mercredi, 16 décembre 2009
Aung San Suu Kyi a pu rendre visite aux cadres de son parti
L’opposante birmane a pu rencontrer ce mercredi 16 décembre trois cadres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie. Il s’agit de la première rencontre de l'année entre la Prix Nobel de la paix et des membres de LND.
Aung San Suu Kyi a pu rencontrer Aung Shwe, le président de la LND, Lwin, le secrétaire, et Lun Tin, l'un des membres du Comité exécutif. Officiellement Aung San Suu Kyi a obtenu cette autorisation pour pouvoir leur présenter ses respects car ils sont tous les trois octogénaires. Officieusement, c'est une nouvelle étape dans la très délicate partie diplomatique qui se joue actuellement entre la Prix Nobel de la paix et la junte birmane au pouvoir.
Depuis plusieurs mois les militaires au pouvoir cherchent à obtenir, si ce n'est une levée, du moins un allègement des sanctions qui étranglent le pays. Ils savent qu'Aung San Suu Kyi est le meilleur porte-parole. D'où un jeu subtil qui se joue actuellement entre les militaires et l'opposante.
Aung San Suu Kyi a adressé un courrier le mois dernier au général Than Shwe dans lequel elle lui demande de le rencontrer dans le but d'agir dans l'intérêt du pays. Depuis, elle a rencontré trois fois une émissaire de la junte. Cette rencontre avec les cadres de son parti fait partie de la négociation actuelle. En attendant la rencontre avec le général Than Shwe qui elle n'est pas encore finalisée.
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lundi, 16 novembre 2009
Aung San Suu Kyi demande à rencontrer le chef de la junte
La dirigeante de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a écrit une lettre au chef de la junte, le général Than Shwe pour demander à le rencontrer. Aung San Suu Kyi souhaite discuter avec lui des moyens de travailler ensemble dans l'intérêt du pays. Cette initiative intervient après qu'Aung San Suu Kyi a reçu la visite d'une délégation américaine de haut niveau au début du mois.
Avec notre correspondant à Bagkok, Arnaud Dubus
Aung San Suu Kyi semble vouloir profiter d'un apparent assouplissement de la junte pour aller de l'avant dans le processus de réconciliation. Dans sa lettre, envoyée mercredi, elle demande de pouvoir organiser chez elle une rencontre pleinière des dirigeants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie. Elle fait aussi part de sa volonté de discuter avec le chef de la junte lui-même des questions qui peuvent bénéficier au pays. La formulation est évasive, mais Aung San Suu Kyi a déjà fait part en septembre de sa volonté de coopérer avec les généraux pour permettre une levée des sanctions économiques imposées par l'Occident.
Pour l'instant, sa lettre n'a pas reçu de réponse. Aung San Suu Kyi et Than Shwe s'était rencontrés pour la dernière fois en 2002 lors de pourparlers qui n'avaient pas abouti. On sait que le général Than Shwe ne l'apprécie guère au point de ne pouvoir entendre son nom sans piquer une colère. Alors que les Etats-Unis ont décidé d'engager un dialogue direct avec le régime birman, la lettre d'Aung San Suu Kyi brusque le processus. Elle met Than Shwe au pied du mur. Un refus de sa part montrerait immédiatement les limites de ce qu'il est permis d'espérer dans ce dialogue.
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lundi, 05 octobre 2009
Aung San Suu Kyi rencontre un responsable de la junte
05.10.2009 | The Irrawaddy
Au lendemain du rejet de l'appel déposé par Aung San Suu Kyi de sa condamnation à dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence,
la chef de file de l'opposition birmane a rencontré, le 3 octobre, pendant près d'une heure, un responsable du pouvoir, rapporte le site d'information de dissidents en exil. Cette rencontre entre le Prix Nobel de la paix et Aung Kyi, officier de liaison de la junte, est la première depuis deux ans. Elle survient quelques jours après la reprise du dialogue entre Washington et Naypyidaw, et l'envoi par Aung San Suu Kyiau chef de la junte d'une lettre proposant de travailler à la levée des sanctions internationales imposées au pays.
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vendredi, 02 octobre 2009
La junte birmane rejette l'appel d'Aung San Suu Kyi
Par RFI rticle publié le 02/10/2009
Les opposants birmans, en particulier ceux de la Ligue nationale pour la démocratie perdent un espoir de voir leur leader retrouver la liberté avant les élections de 2010. Maigre espoir il faut dire, car malgré la main tendue de Washington, et la proposition d'entamer un dialogue direct avec les généraux, ces derniers n'ont pour l'instant donné aucun signe de nature à garantir un processus électoral crédible.
Malgré les années d'enfermement - pratiquement 14 ans sur les deux dernières décennies - Aung San Suu Kyi conserve un charisme tel que la junte au pouvoir n'est pas prête à lui laisser le moindre espace sur la scène politique birmane.
