mercredi, 06 janvier 2010

Revue de presse Afrique

A la Une : l’incertitude politique en Guinée



mercredi 06 janvier 2010



Par Frédéric Couteau


Après plusieurs jours de visite au Maroc, le général Sékouba Konaté, chef intérimaire de la junte guinéenne est rentré hier soir à Conakry. Et c’est un programme chargé qui l’attend à présent. Comme le souligne le site d’information GuinéeNews, « il s’agira d’abord de gérer la colère des syndicalistes qui menacent d’aller en grève, s’ils n’ont pas de nouvelles précises sur l’état de santé de Dadis. Et ensuite, poursuit GuinéeNews, il faudra que le flegmatique Konaté s’accommode des cérémonies de vœux de Nouvel An que les membres du gouvernement et de la junte comptent lui présenter vendredi. »


Partie de bras de fer entre Konaté et Pivi ?


En fait, pour Aminata, autre site d’information guinéen, le principal souci de Konaté serait… le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, ministre chargé de la Sécurité présidentielle. Les deux hommes « n’ont jamais été sur la même longueur d’ondes depuis la fin du règne de Lansana Conté », affirme Aminata qui estime qu’on va « vers un choc des titans ».


D’après le site d’information, Pivi n’a cessé d’étendre son influence sur l’armée depuis l’insurrection qu’il avait menée contre feu le président Conté. Aminata suggère même que c’est lui qui aurait « imposé le capitaine Dadis à la tête de la junte ». Et en cette période de vacance du pouvoir, « Pivi, Monsieur Muscle, se charge de faire le déménagement », affirme le site. Bref, il existerait aujourd’hui une vive tension au sein de l’armée, entretenue par l’opposition entre les deux hommes. Dernier incident en date rapporté par Aminata : la libération par le général Konaté de certains anciens gardes de Lansana Conté qui avaient été arrêtés par Pivi. « On n’est peut-être pas loin, conclut Aminata, d’un affrontement physique entre les deux géants de l’armée nationale. »


« Encore l’humiliation »

Le Nigeria n’apprécie guère les dernières mesures prises par les Américains en matière de sécurité aérienne. Le Nigeria qui exige d’être retiré de la liste des pays dont les ressortissants devront subir des contrôles renforcés. L’Algérie figure également sur cette liste. Et là aussi, la pilule est dure à avaler. « Encore l’humiliation », s’exclame El Watan.

 

« Le contrôle sera total et ira jusqu’à dénuder entièrement le passager, déplore le quotidien algérien. Prétexte invoqué : les citoyens de ces pays sont des terroristes potentiels. (…) L’Algérie, qui est félicitée régulièrement par les autorités américaines pour sa contribution à la lutte contre le terrorisme islamiste, figure malheureusement sur la liste noire, constate le journal. Seul le Nigeria, autre pays cité, a eu un sursaut de dignité et annoncé qu’il ferait les démarches nécessaires auprès des Etats-Unis pour que son nom soit retiré. Les autres observent étrangement le silence », remarque El Watan qui affirme par ailleurs ne rien attendre non plus de la Ligue arabe et de l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique.


Février, mars… octobre ?

Encore et toujours bien des interrogations à propos de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire… Après moult reports, le scrutin pourrait avoir lieu fin février – début mars. « Dans la capitale ivoirienne, la date du 7 mars est souvent avancée pour cette échéance, précise L’Observateur au Burkina. Mais voilà, c’était sans compter avec la grève des greffiers qui a bloqué tout l’appareil judiciaire et, collatéralement, grippé la machine électorale. Ainsi, le contentieux d’inscription qui devait prendre fin le 26 décembre dernier a été prorogé à ce mercredi. (…) Et ils sont de plus en plus nombreux, les Ivoiriens, constate L’Observateur, qui craignent que cette présidentielle ne soit repoussée, au mieux en octobre 2010, au pire à des calendes plus lointaines. »


A quand la « délivrance » ?

« Sur le terrain, renchérit Le Républicain au Mali, rien n’incite à l’optimisme. La grève des greffiers qui bloque la phase du contentieux électoral est loin de voir son épilogue (…). Le problème de la sécurisation des élections se pose avec acuité, parce que le Centre de commandement intégré n’est pas encore opérationnel, pour cause de manque de moyens financiers (…). Le regroupement des ex-combattants et le désarmement, dans les deux camps, restent aléatoires, poursuit le quotidien malien, compte tenu des difficultés de tous genres. Et enfin, remarque Le Républicain, l’unicité des caisses de l’Etat dans les zones ex- assiégées, le redéploiement de l’administration et le déploiement des 8 000 éléments dans les zones Centre Nord Ouest et au Sud restent un casse-tête chinois pour les autorités ivoiriennes. »

 

Bref, l’accouchement est délicat… Et le quotidien Le Pays invoque la puissance divine tout en maniant la métaphore : « Plaise au Ciel que 2010 marque, dans les faits, la grande délivrance pour la Côte d’Ivoire qui ne sait plus finalement trop quand elle rejettera de ses entrailles le bébé tant attendu ! »

Chine/Afrique

Tournée africaine pour le ministre des Affaires étrangères chinois




Le ministre chinois des Affaires étrangères.
(Photo : Jason Lee/Reuters)



Par RFI


Le ministre chinois des Affaires étrangères est attendu en Afrique ce mercredi 6 janvier 2010. Une tournée qui va le conduire dans cinq pays : le Kenya, le Nigéria, la Sierra Léone, l'Algérie et le Maroc. Une visite qui vise à renforcer la présence chinoise en Afrique, malgré les critiques des pays occidentaux.


Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin


C'est devenu un rituel depuis une vingtaine d'années. Le premier déplacement du ministre chinois des Affaires étrangères après le Nouvel An est à destination de l'Afrique. Un évènement qui confirme l'intérêt de la Chine pour le « Continent ». Yang Jiechi, le ministre des Affaires étrangères, va passer pas moins d'une semaine en Afrique, officiellement pour entretenir l'amitié traditionnelle sino-africaine, et renforcer le partenariat gagnant/gagnant.


Une visite qui marque surtout la volonté de la Chine de ne pas se laisser impressionner par les critiques occidentales sur le ré-endettement de l'Afrique ou le soutien apporté à des régimes très contestés.


A la veille de ce départ, la revue Economy of China, éditée par l'Université de Pékin, revient sur ces critiques pour mieux les écarter. A propos d'un risque de ré-endettement de l'Afrique, la revue rejette catégoriquement l'hypothèse d'un scénario catastrophe, comme le prévoient certains pays occidentaux. Des pays accusés au passage, de ne pas avoir tenus leurs engagements financiers vis à vis de l'Afrique.


Pékin souligne l'importance des financements d'infrastructure en Afrique. La Chine est devenue en 2008, le deuxième partenaire commercial du continent, devant la France et derrière les Etats-Unis , avec un volume d'échange de plus de 100 milliards de dollars annuel.


Et les autorités chinoises n'entendent pas en rester là, comme le prouve l'accord annoncé l'année dernière à l'occasion du Forum sino-africain de Charm-el-Cheikh, pour l'attribution d'un nouveau prêt de 10 milliards de dollars à l’Afrique.

FOOTBALL / CAN 2010

Ziani veut rebondir




Sur le banc en club, titulaire en sélection, Karim Ziani veut briller à la CAN

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mercredi 6 janvier 2010


En difficulté à Wolfsburg, où il cire le banc, Karim Ziani est indiscutable en sélection algérienne de football, qu’il a aidée à qualifier pour le Mondial. Briller en Angola lui permettrait de relancer sa carrière en club.

 

Après deux saisons compliquées à Marseille, (66 matchs, 3 buts), Karim Ziani a tenté sa chance nettement plus au nord, chez le champion d’Allemagne, Wolfsburg. Mais, après trois titularisations lors des trois premières journées, il est sorti de l‘équipe, ne signant par la suite que deux titularisations en championnat, une en Coupe et aucune en Ligue des Champions. Après 15 apparitions pour aucun but, le milieu offensif, à qui Armin Veh préfère souvent le Japonais Hasebe, est dans une situation compliquée en Allemagne. Une bonne CAN pourrait lui permettre de rebondir dans un bon club durant le mercato hivernal ou l’été prochain.


Sa carrière en sélection

Ses débuts en sélection remontent au 12 février 2003, contre la Belgique en amical (1-3). Le joueur de Troyes remplaçait son coéquipier aubois Rafik Saïfi à la mi-temps. S’en suivirent 45 autres sélections, notamment lors de la CAN 2004, en Tunisie, où il fut titulaire, l’Algérie échouant en quarts de finale contre le Maroc (3-1 a.p.). Il attendait cependant sa 23e sélection pour inscrire son premier but, en 2006 contre la Gambie en éliminatoires de la CAN 2008, sur penalty (1-0). Il signait ensuite un doublé contre le Liberia, dont un penalty encore (3-0) et un dernier contre le Rwanda, en éliminatoires du Mondial, toujours des 11 mètres (3-1). Le natif de Suresnes ne s’est donc jamais signalé devant les buts comme il le faisait à Troyes, Lorient ou Sochaux. En revanche, il a aligné les passes décisives lors des éliminatoires, notamment contre le Rwanda (3-1) et en barrages contre l’Egypte (1-0).


Son statut

Ses difficultés en club ne l’empêchent pas d’être indiscutable au poste de meneur de jeu de la sélection, avec l’aide récente de Mourad Meghni (Lazio), dans un système en 3-4-2-1. Sa qualité technique et son habileté sur coups de pieds arrêtés ont été très utiles à son équipe, puisque après avoir permis à Madjid Bougherra d’ouvrir le score en Zambie (0-2), c’est lui qui offrait le but décisif à Anthar Yahia lors du barrage contre Égypte (1-0), qui a qualifié l’Algérie pour sa première Coupe du monde depuis 1986. Il jouit donc logiquement d’une belle cote dans son pays puisqu’il a été élu deux fois Ballon d’Or algérien (2006 et 2007).


