lundi, 30 novembre 2009
«C’est incroyable»
«C’est incroyable»
Nikolay Davydenko a remporté le Masters 2009 à Londres (DPPI)
Premier Russe à triompher lors d’un Masters, Nikolay Davydenko était sur son nuage après la rencontre. A 28 ans, il peut désormais savourer son premier titre majeur, acquis contre Del Potro (6/3 6/4), en finale d’un tournoi que Davydenko a amplement mérité de remporter.
par Cédric Drouet, le 30-11-2009A Londres
Nikolay, vous resterez le premier Russe vainqueur d’un Masters, qu’est ce que cela vous inspire ?
Nikolay Davydenko : C’est incroyable, c’est ma 5e tentative, mais je voulais vraiment gagner ce trophée depuis l’an dernier et ma finale perdue contre Djokovic. Quand on regarde tous les grands noms qui ont gagné, il y a Pete Sampras, Roger Federer, Djokovic... En 2009, ce sera Davydenko le vainqueur, pour toujours. Voir mon nom au milieu de tous ces grands anciens vainqueurs, c’est génial. J’espère que ma cote augmentera un peu en Russie, ça compte beaucoup pour moi. Quand j’ai joué contre Marat Safin par le passé, tout le monde le supportait, ça m’a déçu. J’espère que les gens vont un peu plus apprécier mon jeu maintenant.
Avez-vous été surpris de la tournure de la finale ?
Nikolay Davydenko : Oui, j’ai gagné en 1h24, je ne pensais pas à un scénario comme celui-là avant le match. J’ai été surpris parce qu’avant j’avais joué deux matches serrés, en trois sets, contre Soderling et Federer, des parties difficiles. Je suis arrivé sur ce match concentré à 100% dès le premier point, ça a fait la différence aujourd’hui.
Vous attendiez-vous à voir Del Potro évoluer à un meilleur niveau ?
Nikolay Davydenko : Juan Martin est un très grand joueur, qui a effectué un tournoi incroyable. Il sert bien, il cogne fort. Il voulait gagner cette finale, comme moi. Mais il est jeune, il a déjà gagné l’US Open, il gagnera beaucoup d’autres tournoi dans le futur. Avant le match, je ne savais pas comment j’allais jouer, si j’allais gagner un set. J’ai juste essayé de me battre sur chaque point.
Vous avez remercié «vos» fans anglais. Etes-vous touché par cette popularité naissante ?
Nikolay Davydenko : J’ai été très encouragé toute la semaine, c’est très intéressant pour la suite. Gagner ici le dernier tournoi de la saison, c’est incroyable. Tout le monde a été super, mes fans russes, mes fans locaux. Tout le monde s’intéresse toujours à Nadal et Federer. Avant de jouer Nadal, j’entendais «Nadal, Nadal, Nadal…» Tant mieux, parce que comme ça je peux mieux me concentrer. Mais maintenant, je vais être plus connu à Londres. C’est bien. Je sais que le Masters se déroulera encore cinq ans ici, à Londres. Je sais que c’est un stade super, avec une ambiance de folie. Tout a été parfait et je serai heureux de revenir l’an prochain. J’espère que l’organisation sera identique, peut-être même mieux encore.
Maintenant, allez-vous tenter de remporter un tournoi du Grand Chelem ?
Nikolay Davydenko : J’ai désormais battu les dix meilleurs joueurs du monde, depuis ma demi-finale contre Federer. Mais c’était un tournoi en deux sets gagnants. Sur un tournoi en trois sets gagnants, ça serait génial, mais je ne sais pas si je peux frapper comme Del Potro le fait pendant cinq sets. Aujourd’hui, j’ai été plus fort que lui, mais sur la durée, je ne sais pas. L’an prochain, je veux continuer à gagner des points, me qualifier pour le Masters le plus vite possible. Je vais me préparer pour faire évoluer mon classement. N’importe qui peut devenir numéro 1 mondial, ce n’est pas une question de taille ou de force. On peut aussi retourner, courir, venir au filet, et pas seulement servir fort.
Le Masters en images :
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«Nikolay est un grand champion»
«Nikolay est un grand champion»
Juan-Martin Del Potro s'est incliné en finale du Masters (DPPI)
L’Argentin Juan-Martin Del Potro, vaincu en finale du Masters, a reconnu la supériorité de Nikolay Davydenko. Le joueur de Tandil, qui avait peu joué depuis sa finale gagnée à l’US Open, reste satisfait de son tournoi, et n’a trouvé aucune excuse à son ultime défaite.
par Cédric Drouet, le 30-11-2009A Londres
Juan-Martin, vous pouviez succéder à votre compatriote David Nalbandian, vainqueur du Masters en 2005. Que ressentez-vous après cette finale perdue ?