Les regards se tournent désormais vers Washington, où les premiers entretiens de haut niveau depuis plus de dix ans se sont tenus, ce mercredi, malgré le maintien des sanctions à l'encontre du régime birman. Car les appels à la libération de Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques birmans sont, pour l'instant, restés lettre morte.
Tout dernier recours envisagé par la défense de la plus célèbre détenue politique de Birmanie : la Cour suprême. En attendant, l'échéance électorale se rapproche et la participation du premier parti d'opposition, privé de son éminente dirigeante est loin d'être acquise.
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jeudi, 27 août 2009
Yettaw a rêvé que Suu Kyi allait être tuée
15:11 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : john yettaw, aung san suu kyi, birmanie, usa
mercredi, 19 août 2009
L'Américain John Yettaw en route vers les USA
Flore Galaud (lefigaro.fr) avec agences, 19/08/2009

John Yettaw. Crédits photo : AFP
L'Américain John Yettaw, emprisonné pendant trois mois en Birmanie et expulsé dimanche vers la Thaïlande, a quitté Bangkok mercredi pour rentrer dans son pays après avoir été hospitalisé pendant plus de quarante-huit heures. Son vol, de la compagnie United Airlines, devait transiter par Tokyo avant de gagner Los Angeles. L'Américain est domicilié à Falcon, dans le Missouri.
John Yettaw, mormon américain de 54 ans à l'origine de la mise en accusation et du procès de Suu Kyi, avait été condamné à sept ans de prison et de travaux forcés pour avoir enfreint plusieurs lois birmanes, dont celle d'avoir nagé jusqu'au domicile de Suu Kyi. La lauréate du prix Nobel de la paix, âgée de 64 ans, s'était vue, elle, infliger 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence.
«Ce qu'il a fait est regrettable», avait déclaré dimanche Jim Webb. John Yettaw a «causé du tort à la personne qu'il essayait d'aider». Mais, ajoutait le sénateur, à l'origine de cette libération , «je ne pense pas qu'il soit un homme animé par de mauvaises intentions».
Un représentant du régime birman avait par ailleurs indiqué que la sentence de John Yettaw -dont la santé est fragile et qui a eu plusieurs crises d'épilepsie en prison, avait été «commuée en trois ans et demi (de détention) et ensuite transformée en peine avec sursis».
«La confiance et la bonne volonté»
Jim Webb, parlementaire démocrate de Virginie, s'était entretenu samedi avec le chef de la junte birmane, le général Than Shwe, devenant ainsi le premier haut responsable américain à rencontrer l'homme fort du pays depuis 1992. Après cet entretien d'une heure à Naypyidaw (capitale administrative birmane), le sénateur s'était rendu à Rangoun, où il avait pu rencontrer pendant 40 minutes Suu Kyi. Comme l'ensemble de la communauté internationale, les Etats-Unis souhaitent que la sentence de l'opposante birmane soit levée et qu'elle retrouve la liberté. On ignore pour l'heure si le sénateur a pu avancer sur ce dossier avec les autorités du pays.
«Je suis reconnaissant envers le gouvernement» birman, a déclaré le sénateur, à l'annonce de la libération de John Yettaw. «J'espère que nous pourrons tirer profit de ces gestes pour commencer à bâtir les fondations (d'une relation) basée sur la confiance et la bonne volonté à l'avenir», a-t-il estimé. Dans les mois ayant précédé le procès de Suu Kyi et Yettaw, l'administration Obama avait déclaré envisager un changement de politique à l'égard de la Birmanie, avec plus de dialogue et moins de sanctions.
Les circonstances de la libération anticipée de John Yettaw rappellent la grâce spectaculaire obtenue début août en Corée du Nord par l'ex-président Bill Clinton en faveur de deux journalistes américaines, qui ont pu quitter le pays sans avoir purgé des peines de douze ans de travaux forcés.
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lundi, 17 août 2009
La junte relâche l'illuminé américain John Yettaw
17.08.2009 | The Wall Street Journal Europe
Le sénateur américain Jim Webb (démocrate) est reparti du Myanmar, le 16 août, accompagné de John Yettaw. Cet illuminé mormon avait été condamné à sept ans de prison pour avoir rendu visite à l'opposante Aung San Suu Kyi, assignée à résidence. Pour le quotidien américain, la venue au Myanmar de Webb, un proche de Barack Obama, "met en lumière les frustrations de Washington pour traiter avec un pays que les dures sanctions économiques laissent souvent de marbre". Faut-il s'attendre à un assouplissement de ces sanctions ?
