jeudi, 07 janvier 2010
Mauritanie
Le terrorisme, cible d'une réorganisation de l'armée
Le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed, le 30 novembre 2008© AFP Le Premier ministre a annoncé une "vaste réorganisation de l'armée" pour lutter contre "le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine". Les rapts de ressortissants occidentaux s'étaient multipliés fin 2009.
Le Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a annoncé mercredi devant l'Assemblée nationale une "vaste réorganisation et professionnalisation de l'armée et des forces de sécurité" dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
"Dans le domaine de défense et de sécurité, le gouvernement entreprendra (. . . ) les procédures de modernisation des forces armées et de sécurité", a-t-il affirmé devant les députés en lisant la déclaration de politique générale du gouvernement issu de l'élection présidentielle du 18 juillet.
"Il compte renforcer leurs capacités défensives et les impliquer, en temps de paix, dans les activités de développement", a-t-il ajouté.
"Il va sans dire que ces hautes ambitions supposent, en plus de l'amélioration des conditions de vie, une réorganisation et une professionnalisation de l'armée nationale et des forces de sécurité", a-t-il souligné.
"Une attention particulière sera alors accordée à la mise en place de corps professionnels en mesure d'assumer leurs tâches de défense et de sécurité, de servir la République et de lutter, en toute efficacité, contre le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine", a-t-il encore précisé .
Ecoutes téléphoniques et fin de la prescription
Mardi, l'Assemblée nationale mauritanienne avait adopté des amendements à la loi antiterroriste de 2005, qui autorisent notamment les écoutes téléphoniques et suppriment la prescription en matière de terrorisme.
Ces deux dernières années, des combattants islamistes de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont multiplié les attaques meurtrières et les enlèvements d'Occidentaux en Mauritanie.
Le gouvernement mauritanien a introduit ces amendements à la loi antiterroriste après les rapts de trois humanitaires espagnols le 29 novembre et de deux touristes italiens en décembre sur le sol mauritanien.
Mais l'opposition a vivement critiqué ces nouveaux amendements.
"Cette loi vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à donner carte blanche aux forces de sécurité pour malmener qui ils veulent", a indiqué le député Mohamed Moustapha Ould Bedreddine (Union des forces du progrès, opposition).
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jeudi, 24 décembre 2009
Yémen: 34 membres présumés d'Al-Qaïda tués dans un nouveau raid de l'armée
| 24/12/2009 - Source : la-croix.com |
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| SANAA (AFP) L'armée yéménite a tué jeudi 34 membres présumés d'Al-Qaïda, dont des responsables du réseau, dans un raid aérien qui a visé une réunion du groupe dans le centre du Yémen, portant à 68 le nombre des tués parmi les activistes extrémistes en huit jours, selon des sources de sécurité. "Le raid a été mené au moment où des dizaines de membres d'Al-Qaïda étaient réunis à Wadi Rafadh", une région montagneuse isolée dans la province de Chabwa, à 650 km à l'est de Sanaa, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité. Le chef d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, Nasser Al-Whaychi, et son adjoint, le Saoudien Saïd al-Chahrani, étaient présents à la réunion, a indiqué la même source, qui n'a pas été en mesure de dire s'ils avaient péri dans le raid. Elle a cependant indiqué que d'autres "dirigeants du groupe, dont Saad al-Fathani et Mohammad Ahmed Saleh al-Oumir, figurent parmi les morts". Selon cette source, Mohammad al-Oumir était la personne qui avait fait récemment une apparition publique lors d'un rassemblement dans la province d'Abyane (sud-est) et dont la télévision satellitaire arabe Al-Jazira a diffusé mardi une vidéo. "Des Saoudiens et des Iraniens, présents à la réunion de Wadi Rafadh, figurent aussi parmi les morts", a assuré la même source sans donner plus de détails. "Les participants à la réunion préparaient des attentats contre des installations économiques au Yémen, en représailles aux opérations de la semaine dernière", a déclaré à l'AFP un responsable yéménite sous couvert d'anonymat. Une source de la Commission supérieure pour les affaires de sécurité, citée par le ministère de la Défense sur son site internet, a confirmé le raid, précisant que la réunion de Wadi Rafadh était destinée à "planifier et à