lundi, 21 décembre 2009
Etats-Unis / Terrorisme : 12 détenus de Guantanamo renvoyés chez eux
Progressivement, Guantanamo se vide. L’administration Obama a annoncé que lors du week-end, six Yéménites ont été renvoyés dans leurs pays, ainsi que quantre Afghans et deux Somaliens transférés au Somaliland.
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Dans son communiqué, le ministère américain de la justice a souligné que ces rapatriements avaient été entourés des mesures de sécurité appropriées et en consultation avec les pays concernés. Mais Frank Wolf, représentant républicain de Virginie avait adressé vendredi une lettre au président Obama pour essayer de stopper ces transferts qu’il juge dangereux. Sur les 560 détenus ayant quitté Guantanamo depuis 2002 à destination de plus de 35 pays, 18% , selon une agence de renseignements militaire, ont repris leurs activités terroristes.
Les plus difficiles à recaser sont les Yéménites: l’Arabie saoudite a refusé de les accepter dans ses camps de réhabilitation. Jusqu’à présent, Washington n’avait pas voulu les renvoyer au Yémen, où le gouvernement n’avait pas les moyens de les contrôler. Toutefois cette réserve semble disparaitre maintenant que Sanaa, avec l’aide militaire américaine, a lancé une vigoureuse opération contre al-Qaïda.
Sur les 198 détenus restant à Guantanamo en attendant leur transfert dans une prison de l’Illinois, cinq, dont Khalid Sheik Mohamed, le cerveau des attentats du 11-Septembre, seront jugés à New-York devant un tribunal de droit commun, et cinq autres associés à l’attaque contre le destroyer USS Cole passeront devant une commission militaire qui siégera au nouveau pénitencier.
11:06 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, al-qaïda, etats-unis, terrorisme, yémen
samedi, 19 décembre 2009
Innocenté par l'ADN après 35 ans de prison

Bain et son avocat à l'annonce de sa remise en liberté. Crédits photo: AP
James Bain avait été condamné en 1974 par un tribunal de Floride pour le viol d'un enfant. Il vient d'être libéré.
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Après avoir passé trente-cinq ans derrière les barreaux pour un crime qu'il a toujours nié, James Bain est enfin libre. En 1974, un tribunal américain l'avait condamné à la prison à perpétuité pour l'enlèvement et le viol d'un enfant. Après plusieurs tentatives infructueuses, la justice de Floride a accédé à sa demande d'une expertise ADN, qui l'a finalement innocenté. «Je ne sens aucune rancœur», a-t-il déclaré jeudi à la presse. «Je rentre à la maison avec ma famille».
Agé de dix-neuf ans à l'époque des faits, Bain avait été condamné en grande partie grâce au témoignage de la victime de neuf ans qui l'avait reconnu parmi une série de photo présentée par les policiers, sans que l'on puisse savoir si le garçonnet avait été influencé d'une façon ou d'une autre par les enquêteurs. James Bain avait toujours nié les faits, expliquant qu'il regardait la télévision avec sa sœur jumelle au moment de l'agression, mais le jury ne l'avait pas cru.
Il doit sa libération à Innocence Project of Florida, une structure qui se bat contre les erreurs judiciaires. Depuis 2001, une loi de Floride permet de rouvrir des affaires pour pratiquer des analyses ADN. Au début de l'année, l'association reprend son dossier et parvient à obtenir les fameux tests qui lui avaient été refusés à plusieurs reprises. Des 245 condamnés que l'association a contribué à faire libérer, il est celui qui a passé le plus de temps en détention.
«Monsieur Bain, je vais signer cette ordonnance, vous êtes maintenant un homme libre», a déclaré le juge sous les applaudissements de la salle. A cinquante-quatre ans, il a utilisé pour la première fois un téléphone portable, pour annoncer la nouvelle à sa mère. Il percevra une indemnisation du gouvernement de 1,75 millions de dollars, 50.000 dollars pour chaque année passée en prison. Mais pour l'instant, ses rêves sont simples : du soda, du poulet frit, et peut-être, reprendre ses études.
