mardi, 14 juillet 2009

Le Premier ministre indien et Carla Bruni-Sarkozy en vedette à la garden-party de l'Elysée

Par AP (Emmanuel GeorgesPicot), 14/07/09

 

Le Premier ministre indien Manmohan Singh et Carla Bruni-Sarkozy ont été les vedettes mardi de la traditionnelle garden-party du 14 juillet à l'Elysée, où Nicolas Sarkozy a fait une brève apparition.

Un an après Ingrid Betancourt, star de l'édition 2008, Nicolas Sarkozy a accueilli le Premier ministre indien, avec lequel il venait de présider le défilé militaire sur les Champs-Elysées. Après avoir déjeuné ensemble à l'hôtel de Marigny, les deux hommes sont apparus ensemble en début d'après-midi devant les quelque 5.000 invités de la garden-party.

Sous un soleil de plomb et les objectifs des appareils photo, Nicolas Sarkozy a salué le dirigeant de la "plus grande démocratie du monde", "réélu brillamment" par "plus de 700 millions d'électeurs".

Manmohan Singh a remercié le président français pour ce "rare honneur". "Ce n'est pas simplement moi que vous honorez, c'est tout le peuple indien", a-t-il dit, rappelant combien les idéaux de la Révolution française de liberté, d'égalité et de fraternité avaient inspiré la démocratie indienne.

Nicolas et Carla Sarkozy ont ensuite laissé leur invité pour un bain de foule de cinq minutes. Dans la bousculade, ils ont serré quelques mains, avant de regagner rapidement les salons réservés aux "happy few": membres du gouvernement, collaborateurs, amis et famille du président. Comme l'an dernier, les invités "ordinaires" de la garden-party n'avaient pas accès à ces salons, sévèrement gardés.

Auparavant, Carla Sarkozy, négligemment assise sur l'accoudoir d'un fauteuil, avait accueilli les caméras de TF1 dans son bureau pour un entretien exclusif. "On se calme mutuellement. Le bonheur est quelque chose qui apaise", a-t-elle confié à propos de son mari.

Carla Bruni-Sarkozy, qui n'habite que le week-end à l'Elysée, a dit se sentir "toujours un peu invitée" dans le "cadre exceptionnel et magnifique" du palais présidentiel. "On a de la chance avec le temps. Les rosiers sont magnifiques, les bonsaïs aussi", a glissé la première dame. Elle a également rendu un vibrant hommage aux militaires français engagés au service de la "paix" dans le monde, après avoir assisté au défilé du 14-Juillet.

Les téléspectateurs ont aussi eu droit à une visite du bureau présidentiel par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Le premier collaborateur du président a souhaité que M. Sarkozy se représente en 2012.

Si Nicolas Sarkozy ne s'est pas attardé dans les jardins, le Premier ministre François Fillon, arrivé en début d'après-midi après un déjeuner avec son homologue cambodgien Hun Sen, a pris un long bain de foule d'une heure.

D'autres VIP se sont échappés des salons pour rejoindre la "vraie France", selon l'expression d'un élu. "Il fait chaud à l'intérieur. C'est bourré de monde", confiait le jeune secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, avec une forte envie de dénouer sa cravate.

Dans la foule, on reconnaissait quelques célébrités comme le chanteur Didier Barbelivien, le philosophe André Glucksmann, un des frères Bogdanov ou le "curé des loubards" Guy Gilbert.

Parmi les politiques, quelques rares personnalités de gauche avaient répondu à l'invitation de Nicolas Sarkozy, telles Manuel Valls, régulièrement cité parmi les possibles ministres d'ouverture, l'ancien Premier ministre Michel Rocard, chargé de réfléchir au futur emprunt national, et Michel Charasse, dont le nom circule pour un siège au Conseil constitutionnel. Des représentants d'associations d'aide aux victimes avaient également été invités.

Mais les vraies vedettes étaient les militaires indiens, dont les uniformes chamarrés attiraient les invités pour des photos-souvenir.

Du fait des restrictions budgétaires, le nombre d'invités avait été ramené à 5.000, selon l'Elysée. La fête avait réuni 7.050 l'an dernier, selon le député PS René Dosière, spécialiste des comptes de l'Elysée. La réception avait coûté 475.523 euros. AP

FÊTE NATIONALE DU 14 JUILLET : L'Inde défile hors frontières pour la première fois

Publié le 14/07/2009 par Le Point.fr

 

AFP

L'Inde défile hors frontières pour la première fois

Les troupes indiennes ont ouvert le défilé de l'édition 2009 © AFP/PHILIPP GUELLAND

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Pour la première fois de son histoire l'armée indienne a défilé hors de ses frontières mardi à Paris, invitée d'honneur du traditionnel 14 juillet sur les Champs-Elysées en présence du Premier ministre d'Inde, Manmohan Singh.

Sous un grand ciel bleu, la marche a été ouverte par les militaires de l'un des plus anciens régiments d'infanterie du sous-continent, celui de Maratha (état du Maharashtra, ouest) créé en 1768, qui s'était déployé en Europe durant la deuxième guerre mondiale. Suivaient des unités de l'air et de la marine.

Vêtus d'uniformes largement inspirés de l'ancienne puissance coloniale britannique - guêtres et chapeaux hauts - les quelque 400 soldats indiens ont été salués debout par les personnalités de la tribune présidentielle installée place de la Concorde, réunies autour de Nicolas Sarkozy.

En invitant l'Inde à participer au défilé, la France entendait célébrer le "partenariat stratégique" qui l'unit à ce pays, et accessoirement conforter sa place de troisième fournisseur d'équipements de défense.