exécuter des attentats contre des intérêts yéménites et étrangers" au Yémen. Le bilan du raid porte à 68 le nombre, annoncé à Sanaa, de morts en huit jours parmi les membres d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, qui regroupe les branches yéménite et saoudienne du réseau d'Oussama ben Laden. Le 17 décembre, l'armée avait mené un raid contre un camp d'entraînement d'Al-Qaïda dans la province d'Abyane, tuant 30 activistes. Ce premier raid avait aussi coûté la vie à 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, selon des sources politiques et tribales. Le même jour, les forces gouvernementales avaient tué quatre autres membres d'Al-Qaïda à Arhab, à 35 km au nord de Sanaa, dans ce que les autorités avaient alors présenté comme une campagne d'"opérations préventives" contre des activistes d'Al-Qaïda "qui planifiaient des attentats". Depuis, 29 autres membres présumés d'Al-Qaïda, et non 30 comme annoncé auparavant, avaient été arrêtés, ont affirmé les autorités. "Les forces de sécurité vont continuer à traquer les terroristes (...) et à mettre en échec leurs plans criminels", a affirmé la source de la Commission supérieure, appelant la population à coopérer dans leur lutte contre Al-Qaïda. "Ceux qui donnent refuge ou aident les terroristes d'Al-Qaïda (...) s'exposeront à des poursuites judiciaires", a-t-elle averti. "La lutte contre le terrorisme et l'éradication de l'extrémisme est une urgence nationale", a déclaré le vice-Premier ministre pour les Affaires de défense et de sécurité, Rached al-Alimi. "Le réseau (d'Al-Qaïda) veut faire du Yémen une base pour ses activités terroristes afin de nuire non seulement au Yémen (...) mais aussi à la sécurité et à la stabilité de la région", a-t-il ajouté lors d'un débat mercredi au Parlement. Le Yémen, pays d'origine d'Oussama ben Laden, a été le théâtre ces dernières années d'attentats contre des missions diplomatiques, des installations pétrolières et surtout des touristes étrangers. La plupart de ces attentats ont été revendiqués par Al-Qaïda. |
10:26 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yémen, al-qaïda, armée
lundi, 21 décembre 2009
La mission de l'ONU attaquée
Soldats tchadiens lors d'un défilé militaire le 21 juin 2008 à N'Djamena© AFP Un convoi logistique de la Minurcat a été attaqué dimanche dans l'est du Tchad, à proximité d'un camp de réfugiés soudanais. Un officier a été blessé lors des échange de tirs.
Un officier tchadien a été blessé dimanche lors d'un échange de tirs avec un groupe d'hommes armés qui a attaqué dans l'est du Tchad un convoi logistique de la Minurcat, la mission de l'ONU dans le pays, a annoncé cette organisation.
"Un convoi logistique de la Minurcat, composé de trois véhicules civils, a été la cible d'une attaque ce (dimanche) matin par quatre hommes armés non identifiés sur la route menant de Goz Beïda à Koukou Angarana", affirme la Minurcat dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.
Les assaillants prennend le contrôle d'un véhicule
La localité de Koukou Angarana, située à une cinquantaine de 50 km au sud-est de Goz Beïda, abrite un camp d'environ 20. 000 réfugiés soudanais et polarise des sites de déplacés tchadiens estimés à 40. 000 personnes, d'après des humanitaires.
Selon la Minurcat, les assaillants ont réquisitionné un des véhicules du convoi "sous la menace des armes" avant de prendre la fuite. Ils ont été poursuivis par une patrouille du Détachement intégré de sécurité (DIS), les policiers et gendarmes formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés.
La patrouille du DIS a pu récupérer le véhicule mais "lors de l'échange de tirs qui s'en est suivi, un officier du DIS a été blessé", ajoute la mission onusienne, sans précision sur la gravité de ses blessures.
Aucun autre bilan n'a été fourni.
Un convoi armé comprenant des services médicaux d'urgence a été dépêché sur les lieux par la Minurcat "afin de ramener le personnel et le matériel roulant vers la base", tandis que le DIS a envoyé sur place "deux unités de patrouille supplémentaires afin de sécuriser la zone de l'incident", selon le communiqué.
La Minurcat, qui a pris le 15 mars 2009 le relais de la Force européenne Eufor, est chargée d'assurer la sécurité des déplacés dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, de favoriser leur retour volontaire et de faciliter l'aide humanitaire.
L'est du Tchad abrite des camps de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan), en guerre civile, ainsi de la Centrafrique, mais également des déplacés tchadiens, estimés globalement à 450. 000 personnes.