Par Gildas Devos

Photo : Karim Ziani sous le maillot de Wolfsburg (© Iconsport)


Source : afrik.com

Culture - Afrique du Nord

Albert Camus, Etranger en Algérie



Cinquante ans après sa mort, l’écrivain suscite toujours la polémique


Pied-noir né d’une famille très modeste et attaché à ses racines, l’écrivain est devenu une icône de la littérature française. Son talent et son engagement pour la justice lui ont valu un Prix Nobel de littérature à l’âge de 44 ans. Un demi siècle après sa disparition, dans un accident de la route le 4 janvier 1960, Camus continue pourtant d’être critiqué et aimé. En Algérie sa mémoire reste attachée à celle, douloureuse, de la Guerre d’indépendance.


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mardi 5 janvier 2010 / par Laura Adolphe / Source : afrik.com

 

Si la France et une partie du monde célèbrent l’humanisme de Camus, le 50ème anniversaire de sa mort, lundi, a réveillé la polémique concernant son engagement pendant la guerre d’Algérie. La mémoire de l’écrivain demeure encore problématique.

 

« Je ne pourrai pas vivre en dehors d’Alger. Jamais. Je voyagerai car je veux connaître le monde mais, j’en ai la conviction, ailleurs, je serais toujours en exil », écrivait Albert Camus en 1932 à son ami Claude de Fréminville. L’auteur de l’Etranger est pourtant parti s’installer à Paris en 1943 après l’interdiction de L’Alger Républicain où il travaillait. Rien ne semblait prédestiner Albert Camus à une carrière intellectuelle mondialement reconnue, qui lui a valu de recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1957. Orphelin de père à l’âge d’un an, il a été élevé par une mère analphabète en terre algérienne. C’est après des études de philosophie qu’il devient journaliste. Précoce, il publie sa première œuvre L’envers et l’endroit à 24 ans.

 

Le mal compris

 

Aujourd’hui peu connu en Algérie, où n’a pas été cultivée sa mémoire, une grande partie des intellectuels Algériens lui gardent rancune. Ses écrits ravivent les douleurs. La présence quasi invisible de la commémoration de la mort de Camus dans la presse algérienne montre la gêne, voire même le rejet de l’écrivain. Albert Camus a été vivement critiqué pour sa discrétion sur la politique française vis-à-vis de l’Algérie pendant la guerre d’indépendance. Sa prise de position était pourtant très attendue en tant qu’intellectuel et surtout en tant que Français d’Algérie. Rejeté par certains de ces pairs, comme Jean Paul Sartre, pour son manque d’engagement, il s’est néanmoins insurgé contre le fait colonial.

 

L’amour de la terre natale

 

Il est l’un des premiers à condamner les répressions contre les combattants anticolonialistes dans ses articles. Exilé, il vit mal la guerre d’Algérie et lutte contre les barbaries loin de sa terre natale. Porte-parole des opprimés, il obtient le Prix Nobel de littérature en 1957 à Stockholm. Alors qu’il reçoit son Prix, un étudiant l’interroge sur le caractère juste de la lutte pour l’indépendance menée par le F.L.N. Il répond : « Si j’avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Une phrase qui choque les militants anticolonialistes. Mais il vénérait sa mère qui vivait dans un quartier d’Alger exposé aux bombardements.

 

Le quotidien algérien El Watan a retracé le parcours du Prix Nobel. Le journaliste Bélaïde Abane y a signé un pamphlet intitulé : « Camus : entre la mère et la justice ». Selon lui, l’écrivain pied-noir ne s’est « jamais débarrassé de ses réflexes primaires bien enracinés dans son inconscient colonial. » Beaucoup sont ceux qui trouvent que son positionnement reste ambiguë. Le problème était que le pied-noir qui critiquait le colonialisme n’a jamais pris parti dans le F.LN, dont il dénonçait les actes « terroristes ».

 

Albert Camus reste de ceux qui ont le mieux écrit l’Algérie. Il écrivait son pays avec le regard nostalgique d’une époque qui n’existait plus. Humaniste, l’écrivain a choisi de rejeter les idéologies. Alors qu’en France on se demande si la place de Camus est au Panthéon, l’écrivain Yazid Haddar écrit qu’elle est au cimetière d’Alger. « Camus est algérien car il a connu la misère comme tout Algérien », estime-t-il. En Algérie, c’est son appartenance au pays qui est aujourd’hui questionnée. Un sujet qui y restera problématique tant que la mémoire de la colonisation et de la Guerre d’indépendance sera sensible.

lundi, 28 décembre 2009

Timimoun : l’oasis rouge s’ouvre au tourisme

Reportage vidéo exclusif : Point Afrique lance un vol hebdomadaire Paris-Timimoun



Voici que sonne l’heure du réveil de Timimoun l’endormie, en bordure du grand erg occidental saharien, oasis rouge couverte de hauts palmiers nourris au goutte à goutte par le ruissellement précis des antiques fogaras. Joaquim Afoutni accompagnait pour Afrik.com, avec sa caméra, le vol inaugural Paris-Timimoun organisé par la coopérative de voyage Point-Afrique... Vol exceptionnel et images uniques diffusées en exclusivité sur AFRIK.COM !