Juan-Martin Del Potro : Je suis déçu, c’est certain. L’année se terminait par cette finale, et quand je suis en finale, c’est pour la gagner. Ici, il y avait tous les plus grands noms du tennis, Federer, Nadal, Djokovic, Murray… Que des grands joueurs, et je suis arrivé en finale, contre toute attente. C’était une belle semaine. J’avais dit que je voulais finir fort après ma défaite contre Murray, le premier jour, j’y suis presque arrivé. Je suis déçu pour tous ceux qui me supportent.
Comment avez-vous trouvé Davydenko ?
Juan-Martin Del Potro : Nikolay est un grand champion. Je le connais bien, et je suis content pour lui. Il fait un beau champion pour le Masters, car il a battu les meilleurs joueurs (Ndlr : en battant Nadal, Federer et Del Potro cette semaine, le Russe s’est imposé contre les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem en 2009). Je reconnais qu’il a été meilleur que moi. Il joue vite, se bat sur chaque point, comme à la Playstation. Sur salle, ou sur surface dur, je me suis toujours incliné contre lui. Personne ne sait comment le prendre.
Etes-vous d’accord avec la faute de pied de la première manche (Ndlr : à 2-1, l’Argentin a commis une faute de pied avant de se faire breaker) ?
Juan-Martin Del Potro : C’est arrivé contre Federer et Soderling, avec cet arbitre de ligne déjà. Je ne sais pas si je l’ai vraiment fait, peut-être. Mais c’était un moment très important, j’ai perdu mon service ensuite. Puis Nikolay a eu le contrôle du match.
Auriez-vous préféré jouer cette finale le soir, après votre-demi-finale disputée samedi tard ?
Juan-Martin Del Potro : Bien sur, mais c’est comme ça. Je dois accepter la situation. Vous savez, Davydenko a joué vendredi, samedi, dimanche. Moi, je n’ai pas joué vendredi, après mon match contre Federer, mais samedi soir, je me suis couché vers 3 heures du matin. C’est comme ça. Nikolay mérite son succès, il a très bien joué.
Quels sont vos prochains objectifs après une année 2009 si réussie ?
Juan-Martin Del Potro : Je dois progresser dans certains secteurs de mon jeu : le coup droit, le service, pour m’améliorer et devenir plus régulier. C’est dur de dire ce que je ressens. Je vais retourner en Argentine, ça ira mieux. La saison a été longue, ces derniers mois surtout, il y a eu l’US Open, le Masters… J’ai besoin de vacances pour récupérer de tous mes efforts.
Le Masters en images :
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Davydenko, le 6e homme
Davydenko, le 6e homme
Nikolay Davydenko va-t-il devenir plus populaire après son sacre au Masters ? (Reuters)
La première édition londonienne du Masters a vu le triomphe d’un Nikolay Davydenko bien plus en forme que les favoris. Malgré sa défaite en demi-finales, Roger Federer termine la saison n°1 mondial pour la cinquième fois de sa carrière.
par Nicolas Cerbelle, le 30-11-2009
Voir Nikolay Davydenko soulever la Masters Cup n’est pas une surprise en soi, même si aucun Russe n’était jusqu’ici parvenu à inscrire son nom au palmarès. Pour rappel, Davydenko est né en Ukraine en 1981 et a vécu en Allemagne dès l’âge de 15 ans avant de prendre la nationalité russe trois années plus tard… Ce parcours atypique explique peut-être son manque de popularité dans son pays : «Quand on regarde tous les grands noms qui ont gagné le Masters, il y a Pete Sampras, Roger Federer... En 2009, ce sera Davydenko le vainqueur, pour toujours. Voir mon nom au milieu de tous ces grands anciens vainqueurs, c’est génial. J’espère que ma cote augmentera un peu en Russie, ça compte beaucoup pour moi. Quand j’ai joué contre Marat Safin par le passé, tout le monde le supportait, ça m’a déçu. J’espère que les gens vont un peu plus apprécier mon jeu maintenant.» Reconnu depuis longtemps par les spécialistes, le jeu de Davydenko, tout en cadence et basé sur une prise de balle très précoce, est particulièrement spectaculaire et efficace, surtout sur surface rapide. «Il joue comme une PlayStation», déclarait ainsi Juan Marin Del Potro après sa défaite en finale.