11:08 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tchad, onu, armée, paix, police
vendredi, 18 décembre 2009
Les anciens appelés de l’armée algérienne réclament la revalorisation de leur pension
16:37 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algerie, armée
mardi, 15 décembre 2009
Tchad et Centrafrique : la Minurcat entièrement déployée d'ici à fin janvier
La Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), qui a pris beaucoup de retard, devrait être entièrement déployée dans ces deux pays d'ici à "fin janvier", a affirmé lundi le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU.
"D'ici à la fin janvier, on devrait avoir tout le monde sur le terrain. En deux mois, 50% de la force va arriver parce que les conditions logistiques minimales sont maintenant réunies", a déclaré à l'AFP à N'Djamena Victor da Silva Angelo.
"Ce n'est pas qu'en deux mois on va faire plus qu'en sept mois, mais c'est que les conditions sont maintenant réunies pour un déploiement. Cela restera très précaire et très difficile, mais il y a un minimum de conditions même si les soldats doivent dormir par terre dans des tentes", a précisé M. Angelo.
Actuellement, 2. 385 des 5. 200 hommes de la force onusienne (soit 46% des effectifs) sont déployés alors que la Minurcat a pris officiellement la relève de l'Eufor, la force de l'Union européenne (UE) le 15 mars.
Manque de moyens
"C'est la logistique qui n'a pas suivi les promesses d'engagement", a expliqué M. Angelo, "parce que nous travaillons dans une zone très éloignée et nous travaillons avec des moyens (inférieurs) que ceux dont disposait l'Union européenne. L'UE a fait un investissement énorme en termes de ressources, nous, les pays membres, n'avons pas le même type de ressources".
"Malgré le fait qu'on n'ait pas plus de 50% des forces, on fait un travail qui va bien au-delà de ce qu'on ferait avec 50% des forces", a assuré le responsable onusien.
De nombreux ONG et membres d'agences onusiennes se sont plaints de la lenteur du déploiement de la Minurcat alors que la situation sécuritaire dans l'est du Tchad s'est considérablement dégradée ces derniers mois.
Dans un communiqué, la Minurcat a annoncé le déploiement lundi matin d'un détachement de casques bleus togolais à Sam Ouandja (nord-est de la Centrafrique) "afin d'assurer la sécurité du camp de réfugiés soudanais, en provenance du Darfour (ouest du Soudan), qui s'y trouve et des humanitaires qui y travaillent".
15:42 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique centrale, onu, armée, ue, paix, minurcat
Affrontements entre rébellion et armée dans l'est du Tchad
Le président Déby doit faire face à des attaques rebelles régulières depuis 2005© AFP
Des affrontements ont opposé ces dernières 48 heures des hommes de l'Union des forces de la résistance (UFR, rébellion), et l'armée du Tchad dans l'est du pays, a-t-on appris lundi auprès des deux parties.
Dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville, l'UFR a affirmé que ces combats ont eu lieu lorsque "l'aviation tchadienne a tenté de bombarder ses positions à l'est du Tchad", dimanche et lundi, mais a été repoussée par sa défense aérienne.
Les raids, qui ont été suivis d'un "affrontement au sol", ont "tué quatre civils et blessé des dizaines d'autres", selon ce texte signé du porte-parole de l'UFR, Abderaman Koulamallah, faisant également état "de nombreux blessés gouvernementaux (. . . ) acheminés à N'djamena et dans les grandes villes de l'est".
Selon la même source, les raids ont touché des populations civiles "aux alentours des villages Gadar, Route-Route et Djibel".
Interrogé sur le sujet par l'AFP à N'Djamena, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, a évoqué un affrontement et des frappes aériennes, en réfutant la mort de civils.
"Propagande"
Les militaires tchadiens "sont en train de se redéployer sur les différents postes d'observation tout au long de la frontière" avec le Soudan, "il y a eu des véhicules de l'armée qui ont sauté sur des mines. Il s'en est suivi un accrochage avec l'ennemi et l'aviation est venue en appui aux forces gouvernementales", a expliqué M. Hissène.
Il n'a pas fourni de bilan pour les deux camps.
"Cela s'est passé en dehors des zones d'habitation. Si l'ennemi parle de civils tués, c'est à des fins de propagande", a-t-il cependant souligné.
La rébellion tchadienne a plusieurs fois accusé l'aviation tchadienne d'avoir survolé ou bombardé ses positions dans l'est du Tchad, théâtre permanent de combats entre armée et mouvements rebelles tchadiens -venus du Soudan ou de Libye- depuis près de 20 ans.
