jeudi, 02 juillet 2009
Albanie / Législatives: la coalition au pouvoir revendique la victoire
Par RFI. Article publié le 02/07/2009
Avant même la publication des résultats officiels, la coalition de centre-droit menée par Sali Berisha (photo) a proclamé sa victoire aux élections législatives.
(Photo : Reuters)
Pas question de se laisser faire, les socialistes veulent demander un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote où ils estiment qu'il y a eu des manipulations.
Test d'aptitude
Le Parti démocratique récuse ces accusations, il déclare non seulement avoir gagné, mais aussi avoir obtenu le nombre de sièges suffisants pour constituer une majorité au Parlement.
D'après les derniers résultats officiels, les deux partis sont toujours au coude-à-coude, l'écart est d'environ 1% des suffrages.
Ce scrutin législatif est important pour l'avenir de l'Albanie qui souhaite rejoindre à terme l'Union européenne. Son dossier de candidature a été déposé fin avril et Bruxelles avait prévenu que ce rendez-vous électoral serait un premier test d'aptitude.
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mardi, 30 juin 2009
Albanie : la coalition au pouvoir talonnée par l'opposition
La coalition au pouvoir du Premier ministre albanais Sali Berisha était talonnée de près par l'opposition socialiste, selon des résultats partiels des élections législatives fournis à l'AFP mardi en début d'après-midi par la Commission électorale centrale.
La coalition autour du Parti démocratique (PD) de M. Berisha recueille 46,53% des voix contre 45,69% pour celle autour du Parti socialiste (PS) menée par Edi Rama, a précisé le porte-parole de la Commission électorale centrale, Leonard Olli.
Le Parti socialiste pour l'intégration (LSI, centre-gauche) de l'ancien Premier ministre Ilir Meta obtient quant à lui 5,59% des suffrages, selon la même source.
Ces chiffres portent sur 84,5% des suffrages dépouillés et le taux de participation aux élections de dimanche s'élève à 42%, a indiqué M. Olli.
Ces chiffres tendent à indiquer que M. Meta pourrait être amené à jouer un rôle central pour la mise en place d'une majorité au Parlement albanais (71 députés sur 140).
M. Olli avait assuré un peu plus tôt dans la journée que le compte des voix se déroulait "normalement" et qu'il n'avait donné lieu à "aucun conflit ou tension majeure" susceptible de nuire au processus électoral.
Mais le climat politique se tendait à l'approche de la fin des opérations de dépouillement et les accusations de fraudes commençaient à fuser.
Edi Rama, qui est également le maire de Tirana, a demandé à M. Berisha de "ne pas toucher au processus de dépouillement des voix", qui, a-t-il dit, "est en train de dégénérer".
"Nous sommes inquiets car nous constatons des menaces et des intimidations (de la part de M. Berisha) là où le PS est gagnant", a affirmé M. Rama.
Ce dernier avait déjà accusé dans la nuit de lundi à mardi le Premier ministre et son entourage de vouloir "bloquer le dépouillement des voix afin de manipuler les résultats de ces élections".
M. Berisha avait qualifié ces accusations d'"absurdes".
"S'il y a des problèmes, la seule responsabilité en incombe aux membres" des commissions électorales, a-t-il dit mardi.
"Le Parti démocratique n'a aucun intérêt à bloquer les résultats", a dit la porte-parole du PD, Majlinda Bregu.
"Le fait que les résultats s'annoncent très serrés dans différentes régions, avec les socialistes et les démocrates presque à égalité, contribue à la tension et incite les militants des deux formations à exercer des pressions" sur les personnels chargés du décompte des voix, selon Premto Gogo, le responsable d'une ONG locale chargée d'observer le décompte des voix.
"C'est la bataille finale. Avec le système proportionnel, chaque voix compte", relevait un autre observateur.
"La démocratie albanaise est encore très fragile et les Albanais ont dû mal à accepter une si faible différence de résultats entre les deux principales forces politiques", estimait Shpetim Nazarko, un analyste politique.
Plusieurs organisations internationales de surveillance des élections albanaises ont critiqué lundi plusieurs aspects du scrutin.
Un représentant de l'Orgnisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), Wolfgang Grossruck, a déploré des "violations" persistantes.
Le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a estimé que la classe politique albanaise devait "beaucoup travailler pour que les prochaines élections soient conformes aux normes internationales".
Par Briseida MEMA
France 24
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