mercredi, 06 janvier 2010
ETATS-UNIS /
Attentat manqué : Obama dénonce des «signaux» ratés

Barack Obama, mardi soir lors de son allocution télévisée à la Maison-Blanche. Crédits photo : AP
VIDÉO - Le président des États-Unis a réclamé mardi soir des réformes immédiates pour corriger les erreurs du renseignement américain, après l'attaque manquée du 25 décembre contre le vol 253 de Northwest.
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Aucune mesure phare annoncée, mais un message ferme et sans ambiguïté. Dans une allocution télévisée d'à peine plus de cinq minutes, Barack Obama a tapé du poing sur la table mardi soir après les défaillances des services de renseignement américains qui n'ont pas su anticiper l'attentat manqué contre un avion le 25 décembre à Detroit. Le président des États-Unis a affirmé que le renseignement américain avait raté d'autres «signaux» sur la préparation de l'attaque manquée contre le vol 253 de Northwest, et a réclamé des réformes immédiates pour corriger ces erreurs.
«Comme je l'ai dit lors du week-end, certaines personnes de nos services de renseignement savaient que (le suspect) Umar Farouk Abdulmutallab était allé au Yémen et avait rejoint des extrémistes là-bas», a rappelé Obama. «Mais il apparaît maintenant que nos services de renseignement étaient au courant d'autres signaux indiquant qu'al-Qaida dans la péninsule Arabique voulait attaquer non seulement des cibles américaines au Yémen, mais aux États-Unis mêmes». «Et nous avons des renseignements sur le fait que ce groupe travaillait avec quelqu'un dont nous savons maintenant qu'il s'agissait en fait de la personne impliquée dans l'attaque de Noël», a encore dit le locataire de la Maison-Blanche. (Voir la vidéo ci-dessous)
«En résumé, le gouvernement américain avait suffisamment d'informations pour déjouer ce complot et peut-être empêcher l'attaque du jour de Noël, mais nos services de renseignement n'ont pas réussi à assembler les pièces, ce qui aurait mis le suspect sur la liste des personnes interdites de vol», a expliqué le président. En clair, le système de sécurité a, selon Obama, échoué «d'une manière potentiellement désastreuse» par manque d'analyse des éléments disponibles. Le président américain s'est par ailleurs de nouveau engagé mardi à fermer la prison de Guantanamo, malgré des retards induits par la décision de suspendre le transfèrement de détenus yéménites vers leur pays, dans la foulée de l'attentat manqué.
Les États-Unis révoquent «plusieurs visas»
Peu avant son intervention, Barack Obama avait réuni pendant deux heures les responsables du renseignement américain dans une salle ultra-sécurisée de la Maison-Blanche pour faire le point de l'enquête sur l'attentat manqué. Au Yémen, où al-Qaida a revendiqué cette tentative d'attaque, l'ambassade américaine à Sanaa a rouvert après deux jours, et Washington a salué l'action des autorités qui ont tué ou arrêté depuis dimanche plusieurs membres présumés du réseau d'Oussama Ben Laden.Les chancelleries française et britannique ont rouvert mercredi.
Plus de huit ans après les attaques du 11 Septembre et malgré des milliards de dollars investis dans le renseignement et la sécurité, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, avait réussi à monter avec des explosifs à bord d'un avion transportant 290 personnes entre Amsterdam et Detroit le jour de Noël.
Depuis la tentative d'attentat, les États-Unis ont révoqué «plusieurs visas (...) à la suite d'informations liées à des affaires de terrorisme», a déclaré pour sa part mardi le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. Grièvement brûlé et arrêté après sa tentative, le suspect a fourni des informations «utiles et exploitables» aux policiers du FBI qui l'interrogent. De son côté, le parquet néerlandais a estimé que le suspect était déjà en possession des explosifs avant d'arriver à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol par lequel il a transité, ce qui signifierait qu'il a réussi à franchir les contrôles de sécurité d'au moins deux aéroports avec sa bombe artisanale.
Contrôles accrus pour les passagers de 14 pays sensibles
Depuis dimanche, les autorités américaines ont passé en revue des listes de milliers de noms de personnes surveillées ou interdites de vol, tandis que des contrôles renforcés des passagers embarquant pour les États-Unis ont été mis en place à travers le monde. Washington a en outre décidé d'imposer des contrôles accrus pour les passagers originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme sensibles.