Les combats sont fréquents depuis 2005 et N'Djamena et Khartoum s'accusent mutuellement de tentatives de déstabilisation par groupes armés interposés.
13:45 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tchad, armée, rébellion, soudan, paix
lundi, 07 décembre 2009
Somalie : les chefs de la police et de l'armée limogés
Les limogeages interviennent trois jours après un attentat-suicide qui a fait 24 morts © AFP
Les chefs de la police et de l'armée de Somalie ont été limogés pour avoir échoué à écraser l'insurrection radicale islamiste qui secoue le pays depuis des mois, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernement.
"Le Premier ministre a annoncé le remplacement du chef de la police et celui des forces armées aux membres du gouvernement aujourd'hui", a indiqué le porte-parole Abdi Haji Gobdon.
Ces limogeages interviennent trois jours après un attentat-suicide qui a fait 24 morts dont quatre ministres jeudi à Mogadiscio, pendant une cérémonie de remise des diplômes à des étudiants.
Le gouvernement a fait porter la responsabilité de cet attentat à la rebellions islamiste. Mais les deux principaux groupes rebelles - les shebab liés à Al-Qaïda et leurs alliés du Hezb al-Islam - ont nié toute implication.
Le colonel Abdi Hasan Qeybdid, un ancien chef de guerre qui dirigeait la police somalienne, a été remplacé par le général Ali Mohamed Hasan, également connu sous le nom de Ali Madobe.
Le chef des forces armées Yusuf Dhumaal a été remplacé par le général Mohamed Gele Kahiye.
15:55 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : somalie, armée, gouvernement, attentat, police
lundi, 30 novembre 2009
Gabon : Ali Bongo recadre l’armée

Notre correspondant au Gabon
Au nombre des incartades dénoncées par le président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, figurent entre autres le racket, l’indiscipline, le viol, le vol, la désobéissance, la corruption et l’affairisme. Il a donné des instructions fermes aux chefs des différents corps habillés d’user de tous les moyens règlementaires pour que cessent immédiatement ce type d’errements qui sont contraires à l’éthique militaire et qui ternissent fortement l’image des forces de sécurité et de défense.
Ali Bongo a, sur un tout autre registre, promis d’améliorer les conditions de vie de des agents de ce corps professionnel. Il a donné des consignes dans cette perspective au premier ministre Paul Biyoghé Mba et au ministre de la Défense, Angélique Ngoma, pour que des actes soient posés dans de brefs délais, en matière de logement, de santé, d’équipement et de construction ou de réhabilitation des casernes, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays.
Il y a deux semaines, les transporteurs, notamment les chauffeurs de taxis, avaient observé une journée de grève qui avait eu un grand succès à Libreville. Ils dénonçaient les rackets dont ils sont victimes, commis par des hommes en tenue.
20:33 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gabon, ali bongo, armée, corruption
lundi, 16 novembre 2009
Compaoré à Abuja pour évoquer des pourparlers inter-guinéens
Compaoré doit revoir l'oppositino et la junte mercredi à Ouagadougou© AFP Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, se rend lundi à Abuja pour évoquer avec le président nigérian Umaru Yar'Adua le "début des pourparlers inter-guinéens".
"Le président du Faso se rendra à Abuja au Nigeria le (lundi) 16 novembre 2009 pour une visite de travail", indiquait dimanche un communiqué du service de la communication de la présidence burkinabè transmis à l'AFP.
"Blaise Compaoré aura des entretiens avec son homologue nigérian Umaru Yar'Adua, également président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 Etat)", selon le texte. "La coopération bilatérale, les sujets d'actualité dans la sous-région notamment le début des pourparlers inter-guinéens seront au menu des échanges entre les deux chefs d'Etat", précise le texte.
M. Compaoré, nommé médiateur de la crise guinéenne par la Cedeao le 2 octobre, a clos mercredi des discussions séparées entre les Forces vives (opposition, syndicats et société civile) et la junte qui s'est emparée du pouvoir en Guinée lors du coup d'Etat du 23 décembre 2008.
Les discussions portent sur les modalités de sortie de la grave crise dans laquelle est plongé ce pays d'Afrique de l'Ouest après le massacre par les forces de sécurité, le 28 septembre, de plus de 150 opposants, selon l'ONU, dans un stade à Conakry.