Paris a notamment vendu en 2005 à New Delhi six sous-marins franco-espagnols Scorpène équipés de 36 missiles pour 2,4 milliards de dollars, et l'avion Rafale de Dassault Aviation est dans la course pour un appel d'offres de 12 milliards de dollars lancé par l'Inde pour 126 chasseurs.

En Inde, le défilé des Champs-Elysées a été retransmis en direct sur les principales chaînes de télévision du pays.

Avant le démarrage de la marche et comme le veut la tradition, le président de la République a descendu les Champs-Elysées à bord d'un command-car auprès du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, saluant la foule.

Il a ensuite rejoint les invités de la tribune présidentielle: outre Manmohan Singh son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et son homologue cambodgien Hun Sen, les membres du gouvernement et les différents hauts responsables militaires français.

Pour démarrer les célébrations, 32 cavaliers de la Garde républicaine ont effectué un "carrousel des lances", parade équestre héritée des joutes et tournois, dont la dernière exécution remonte à 1937, lors d'un gala au Grand palais en présence du roi de Suède.

Pour la marche, la France a choisi de faire défiler des unités de retour d'opérations extérieures (Kosovo, Tchad, Liban, Afghanistan, Côte d'Ivoire, en mer au large de la Somalie) ou ayant participé sur le territoire national à des interventions de secours (tempête Klaus).

Comme chaque année, les matériels militaires ont également été passés en revue: avions, tanks, canons... Curiosité stylistique: les hélicoptères ont survolé les Champs-Elysées au son de la "Chevauchée des Walkyries" de Richard Wagner, écho au film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola.

Marquant le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan, le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jaap de Hoop Scheffer a également assisté au défilé, une première depuis 1967.

L'an dernier, le 14 juillet était marqué par un fort malaise au sein des armées, le chef de l'Etat ayant fustigé "l'amateurisme" des soldats du 3e régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMa) après le drame de Carcassonne, où 17 personnes avaient été blessées par balles lors d'une démonstration, entraînant la démission du chef d'état-major de l'Armée de terre.

Dans une émission qui sera diffusée mardi soir sur France 2, Nicolas Sarkozy prend soin cette fois d'adresser un "message de confiance" à l'armée française, qualifiée de "professionnelle, compétente, dévouée".

Le réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé la présence de l'armée indienne au défilé, estimant que cette invitation met la "prolifération nucléaire à l'honneur".

14 JUILLET : Nicolas Sarkozy promet de ne pas diminuer le budget de la Défense

Publié le 14/07/2009 par Le Point.fr

 

AFP

Nicolas Sarkozy promet de ne pas diminuer le budget de la Défense

"On ne peut pas rogner sur la sécurité de la France", a expliqué le président © DR

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Nicolas Sarkozy a promis à l'occasion de la Fête nationale que le budget de la défense ne serait pas victime de la crise économique "parce qu'on ne peut pas rogner sur la sécurité de la France", dans un entretien qui sera diffusé mardi soir sur France 2.

"Non", répond le chef de l'Etat à une question sur l'éventualité d'une baisse des crédits accordés aux armées, "on ne peut pas rogner sur la sécurité de la France". "Ce n'est pas possible. Et nous allons consacrer 377 milliards d'euros sur les douze prochaines années, rien que pour la modification et la modernisation des équipements", ajoute-t-il.

Parmi les priorités, Nicolas Sarkozy cite "tout ce qui tourne autour du renseignement", ainsi que "la protection de nos hommes".

"Je ne peux pas oublier qu'il y a un an, pratiquement jour pour jour (...) nous sommes au mois de juillet, dix de nos jeunes soldats mouraient en Afghanistan et mon devoir de chef des armées, c'est de faire en sorte que nos hommes bénéficient de toutes les protections modernes pour faire le travail que nous leur demandons de faire", poursuit Nicolas Sarkozy.

Dix soldats français ont été tués le 18 août 2008 lors d'une embuscade tendue par des insurgés talibans dans la vallée d'Uzbeen, au nord-est de Kaboul. Au total, 28 soldats ont perdu la vie en Afghanistan depuis le déploiement d'unités françaises dans le pays en 2002.

Dans cet entretien mené par Michel Drucker, le président adresse également un "message de confiance" à l'armée, qualifiée de "professionnelle, compétente, dévouée" et qui "fait un travail absolument remarquable".

L'an dernier, le chef de l'Etat avait suscité un fort malaise au sein des armées en dénonçant "l'amateurisme" des soldats du 3e régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMa), après le drame de Carcassonne où 17 personnes avaient été blessées par balles lors d'une démonstration de cette unité.

"J'ai d'autant plus confiance en eux que nous leur avons imposé des modifications, des réformes comme jamais dans l'histoire on ne l'avait fait", souligne également M. Sarkozy.

Le Sénat doit se prononcer définitivement mercredi sur le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, qui se traduit par la fermeture d'environ 80 unités militaires, le transfert d'une trentaine d'autres et à la suppression de 54.000 emplois militaires et civils sur 320.000.

Evoquant enfin la crise, Nicolas Sarkozy promet, après "une année bien difficile" pour les Français, qu'il ne ménagera "aucun de (ses) efforts pour que l'on en sorte le plus vite possible".

Depuis son élection en mai 2007, le chef de l'Etat a rompu avec la tradition de ses prédécesseurs en n'accordant plus d'entretien télévisé le 14 juillet. Outre cette prestation dans l'émission de Michel Drucker, Nicolas Sarkozy s'est également exprimé dans un portrait diffusé lundi soir sur France 5.