13:30 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, états-unis, james bain, justice
vendredi, 18 décembre 2009
Afghanistan : Opération militaire conjointe dans la vallée d'Uzbin
Une vaste opération militaire a été menée jeudi 17 décembre dans la vallée d'Uzbin, en Afghanistan. Plus de 1 100 soldats, dont 800 légionnaires français et des commandos afghans et américains, ont mené une opération d'envergure à l'est de Kaboul. Cellle-ci s'est déroulée dans la vallée d'Uzbin, au cours de laquelle 5 soldats des forces spéciales américaines ont été blessés.
A quelques semaines de leur retour en France, les hommes du 2e régiment étranger d'infanterie du colonel Benoit Durieux se sont aventurés loin de leur base fortifiée de Tora, pour « pousser » toujours un peu plus loin dans cette vallée d'Uzbin, où la France avait perdu 10 soldats en août 2008, une vallée dont 25% environ échappent toujours au contrôle de la Force internationale d'assistance et de l'armée nationale afghane, puisqu'au fond de cette vallée, une trentaine d'insurgés seraient toujours actifs.
Des talibans qui ont accueilli jeudi l'arrivée du convoi de la légion par des tirs d'armes lourdes et de lance-roquettes RPG. L'armée française, précise l'état-major à Paris, n'a pas eu à tirer un seul coup de feu... mais des avions et des hélicoptères américains seraient intervenus en appui.
Bilan : au moins 1 taliban tué et 5 soldats américains blessés. Cette opération de grande envergure avait été bien préparée et la tactique employée rappelle celle utilisée en leur temps par les soviétiques : tenter d'acculer les insurgés dans la vallée, et bloquer les crêtes pour les empêcher de fuir et de recevoir des renforts.
Le colonel Durieux parle toutefois d'un succès mitigé, car la choura, l'Assemblée qui devait avoir lieu avec les chefs de village après l'opération n'a pas pu se tenir. Dans l'action, les soldats français se seraient trompés de route, et n'auraient pas trouvé le chemin pour se rendre à la réunion.
Quoiqu'il en soit, précise l'état-major à Paris, l'essentiel était de montrer que les alliés et l'armée afghane peuvent aller où ils le veulent et quand ils le souhaitent. Message à l'attention de la population afghane, et peut-être aussi de l'opinion publique française, alors que l'on parle de l'envoi de nouveaux renforts en Afghanistan. Une décision devrait être précise après la conférence de Londres le 28 janvier prochain.
11:41 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, france, pakistan
mardi, 15 décembre 2009
Le Dreamliner de Boeing va enfin prendre son envol
Le Boeing 787 Dreamliner devrait effectuer son premier vol d'essai dans le ciel d'Everett, près de Seattle, ce mardi 15 décembre 2009 aux Etats Unis (18 h TU). Cet avion de ligne américain, capable de transporter jusqu'à 330 passagers et concurrent direct de l’Airbus A380, quittera le sol après deux ans de retard.
Le parcours du Dreamliner, littéralement avion de rêve, ressemble plutôt à un cauchemar. Cet appareil à la technologie révolutionnaire devait initialement voler il y a deux ans. Mais les retards se sont accumulés. A cause de problèmes de conception sur le fuselage. L'utilisation de nouveaux matériaux, plus légers, et la multiplication des sous-traitants pour produire l'appareil ont visiblement posé des difficultés.
Les retards sont néanmoins courants dans le secteur aéronautique. Chez Airbus, le concurrent européen de Boeing, le cargo militaire A 400M a effectué son vol inaugural la semaine dernière, plus de 3 ans après la date prévue.
Mais les mésaventures du Dreamliner coûtent cher. Boeing a dû inscrire une perte de 1 milliard 600 millions de dollars à son bilan, au troisième trimestre. Sans compter la plainte déposée par des investisseurs il y a un mois. Ils accusent l'avionneur américain de ne pas les avoir informés assez tôt des difficultés de son avion.
Malgré ces problèmes et quelques annulations, Boeing se targue d'avoir plus de 800 commandes de Dreamliner sur son carnet. Les premières livraisons devraient commencer à l'automne 2010.
18:41 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, aéronautique, boeing 787 dreamliner
L'Iran dénonce les «paroles absurdes» de Barack Obama
Dans son discours de réception du prix Nobel de la paix à Oslo, Barack Obama a apporté son soutien à l'opposition iranienne, rendant notamment hommage aux manifestants. La réaction de Téhéran n'a pas tardé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a répondu lundi 14 décembre 2009 au président américain dénonçant des « paroles absurdes ».
Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi
Manouchehr Mottaki a dénoncé ce qu’il appelle le soutien de Barack Obama aux manifestations de l’opposition en Iran. « Le président américain, parce qu’il est perdu pour analyser la situation iranienne a recommencé à prononcer des paroles absurdes », a-t-il déclaré.
« Dans la situation actuelle, les Américains doivent apprendre à écouter, à comprendre la réalité du pays », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la poursuite des erreurs de l’ancien président américain par Barack Obama, coutera cher aux Etats-Unis.
Manouchehr Mottaki réagissait à la déclaration du président américain qui apportait son soutien aux opposants qui manifestent depuis plusieurs mois contre le pouvoir en Iran.
Les relations entre les deux pays se sont envenimées ces dernières semaines, notamment après le refus de Téhéran d’accepter un projet d’accord international qui prévoyait le transfert hors d’Iran de la majeure partie de son uranium enrichi. Cet accord est une garantie pour les Occidentaux que l’Iran ne cherchera pas à fabriquer l’arme atomique.
Les critiques de Manouchehr Mottaki interviennent également alors que les Etats-Unis ont menacé l’Iran de nouvelles sanctions internationales à cause de ce refus d’accepter l’accord sur l’uranium.
15:46 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, nucléaire iranien, iran
Etats-Unis : faut-il blanchir son nom ?
Ou comment contourner les discriminations

Tahani Tompkins avait du mal a être rappelé après des entretiens d’embauche cette année à Chicago quand un ami lui a suggéré de changer son nom. Au lieu de Tahani, un nom commun dans la communauté afro-américaine, il commença à mettre T.S. Tompkins dans ses candidatures.
En quête également de travail, Yvonne Orr , qui vit aussi à Chicago, a supprimé de con CV une licence obtenue à l’Universite de Hampton, un établissement réservé par le passé exclusivement aux étudiants Noirs. Elle a aussi faire disparaître une expérience dans une ONG noire-americaine où elle s’occupait de récolter des fonds depuis 15 ans auprès des éventuels donateurs. Yvonne a réorganisé son CV de telle sorte que les reférences mentionnées occultent tout passage dans une entreprise ou une association noire.
Grand écart entre assimilation et diversité
Les Afro-Américains ont toujours oscillé entre assimilation et diversité. Si l’assimilation n’a jamais pris le dessus, la décision deTahani et Yvonne, "blanchir leur cv", n’est pas isolée. Des cas similaires se multiplient au sein de la communauté noire-américaine. La moitié d’un panel d’Afro-Américains interrogés fin novembre sur les disparités raciales à l’embauche par le quotidien New York Times déclare avoir déjà dissimulé sa couleur de peau, ou avoir minimisé au maximum leur "blackitude" sur leur CV.
Tahani et Yvonne expliquent que "blanchir leur cv" est une stratégie destinée à écarter un obstacle potentiel, qui pourrait au minimum les empêcher de dégoter un entretien et démontrer aux recruteurs qu’ils sont faits pour le poste. Selon des experts, cette méthode peut être payante. Des études ont montré que les candidats avec des noms à consonnance noire reçoivent moins d’appels de recruteurs que ceux avec des noms à consonnance blanche, même à diplôme et compétences équivalents. De plus, la discrimination positive a beaucoup reculé depuis les années 80, remplacée par une variété de programmes sur la diversité, qui tardent à prouver leur efficacité sur la représentation des minorités.
La fin de la discrimination positive
"Même les entreprises à taille moyenne n’ont soit pas de programmes sur la diversité ou alors ont des programmes peu efficaces pouvant produire l’effet contraire", selon Alexandra Kalev, sociologue à l’universite d’Arizona, et qui a travaillé sur la question. "Donc pour ces entreprises, être Noir n’aide pas", conclut-elle.
Les chômeurs Afro-américains disent que l’effacement de leurs marqueurs noirs va au-delà du premier contact, qui permet d’ouvrir la porte d’une entreprise pour un entretien d’embauche. Ils en usent aussi pour s’assurer qu’ils vont paraître "acceptables" aux recruteurs une fois que ceux-ci les auront rencontrés. Ils cachent donc sur leur militantisme dans une association communautaire. "L’activisme dans la communauté noire est souvent mal vu par les employeurs, donc il faut éviter de le mentionner ou d’en parler lors de l’entretien", souligne David Verner, architecte au chômage, vivant à New York. "Il faut alléger sa couleur" ; confirme Yvonne.