Opposition et junte complètement opposés
M. Compaoré a reçu des deux parties des propositions de sortie de crise diamétralement opposées.
Les Forces vives réclament le départ du chef de la junte au pouvoir, le capitaine Moussa Dadis Camara, la dissolution du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) et la mise en place d'un Conseil national de transition pour organiser une élection présidentielle dans un délai de six mois.
Mais les émissaires de la junte ont dit à M. Compaoré qu'ils veulent la "formation d'un gouvernement d'ouverture" et le maintien du capitaine Camara à la présidence. La junte demande que ce gouvernement soit dirigé par un Premier ministre désigné par consensus" mais qui resterait "sous l'autorité" du capitaine Camara. Elle souhaite également la mise en place d'un Conseil national de transition qui jouerait "le rôle d'Assemblée nationale" pour élaborer les textes sur la future élection présidentielle.
M. Compaoré doit revoir les deux camps mercredi à Ouagadougou, pour examiner "séparément" ses propositions de sortie de crise.
12:01 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, politique, armée, diplomatie, violence
jeudi, 12 novembre 2009
Renforts en Afghanistan : Obama fait pression sur Karzaï

Ce conflit a déjà tué plus de 800 soldats américains. Crédits photo : AFP
L'ambassadeur américain à Kaboul se dit très réservé sur l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, tant que la corruption n'est pas jugulée. Un avis que le président américain a pris en compte lors d'un conseil de guerre cette nuit.
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L'ambassadeur américain à Kaboul s'est montré très clair, révèle le Washington Post. Karl Eikenberry a fait connaître mercredi à Barack Obama peu avant un conseil de guerre à la Maison-Blanche ses réticences face au déploiement de renforts en Afghanistan. Selon le quotidien, l'ambassadeur se montre très réservé sur cette question tant que le gouvernement afghan n'aura pas montré qu'il peut éliminer la corruption, qui a permis une résurgence des talibans dans le pays. Karl Eikenberry aurait également évoqué des inquiétudes quant au comportement imprévisible d'Hamid Karzaï.
Des craintes que le président américain semble avoir pris en compte, compte tenu des déclarations faites mercredi soir, à l'issue de ce conseil de guerre, par un haut responsable américain. «Le président pense qu'il faut signifier clairement au gouvernement afghan que notre engagement n'est pas illimité» a-t-il indiqué, sous couvert d'anonymat. «Après des années au cours desquelles les Américains se sont investis de manière substantielle, la gouvernance en Afghanistan doit s'améliorer dans un délai raisonnable pour que nous réussissions à transférer les responsabilités à notre partenaire afghan».
«Karzaï n'est pas erratique», répond Kaboul
Pendant plus de deux heures mercredi, Barack Obama a examiné avec attention les différentes stratégies possibles en Afghanistan en compagnie de son vice-président Joe Biden et ses principaux ministres, généraux et conseillers. Il n'aurait pour l'heure pas encore pris de décision. Selon l'agence AP, le président n'aurait en effet pas été convaincu par les propositions qui lui ont été faites. Pour autant, Barack Obama devrait se décider d'ici quelques semaines, a indiqué son porte-parole Robert Gibbs. Son homologue britannique Gordon Brown, partenaire clé en Afghanistan, assure de son côté qu'il ne s'agit que d'une question de jours. La tâche du président américain est d'autant plus délicate que l'opposition va grandissante chez les Américains face à une guerre qui, en plus de huit ans de combats, a déjà coûté la vie à plus de 800 soldats américains.
Kaboul a répondu jeudi aux craintes américaines, tout en pointant du doigt la responsabilité internationale. « Nous sommes sérieux dans cet engagement [contre la corruption, ndlr] vis à vis de la communauté internationale», a indiqué un porte-parole de la présidence, Siamak Herawi. «Mais en même temps, nous voulons que la communauté internationale fasse davantage pour éliminer la corruption qu'elle génère à travers l'aide qu'elle verse. Elle doit éliminer la corruption qui existe dans les systèmes actuels de contrats». Le porte-parole a également réagi aux attaques concernant Hamid Karzaï. «Le président Karzaï n'est pas erratique. C'est lui qui a réussi à maintenir l'unité du pays et empêcher le retour à la guerre civile. Il a essayé d'être un partenaire loyal de la communauté internationale tout en veillant dans le même temps à la sauvegarde des intérêts de l'Afghanistan», a-t-il assuré.
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12:59 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, usa, états-unis, armée, hamid karzaï, barack obama