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samedi 26 décembre 2009 / par Joakim Afoutni, Khaled Elraz


Timimoun est née d’une rencontre magique : l’affleurement de très anciennes nappes d’eaux souterraines, et la forte pente bordant l’immense plateau du Tadmait à l’extrémité duquel elle est construite, dominant le déferlement des premières dunes de cette immense mer de sable que constitue le grand erg occidental du Sahara...


Le génie des hommes du désert a ensuite fait fructifier cette situation géologique exceptionnelle : un réseau de captage des eaux souterraines a été conçu, qui les conduit précisément jusqu’au bord du plateau, où une astucieuse répartition en assure le partage équitable et optimal. De minuscules canaux dirigent vers chaque parcelle de terrain, vers chaque terrasse aménagée, vers chaque jardin, cette eau précieuse et rare qui soudain fait verdir le sable rouge.


Un reportage exclusif de Joaquim Afoutni pour AFRIK.COM


L’oasis rouge enfin accessible

L’initiative de la coopérative de voyages Point-Afrique, accoutumée aux défis aériens sur le continent , qui consiste à ouvrir une nouvelle route régulière Paris-Marseille-Timimoun, avec un vol par semaine en hiver, répond parfaitement aux attentes du Ministère du Tourisme algérien, qui souhaite de son côté promouvoir un tourisme original, écologique, respectueux de l’environnement et acteur d’un développement durable pour les régions concernées.


Pour Timimoun, espace naturel et humain fragile qui ne connaissait plus le tourisme depuis plusieurs décennies, il ne s’agit pas en effet de voir déferler les cars de voyageurs japonais qui envahissent les haut lieux touristiques occidentaux. Il s’agit simplement de recevoir, dans une vieille tradition d’hospitalité et de respect mutuel, des voyageurs désireux de découvrir un mode de vie, un patrimoine, un habitat, des richesses naturelles et humaines à la fois, le tout dans un équilibre subtil entre nature, culture, populations d’origines croisées...


Un vol inaugural empli de personnalités

Le premier avion du Point-Afrique à se poser sur la piste de l’aéroport de Timimoun délivra au coeur du désert rouge une liste de passagersfrançais exceptionnelle : outre Hervé Bourges et son épouse, on reconnaissait Jean-François Kahn, éditeur de l’hebdomadaire Marianne, Sylvie Brunel, Professeur à la Sorbonne, Philippe Chazal, ancien Directeur général de la chaîne Histoire et de FRANCE 4, désormais directeur à ARTE, où travaille également son épouse Véronique Lamanière, mais aussi Rachid Arhab, désormais membre du CSA, Fahim Benchouk, responsable d’une des antennes de Radio France, Le Mouv, Adile Farquane, animateur vedette de BEUR FM à Paris, Gérard Grinsbeck, rédacteur en chef à FRANCE 2, Alain Vautier, Directeur d’Antenne de FRANCE 2, Mohamed Benjebbour, Directeur des Publics à l’établissement public du Parc et de la Grande Halle de La Villette, Olivier Zegna Rata, Directeur des Relations extérieures de CANAL+ et son épouse Isabelle Ulmann, avocat au barreau de Paris, Farid Merabet et Joakim Afoutni, respectivement Délégué général et Rédacteur en chef d’AFRIK.TV, nouvelle agence de news audiovisuelles en cours de gestation dans l’orbite d’AFRIK.COM, sans oublier Anne Durupty, directrice générale adjointe du Centre National du Cinéma français (CNC), l’acteur français d’origine lyonnaise Salim Kechiouche, la journaliste Martine Gozlan, le publicitaire Ali Guessoum (Agence Sansblanc) ou encore Pascal Josèphe, ex directeur général chargé des antennes de FRANCE TELEVISION, aujourd’hui Président du Cabinet IMCA.


L’Afrique algérienne ou l’Algérie africaine ?

Tous étaient là pour découvrir cet autre visage de l’Algérie : sa face africaine. Les habitants des tribus nomades du Sahara algérien sont en effet des berbères noirs, cousins des Touaregs et des habitants des autres grands pays sahéliens que sont le Niger, le Mali, la Mauritanie... L’architecture de terre séchée de Timimoun est parente de l’architecture de Tombouctou ou du Pays dogon, elle ressemble à celle du nord du Niger ou encore du Soudan. En marchant dans les ruelles de Timimoun inondées de soleil et séchées par le vent du désert, on ne peut s’empêcher de se sentir profondément en Afrique.


L’Algérie noire et fière est là, à la fois différente et semblable de l’Algérie des côtes méditerranéennes, inspirée par d’autres sources musicales, nourries d’autres influences culturelles. Elle apparaît soudain au détour d’une ruelle, joyeuse ou sentencieuse, toujours fraternelle.


Contre le réchauffement climatique : le développement durable

 

C’est dans cet esprit que se développent aujourd’hui des infrastructures hotelières légères, conçues en accord avec les moyens et les besoins de l’Oasis, de manière à accueillir les touristes venus à la découverte de cette région du Gourara dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Elles viennent compléter le potentiel du vieil hôtel Gourara dessiné et construit par l’architecte Fernand Pouillon, qui se fond dans la Palmeraie tout en offrant sur la vallée sèche et le moutonnement infini du désert une vue à couper le souffle.