"Ma notion de dissimulation veut dire que des gens peuvent avoir des idees stigmatisantes qu’ils ne peuvent contrer ou ne cacheront pas. Il y a néanmoins une grosse dose de pression, d’expériences pour qu’ils minimisent ces identités", explique Kenji Yoshino, professeur de droit a l’Universite de New York (NYU), auteur du livre " Covering : The Hidden Assault on Our Civil Rights". Selon M. Yoshino, "avant, la ligne de séparation était entre les Blancs et les non Blancs, et se terminait en faveur des Blancs. Désormais cette ligne est entre les Blancs et les non Blancs qui veulent se comporter en Blancs".
Cacher sa couleur : un crève-coeur !
Dissimuler sa couleur de peau ou changer de nom restent toutefois un crève-coeur pour les Afro-Américains. "J’ai longtemps lutté contre cette idée", raconte Yvonne. " Je me suis demandé quel message j’envoyais à mes enfants ? Comment leur apprendre à être fiers d’eux-mêmes et à s’accepter tels qu’ils sont", poursuit-elle. "Quelque part, ils (Yvonne et Tahani) nient qui et ce qu’ils sont. Ils devront toujours prétendre être quelqu’un de différent", explique John L. Jackson, professeur d’anthropologie et de communications à l’Université de Pennsylvanie et auteur de "Racial Paranoia". Une schizophrénie entre derme et personnalité !
Ces réalités ont toujours été tues en raison de l’idée reçue que la discrimination positive ( affirmative action) a permis aux candidats Afro-Américains d’obtenir des emplois, qu’ils auraient du mal à saisir en l’absence de politique volontariste en faveur de la promotion sociale des minorités. Et aussi parce qu’il y a des hauts et des bas dans la façon dont les Afro-Américains célèbrent leur couleur de peau. Les parents d’Yvonne étaient membres du mouvement des droits civiques Black Panthers, formé aux États-Unis en 1966 pour défendre les intérêts de la communauté noire. Mais devant les difficultés d’Yvonne à décrocher un emploi, sa propre mère l’a aidée à modifier son CV. " Tu n’as pas besoin de crier que tu es Noire", lui a-t-elle conseillé, raconte Yvonne...
14:12 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, racisme
L’Afro Américain (AA) et l’Africain Français (AF)

Quand je me suis installé aux Etats-Unis il y a quelques années, j’ai été stupéfié par le fossé existant entre moi et un Afro-Américain (AA). Plus déconcertant encore, je me suis rendu compte que, hormis la couleur de peau, j’étais davantage plus proche d’un "Français de souche", de part les réalités culturelles ou sociétales et l’histoire récente, que d’un AA.
Ce constat m’a conduit à me rebaptiser African-French (AF) en référence à l’African-American.
Pourtant des similitudes entre un AA et un AF il en foisonne. D’abord nous parlons fort. Demander à un occidental, qui surprend ou entend une conversation entre deux Africains ou un groupe de Noirs. Il vous dira au son de leur voix qu’ils sont en train de se disputer. Que nenni !
Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF
En déambulant dans le quartier historique des Noirs à Harlem à New York ou encore dans certains coins majoritairement habités par des AA à Brooklyn ou à Chicago, j’avais l’impression d’être transporté au marché Mokolo à Yaoundé au Cameroun ou au marché Colobane à Dakar au Sénégal.
Quand j’étais invité à dîner chez des amis AA, j’étais happé par des effluves envoûtantes, des odeurs d’épices et autres arômes qui me ramenaient dans la cuisine de mes tantes, mère et grand-mère.
En plus, la femme est la colonne vertébrale de la famille chez les AA comme chez les AF : elle s’occupe notamment de l’éducation des enfants ... De facto, elle est le chef de famille. Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF
Chez nombre de AA j’ai aussi retrouvé l’art de la dramatisation. Le culte pour la tragédie. Un petit rien est transformé en un +grand-tout+ ; un incident anodin devient un accrochage grave ; les récits des épopées ; un hématome un traumatisme ; une simple engueulade une dispute sanglante... Vu sous cet angle un AA n’est pas différent d’un AF.