Le Nigeria a annoncé mardi qu'il allait demander à être retiré de cette liste, car «un simple incident impliquant un Nigérian ne peut pas faire de tous les Nigérians des criminels», selon le ministre de la Justice Michael Aondoaaka. Le gouvernement cubain a aussi annoncé avoir protesté contre son inclusion dans la liste des voyageurs à surveiller établie par les Etats-Unis. Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqap), branche du réseau basée au Yémen, a revendiqué l'attentat manqué et les États-Unis, comme la Grande-Bretagne, ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer ses capacités antiterroristes.
Les experts de l'aviation de l'Union européenne doivent eux se réunir jeudi pour évaluer les leçons à tirer de l'attentat manqué. Plusieurs pays européens prônent désormais l'installation de scanners corporels dans les aéroports.
lefigaro.fr, avec AFP, publié le 06/01/2010
» La menace d'un attentat a plané sur le serment d'Obama
» Barack Obama s'attaque au casse-tête du terrorisme
17:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : états-unis, attentat, barack obama
mardi, 05 janvier 2010
Etats-Unis
Etats-Unis : cinq pays africains visés par le renforcement du contrôle des passagers
Un passage au scanner corporel, à Los Angeles en 2008© AFP Washington a publié la liste des pays dont les passagers devront subir des contrôles renforcés, après l’attentat manqué du 25 décembre. Cinq des quatorze pays visés sont africains.
Des millions de voyageurs africains vers les Etats-Unis vont subir les conséquences de l’attentat manqué du 25 décembre 2009 sur le vol Amsterdam-Detroit.
Dans les aéroports, des procédures spécifiques pour les passagers de quatorze pays, dont cinq africains ont été dévoilées dimanche 3 janvier, alors même que les Etats-Unis annonçaient l’assouplissement des mesures exceptionnelles de contrôle pour les passagers provenant des autres pays, qui avaient été prises peu après l’attentat manqué perpétré par le jeune nigérian Umar Farouk Abdulmutallab.
13 pays musulmans sur 14
Sur le continent, l’Algérie, la Libye, le Nigeria, et la Somalie font partie la « liste grise » américaine. L’Iran, le Soudan, la Syrie et Cuba (seul pays non-musulman de la liste), désignés par Washington comme « soutiens du terrorisme », sont aussi visés, ainsi que l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite, le Liban, l’Iraq, le Pakistan et le Yémen. Parmi les quatorze pays cités, treize sont à majorité musulmane.
Palpation de l’ensemble du corps
Les ressortissants de ces quatorze États - même ceux résidants aux Etats-Unis ou en provenance d’autres pays -, comme tous les passagers venant directement des pays listés et ceux qui y ont transité sont concernés par les nouveaux contrôles. Ceux-ci incluent notamment des palpations sur l’ensemble du corps, ainsi qu’une fouille renforcée des bagages à main.
Dans les pays suffisamment équipés, ils devront aussi passer par des « scanners corporels » qui permettent de voir à travers les vêtements. Des détecteurs de traces d’explosifs seront aussi employés.
Contrôle au faciès
En réalité, c’est la délicate question du contrôle au faciès qui se pose. Légalement impossible à mettre en œuvre de manière systématique, elle a cependant le vent en poupe chez les conservateurs américains.
« L'immense majorité des musulmans sont des gens fantastiques, a récemment argué Peter King, représentant républicain de l'Etat de New York sur la chaîne Fox News. Mais 100% des terroristes islamistes sont musulmans, et ce sont nos ennemis aujourd'hui. Alors, même s'il ne faut pas adopter la religion comme critère de contrôle, nous ne devrions pas non plus reculer et exclure (les musulmans) des listes » des personnes surveillées, a-t-il conclu.
Poussé à la fois par son opinion publique mais aussi par le parti républicain, Washington s’est donc résolu à adopter la solution du contrôle en fonction des origines géographiques.
11:49 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : continental, politique, usa, terrorisme, attentat, umar farouk abdulmutallab
ÉTATS-UNIS
Attentats du 11-Septembre : la cour d'appel confirme la perpétuité pour Moussaoui
AFP

Zacarias Moussaoui purge sa peine en étant en isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado, aux États-Unis © AFP PHOTOS.