 

Unanime conclusion de ces trois jours étonnants à Timimoun : il faut y revenir, seul, en couple, en groupe, entre amis, pour profiter de ce que le Gourara peut nous dire, aujourd’hui, en termes de respect de l’environnement et de développement durable, que ce soit sur les effets du réchauffement climatique ou la nécessité d’une parfaite gestion des ressources en eau du globe...


Musicien du Gourara

Les créneaux du Fort de Timerkhout
Véronique Lamanière, Salima et Salim Kechiouche, Philippe Chazal

Rachid Arhab et Hervé Bourges

Pascal Josèphe et Olivier Zegna Rata à Timerkhout

L’oasis de Timimoun et le Gourara

Les dunes du grand erg occidental

mercredi, 23 décembre 2009

Khalifa patientera en prison

23/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Tayeb Belmadi


Abdelmoumen Rafik Khalifa, à LondresAbdelmoumen Rafik Khalifa, à Londres© Patrick Durand/Sipa Press


Le ministère britannique de l’Intérieur réclame un nouveau délai avant de statuer sur la demande d’extradition de l’ex-milliardaire vers l’Algérie.


De report en renvoi, l’extradition d’Abdelmoumen Rafik Khalifa tourne au feuilleton politico-judiciaire. Alors que la décision était attendue au plus tard le 24 octobre, le Home Office vient de la reporter au 29 janvier prochain. « Un délai supplémentaire a été demandé et obtenu par le ministre britannique de l’Intérieur pour l’examen de la demande algérienne d’extrader Rafik Khalifa », a indiqué le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaïz.


Si Alger et Londres n’ont fourni aucune explication à ce énième ajournement, on aura compris que cette affaire est trop sensible pour être tranchée comme un simple dossier relevant du droit commun. Ben Brandon, avocat de Khalifa, résume ainsi la situation : « Contrairement à celle du juge, la décision du gouvernement est politique. »


Jugé par contumace, en mars 2007, par le tribunal criminel de Blida, Rafik Khalifa a été condamné à la réclusion à perpétuité pour « association criminelle, corruption, abus de confiance, faux et escroquerie ». Depuis, il fait l’objet d’une demande d’extradition de la part du gouvernement de son pays. Réfugié à Londres depuis 2003, l’homme menait grand train avant d’être rattrapé par la justice britannique. Arrêté le 27 mars 2007 par Scotland Yard, l’ex-tycoon, patron du groupe du même nom, a été auditionné à maintes reprises par le tribunal de Westminster City. Au terme d’une procédure qui aura duré plus de deux ans, les magistrats rendent leur jugement le 25 juin 2009 : Rafik Khalifa est extradable. En attendant que le Home Office statue sur son cas, « Moumen » patiente dans sa cellule de la prison de Wandsworth, dans le sud-ouest de Londres.


Comment va le détenu Khalifa ? Assez bien, si l’on en croit l’un de ses amis. Incarcéré sous le numéro d’écrou TP7191, le golden boy déchu garde le moral. « Il reçoit des visites, confie cet ami, s’entretient avec des proches ou des membres de sa famille grâce au téléphone mis à la disposition des détenus ou aux portables qui circulent clandestinement entre les prisonniers. Il lit la presse, surfe sur le Net et reste convaincu qu’il sortira libre de prison. »


Au cabinet Wilson & Co. Solicitors, chargé de le défendre, on n’en pense pas moins. Anna Roth­well, l’autre avocate de Khalifa, juge son extradition difficile, sinon impossible, car « la demande ne respecte pas les normes juridiques en vigueur ». En outre, l’avocate doute que l’Algérie soit capable « de lui garantir un procès équitable ». En cas d’avis favorable du Home Office, la défense compte interjeter appel auprès de la Haute Cour. Une nouvelle bataille judicaire en perspective.

Louisa Hanoune, la dame de fer algérienne

22/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Cherif Ouazani


Louisa HanouneLouisa Hanoune© Samir Sid

 

« Elle est le seul homme politique du pays », disait d’elle le chef islamiste Ali Benhadj. Aujourd’hui, elle est la seule femme dans le monde arabe à diriger un parti devenu leader de l’opposition. Écoutée et respectée de tous, elle pèse de manière décisive sur les choix nationaux. Un tour de force qui l’a auréolée d’un immense prestige. Portrait.

 

Louisa el-Djazaïriya. « Louisa l’Algérienne ». C’est ainsi que ses militants et ses électeurs, mais pas seulement, appellent désormais la porte-parole du Parti des travailleurs (PT). Un parcours semé d’embûches, un discours où se mêlent dialectique et humour populaire, qu’elle délivre aussi bien en arabe qu’en français avec quelques ingrédients en tamazight, et un charisme naturel ont valu à Louisa Hanoune ce surnom prestigieux que seules deux personnalités contemporaines avaient reçu avant elle : Warda, diva de la chanson arabe, et Djamila, héroïne de la guerre de libération, immortalisée par le cinéaste égyptien feu Youssef Chahine. Une consécration nationale que l’intéressée n’a franchement pas volée.

