant une source onusienne.

Alors que ces interrogations demeurent, avoir fixé une simple période pour le scrutin n'a pas que des inconvénients, observe un autre diplomate: "une période, on peut la faire glisser. Une date, c'est plus difficile".

vendredi, 04 décembre 2009

L'élection ivoirienne prévue pour fin février-début mars 2010

04/12/2009 | AFP


La présidentielle n'a pu se tenir dimanche en raison de problèmes techniques et financiersLa présidentielle n'a pu se tenir dimanche en raison de problèmes techniques et financiers© AFP

L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, se tiendra "fin février-début mars 2010", ont annoncé les principaux dirigeants ivoiriens à l'issue d'une réunion autour du "facilitateur" Blaise Compaoré à Ouagadougou.

Le premier tour du scrutin aura lieu "fin février-début mars 2010", indique le communiqué publié à l'issue d'une rencontre au palais présidentiel des membres du Cadre permanent de concertation (CPC), chargé de veiller à l'application de l'accord de paix signé en 2007 sous l'égide du président burkinabè.

Cet organe est composé de M. Compaoré, du chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, du Premier ministre Guillaume Soro et des deux leaders de l'opposition, l'ex-président Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

Cette annonce intervient alors que la présidentielle n'a pu se tenir le dimanche 29 novembre en raison, selon le CPC, "des contraintes d'ordre technique et financier ainsi que des tâches importantes restant à réaliser".

Il s'agit du sixième report de l'élection depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005.

1,033 million de "cas litigieux"

Le scrutin est censé clore la grave crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de M. Soro, qui contrôle depuis lors le nord du pays.

Lancé la semaine dernière, le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire (qui concerne 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,3 millions de personnes recensées) doit être bouclé en décembre, selon le communiqué final.

Doivent suivre en janvier la publication de la liste définitive et la production des cartes d'électeur et d'identité, avant la distribution des cartes et la campagne électorale en février.

Sans surprise, le huis-clos de jeudi n'a donc pas donné lieu à la fixation d'un nouveau rendez-vous précis, mais le CPC a "invité" la Commission électorale indépendante (CEI) à "proposer au gouvernement une date le plus tôt possible" pour le premier tour.

Le président français Nicolas Sarkozy a répété à son homologue ivoirien qu'il souhaitait également qu'une nouvelle date soit "rapidement" fixée, lors d'un entretien téléphonique rapporté par l'Elysée et tenu le jour même de la réunion de Ouagadougou.

Problèmes de sécurisation

L'entourage du Premier ministre comme la CEI s'étaient montrés très réticents ces derniers jours à fixer une nouvelle date, tandis que M. Gbagbo jugeait qu'"il ne faut plus raisonner en terme de date mais en terme de masse de travail qu'il reste à faire". A l'inverse, l'opposition réclamait que le flou soit dissipé.

Les participants ont également exprimé leur "préoccupation" concernant la sécurisation du processus électoral et exhorté les parties à "poursuivre leurs efforts".

Toujours embryonnaire, la sécurisation doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4. 000 éléments loyalistes et 4. 000 FN à travers le pays. Mais sa mise en oeuvre a été entravée par des problèmes financiers et statutaires.

Le CPC a par ailleurs "insisté sur l'importance de l'accès équitable" des partis et candidats aux médias d'Etat pendant la pré-campagne électorale, et du "respect de l'égalité d'accès" entre les 14 candidats durant la campagne.

L'opposition avait dénoncé récemment ce qu'elle considère comme la mainmise du camp Gbagbo sur la télévision publique.

 

mercredi, 02 décembre 2009

Gbagbo : "Mieux vaut aller à des élections tard et ne plus avoir de conflits"

02/12/2009 | AFP


Aucune nouvelle date n'a encore été annoncée pour la présidentielle qui n'a pu se tenir dimancheAucune nouvelle date n'a encore été annoncée pour la présidentielle qui n'a pu se tenir dimanche© AFP

 

Il vaut mieux tenir "tard" une élection qui n'entraîne pas de conflit que d'en organiser "vite" une qui fera des morts, a estimé mardi soir le président ivoirien Laurent Gbagbo à Ouagadougou, alors que la présidentielle vient d'être reportée pour la sixième fois depuis 2005.

 

"Nous voulons aller à des élections pour ne plus avoir de problèmes. Au dehors les gens disent: 'allez aux élections!' Mais nous sortons d'une guerre, donc nous voulons aller aux élections sans que la guerre ne revienne à cause des élections", a-t-il déclaré devant la presse à son arrivée au Burkina Faso.

 

"Mieux vaut aller à des élections tard et ne plus avoir de conflits que d'avoir des élections vite et puis il y aura des morts. Nous sommes fatigués de pleurer nos morts", a-t-il ajouté.

 

Le président Gbagbo est arrivé à Ouagadougou peu après son Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle le nord ivoirien depuis son coup d'Etat manqué de 2002, pour prendre part jeudi à une réunion du Cadre permanent de concertation (CPC).