Zacarias Moussaoui, qui purge sa peine en étant confiné à l'isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado (ouest), peut désormais demander que la cour d'appel examine sa demande en formation plénière, puis déposer un ultime recours devant la Cour suprême, la plus haute juridiction des États-Unis. Les cours d'appel aux États-Unis ne se prononcent que sur la forme. Considéré comme le 20e pirate de l'air, M. Moussaoui, membre revendiqué d'Al-Qaeda, a été arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3.000 morts aux États-Unis.11:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : États-unis, attentat, 11-septembre, zacarias moussaoui
samedi, 02 janvier 2010
Obama accuse Al-Qaïda au Yémen de la tentative d'attentat
Publié le 02/01/2010 par AFP
Le président Barack Obama a accusé, pour la première fois, samedi, la branche yéménite d'Al-Qaïda d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Le président américain, dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, a dit tenir Al-Qaïda pour responsable de cette tentative d'attentat lors du vol Amsterdam-Detroit, en déclarant que les Etats-Unis étaient en guerre contre un "réseau de haine et de violence de grande envergure".
Parlant du suspect nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, Obama a ajouté : "Nous savons qu'il venait du Yémen, un pays en proie à une grande pauvreté et à des insurrections mortelles. Il apparaît qu'il y a rejoint une branche affiliée à Al-Qaïda et que ce groupe, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l'a entraîné, équipé avec les explosifs et dirigé pour l'attaque de cet avion en route vers l'Amérique".
L'attentat manqué a été revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
Jusqu'à présent, les autorités américaines n'avaient pas accusé publiquement Al-Qaïda d'être responsable de la tentative d'attentat, notant simplement qu'il semblait y avoir un "lien".
Le président, qui achève ses vacances à Hawaii, a passé deux jours à examiner les résultats de l'enquête préliminaire.
Abdulmutallab est accusé d'avoir tenté de faire sauter l'avion de la Northwest avec des explosifs dissimulés dans ses sous-vêtements. L'attentat a échoué grâce à l'intervention de passagers lors de la tentative de mise à feu.
M. Obama a indiqué qu'en raison des attaques passées d'Al-Qaïda au Yémen, avant même la tentative d'attentat à Noël, il avait demandé de renforcer la coopération des autorités américaines avec ce pays. "Des camps d'entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués. Et tous ceux qui sont impliqués dans la tentative d'attentat de Noël doivent savoir qu'ils auront à rendre des comptes".
Pour répondre aux critiques des Républicains qui lui reprochent d'avoir abandonné le terme de "guerre contre le terrorisme" cher à George W. Bush, M. Obama a évoqué son discours de prise de fonction il y a un an. "Ce jour là, j'ai été très clair en rappelant que notre nation était en guerre contre un réseau de haine et de violence de grande envergure et que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour le combattre et défendre notre pays tout en soutenant les valeurs qui ont toujours distingué l'Amérique parmi les nations".
Jeudi, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, avait demandé à ses collaborateurs de réagir, notant que les attentats à venir seront "encore plus durs à déjouer".
"Le président a été direct en jugeant que les failles du renseignement avaient contribué à l'escalade de la menace. C'est un message dur à entendre. Mais nous l'avons reçu et nous devons désormais avancer et réagir en équipe", a-t-il écrit dans une lettre à son personnel.
"Ce qui me préoccupe le plus est (...) d'anticiper et de stopper les attentats plus rusés de l'avenir", qui "seront encore plus durs à découvrir, interpréter et déjouer", a-t-il ajouté.
Pendant ses vacances, Obama a consulté les hauts responsables de la sécurité nationale pour revoir notamment les procédures de sécurité à bord des avions.
Il a notamment parlé avec Denis McDonough, haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et John Brennan, son conseiller pour la lutte contre le terrorisme, selon un responsable de la Maison Blanche.
M. Obama évoquera mardi à Washington avec les responsables concernés des mesures à prendre.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé vendredi à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme pour le 28 janvier à Londres, en marge d'une conférence sur l'Afghanistan qui doit rassembler les dirigeants de 43 pays.
10:28 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, barack obama, al-qaïda, yémen, attentat
mardi, 29 décembre 2009
Attentat manqué contre le vol 253 : le jeune Nigérian rentrait tout juste du Yémen
Publié le 29/12/2009 par Le Point.fr
lepoint.fr

Le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab se trouvait encore début décembre au Yémen, où il assure avoir été entraîné par Al-Qaeda © Mike Rimmer/AP/SIPA
La tentative d'attentat contre un avion américain reliant Amsterdam à Detroit le jour de Noël a été revendiquée lundi par la nébuleuse Al-Qaeda . Les autorités américaines s'interrogent toujours sur les motivations du terroriste présumé, un Nigérian de 23 ans . Le point sur les investigations.