 

En quelques années, Louisa Hanoune s’est imposée comme l’une des personnalités les plus en vue du paysage politique de son pays. Et fait du même coup figure d’exception. À 55 ans, Louisa Hanoune est la première femme dans le monde arabe à diriger un parti devenu leader de l’opposition, avec ses centaines d’élus locaux, implantés dans toutes les régions du pays, et ses vingt-six députés, très actifs en matière de projets d’amendement aux textes discutés ou de questions orales au gouvernement. Première candidate à une présidentielle dans le monde arabe, en 2004, elle récidive en 2009. « De la simple figuration », ironisent ses détracteurs au regard de la modestie des suffrages recueillis : 100 000 en 2004 et plus de 600 000 en 2009. Louisa Hanoune ne tire aucune fierté de cette progression de 500 %. Son motif de satisfaction est ailleurs et a pour nom : loi de finances complémentaire (LFC) 2009. Ce texte, adopté en juillet 2009 par le Parlement, consacre le retour du patriotisme économique et la réhabilitation du secteur public au détriment de l’option libérale qui caractérisait jusque-là la stratégie de développement choisie par le président Abdelaziz Bouteflika depuis son retour aux affaires, en 1999. « Dans la lettre et l’esprit, la LFC a soigneusement repris tous les amendements que nous avions déposés en novembre 2008, lors du débat parlementaire autour du budget de l’État pour l’exercice à venir, et qui avaient tous été récusés par les députés de la majorité présidentielle, déclare avec une pointe de fierté Louisa Hanoune. Aujourd’hui, les élus de cette même majorité applaudissent, toute honte bue, les amendements qu’ils nous avaient rejetés à la face. Cette Assemblée est indigne et doit par conséquent être dissoute. » Des législatives anticipées. Tel est le credo de cette femme qu’Ali Benhadj, ancien numéro deux du Front islamique du salut (FIS, aujourd’hui dissous), qualifiait de « seul homme politique en Algérie ». Mais qui se cache derrière cette femme devenue la dame de fer d’un pays où la vie publique est largement dominée par les hommes ?

 

Deux fois emprisonnée

Née dans la commune de Chekfa, dans la région de Jijel, en Petite Kabylie, le 7 avril 1954, Louisa Hanoune avait 3 ans quand l’aviation de l’armée coloniale a bombardé son village natal, détruisant totalement la maison familiale. Son père, ouvrier boulanger, sa mère au foyer et sa fratrie (quatre frères et deux sœurs) sont contraints de se réfugier chez des parents à Annaba. Un vrai traumatisme pour Louisa, mais aussi une aubaine. Annaba est une grande ville, et, en milieu urbain, une fille a plus de chances d’aller à l’école. Elle entame sa scolarité au moment où l’Algérie accède à l’indépendance, en 1962. Onze ans plus tard, elle décroche son bac et s’inscrit à l’université pour y suivre un cursus en sciences juridiques. C’est dans le campus d’Annaba, à travers le syndicalisme estudiantin, que naît sa vocation politique, avec des revendications pédagogiques dans un premier temps et sociopolitiques par la suite. Si le pays est verrouillé par un système politique qui bloque toute velléité démocratique, l’Université algérienne grouille d’activités clandestines. Les islamistes préparent le terrain à leur révolution. Les communistes sont opportunément aux côtés du pouvoir pour « mener les tâches d’édification nationales ». Baasistes et berbéristes sont en guerre larvée. Louisa Hanoune est plutôt séduite par le discours trotskiste. Deux organisations clandestines se disputent cette mouvance (lire encadré). Louisa opte pour l’Organisation socialiste des travailleurs (OST). En 1981, elle entre dans la direction de ce groupuscule en prenant la tête de la propagande. Elle devient une star des assemblées générales de la fac de droit à Annaba, puis de celle d’Alger. Ce combat démocratique lui vaut un passage par la case prison à deux reprises. Le 18 décembre 1983, traduite devant la Cour de sûreté de l’État (excusez du peu), à Médéa, pour avoir distribué des tracts exigeant l’ouverture politique, elle est condamnée à six mois de réclusion. Même du fond de sa cellule, Louisa Hanoune ne se tait pas et réclame, en vain, un statut de détenue politique. Son séjour carcéral n’entame pas son engagement. Elle crée une association féministe pour se battre contre le code de la famille. En 1988, retour à la case prison. Cette fois pour avoir dénoncé la torture érigée en système par les forces de l’ordre. Une année plus tard, le multipartisme est enfin reconnu. Elle crée le Parti des travailleurs (PT) pour le résultat que l’on sait. En deux décennies, sa formation, qui ne se réclame plus ouvertement du trotskisme, revendique plus de 100 000 militants payant régulièrement leurs cotisations. Durant ses meetings, l’assistance n’est jamais clairsemée. Adversaires et partisans écoutent attentivement ses discours, et ses interventions à l’Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement) sont rarement chahutées par les députés.