 

Présidée par le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, "facilitateur" dans la crise, cette rencontre doit "faire une évaluation" du processus en cours en vue d'élections "propres, équitables et qui ne vont pas entraîner des contentieux post-électoraux", a expliqué M. Compaoré.

 

Les deux principaux opposants à M. Gbagbo, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, participeront à la réunion.

 

Aucune nouvelle date n'a encore été annoncée pour ce scrutin qui n'a pu se tenir dimanche, sixième report depuis la fin du mandat du président Gbagbo en 2005.

mardi, 01 décembre 2009

Election présidentielle : polémique sur le niveau de participation

Article publié le : mardi 01 décembre 2009


Les opposants ont mis à profit leur jour de congé pour descendre dans les rues après avoir boycotté le scrutin, le 30 novembre 2009.
AFP / Yuri Cortez



Par RFI


L’élection présidentielle controversée de dimanche s’est achevée sur le triomphe du candidat du Parti National, Porfirio «Pepe» Lobo qui s'est proclamé vainqueur, il doit à présent convaincre la communauté internationale de la légitimité de ce scrutin. Quant aux électeurs, ils ont bénéficié d’un jour de congé, qu’ont mis à profit les opposants pour descendre à nouveau dans les rues, après être restés chez eux le jour du scrutin qu’ils avaient boycotté.


Avec notre envoyé spécial à Tégucigalpa, Patrick-John Buffe

Une nouvelle pomme de discorde a surgi à l’issue des élections : le niveau de participation. Aux dires du gouvernement putschiste et des principaux partis politiques, jamais il n’avait été si élevé : plus de 60% pour Porfirio Lobo qui s’appuie sur les projections du tribunal électoral.


Quant aux principaux quotidiens de la capitale, ils n’ont pas hésité à consacrer leur Une à la participation massive des électeurs. En revanche, pour le front de résistance contre le coup d’Etat, c’est bien l’abstentionnisme qui l’a emporté.


Ses dirigeants estiment que 65 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Pour célébrer cette victoire, la résistance a organisé ce lundi une grande caravane de voitures dans les rues de Tegucigalpa, envahies par le bruit des klaxons.


Tous les manifestants tendaient le bras hors des véhicules pour montrer qu’ils avaient la main propre, sans taches d’encre, attestant ainsi, qu’ils n’étaient pas allés voter. Les dirigeants de la résistance considèrent « qu’un taux d’abstention inférieur à celui des élections de 2004 ne peut s’expliquer que par une fraude consistant à gonfler les chiffres, le but des putschistes étant de persuader la communauté internationale de reconnaître ces élections et ces nouvelles autorités.»

Election présidentielle : polémique sur le niveau de participation

Article publié le : mardi 01 décembre 2009

Les opposants ont mis à profit leur jour de congé pour descendre dans les rues après avoir boycotté le scrutin, le 30 novembre 2009.
AFP / Yuri Cortez



Par RFI

 

L’élection présidentielle controversée de dimanche s’est achevée sur le triomphe du candidat du Parti National, Porfirio «Pepe» Lobo qui s'est proclamé vainqueur, il doit à présent convaincre la communauté internationale de la légitimité de ce scrutin. Quant aux électeurs, ils ont bénéficié d’un jour de congé, qu’ont mis à profit les opposants pour descendre à nouveau dans les rues, après être restés chez eux le jour du scrutin qu’ils avaient boycotté.

 

Avec notre envoyé spécial à Tégucigalpa, Patrick-John Buffe

Une nouvelle pomme de discorde a surgi à l’issue des élections : le niveau de participation. Aux dires du gouvernement putschiste et des principaux partis politiques, jamais il n’avait été si élevé : plus de 60% pour Porfirio Lobo qui s’appuie sur les projections du tribunal électoral.

 

Quant aux principaux quotidiens de la capitale, ils n’ont pas hésité à consacrer leur Une à la participation massive des électeurs. En revanche, pour le front de résistance contre le coup d’Etat, c’est bien l’abstentionnisme qui l’a emporté.

 

Ses dirigeants estiment que 65 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Pour célébrer cette victoire, la résistance a organisé ce lundi une grande caravane de voitures dans les rues de Tegucigalpa, envahies par le bruit des klaxons.

 

Tous les manifestants tendaient le bras hors des véhicules pour montrer qu’ils avaient la main propre, sans taches d’encre, attestant ainsi, qu’ils n’étaient pas allés voter. Les dirigeants de la résistance considèrent « qu’un taux d’abstention inférieur à celui des élections de 2004 ne peut s’expliquer que par une fraude consistant à gonfler les chiffres, le but des putschistes étant de persuader la communauté internationale de reconnaître ces élections et ces nouvelles autorités.»

lundi, 30 novembre 2009

Burundi : l'ex-chef rebelle Agathon Rwasa candidat à la présidentielle

30/11/2009 | AFP


Le leader des Forces nationales de libération (FNL) Agathon Rwasa, le 30 mai 2008 à BujumburaLe leader des Forces nationales de libération (FNL) Agathon Rwasa, le 30 mai 2008 à Bujumbura© AFP

 

L'ex-rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL) a désigné dimanche son leader historique Agathon Rwasa comme son candidat à l'élection présidentielle prévue en 2010, à Bujumbura, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

"Le congrès a désigné à l'unanimité son excellence Agathon Rwasa comme candidat du parti FNL aux élections présidentielles de 2010", a annoncé le secrétaire général de ce parti, Adolphe Banyikwa, en lisant "les conclusions" d'un congrès extraordinaire qui s'est tenu samedi et dimanche.