Récent séjour au Yémen
Le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab se trouvait encore au début du mois de décembre au Yémen, où le réseau Al-Qaeda est actif. "Il a séjourné au Yémen entre début août et début décembre, après avoir obtenu un visa pour étudier la langue arabe dans un institut de Sanaa où il avait suivi auparavant des cours", a déclaré un porte-parole du ministère yéménite des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l'agence officielle Saba. Cet élément semble corroborer les dires du jeune homme. Selon des enquêteurs cités par les médias, il a affirmé au FBI avoir bénéficié d'un entraînement au Yémen dans le réseau d'Oussama Ben Laden.
Revendication
Al-Qaeda dans la péninsule arabique a revendiqué lundi l'attentat manqué. Jusque-là, Washington s'était montré prudent sur le lien entre la tentative d'attentat et le réseau Ben Laden, nébuleuse encore qualifiée de menace "vitale" contre l'Amérique par le président Barack Obama.
Interruption brutale
Umar Farouk Abdulmutallab avait "disparu" il y a quelques mois d'une université de Dubaï où il étudiait le commerce international. Le jeune homme a passé plusieurs mois dans la branche installée à Dubaï de l'université australienne de Wollongong, avant de soudainement disparaître en milieu d'année, a déclaré le vice-chancelier de l'université, Gerard Sutton, sur la radio ABC. "Il avait débuté les cours en janvier 2009, mais avait disparu de la résidence en milieu d'année et a été exclu pour le second semestre, vers août, septembre ou octobre, sur la base du non-paiement des frais de scolarité", a-t-il indiqué. Selon Gerard Sutton, le jeune Nigérian, qui avait également étudié à Londres, avait un comportement normal. "Nous n'avions aucun élément sur ses activités en dehors de l'université", a-t-il déclaré.
Questions autour d'un visa
Le département d'État américain a affirmé lundi qu'il ne disposait pas d'éléments suffisants pour annuler le visa d'Umar Farouk Abdulmutallab avant sa tentative d'attentat, malgré les inquiétudes soulevées par le père du Nigérian. Le père du jeune homme de 23 ans avait fait part, le 19 novembre, à l'ambassade des États-Unis à Abuja de "son inquiétude" quant à la radicalisation de son fils. Cette information avait été transmise le lendemain à la diplomatie américaine ainsi qu'au Centre national d'antiterrorisme (NCTC, créé après le 11-Septembre). Le département d'État ne peut en aucun cas retirer des visas pour des soupçons de terrorisme : cette tâche revient au NCTC, a souligné le porte-parole du département d'État, Ian Kelly. Le département d'État peut décider de les révoquer seulement afin de répondre à des exigences diplomatiques et de politique étrangère, a souligné le porte-parole. Selon une autre source anonyme au sein de l'institution, le père du jeune homme avait également indiqué à l'ambassade américaine que son fils était allé au Yémen, pays où la présence d'Al-Qaeda est croissante, et ce détail avait été transmis à Washington.
La radicalisation du suspect dénoncée par sa famille
Umar Farouk Abdulmutallab est le fils d'un riche banquier et ancien ministre issu du nord du Nigeria. Ce sont ses propres parents qui ont contacté, en novembre, l'ambassade américaine à Abuja pour signaler la radicalisation de leur fils, selon une source officielle américaine. Depuis, Umar Farouk Abdulmutallab figurait sur une liste fourre-tout de 550.000 noms, mais n'était ni interdit de vol sur les États-Unis, ni même considéré comme devant être particulièrement contrôlé dans les aéroports. Par ailleurs, la famille du jeune homme affirme que le père de celui-ci, inquiet de ne plus avoir de nouvelles de son fils, avait également alerté les agences de sécurité nigérianes il y a environ deux mois. Toutefois, la police du pays assure, elle, ne pas avoir été prévenue. Umar Farouk Abdulmutallab a été décrit par sa famille et par ses anciens professeurs comme un jeune homme intelligent, raisonnable et studieux.