Que dire en outre de notre approche de l’esthétisme. Nous partageons les mêmes canons de beauté. Le AA et l’AF préfèrent la femme selon Botero plutôt que l’icône des magazines de mode et des podiums. Le AA et l’AF célèbrent la femme avec une poitrine voluptueuse et une paire de fesses opulente.
Je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA.
Il n’empêche que malgré ces points de convergence, je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA. Prenons le sport, au coeur de nos deux sociétés.
David, mon ami AA, n’était là pour personne le jour des matches de football américain, un sport auquel je ne comprenais pas vraiment les rudiments. J’ai essayé de m’y intéresser mais je n’ai jamais réussi à éveiller une quelconque flamme au grand dam de mon ami, pour qui c’est LE sport.
A l’inverse, David n’avait pas compris que je gagne d’assaut les bars de sport en 2008 pour regarder les matches de la Coupe d’Afrique des nations de football et des mois plus tard pour le championnat d’Europe des nations de football.
Il ne s’expliquait pas que je puisse montrer tant d’engouement pour le "soccer", une discipline sportive peu exaltante selon lui. En parallèle, mon autre ami Norbert, un franco-belge, multipliait les paris sur les rencontres de football. Nous échangions nos pronostics. Nous parlions le même langage. David en était exclu. Il nous renvoyait involontairement pour sa part à notre statut d’étrangers quand il s’agissait de "sports US".
Plus qu’un hobby, David et moi avions à l’opposé une culture différente. Le football américain pour lui était au coeur de la fierté américaine, tandis que le "soccer" était un pan de mon quotidien.
Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques.
Ce qui me frappait aussi chez les AA, c’était l’empreinte indélébile du passé. Les blessures de leur histoire ont développé chez eux une soif de revanche et un besoin de s’affirmer contre l’autre coûte que coûte.
Certes le colonialisme et la ségrégation ne sont pas comparables et n’ont pas engendré des catastrophes physiques, sociales, psychiques identiques mais ils sont tous deux encore prégnants. Le premier sous la forme de néocolonialisme et la seconde s’est transformée en discriminations raciales.
Pour autant le AF que je suis ne s’inscrit pas dans la revanche. Il n’a pas d’acrimonie contre le colonisateur. Peut-être à tort.
Or le AA reste marqué par l’esclavage et ses relents. L’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche n’a pas apaisé cette colère.
Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde parce qu’elle signifiait, pour lui, que l’homme noir n’était pas un bon à rien, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques. Non que les deux visions soient incompatibles mais elles dénotent un état d’esprit qui distingue fondamentalement le AA du AF.
Source : afrik.com
13:49 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique centrale, ameroun, etats-unis, france, luc olinga
Barack Obama demande aux banques de prêter davantage
Le président américain a convoqué ce lundi les patrons de douze grands établissements financiers.
Barack Obama a demandé ce lundi aux patrons des douze plus grandes banques des États-Unis, qu'il avait invités à la Maison-Blanche, de prêter davantage pour soutenir la reprise et stimuler l'emploi. C'est à ses yeux une «obligation morale» maintenant que la plupart de ces établissements ont remboursé le Trésor des aides directes qui les ont sauvés de la catastrophe.
L'entretien, qu'il a qualifié de «direct et productif», est intervenu quelques heures après qu'il a dénoncé «l'irresponsabilité de banquiers» pressés de toucher aujourd'hui des primes alors que leurs erreurs ont coûté cher au contribuable et plongé le monde dans la crise.
La chute du volume de nouveaux prêts bancaires inquiète le président Obama. Il juge qu'elle tient en partie à la réticence des banques à prendre des risques, notamment sur des petites entreprises, historiquement créatrices de l'essentiel des créations d'emplois.
Le dialogue direct entre Obama et les banquiers a changé de nature depuis que la situation économique s'est stabilisée et que beaucoup de banques affichent des profits et ont remboursé leurs aides. Citigroup est la dernière en date à le faire. Elle compte rembourser 20 milliards de dollars au Trésor américain. La troisième banque de dépôt des États-Unis échappera ainsi aux limites imposées par l'Administration Obama aux rémunérations de ses employés et dirigeants. Elle suit le modèle de sa rivale Bank of America il y a quelques jours. Wells Fargo et PNC Financial sont les deux dernières grandes banques de dépôt à ne pas avoir négocié leur sortie du régime d'aides directes du Trésor.