En quête de reconnaissance
Sans doute, ce dernier est-il victime d’un certain manque de charisme… D’aspect froid, pince-sans-rire, le Russe ne jouit pas toujours de la reconnaissance qu’il mérite. Il suffit de voir son équipementier (la marque française Airness, loin d’être mondialement connue) pour s’en persuader. Le résident de Volgograd possède pourtant un solide palmarès : 19 titres en 24 finale disputées. Un ratio encore plus impressionnant en 2009 avec 100% de victoires (Hambourg, Umag, Kuala Lumpur, Shanghaï et Londres), preuve de son incroyable mental et de son sang-froid. Blessé au talon en début de saison, il s’était aligné seulement dans quatre tournois entre janvier et avril, quittant le Top 10 pour la première fois depuis la mi-2006. Un mal pour un bien ? Peut-être au vu de la fraicheur affichée par Davydenko en fin de saison. Vainqueur du plus beau titre individuel de sa carrière (il a gagné la Coupe Davis en 2006), il lui reste désormais à s’imposer dans un Grand Chelem pour s’assoir à la table des plus grands.
Juste derrière le Club des Cinq
La saison 2010 s’annonce en tout cas plus ouverte que jamais. Tombeur à Londres des trois vainqueurs de Grands Chelems de la saison, Rafael Nadal (Open d’Australie), Roger Federer (Roland Garros et Wimbledon) et Juan Martin Del Potro (US Open), Davydenko n’a visiblement plus peur de personne. Le Suisse était pourtant jusqu’ici sa bête noire (12 défaites lors de leurs 12 premières confrontations). En terminant l’année au 6e rang mondial, le Russe semble bien à sa juste place, n’en déplaise à Andy Roddick, absent en raison d’une blessure au genou. Il pourrait jouer les trouble-fête dans une course à la suprématie planétaire qui s’annonce palpitante. Roger Federer, «champion du monde ATP» pour la 5e fois de sa carrière (à une longueur du record de Pete Sampras) et seulement deuxième joueur après Ivan Lendl à reconquérir sa couronne mondiale (abandonnée à Rafael Nadal fin 2009), a du souci à se faire. Le temps où il était menacé par le seul Nadal est révolu. Le Taureau de Manacor n’est d’ailleurs peut-être plus la principale menace. Battu lors de ses trois matches de poules, il tarde à retrouver la puissance physique qui faisant sa force depuis son retour de blessure… La nouvelle vague, représentée par Novak Djokovic, Andy Murray et Juan Martin Del Potro, est prête à déferler.
Le Masters en images :
20:31 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters, nikolay davydenko
dimanche, 29 novembre 2009
Le maître, c’est Davydenko
Le maître, c’est Davydenko
Nikolay Davydenko décroche à Londres le plus beau trophée de sa carrière (Reuters)
Solide et offensif, Nikolay Davydenko a livré une copie quasi-parfaite pour disposer de Juan Martin Del Potro en finale du Masters (6/3 6/4). Le Russe s’offre ainsi le premier titre majeur de sa carrière.
par Vincent Duchesne, le 29-11-2009Se payer le scalp des deux meilleurs joueurs du monde (Rafael Nadal en phase de poules et Roger Federer en demi-finales) et finalement remporter le Masters, quoi de plus normal ? De la logique à la pratique, il n’y a qu’un pas que Nikolay Davydenko a franchi aisément. En étant le patron sur le court ce dimanche en finale face à Juan Martin Del Potro. Dès les premiers échanges de la partie.
Une faute de pied qui coûte cher
Deux jeux blancs sur son service pour débuter, 5 coups gagnants pour 0 faute directe lors des 4 premiers jeux, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le Russe, bien en jambes, prenait la balle très tôt, entrait dans le court pour dicter le jeu et repousser très loin de sa ligne l’Argentin. Il suffisait alors d’une légère frustration du Gaucho sur une faute de pied pour faire véritablement basculer la rencontre avec deux fautes directes consécutives qui offraient le break à Davydenko (3/1). Ce dernier, malgré une petite frayeur dans le 7e jeu, terminait ce premier set comme il l’avait commencé : sur un nouveau jeu blanc autoritaire (6/3). Offensif, précis et d’une mobilité étonnante, Davydenko pouvait-il tenir sur ce rythme et continuer à balader son adversaire aux quatre coins du terrain ? Des signes de moins bien étaient palpables dans le deuxième set. La faute aussi à un Del Potro plus entreprenant, plus solide en fond de court et qui parvenait enfin à lâcher quelques jolis coups de fusil en coup droit.
