lundi, 28 décembre 2009

Municipales: faible participation selon l'opposition

Article publié le : lundi 28 décembre 2009


Dans le quartier Sabon Gari à Agadez.
www.agadez-niger.com / T. Spiess


Par RFI


Les élections municipales se sont déroulées le 27 décembre au Niger, en dépit du boycott de l’opposition et du désaveu exprimé par la communauté internationale. L’opposition pointe la faible mobilisation, et dénonce la mise en place d’institutions fantoches. Le gouvernement quant à lui, affiche son satisfecit. Ce scrutin local est censé permettre le renouvellement de conseillers de quelque 266 communes. Compte-rendu de ce scrutin dans la région d’Agadez.


Bureau de vote numéro 67, quartier Sabon Gari. L’atmosphère est calme. Une femme avance pour glisser son bulletin dans l’urne sous le regard de Hamidou Magagi, le très jeune président du bureau de vote : « Les élections se passent bien. On travaille ici normalement et tranquillement encore ».


Au siège de l’UDPS-Amana, un parti politique qui participe au gouvernement, on fait le point à la mi-journée. « Les gens vivent au jour le jour. C’est normal que les gens vaquent à leurs activités le matin. Quand ils finissent, ils reviennent voter, malgré tout. E tout cas, nous constatons que par rapport aux élections passées, il y a quand même une mobilisation beaucoup plus importante », affirme un membre du parti.


Du côté de l’opposition, on n’est pas peu fier de boycotter ces élections. « Les gens vaquent à leurs occupations, comme s’il n’y avait pas d’élections. Vous savez, le mensonge à beau courir, la vérité finit toujours par le rattraper. Parce que nous n’avons jamais cru à la VIe République. On sait que c’est une fabrication de certains opportunistes bien connus », déclare Issaka Djibo coordonnateur régional de la CFDR.


Un scrutin municipal marqué par le foisonnement de candidatures multiples et variées.

lundi, 16 novembre 2009

Modeste participation aux élections municipales ce dimanche

Article publié le : lundi 16 novembre 2009

Un bureau de vote dans la ville de Lipljane, au Kosovo, le 15 novembre 2009.
Reuters/Hazir Reka



Par RFI

Les Kosovars votaient ce dimanche pour le premier scrutin après la proclamation de l'indépendance en février 2008. Le taux de participation atteint 45%. Les Kosovars ne se sont donc pas déplacés en masse et dans les enclaves serbes, la participation a été très inégale.

Avec notre correspondant à Belgrade, Jean-Arnaud Dérens

Ces élections municipales, le premier scrutin depuis la proclamation d’indépendance du Kosovo, en février 2008, se sont déroulées dans le calme.

Par contre, la participation est relativement faible : elle atteint à peine 45% des inscrits, ce qui traduit la lassitude des électeurs, défiants envers les partis politiques et déçus par les promesses non tenues de l’indépendance. Pourtant, les différents partis albanais ont commencé à fêter leur victoire dimanche soir, notamment la LDK du Président Sejdiu, qui conserve haut la main la mairie de la capitale Pristina.

Côté serbe, la situation est très contrastée

Comme l’on pouvait s’y attendre, la participation a été presque nulle dans la zone serbe du Nord du Kosovo, entrée dans une logique ouverte de sécession, tandis qu’elle dépasse 20% des inscrits dans plusieurs enclaves du sud du territoire, notamment dans la nouvelle commune de Gracanica, qui réunit 16 villages serbes de la périphérie de Pristina. De la sorte, les électeurs serbes ont montré leur volonté de disposer de leurs propres administrations communales, sans tenir compte des appels au boycott lancés par les plus radicaux et certains responsables de Belgrade.

lundi, 09 novembre 2009

Batié et Kourouma : Le MATD mettra-t-il fin à l’injustice ?

lundi 9 novembre 2009

Les dernières élections municipales ont eu lieu le 23 avril 2006 au Burkina Faso. A l’issue des élections dans la commune rurale de Kourouma dans la province du Kénédougou, sur 31 sièges, le CDP s’en est sorti avec 16 et le PAI 15. Avec un conseiller en plus, le CDP dirige cette commune depuis l’élection du maire. Au niveau de Baté dans le Noumbiel, les résultats étaient les suivants : sur 116 sièges le CDP a remporté 59, le PAI 56 et l’UNDD 1 siège. Le Conseil constitutionnel a procédé à la proclamation des résultats de ces élections le 20 juin 2006.