La réconciliation nationale ? Elle fut la première à en faire une quasi-obsession au début des années 1990. Elle a dénoncé l’interruption du processus électoral en janvier 1992, qui avait privé les islamistes d’une victoire annoncée, mais elle s’est refusée à internationaliser la crise algérienne en récusant le contrat de Rome, lancé à l’initiative d’une partie de l’opposition sous le parrainage de la communauté de Sant’Egidio, en février 1995. Louisa Hanoune a le souverainisme ombrageux. Prompte à fustiger l’impérialisme américain, la prédation des multinationales et la nocivité du système financier international, la porte-parole du PT a des positions dont la constance confine à la monotonie. Pourtant, son discours séduit de plus en plus ses compatriotes. Elle est également la seule personnalité politique algérienne à ne jamais occulter les dossiers internationaux. La question palestinienne, l’occupation de l’Irak, le néocolonialisme exploitant sans vergogne les richesses du sous-sol africain, les effets catastrophiques des plans d’ajustement structurel, autant de thèmes régulièrement abordés dans ses discours. Allergique à la langue de bois, Louisa Hanoune est une grande oratrice. Elle ne mâche jamais ses mots et place la barre très haut en termes de revendications antilibérales. Elle n’hésite pas à exiger la renationalisation des entreprises privatisées ces dernières années. Et demande publiquement que soit dénoncé l’accord d’association avec l’Union européenne, car « contraire aux intérêts de l’Algérie ». Plus altermondialiste que trotskiste, Louisa Hanoune donne un sérieux coup de vieux au reste de la classe politique. Sa notoriété dépasse celle de grandes figures traditionnelles de l’opposition, comme Hocine Aït Ahmed, Abassi Madani ou encore Ali Yahia Abdennour. Ses adversaires politiques redoutent ses talents de polémiste. Ses têtes de Turc préférées ? Deux ministres réputés proches d’Abdelaziz Bouteflika : Hamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, et son collègue Chakib Khelil, chargé de l’Énergie et des Mines. Leur tort ? Ils incarnent le libéralisme au sein de l’équipe du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Mais ce dernier trouve grâce aux yeux de notre dame de fer. Il y a quelques semaines, de fortes rumeurs de remaniement avaient circulé à Alger. Relayées par la presse privée, elles ont pris des allures de campagne visant à la déstabilisation d’Ouyahia. Une nouvelle fois, Louisa Hanoune se singularise et dénonce les lobbies qui tentent d’avoir la tête du Premier ministre, « “coupable”, tonne-t-elle, de porter atteinte à la rente des barons de l’import-import, qui vampirisent notre économie et lorgnent sur nos réserves de change ».

 

Dernières vacances ? en 1996...

Louisa Hanoune a la haute main sur l’appareil de son parti. La discipline n’y est pas un vain mot. Le PT est la seule formation politique algérienne qui fait signer préalablement une déclaration aux candidats qu’elle investit lors d’une élection. Les postulants s’y engagent à ne pas changer de parti au cours de leur mandat électif. Faute de quoi leur salaire et autres indemnités seraient automatiquement reversés au profit du PT. On lutte contre la transhumance politique comme on peut.

Quand les sessions parlementaires lui en laissent le temps, Louisa Hanoune sillonne le pays à la rencontre de ses militants et électeurs, mais voyage très peu à l’étranger. Son dernier séjour en villégiature date de 1996. Elle s’était offert une semaine de vacances en Grèce pour « recharger ses accus ». Elle a aussi participé à de nombreuses missions de représentation parlementaire. La dernière en date ? À Beyrouth, en octobre 2009, pour participer à une rencontre dédiée au rôle politique de la femme dans le monde arabe. Née dans un pays où le combat démocratique n’est pas un long fleuve tranquille et où les citoyennes sont encore considérées comme des mineures à vie, Louisa Hanoune ne veut pas baisser les bras : elle croit dur comme fer que l’Algérie est prête à installer une femme au palais d’El-Mouradia. Au cours de sa campagne pour la présidentielle d’avril 2009, elle a entamé tous ses meetings électoraux en posant la même question à l’assistance : « Êtes-vous prêts à élire une femme à la présidence de la République ? » Et sans attendre la réponse, enthousiaste, de son auditoire, elle enchaînait en décrivant les premières mesures qu’elle prendrait immédiatement après son élection. Naïve, Louisa Hanoune ? Pas sûr. « L’Algérie est moins conservatrice qu’on ne le pense, assure-t-elle. Elle a été à l’avant-garde du combat contre le colonialisme. Elle est capable d’être la première à mettre à sa tête une femme pour peu que cette dernière défende les intérêts des travailleurs, des jeunes et des retraités. »

Louisa Hanoune, une solution alternative au système algérien actuel ? Ceux qui ironisaient sur ses 100 000 voix à la présidentielle de 2004 rient beaucoup moins aujourd’hui.

vendredi, 18 décembre 2009

Les anciens appelés de l’armée algérienne réclament la revalorisation de leur pension

Les anciens appelés de l’Armée Nationale Populaire (armée algérienne), qui ont participé à la lutte antiterroriste durant les années 90, se sont rassemblés, mardi, devant le palais de la présidence à Alger pour réclamer la revalorisation de la pension et retraite militaire. Invalides de 20% à 100%, ils ont pu remttre au conseiller du président Abdelaziz Bouteflika une plateforme de revendications où ils demandent « reconsidération et dignité pour les blessés et les martyrs du devoir national », rapporte le quotidien El Watan.