Davydenko finit au filet
Pourtant, c’est bien l’Argentin qui devait s’employer avec deux gros services pour éviter de perdre à nouveau son engagement (2/3). Dans la foulée, Davydenko, lui aussi, s’arrachait pour effacer deux balles de break (3/3). Sur un ace et un service-volée, excusez du peu. Del Potro avait laissé passer sa chance. Car le Russe appuyait sur le champignon au moment opportun. En coupant toutes les trajectoires, en redevenant le maître du court avec une grosse intensité dans chaque frappe. Poussé à la faute, mis sur le reculoir, Del Potro «explosait» en concédant sa mise en jeu sans inscrire le moindre point (5/4). Davydenko n’avait plus qu’à conclure. Ce qu’il faisait sur un smash rageur au filet. Un point final à l’image de ce match : Davydenko a été le patron pour s’offrir le plus beau titre de sa carrière. Et devenir le premier Russe à remporter le Masters…
Résultat de la finale :
Davydenko (Rus, 7) - Del Potro (Arg, 5) 6/3 6/4
Le Masters en images :
22:48 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters
jeudi, 26 novembre 2009
«Du temps pour la Coupe Davis»
«Du temps pour la Coupe Davis»
Rafael Nadal peut désormais se concentrer sur la finale de la Coupe Davis (DPPI)
Déçu par son élimination, Rafael Nadal ne s'est pas trop attardé sur sa défaite face à Nikolay Davydenko. Il a hâte de finir ce Masters pour se consacrer pleinement à la finale de la Coupe Davis, qu'il disputera contre la République tchèque à Barcelone la semaine prochaine.
par Cédric Drouet, le 26-11-2009A Londres
Rafael, vous êtes éliminé du Masters...
Rafael Nadal : C'est le sport. Tout peut arriver. Je ne suis pas arrivé sur ce tournoi avec une confiance totale, comme il aurait fallu pour ces grands matches. Et dans les moments où il fallait que je joue bien, je n'ai pas bien joué. Je me suis beaucoup battu, dans les deux matches. Mais j'ai commis des erreurs. J'ai fait de mon mieux mais ce n'était pas suffisant pour gagner ces matches.
Comment analysez-vous cette défaite contre Davydenko ?
Rafael Nadal : Je pense que ce soir (mercredi), mentalement, j'étais mieux que lors du premier match. Mais j'ai joué un jeu affreux à 5-5 dans le second set, sur mon service. J'ai essayé différentes options au cours du match comme jouer plus agressif en coup droit. C'était important de sentir une progression sur ce match. Je devrai faire encore mieux lors du prochain. Chaque jour je dois faire davantage.
Pensez-vous que cette élimination peut compter avant de disputer la finale de la Coupe Davis contre la République tchèque (du 4 au 6 décembre) ?
Rafael Nadal : J'espère que cette défaite ne m'affectera pas pour soulever le saladier en finale de la Coupe Davis. Si seulement j'avais gagné ce Masters pour arriver plein de confiance... Mais ce sont réellement deux compétitions distinctes. Et je préférais arriver pour la finale de la Coupe Davis en meilleure forme possible. J’aurai plus de temps pour préparer la rencontre avec mes coéquipiers.
Etes-vous inquiété par votre manque de confiance actuel ?
Rafael Nadal : Si j'ai perdu ce n'est pas une question de chance, mais par un manque de sérénité et de confiance en soi qui te permettent de faire pencher les points de ton côté. J’ai perdu sur des détails, mais mon manque de confiance n'est pas un problème, je ne suis pas préoccupé par ça.
Et Physiquement ?
Rafael Nadal : Physiquement, ça va, mais j'avoue que je me sens un peu fatigué sur les longs échanges. Contre Davydenko, je n'ai pas perdu à cause du physique, mais c'est vrai qu'il me manquait un peu de ça. Le physique est quelque chose qui peut aider à jouer tous les points avec la même intensité.
Le Masters en images :
13:10 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, interview, rafael nadal
mercredi, 25 novembre 2009
Soderling justifie sa place
Soderling justifie sa place
Le poing serré, Soderling vient de mettre KO Novak Djokovic en deux sets secs (DPPI)
Après Rafael Nadal lundi après-midi, Robin Soderling s’est offert le scalp du numéro 3 mondial, Novak Djokovic, en deux sets ce mercredi (7/6 6/1). Avec deux victoires au compteur, le géant suédois a un pied et quatre orteils en demi-finales.