 

Plus de 500 délégués représentants l'ex-rébellion des FNL dans les 17 provinces du Burundi et les sections de Tanzanie, d'Afrique du Sud et d'Europe ont pris part à ce congrès, selon l'organisation.

 

"La guerre, c'est un chapitre déjà tourné au Burundi", a estimé de son côté M. Rwasa, ajoutant que l'objectif de "la lutte politique (. . . ) est de construire un Burundi débarrassé de toute ségrégation pour que ce pays puisse accéder à une paix et à une stabilité durables".

 

La candidature de M. Rwasa survient après celle de l'ex-président de transition, Domitien Ndayizeye, candidat désigné du principal parti d'opposition parlementaire du Burundi, le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), en octobre 2008.

 

Divisions au sein des FNL

MM. Rwasa et Ndayizeye, tous deux issus de l'éthnie hutu, devraient être les principaux adversaires du président burundais, Pierre Nkurunziza, lui aussi ancien chef rebelle issu de l'éthnie majoritaire hutu (85% de la population), "même s'il n'a pas encore déclaré officiellement sa candidature", a estimé un diplomate en poste à Bujumbura, sous couvert d'anonymat.

 

Jeudi, le ministre de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, avait interdit ce congrès des FNL en attendant le règlement du conflit qui l'oppose à des dissidents, soutenus par le pouvoir, mais cette interdiction a finalement été levée.

 

Le Burundi tente depuis 2006 de sortir de 13 ans d'une guerre civile qui a fait au moins 300. 000 morts. Ce pays compte organiser des élections générales dont une présidentielle et des législatives en 2010.

Namibie : soupçon de fraudes aux élections

Les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues en Namibie vendredi et samedi pourraient être entachées de fraudes, note Lefigaro.fr. C’est du moins l’affirmation de quatre formations d’oppositions, dont le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP). Le parti au pouvoir, l’Organisation des peuples du sud-ouest africain (Swapo), est d’avance donné vainqueur, mais les résultats ne sont pour l’heure pas encore disponibles.

Lundi 30 Novembre 2009 - Par afrik.com

 

Election ivoirienne : malgré les reports, la campagne bat son plein

30/11/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique


Charles Blé Goudé, leader des Patriotes à Abidjan, le 9 novembre dernierCharles Blé Goudé, leader des Patriotes à Abidjan, le 9 novembre dernier© AFP/Archives

 

Alors que la nouvelle date de l’élection présidentielle est attendue d’ici la fin de la semaine, le rendez-vous manqué du 29 novembre – jour initialement prévu pour le scrutin – a été l’occasion de relancer l'éternelle campagne électorale.

 

Charles Blé Goudé, leader des Patriotes (soutiens du chef de l'Etat, Laurent Gbagbo) a accusé la commission électorale indépendante (CEI), d’entretenir le doute sur le processus électoral et de « berner les Ivoiriens ». « Nous exigeons de la CEI la nouvelle date des élections (…) avant trois mois », a-t-il réclamé devant 1 500 personnes rassemblées à Abidjan. La commission électorale serait, selon lui, « dominée par l’opposition » et c'est elle qui demeure le principal obstacle au déroulement du scrutin. Laurent Gbagbo « veut aller aux élections maintenant », a ajouté Charles Blé Goudé, qui est aussi le directeur de campagne du candidat Gbagbo pour la jeunesse.

 

Sifflets et cartons jaunes Pendant ce temps, Alphonse Djédjé Mady, directeur de campagne du candidat et ancien président Henri Konan Bédié, distribuait sifflets et cartons jaunes aux militants du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), les appelant à  « faire du tintamarre » en signe de protestation.

 

De ce côté, c’est évidemment Laurent Gbagbo qui était désigné coupable du report des élections à une date ultérieure.

 

Le candidat du Rassemblement des Républicains (RDR), l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara, n'était pas en reste ce week-end, puisqu'il poursuivait sa tournée politique dans plusieurs départements.

 

Premier trimestre 2010 La Commission doit donner une « période indicative » aux dirigeants ivoiriens qui doivent se retrouver le 3 décembre à Ouagadougou, autour du président burkinabè Blaise Compaoré et « facilitateur » de l'accord de paix de 2007. Le scrutin devrait avoir lieu « avant la fin du premier trimestre 2010 ». (avec AFP)

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