Enquêtes sur plusieurs fronts
Une enquête a été ouverte sur "les parties avec lesquelles l'accusé nigérian était en contact durant son séjour au Yémen". Les résultats des investigations seront "transmis aux enquêteurs sur la tentative d'attentat aux États-Unis, et ce, dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme", a indiqué un porte-parole du ministère yéménite des Affaires étrangères. Umar Farouk Abdulmutallab a été inculpé samedi aux États-Unis pour avoir "tenté de détruire un avion Northwest Airlines en approche finale de l'aéroport de Detroit le jour de Noël et avoir introduit un explosif à bord de l'appareil". Une audience du tribunal de Detroit qui devait examiner lundi une demande de prélèvement de l'ADN d'Umar Farouk Abdulmutallab, déposée par les autorités américaines, a été reportée au 8 janvier. Umar Farouk Abdulmutallab, blessé dans l'attentat manqué de vendredi, a été transféré dimanche de l'hôpital d'Ann Arbor dans le Michigan vers le centre de détention fédéral de Milan, à environ 25 kilomètres au sud. De son côté, le Nigeria a également ouvert une enquête sur son ressortissant, tout en promettant de coopérer avec les États-Unis.
Individu isolé ?
Un couple d'Américains ayant voyagé sur le vol 253 visé par le Nigérian aurait vu un homme de grande taille, bien habillé et âgé d'une cinquantaine d'années discuter avec le suspect Umar Farouk Abdulmutallab, vendredi matin, à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Cet individu aurait ensuite tenté d'embarquer sans passeport à bord du vol 253. La police militaire néerlandaise enquête donc sur l'éventuelle implication d'un complice.
Stratégie
Selon les premières conclusions de l'enquête, Umar Farouk Abdulmutallab a tenté d'injecter avec une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée dans son pantalon, au niveau de la cuisse, passant ainsi tous les contrôles de sécurité sans être inquiété. Les passagers du vol 253 de Northwest Airlines ont soudain "entendu de petites explosions, comme des pétards", et certains assurent avoir "vu le pantalon du suspect et la cloison de l'avion en feu", avant qu'un voyageur ne se jette sur lui pour le maîtriser.
Puissant explosif
Le puissant explosif utilisé dans l'attentat manqué contre un avion américain entre Amsterdam et Detroit vendredi aurait potentiellement pu faire un trou dans la carlingue, mais pas nécessairement détruire l'appareil ou provoquer sa chute, selon des experts. Umar Farouk Abdulmutallab, l'auteur de l'attentat raté, disposait de penthrite (PETN), une poudre de la famille de la nitroglycérine, selon le ministère américain de la Justice. D'après la chaîne américaine ABC, le Nigérian portait 80 grammes de cet explosif, cousus dans ses sous-vêtements. La même substance avait été découverte dans les chaussures du Britannique Richard Reid, qui avait tenté de mettre à feu des explosifs cachés dans ses chaussures à bord d'un vol Paris-Miami, en décembre 2001.
10:17 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nigeria, états-unis, attentat, yémen, enquÊte, umar farouk abdulmutallab
lundi, 28 décembre 2009
Un attentat anti-chiite fait 25 morts à Karachi au Pakistan
KARACHI - Un attentat suicide à la bombe qui visait une procession chiite à l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura a fait au moins 25 morts lundi à Karachi, au Pakistan, indique le ministre de l'Intérieur Rehman Malik.
Un attentat suicide à la bombe qui visait une procession chiite à l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura a fait au moins 25 morts lundi à Karachi, au Pakistan. (Reuters/Athar Hussain)
L'attaque a frappé l'arrière d'un cortège dans lequel avaient pris place des fidèles à l'occasion des célébrations de l'Achoura marquant la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.
La bombe a explosé sur l'une des rues principales empruntées par la procession alors que des milliers de membres des forces de sécurité se trouvaient en état d'alerte.
Des images diffusées à la télévision montraient une épaisse colonne de fumée s'élevant au-dessus du lieu de l'explosion.
"Il s'agit d'un attentat suicide. Il s'est produit à l'un des relais installés sur le bord de la route pour porter assistance aux fidèles", a dit Arif Ali Khan, ministre de l'Intérieur de la province.
"Je marchais dans les premiers rangs lorsque l'explosion s'est produite à environ 50 mètres de là et un épais nuage de fumée a immédiatement recouvert toute la zone", a raconté un témoin, Moin Rizvi.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, a accusé les extrémistes de chercher à déstabiliser le Pakistan.
"Celui qui a fait cela ne peut pas être un musulman. Il est pire qu'un infidèle", a estimé Rehman.
Le chef de la police de Karachi, Waseen Ahmed, a appelé la population au calme dans une ville où les violences ethniques sont récurrentes.