par Nizar Hanini, le 25-11-2009
Après Shanghai en octobre dernier et Bercy il y a quelques semaines, Robin Soderling allait-il enfin vaincre le signe indien et mettre à terre Novak Djokovic pour la première fois de sa carrière ? Pourtant conquérant avant de faire son entrée dans l’O2 Arena, le numéro 3 mondial éprouvait un mal fou à rentrer dans la rencontre. Juste sur ses mises en jeu, totalement absent face aux services (8 aces) du géant suédois, le Serbe pliait mais ne rompait pas sous les coups de butoir de son adversaire (5/4). Une leçon d’abnégation qui atteignait des sommets lorsque le natif de Belgrade effaçait trois balles de break à un moment crucial de la partie (5/5). Le tournant du premier set ? Pas vraiment. Loin d’être abattu, le Nordique, véritable patron durant un set où il se sera montré beaucoup plus entreprenant, arrivait à ses fins lors d’un tie-break très disputé. Le tombeur de Nadal en ouverture empochait le gain du premier set sur un dernier service gagnant à 6/4 (6/7). Tout sauf un hasard…
Soderling sans coup férir
Libéré et beaucoup moins approximatif dans son jeu, le dernier finaliste de Roland-Garros entamait la seconde manche avec la même hargne qui le caractérisait. Mais contrairement au premier set, son audace payait d’entrée avec un break réalisé au grand dam de Djokovic (1-3). «On fire», la tête de série numéro 8 du tournoi enfonçait le clou dans la foulée pour mener 1/ 4. Un matelas confortable qui suffisait au bonheur du poulain de Magnus Norman, vainqueur sur un dernier coup droit dévastateur (6/1). Pour sa première participation au Masters de fin d’année, Robin Soderling peut tendrement rêver de succéder à Stefan Edberg, dernier Suédois à avoir inscrit son nom au palmarès de la compétition en 1989. En effet, un victoire de Rafael Nadal ce mercredi soir face à Davydenko lui garantirait déjà une place dans le dernier carré de la compétition…
Résultat du groupe B:
Soderling (Sue, 8) - Djokovic (Ser, 3) 7/6 6/1
A venir:
21h45
Nadal (Esp, 2) - Davydenko (Rus, 7)
18:00 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters londres
«Une année incroyable»
«Une année incroyable»
Roger Federer veut alller loin au Masters (Reuters)
Roger Federer fait le point après sa victoire contre l’Ecossais Andy Murray. Si le champion suisse n’a pas caché sa joie de terminer 2009 en tête du classement, il ne compte pas s’en satisfaire. Il attend avec impatience sa rencontre décisive face à Del Potro.
par Cédric Drouet, le 25-11-2009A Londres
Roger, ce soir ça ressemblait plus à une finale qu’à un match de poule, non ?
Roger Federer : Vous savez, il y a tellement de bons joueurs qui sont présents ici… C’était une partie sympa pour les spectateurs, et forcément un match spécial pour tout le monde, y compris pour Andy (Murray) et moi. Mais le public a été très fair-play à mon égard, je l’en remercie, la foule était très enjouée, et je suis heureux que nous ayons comblé les attentes des gens.
Malgré la perte du premier set, avez-vous toujours pensé avoir la mainmise sur la partie ?
Roger Federer : Non, en fait, aucun de nous ne jouait alors très bien, je ne pouvais pas frapper correctement pour retourner ses premières balles. Sur les miennes, il me mettait en difficulté. Andy est un des meilleurs relanceurs, il défend très bien. Il m’a donné beaucoup de fil à retordre. Ensuite, j’ai mis mon jeu en place, j’ai été capable d’en profiter sur la fin, lui a un peu lâché aussi. C’est ainsi que j’ai remporté ce match et je me sens super heureux de l’avoir fait.
Pensez-vous pouvoir jouer mieux lors de la prochaine rencontre ?
Roger Federer : J’ai beaucoup bataillé contre Verdasco, qui a gagné le premier set, lors du premier match. Contre Andy, il y a eu une énorme progression, et ça me donne confiance avant d’aborder ce dernier match de poule. A un moment, j’ai douté car il m’a souvent dominé sur ces matches en trois sets.
Contre Del Potro, vous allez prendre la rencontre très au sérieux…
Roger Federer : Cela va de soi. J’ai perdu la finale de l’US Open contre lui cette saison, nous avions joué un grand match, en cinq sets. Il avait prouvé tout son potentiel et je ne vais certainement pas le sous-estimer demain. Ce sera un match décisif, mais je savais que gagner deux matches ne suffirait pas pour passer. J’essaierai juste de profiter du soutien du public pour gagner et filer en demi-finale. Je me régale ici, on prend énormément de plaisir à jouer, l’atmosphère est incroyable. J’ai encore une durée de vie d’un match au minimum, ce qui serait trop court, et j’espère avoir encore trois chances d’évoluer dans ce stade.