Mais c’est seulement par courrier en date du 13 Août 2009 que le président du Conseil constitutionnel a fait parvenir aux partis et formations politiques ayant participé au scrutin municipal du 23 avril 2006, la copie de la décision portant rectificatif des erreurs. Le MATD a été destinataire de la même correspondance sous le couvert du Premier ministre. Le PAI était ravi de constater que cette rectification lui a été bénéfique pour ce qui concerne les communes rurales de Batié et de Kourouma. A Batié, le nombre de sièges est passé à 120 et 59 reviennent au PAI, 60 au CDP et 1 siège à l’UNDD.

Le PAI reste confiant et sûr de sa victoire en cas de reprise des élections du maire. A Kourouma, sur les 31 sièges de conseillers, le PAI remporte 17 et le CDP 14. Las d’attendre que le MATD ordonne une reprise des élections dans cette commune, le PAI lui a adressé une correspondance en date du 10 septembre 2009. Dans cette correspondance, le parti note : « il aurait surtout fallu une ténacité et une persévérance à toutes épreuves à notre parti pour épuiser toutes les procédures administratives et judiciaires pour obtenir enfin que la vérité des urnes sorte et pour recouvrer ses droits en termes d’élus dans ce scrutin du 23 avril 2006. De nos réclamations auprès de la CENI après le scrutin, de nos deux recours devant les tribunaux administratifs de Gaoua et de Bobo-Dioulasso, à nos requêtes auprès du Conseil constitutionnel qui refusait de corriger ses propres erreurs, jusqu’à l’interpellation publique du Président du Faso, président du Conseil supérieur de la Magistrature par deux lettres ouvertes, c’est un vrai parcours de combattant qui a été imposé au Parti Africain de l’Indépendance (PAI) ». Le PAI constate que malgré ses protestations, les organes du conseil municipal ont été installés.

Maintenant que le Conseil municipal a proclamé les résultats rectifiés, il demande au MATD de « bien vouloir donner ordre aux autorités administratives compétentes de reprendre dans la régularité et la légalité l’élection des organes des communes de Batié et de Kourouma dans le respect des dispositions de l’article 3 du décret 2006/PRES/PM/MATD du 15 mai 2006 portant règlement intérieur-type des conseils des collectivités territoriales qui stipule : la réunion de nouveaux conseils municipaux est convoquée par le Haut-commissaire pour les communes à statut particulier et par le Préfet du département pour les communes urbaines et les communes rurales dans la semaine suivant le proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel ». Le PAI a le droit de demander la reprise des élections des organes du conseil municipal avec la correction des erreurs et surtout la publication des résultats corrigés.

Ces deux communes se retrouvent dans de nouvelles configurations avec le changement du nombre de conseillers d’une part et le nombre de sièges d’autre part. Il a attendu que le MATD prenne acte de cette lettre du conseil constitutionnel et prenne les dispositions en vain et s’est vu obligé d’adresser un correspondance. Au moment où nous traçons ces lignes, soit plus d’un mois après, le PAI n’a pas obtenu du MATD une simple accusé de réception ni une réponse à cette lettre malgré les multiples relances. Selon les indiscrétions au sein du MATD, la correspondance a été examinée par le Ministre qui l’a affectée à un de ses collaborateurs. Cette requête du PAI a-t-elle une chance d’aboutir ? Le MATD tient là une opportunité pour montrer qu’il n’est pas seulement regardant dans la gestion des Conseils municipaux en procédant à des dissolutions ou à la suspension ou révocation de maires.

PB

L’Indépendant