Les agressions commises contre la minorité chiite sont fréquentes au Pakistan, pays à majorité sunnite.
Dimanche, un attentat devant un centre de prières chiite a fait cinq morts au Cachemire pakistanais à l'occasion d'une procession marquant la célébration de l'Achoura.
Lire aussi:
Pakistan: 30 morts dans un attentat suicide contre les chiites à Karachi
Explosion lors d'une cérémonie chiite à Karachi
18:30 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attentat, pakistan
Attentat déjoué sur un vol Amsterdam-Detroit : le suspect avait-il un complice ?
Publié le 28/12/2009 par Le Point.fr
lepoint.fr

Vendredi 25 décembre, un Nigérian de 23 ans a tenté de faire exploser un avion effectuant la liaison Amsterdam-Detroit © Charles Rex Arbogast/AP/SIPA
Après la tentative d'attentat contre un avion reliant Amsterdam à Detroit le jour de Noël, les autorités américaines s'interrogent sur les motivations du terroriste présumé, un Nigérian qui se réclame d'Al-Qaeda. Le jeune homme de 23 ans détenait des explosifs qui n'ont pas été détectés lors des contrôles aéroportuaires. Le point sur l'investigation.
Enquêtes sur plusieurs fronts
Les autorités américaines continuent d'interroger le jeune Nigérian pour éclaircir les conditions de cet attentat manqué. Le Nigeria a aussi ouvert une enquête sur son ressortissant tout en promettant de coopérer avec les États-Unis.
Stratégie
Pour tenter de faire exploser l'appareil, Umar Farouk Abdulmutallab a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans 80 grammes de penthrite, une poudre explosive, cachés dans une poche en plastique cousue sur son vêtement. Selon CNN, la quantité d'explosif était suffisante pour détruire l'avion. Ce procédé lui aurait permis de passer sans difficulté les contrôles de l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, jugés très sérieux, où il se trouvait en transit en provenance de Lagos, en possession d'un visa américain datant de juin 2008.
Cas isolé?
Un couple d'Américains ayant voyagé sur le vol 253 visé par le Nigérian aurait vu un homme de grande taille d'une cinquantaine d'années discuter avec le suspect Umar Farouk Abdulmutallab vendredi matin à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. La police militaire néerlandaise enquête donc sur l'éventuelle implication d'un complice.
La piste Al-Qaeda
Umar Farouk Abdulmutallab soutient avoir des liens avec Al-Qaeda. Lors de son interrogatoire, il aurait affirmé avoir été entraîné par des membres d'Al-Qaeda au Yémen, où sa famille dit qu'il s'est rendu cet été. Toutefois, les autorités américaines se montrent prudentes. Selon le ministère de la Sécurité intérieure, il est trop tôt pour "spéculer" sur les éventuels liens de l'auteur de l'attentat manqué avec Al-Qaeda, la nébuleuse encore qualifiée de menace "vitale" contre l'Amérique par le président Barack Obama le 1er décembre. Selon le New York Times , les États-Unis auraient secrètement ouvert au Yémen un troisième front contre le réseau Al-Qaeda. Depuis un an, les États-Unis enverraient ainsi des forces spéciales entraîner des militaires yéménites.
La radicalisation du suspect dénoncée par sa famille
Umar Farouk Abdulmutallab est le fils d'un riche banquier et ancien ministre issu du nord du Nigeria. Ce sont ses propres parents qui ont contacté en novembre l'ambassade américaine à Abuja pour signaler la radicalisation de leur fils. Depuis, Umar Farouk Abdulmutallab figurait sur une liste fourre-tout de 550.000 noms, mais n'était ni interdit de vol sur les États-Unis, ni même considéré comme devant être particulièrement contrôlé dans les aéroports. En outre, le jeune Nigérian a été décrit par sa famille et ses anciens professeurs comme un jeune homme intelligent, raisonnable et studieux.
La sécurité renforcée dans les aéroports
La tentative d'attentat a entraîné un durcissement immédiat des mesures de sécurité dans les aéroports du monde entier, avec fouille au corps de tous les passagers en partance pour les États-Unis et contrôles supplémentaires des bagages à main.
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samedi, 26 décembre 2009
Tentative d'attentat contre un avion américain

L'auteur de l'attentat figurait sur une liste de personnes à surveiller. Crédits photo: ASsOCIATED PRESS
Un jeune Nigérian a tenté vendredi d'actionner un engin explosif dans avion de la compagnie américaine Northwest Airlines, qui s'apprêtait à atterrir aux Etats-Unis. Il a été maîtrisé par les autres passagers.