Avec la certitude de terminer l’année numéro 1 mondial, pour la cinquième fois. Que cela vous inspire t-il ?
Roger Federer : Cela signifie beaucoup pour moi d’être redevenu le numéro 1 mondial et de finir l’année une nouvelle fois à cette place. C’est une année incroyable pour moi que cela soit sur le court mais également en dehors puisque je suis devenu père de famille. Sportivement, être capable de battre le record du nombre de tournois du Grand Chelem gagnés (15 au total, soit un de plus que Pete Sampras, ndlr), et de finir l’année au top, c’est tout simplement formidable.
Le Masters en images :
17:54 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters, interview, roger federer
mardi, 24 novembre 2009
Del Potro la voulait
Del Potro la voulait
Après un peu plus de deux heures de jeu, Juan Martin Del Potro est parvenu à mettre à terre Verdasco (DPPI)
Comme à Shanghai l’an dernier, Juan Martin Del Potro a su parfaitement rebondir après une entrée en lice délicate dans le Masters de Londres. L’Argentin est relancé dans la course à la qualification après avoir fait plier Fernando Verdasco en trois sets disputés (6/4 3/6 7/6).
par Nizar Hanini, le 24-11-2009La pression était palpable dans l’O2 Arena cet après-midi entre les vaincus de la première journée. Dans un match couperet où le perdant pouvait d’ores et déjà plier bagage, c’était Juan Martin Del Potro, le couteau entre les dents, qui entamait le match avec beaucoup plus de mordant. Un allant offensif récompensé en début de rencontre par un break sur une grossière faute de son adversaire (1/3). Petit à petit, Fernando Verdasco se libérait de l’enjeu et commençait à se reposer sur son dévastateur coup droit. Un mieux dans le jeu proche de porter ses fruits quand l’Ibère gâchait bêtement deux balles de break à 5/4. Imprenable sur son service avec 91% de points gagnés, le numéro 5 mondial empochait le gain du premier set sans trop de difficultés (6/4).
Federer en ligne de mire
L’entame du second set confirmait les bonnes dispositions entrevues de Verdasco en fin de manche précédente. Libéré, l’Espagnol débutait par un jeu blanc avant de buter encore et toujours sur le redoutable jeu de service de son adversaire (4/4). A force de persévérance, le Madrilène parvenait néanmoins à ses fins en faisant le break à un moment clé de la partie (3/5). Jusque là maître de son sujet, Del Potro perdait pied et concédait un dernier jeu blanc net et sans bavure (3/6). En bon juge de paix, le 3e et dernier set allait mettre les deux protagonistes d’accord. Plus frais physiquement, Del Potro retrouvait des couleurs au grand dam du numéro 7 mondial. Tout le contraire de Verdasco qui retombait inexorablement dans ses travers en commettant beaucoup trop de fautes directes (8 !). Trop de déchets qui finissaient par avoir raison de lui à 3/2 lorsqu’il commettait une double faute synonyme de break (4/2). KO debout, Verdasco terminait la rencontre en roue libre laissant le chemin grand ouvert au géant argentin (5/2).
Sous-estimant un peu trop son adversaire à un moment où sa victoire ne faisait plus aucun doute, Del Potro se faisait rattraper au grand étonnement d’un public acquis à sa cause (6/6). Un moment d’égarement qui le contraignait à jouer un dernier tie-break. Une prolongation remportée sans forcer par le Gaucho après 2h25 de jeu. Une victoire étriquée acquise au mental qui permet à Del Potro d’espérer une qualification lors de son dernier match face à Federer. De son côté, Verdasco, éliminé, peut se concentrer totalement sur sa finale de Coupe Davis avec l’Espagne le 4 décembre prochain.
Résultat du groupe A :
Del Potro (Arg, 5) - Verdasco (Esp, 7) 6/4 3/6 7/6
A venir:
21h45
Federer (Sui, 1) - Murray (Ang, 4)
19:00 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters londres
lundi, 16 novembre 2009
«Je ne me sens pas n°1»
Novak Djokovic a remporté son premier Masters 1000 de la saison à Bercy (DPPI)
Impressionnant ces dernières semaines, Novak Djokovic, tombeur de Gaël Monfils en finale à Bercy, est sans doute le meilleur joueur actuel. Le Serbe refuse toutefois d’endosser le dossard de n°1 virtuel.
par Nicolas Cerbelle, le 15-11-2009A Bercy
Novak, jusqu'où êtes-vous allé chercher cette victoire ?