Vendredi 18 Décembre 2009 - Source : afrik.com

CAN 2010 : le sélectionneur algérien dévoile la liste des joueurs

La compétition débute en Angola en janvier 2010


Le sélectionneur de l’équipe algérienne de football, Rabah Saâdane, a rendu publique, mercredi, la liste des joueurs qui participeront à la CAN 2010, qu’accueille l’Angola en janvier prochain. Exit le très attendu milieu récupérateur du Racing Santander Mehdi Lacen. Quant à Abdelmalek Ziaya, meilleur buteur du championnat algérien, il est convoqué pour la première fois en équipe nationale.

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jeudi 17 décembre 2009 / par Djamel Belayachi (Source : afrik.com)


Le sélectionneur de l’équipe algérienne de football, Rabah Saâdane, a dévoilé mercredi la liste des joueurs qui prendront part à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) angolaise de janvier prochain. La liste, publiée par le site Internet de la Fédération Algérienne de Football (FAF), comprend 27 joueurs, dont quatre réservistes. Très attendu, le joueur du club espagnol Racing Stantander, Mehdi Lacen, n’a finalement pas été retenu pour la Can. Le buteur du club local ES Sétif, Abdelmalek Ziaya, sera en outre de la partie. L’équipe nationale effectuera son stage de préparation en prévision de la CAN du 26 décembre 2009 au 7 janvier 2010 à Castellet, dans le Sud de la France. La CAN 2010 constituera un test décisif pour les Algériens avant leur participation au Mondial sud-africain de juin prochain, la première depuis 24 ans.


Liste des joueurs convoqués

Gaouaoui Lounes (ASO Chlef)
Chaouchi Faouzi (ES Sétif)
Zemmamouche Mohamed lamine (MC Alger)
Raho Slimane (ES Sétif)
Bougherra Madjid (Rangers FC)
Halliche Rafik (National Madeira CD)
Yahia Anther (Bochum)
Zaoui Samir (ASO Chlef)
Laifaoui Abdelkader (ES Sétif)
Belhadj Nadir (Portsmouth)
Baabouche Reda (MC Alger)
Yebda Hassen (Portsmouth)
Mansouri Yazid (FC Lorient)
Lemmouchia Khaled (ES Sétif)
Meghni Mourad (Lazio Rome)
Ziani Karim Koceila Yanis (VFL Wolfsburg Futball GMBH)
Matmour Karim (Borussia M’Gladbach)
Bezzaz Yassine (RC Strasbourg)
Bouazza Hameur (Blakpool)
Abdoun Djamal (FC Nantes)
Saifi Rafik (Al Khor)
Ghezzal Abdelkader Mohamed (Sienne, Italie)
Ziaya Abdelmalik (ES Sétif)

Réservistes

Ouserir Mohamed (CR Belouizdad)
Meftah Mohamed (JS Kabylie)
Metref Hocine (ES Sétif)
Chadli Amri (FC Mainz)

mardi, 15 décembre 2009

Alger accepte le délai de Londres sur l'extradition de Rafik Khalifa

AFP


Rafik Khalifa est condamné dans son pays pour faillite frauduleuseRafik Khalifa est condamné dans son pays pour faillite frauduleuse© AFP


L'Algérie a accepté une demande de la Grande-Bretagne de reporter au 29 janvier sa décision sur l'extradition de Rafik Khalifa, ex-magnat algérien condamné dans son pays pour faillite frauduleuse et réfugié à Londres, a indiqué dimanche le ministre algérien de la Justice.


"Un délai supplémentaire a été demandé et obtenu par le ministre britannique de l'Intérieur" pour l'examen de la demande algérienne d'extrader Rafik Khalifa, a déclaré à l'APS le ministre de la Justice et garde des Sceaux Tayeb Belaïz.

 

Le ministre britannique de l'Intérieur Alan Johnson avait demandé le 1er décembre un délai supplémentaire, jusqu'au 29 janvier, pour rendre sa décision concernant l'extradition de Khalifa.


M. Johnson devait à l'origine rendre sa position -- positive ou négative -- avant le 24 octobre mais avait obtenu quelques jours avant la date butoir un premier report, au 7 décembre.


Scandale sur scandale

La justice britannique a autorisé en juin l'extradition vers son pays de M. Khalifa, condamné en Algérie par contumace en mars 2007 à la réclusion à perpétuité notamment pour faillite frauduleuse. Il appartient au ministre de l'Intérieur de valider la décision in fine.

 

M. Khalifa a été reconnu coupable en Algérie d'"association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux.

 

Il s'est réfugié à Grande-Bretagne en 2003 lorsqu'a éclaté le scandale financier de la Khalifa Bank et de plusieurs entreprises de son empire et a été arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique. dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris.

 

La France a également déposé une demande d'extradition auprès de Londres mais son examen a été gelé, dans l'attente d'une décision définitive sur la demande algérienne, qui prévaut sur celle de Paris.

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