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La catastrophe a été évité de justesse. Un jeune Nigérian, qui affirme avoir des liens avec Al-Qaïda, a tenté vendredi de faire détoner un engin explosif à bord d'un avion de la compagnie américaine Northwest Airlines, avant d'être maîtrisé par des passagers. Un incident qu'un haut responsable américain a qualifié, sous couvert d'anonymat, de «tentative d'acte de terrorisme».
L'incident s'est produit vingt minutes avant l'atterrissage du vol 253, peu avant 12 heures (19 heures à Paris), à la fin d'un périple de neuf heures, selon les témoignages recueillis par les médias américains. Les passagers ont raconté avoir maîtrisé en quelques instants le suspect après avoir vu du feu dans l'appareil. «Il y a eu un boum, et tout le monde a été un peu surpris», a raconté l'un d'entre eux, Syed Jafry, interrogé par CNN.
«Après quelques secondes, il y a eu un peu de lumière, comme venant d'une flamme, et puis on a vu du feu, a précisé le passager. Les gens ont presque commencé à paniquer. Tout le monde s'est rué vers la zone (du feu) en essayant d'utiliser de l'eau, une couverture, un extincteur. (...) Tout le monde s'est impliqué». Et d'ajouter: «un jeune homme, trois ou quatre rangées derrière moi, s'est occupé du suspect. Il y a eu un peu de lutte. (...) Il l'a maîtrisé et l'a mis de côté avec l'aide de l'équipage, ils l'ont isolé. (...) Il était brûlé au deuxième degré».
«De la poudre explosive collée sur sa jambe»
L'auteur des faits, un homme de 23 ans nommé Abdul Farouk Abdulmutallab selon plusieurs médias, a été arrêté après que l'appareil, un Airbus A 330 assurant la liaison entre Amsterdam et Detroit (nord des Etats-Unis), s'est posé avec ses 278 passagers. L'incident a causé des blessures légères à quelques passagers, tandis que l'auteur de la tentative d'attentat a été plus grièvement brûlé. Ce dernier aurait en effet collé sur sa jambe de la poudre explosive, qu'il avait l'intention de faire sauter en la mélangeant avec un liquide contenu dans une seringue, a affirmé le New York Times.
L'homme a indiqué aux enquêteurs avoir acquis l'explosif au Yémen, où il aurait également reçu des ordres sur la date de l'utilisation de la poudre, a indiqué CNN, qui cite un document des services de sécurité. Mais l'hypothèse pour l'instant privilégiée par des responsables antiterroristes est qu'il ait agi seul. Toujours selon la même source, l'homme figurait sur une liste de personnes à surveiller. Il n'était toutefois pas considéré particulièrement actif, ce dont semble attester le fait qu'il ne lui était pas interdit d'embarquer à bord d'un vol pour les Etats-Unis.
Des mesures de sécurité supplémentaires dans le monde entier
Si son emploi du temps n'a pour l'instant pas été modifié, le président américain Barack Obama, en vacances à Hawaï, a été informé aussitôt et a donné l'ordre de prendre «toutes les mesures nécessaires» pour renforcer la sécurité aérienne. Les Etats-Unis ont ainsi demandé aux compagnies du monde entier de prendre des mesures de sécurité supplémentaires. «Les mesures supplémentaires s'appliquent dans le monde entier à tous les vols vers les Etats-Unis pour une durée indéterminée», ont précisé les services du coordinateur national contre le terrorisme (NCTB).
«Quand quelque chose de ce genre arrive», a expliqué Peter King, un élu républicain de la Chambre des représentants et membre de la commission de la sécurité intérieure, on essaie toujours de savoir si un autre événement va suivre, comme on l'avait vu le 11 septembre».
Certes, la sécurité à bord des avions américains a été considérablement renforcée après les attentats meurtriers du 11 septembre 2001, mais cela n'a pas empêché de nouvelles tentatives audacieuses. Le 22 décembre 2001, le Britannique Richard Reid avait ainsi tenté de faire exploser un vol Paris - Miami en dissimulant un explosif dans sa chaussure. Reid, qui se décrivait comme un terroriste lié à Al-Qaïda, avait échoué à allumer la mèche de son dispositif et avait pu être maîtrisé par l'équipage.