Novak Djokovic : Il a fallu que j'aille au fond de moi-même, j'avais perdu toutes les finales dans les Masters 1000 que j'ai joués. Gaël commençait à rentrer dans le rythme de plus en plus, c'était spécial. Il avait un grand soutien de la part du public, je voyais que cela lui donnait plus de motivation et d'énergie, surtout à la fin du match. J'ai essayé de me battre à la fois contre lui et la pression du public. J'ai essayé de rester calme, de ne pas m'énerver. J'ai sorti toutes mes émotions à la fin du match, j'étais content.
Vous menez 6-2, 3-0, puis Gaël revient fort. Comment avez-vous fait pour conclure le match ?
Novak Djokovic : Je crois que je me suis appuyé sur la force mentale que j'ai emmagasinée dans les grands tournois. A force de me retrouver dans ce genre de situations, j'ai souvent été mené d'un break, ou au contraire je menais d'un break. Quand on commence à rencontrer ces situations, on acquiert de l'expérience. J'essaie de ne pas m'énerver, de rester concentrer et de jouer chaque point l'un après l'autre sans penser au résultat final. Vers la fin, je devenais de plus en plus lent, mes réactions sur le court n'étaient pas suffisamment rapides et cela me posait des problèmes. Il jouait les jeux de service plus facilement dans le troisième set. Moi, je devais assurer mes mises en jeu pour m'assurer d'aller jusqu'au tie-break, et ensuite essayer de gagner. J'ai obtenu un mini break que j'ai réussi à conserver jusqu'à la fin. Il a été très patient, il jouait intelligemment, il se déplaçait bien. Je crois que le soutien du public a été crucial dans le match aujourd'hui en sa faveur. Cela rend ma victoire encore plus grande à mon avis.
Quand le match vous échappait, étiez-vous préoccupé ? Et étiez-vous soulagé sur la balle de match ?
Novak Djokovic : C'est vrai que j'étais soulagé parce que j'ai réussi à gagner ce titre après quatre échecs en finale en Masters 1000 cette saison. Et c'est du bonheur parce que j'ai réussi à gagner deux titres d'affilée (Ndlr : Bâle et Bercy). J'ai dû beaucoup batailler aujourd'hui, après presque trois heures de match et contre un joueur qui jouait dans son pays. Je prenais les points au fur et à mesure, je ne pensais pas à l'avenir.
Que se passait-il dans votre tête quand Gaël est revenu au score ?
Novak Djokovic : J'étais préoccupé parce que Gaël avait trouvé son rythme sur le court, il jouait de mieux en mieux. Le stade tout entier était derrière lui. Il fallait que je me batte contre tous ces facteurs extérieurs, c'était préoccupant. Mais c'est un sport, et comme toujours en sport, tout peut changer en une seconde. En plus, une finale est toujours imprévisible, on ne sait jamais ce qu'il va se passer. J'étais conscient que je contrôlais le match jusque-là mais j'étais aussi parfaitement conscient que j'avais un joueur en face de moi qui pouvait revenir à n'importe quel moment. Mais j'ai réussi à gagner quand même.
Après avoir battu Roger Federer à Bâle puis Rafael Nadal ici, pensez-vous être dans la peau d'un n°1 mondial ?
Novak Djokovic : Non, je ne me sentirais pas n°1 tant que je ne serai pas n°1. Je me trouve en très bonne forme en ce moment, c'est tout. Je me sens en confiance. Certains pourraient dire que ce n'est pas la bonne préparation pour le Masters de Londres, mais qui sait ce qu'il va se passer dans une semaine ? Aujourd'hui, je suis content d'avoir gagné un grand tournoi. J'arrive à Londres avec une grande confiance. La seule question est de savoir si j'arriverai à me reposer physiquement et à reprendre de l'énergie pour ce prochain événement.
Vous avez parlé français sur le court. Pouvez-vous le refaire ?
Novak Djokovic : J'ai épuisé tout mon vocabulaire (Rires). Sur le court, j'étais concentré, je ne voulais pas faire d'erreur en français. Je crois que j'ai bien parlé, mais je suis encore en train d'apprendre. Je connais beaucoup de mots mais il faut que j'arrive à les rassembler.
Un petit mot quand même ?
Novak Djokovic : Désolé (en français dans le texte). (Rires)
Quel est votre programme avant de partir pour Londres ?
Novak Djokovic : Mon entraîneur physique prévoit de m'entraîner deux heures demain matin ! Non, je plaisante (Rires). Je vais me reposer pendant trois jours à la maison, à Monaco, et après je vais aller à Londres. Je vais peut-être pouvoir regarder un match de foot. Il y a Serbie-Corée du Sud mercredi, je vais essayer de regarder ce match avec des amis.