Conditions favorables
Pressée de démontrer sa solidité, Citigroup va profiter des conditions favorables sur les marchés boursiers pour émettre des actions ordinaires à hauteur de 17 milliards de dollars. La banque new-yorkaise placera dans le même temps 3,5 milliards de dollars de titres hybrides. L'opération s'accompagne de la revente par le Trésor de 5 des 30 milliards de dollars en actions de Citigroup qu'il détient.
Au début de l'année, la banque, fragilisée par la crise, avait été obligée de laisser l'État fédéral monter dans son capital à hauteur de 34 %. Le reste de la participation sera vendu par le Trésor au cours des six à douze prochains mois.
» Citigroup pourrait lever 20 milliards pour rembourser l'Etat
13:03 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, états-unis, barack obama
mercredi, 09 décembre 2009
Etats-Unis/Justice : Un poison au lieu de trois pour les exécutions capitales
L’Etat de l’Ohio a inauguré, le 8 décembre 2009, une nouvelle injection létale pour condamné à mort : un seul produit au lieu des trois habituellement utilisés.Désormais un seul puissant anesthésiant remplacera les poisons qui paralysent le système musculaire et bloquent le cœur.
L’Etat de l’Ohio avait suspendu les exécutions depuis trois, après une tentative ratée. Le 15 septembre dernier, un condamné à mort de 53 ans, Romell Broom, a subi pendant deux heures en Ohio les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'Etat. Ils l’ont piqué aux bras, aux mains et aux jambes à dix-huit reprises. Le directeur de la prison a finalement jeté l'éponge, reportant l'exécution puisque son équipe n'avait pas réussi à isoler une veine susceptible de supporter le cathéter par lequel l'injection mortelle sera diffusée.
L’Ohio opte désormais pour l’injection d’un seul seul produit mortel : le thiopental sodium, au lieu des trois utilisés jusqu’à présent, selon une motion déposée vendredi, devant un tribunal fédéral, par le procureur de l'Etat du nord des Etats-Unis, Richard Cordray
Ce mardi, les avocats de Kenneth Biron ont tenté jusqu’au dernier moment d’obtenir un sursis pour leur client, en arguant du fait que la nouvelle méthode d’exécution était en fait une expérimentation.
Le protocole prévoyait qu’en cas de difficulté à poser une intraveineuse, on pouvait injecter directement dans les muscles des substances provoquant la mort. Mais les autorités pénitentiaires n’ont pas eu besoin de recourir à cette solution, précise le communiqué publié par la prison.
L’Etat de l’Ohio prévoit désormais de procéder à une exécution capitale chaque mois, en suivant cette nouvelle méthode. Quant au condamné qui n’avait pas pu être exécuté en septembre, il attend toujours d’être fixé sur son sort.
14:36 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, justice
lundi, 07 décembre 2009
Première femme homosexuelle élue évêque
Le diocèse épiscopalien de Los Angeles, en Californie, a élu évêque une ecclésiastique ouvertement homosexuelle, lors de sa convention annuelle, samedi, a annoncé l'Eglise épiscopalienne américaine, une branche de l'Eglise anglicane. C'est la première élection de ce type depuis qu'il a été décidé aux Etats-Unis de ne plus écarter les homosexuels de postes à responsabilité.
Le révérend Mary Glasspool a 55 ans et une compagne depuis 1988. De quoi raviver le débat entre traditionnalistes et libéraux au sein d'une Eglise anglicane régulièrement secouée par ce genre de polémique.
C'est la deuxième fois qu'une personne homosexuelle est élue évêque de l'Eglise épiscopalienne américaine depuis l'ordination en 2003 du révérend Gene Robinson dans le New Hampshire (nord-est).
A l'époque la désignation de Gene Robinson avait créé une très violente polémique entre les traditionnalistes, originaires d'Afrique et d'Amérique du Sud arguant du fait que la Bible bannit l'homosexualité, et les libéraux affirmant que les textes doivent être lus à la lumière de l'époque moderne. Les divisions étaient si vives que l'Eglise anglicane n'était pas passée loin du schisme.
Aux Etats-Unis, l'Eglise épiscopale avait voté en juillet la fin d'un moratoire de trois ans qui laissait les homosexuels à l'écart des postes importants.
L'élection de Mary Glasspool doit encore être validée par la hiérarchie de l'Eglise et notamment l'ensemble des évêques des cent huit diocèses du pays.
15:36 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, religion






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