10:39 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attentat
mardi, 22 décembre 2009
Attentat à Peshawar : 3 personnes sont mortes
Un jeune kamikaze s'est fait exploser devant le club de la presse du Peshawar mardi.17 personnes au moins ont été blessées.

Un attentat suicide à Peshawar a causé la mort d'au moins 3 personnes et fait 17 blessés. (Reuters)
Il s'agit du premier attentat de ce type visant directement les médias, de plus en plus menacés, au Pakistan.
Peshawar, la grande ville du Nord-Ouest pakistanais, paye un lourd tribu à la vague d'attentats islamistes qui frappe le pays depuis deux ans et demi, et s'est intensifiée après le lancement à la mi-octobre de l'offensive de l'armée au Waziristan du Sud, un district des zones tribales voisines très instables.
Le kamikaze, bardé d'explosifs remplis de clous et de billes d'acier, a tenté d'entrer dans le bâtiment, avant de déclencher sa charge lorsque les policiers de garde ont commencé à le fouiller, a indiqué sur place à la presse le chef de la police de Peshawar, Liaquat Ali.
"Il était petit et âgé de moins de 20 ans, avec de l'acné" sur le visage, a-t-il précisé.
"Quatre cadavres et dix-sept blessés"
"J'ai entendu une énorme explosion. Le bâtiment s'est rempli de fumée, et quand je suis arrivé sur place, j'ai vu des restes humains dispersés au sol", a raconté à l'AFP un journaliste présent sur place, Nisar Mohammad Khan.
Outre le kamikaze, trois personnes ont péri, un policier, un employé du club de la presse et une femme, a indiqué à l'AFP le docteur Zafar Iqbal, un responsable du Lady Reading Hospital, le principal hôpital de la ville.
"Nous avons reçu quatre cadavres, dont celui du kamikaze, et 17 blessés", a-t-il ajouté.
La police a de son côté indiqué que quatre journalistes avaient été blessés.
L'explosion a soufflé presque toutes les vitres de l'imposant bâtiment de brique rouge abritant le club de la presse, et largement endommagé les véhicules qui se trouvaient devant, selon Karim Khan.
Les médias locaux avaient déjà été menacés
"Le club avait reçu des menaces et des lettres d'avertissements. Ici, les journalistes travaillent pratiquement dans une zone de guerre", a souligné le président du club de la presse, Shamim Shahid, en ajoutant que la sécurité avait été renforcée autour des locaux de l'association.
Les journalistes locaux ont affiché leur volonté de continuer à travailler en dépit de cet attentat et des menaces croissantes des rebelles, qui contrôlent des régions entières du Nord-Ouest.
Cinq journalistes ont été tués cette année au Pakistan, considéré par l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) comme l'un des pays les plus dangereux au monde pour les reporters.
Ces kamikazes du Mouvement des talibans du Pakistan
Les innombrables attentats, commis par des kamikazes du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance à Al-Qaïda, ou ses alliés ont fait plus de 2.700 morts en moins de deux ans et demi dans le pays. Et le rythme s'est considérablement accéléré depuis que l'armée a lancé une vaste offensive dans le Waziristan du Sud, principal bastion du TTP.
Ce nouvel attentat se produit alors que viennent de débuter les célébrations de Mouharram, l'un des mois saints du calendrier musulman, à l'approche desquelles les autorités ont pris des mesures de sécurité supplémentaires.
(Nouvelobs.com avec AFP)
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mardi, 08 décembre 2009
Ban Ki-moon condamne les attentats "inacceptables" de Bagdad
08.12.09 |
| e secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a "condamné dans les termes les plus forts" mardi les attentats "inacceptables" de Bagdad, qui ont fait au moins 127 morts et 448 blessés. "Je suis très choqué et je condamne dans les termes les plus forts possible ces horribles attentats à la bombe commis contre des civils. C'est inacceptable, cela doit cesser", a déclaré M. Ban lors d'une brève rencontre avec la presse au siège de l'ONU à New York. Cinq attentats à la voiture piégée ont frappé Bagdad mardi, tuant au moins 127 personnes et en blessant 448, dans une opération portant apparemment la marque d'Al-Qaïda. Ils sont survenus le jour où la présidence fixait au 6 mars la date des élections législatives, cruciales pour l'avenir de l'Irak, et qui seront les deuxièmes depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003. |
19:00 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, attentat, ban ki-moon, onu