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Bien mais pas parfait
Novak Djokovic et Gaël Monfils tout sourire avec leur trophée (DPPI)
Un beau vainqueur, un Français en finale, une chaude ambiance... Dans l’ensemble, le Masters 1000 de Bercy a tenu ses promesses malgré quelques couacs.
par Nicolas Cerbelle, le 16-11-2009Djokovic, seul cador au niveau
Jean-François Caujolle avait promis que les meilleurs joueurs du monde arriveraient au top de leur forme à Bercy. Roger Federer, Rafael Nadal et Juan Martin Del Potro ont pourtant semblé fatigués durant la semaine, l’Argentin devant même abandonner en quarts de finale contre Radek Stepanek. Le codirecteur du BNP Paribas Masters avait en revanche vu juste quand il avait affirmé qu’un membre du Top 5 remporterait l’édition 2009. C’est effectivement le stakhanoviste des courts, Novak Djokovic (94 matches disputés cette saison), qui a raflé la mise, remportant son deuxième tournoi de rang après Bâle la semaine dernière. Au passage, le Serbe a accroché à son tableau de chasse les scalps de Federer (en finale à Bâle) et Nadal (en demi-finales à Bercy). De quoi le désigner comme le meilleur joueur actuel, même si l’intéressé s’en défend : «Je ne me sentirais pas n°1 tant que je ne serai pas n°1. Je me trouve en très bonne forme en ce moment, c'est tout. Je me sens en confiance. Certains pourraient dire que ce n'est pas la bonne préparation pour le Masters de Londres, mais qui sait ce qu'il va se passer dans une semaine ?» Contrairement à Federer ou Murray, pas forcément mécontents d’avoir été éjectés prématurément du tournoi, Djokovic a joué le coup à fond, sans calculer.
Pas de Masters pour Tsonga
Reste désormais à savoir s’il peut conserver son trophée des maîtres. Réponse le 29 novembre. Le Masters, Jo-Wilfried Tsonga le regardera, lui, devant sa télévision. Le protégé d’Eric Winogradsky, titré en 2008, devait réaliser le doublé pour se qualifier. «Si je suis premier remplaçant, j’irai. Si je suis deuxième remplaçant, je n’irai pas. J’attends de voir.» 10e à la Race derrière Robin Soderling, le Manceau espérait un forfait d’Andy Roddick, absent à Paris. Les dernières rumeurs laissent entendre que l’Américain, opéré du genou, tiendra sa place à Londres. «Jo» ne devrait donc pas tarder à partir en vacances… Pour rappel, les huit élus se nomment Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray, Juan Martin Del Potro, Andy Roddick, Nikolay Davydenko et Fernando Verdasco, quasiment tous sortis rapidement du tableau cette semaine. C’est l’un des bémols du tournoi.
La programmation à revoir
Comme les problèmes de programmation que la direction du tournoi a rencontrés. «Certains des meilleurs joueurs mondiaux se retrouvent à jouer sur le court n°1. Ils ne jouent alors pas dans les mêmes conditions. Celui qui en a le plus payé les frais est Andy Murray, qui a fini un match à 1h45 du matin sur le Central et qui a dû jouer sur le n°1 le lendemain. Si la programmation avait pu être allégée le mercredi, il aurait fini plus tôt», conçoit Caujolle. Ce fameux mercredi 11 novembre, jour de la retraite de Marat Safin, est l’un des couacs les plus retentissants. Afin de régler le problème, l’idée de réduire le tableau de 48 à 32 joueurs fait tranquillement son chemin, ce qui permettrait notamment d’éviter l’engorgement des trois premiers jours.
Un record de fréquentation
Décriée par de nombreux spectateurs, la mise en place du système de la double-session sur cinq jours, du lundi au vendredi, a permis de vendre un nombre record de billets. 122 960 spectateurs payant ont pénétré dans le POPB cette semaine, dont plus de 13 000 rien que pour la finale. De quoi conforter le label Masters 1000 du BNP Paribas Masters, reconnu pour être l’un des tournois les plus show du circuit. L’ambiance est d’autant plus au rendez-vous quand un Français, qui plus est spectaculaire, comme Gaël Monfils brille. Encouragé comme personne, «la Monf’», arrivé sur les rotules, s’est hissé en finale en grande partie grâce au soutien du public. Il a d’ailleurs promis à Roger Rasheed de soulever le trophée l’année prochaine, à condition que le coach australien apprennent le français d’ici-là. Ce n’est pas forcément gagné…
Bercy en images :
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