12:40 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, john yettaw, aung san suu kyi
jeudi, 13 août 2009
Un sénateur américain annonce qu'il sera reçu par le leader birman Than Shwe
RANGOUN - Le sénateur démocrate américain Jim Webb doit rencontrer ce week-end le numéro un birman, le généralissime Than Shwe, pour la première entrevue à haut niveau entre un responsable américain et l'homme fort de Birmanie, a annoncé jeudi le cabinet du parlementaire.
AFP/Archives/Emmanuel Dunand
Le sénateur démocrate américain Jim Webb (D) au côté de Barack Obama, le 20 août 2009 à Lynchburg, Virginie
La visite de M. Webb, qui est proche du président Barack Obama, interviendra alors que le régime militaire birman est sous le feu des critiques internationales pour avoir fait condamner l'opposante Aung San Suu Kyi (64 ans) à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence.
AFP/Archives/Str
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi à Rangoun, le 9 novembre 2007
Un Américain de 54 ans, John Yettaw, a été condamné avec elle à sept ans de prison et de travaux forcés pour avoir brièvement séjourné en mai chez la lauréate du prix Nobel de la paix. La santé de M. Yettaw est fragile et il a eu plusieurs crises d'épilepsie en détention.
"Plus tard cette semaine, le sénateur américain Jim Webb doit rencontrer les plus hauts dirigeants du gouvernement en Birmanie, y compris le généralissime Than Shwe", indique un communiqué du cabinet de M. Webb.
"Si cette rencontre a lieu, ce sera la première fois qu'un haut responsable américain s'entretiendra avec le plus haut dirigeant de Birmanie", poursuit le texte, soulignant qu'aucun membre du Congrès américain ne s'est rendu en Birmanie depuis plus de dix ans.
Than Shwe (76 ans), qui est arrivé au pouvoir en 1992, a été jusqu'ici une des "bêtes noires" des Américains qui, avec les Européens, ont imposé des sanctions contre la Birmanie en raison de l'absence de réformes démocratiques.
AFP/Archives/Hla Hla Htay
Than Shwe sur un podium le "jour de l'armée" à Naypyidaw (Birmanie), le 27 mars 2009.
Un responsable birman, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, n'a pas été en mesure de confirmer que Than Shwe recevrait Jim Webb, mais a qualifié de "positif" le signal d'un éventuel changement dans l'attitude américaine.
Il a souligné que les Américains, qui entretiennent un dialogue permanent avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi, "devaient parler" aussi avec les autorités.
La dernière visite d'un responsable américain en Birmanie remonte à mars dernier. Stephen Blake, directeur des Affaires du Sud-Est asiatique au département d'Etat, avait rencontré le ministre des Affaires étrangères Nyan Win, mais pas Than Shwe.
M. Webb, vétéran de la guerre du Vietnam, vient d'entamer une tournée en Asie du Sud-Est. Il préside une sous-commission des Affaires étrangères au Sénat.
Mardi, le président Obama s'est "joint à la communauté internationale pour appeler à la libération immédiate et sans condition d'Aung San Suu Kyi". Il s'était également inquiété du sort de John Yettaw.
Au lendemain des verdicts de Rangoun, les avocats de Mme Suu Kyi et de M. Yettaw avaient annoncé leur intention de faire appel.
Khin Maung Oo, avocat du ressortissant américain, avait ajouté que, si nécessaire, "nous écrirons" à Than Shwe "pour que M. Yettaw soit expulsé" de Birmanie.
Un diplomate occidental à Rangoun a estimé qu'avec l'annonce de jeudi, la visite de Jim Webb prenait une tournure "plus importante qu'on ne le pensait au départ".
John Yettaw "pourrait faire l'objet d'un certain marchandage", a-t-il dit, ajoutant: "Les (généraux) birmans essaieront de le monnayer d'une façon ou d'une autre, après lui avoir infligé une lourde peine. Il restera un peu en prison et, ensuite, il sera expulsé, mais les Birmans feront comprendre qu'ils attendent une contrepartie".
Ce diplomate a encore indiqué qu'il ne pensait pas que M. Webb puisse repartir de Birmanie avec M. Yettaw. "Les Birmans ne voudront pas perdre la face. L'expulsion interviendrait à un stade ultérieur. Sinon, (les généraux) donneraient l'impression de céder sur tout".
Selon l'analyste David Mathieson (Human Rights Watch), Than Shwe "appréciera certainement le passé militaire de M. Webb", mais cherchera à tourner la visite "à son avantage".
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mercredi, 12 août 2009
Suu Kyi: un accord au Conseil de sécurité?
AFP , 12/08/2009
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont repris aujourd'hui leurs discussions afin de trouver un accord sur un communiqué dénonçant la condamnation de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, les diplomates occidentaux tentant de rallier Pékin à la cause. Les 15 membres du Conseil avaient interrompu leurs entretiens à huis-clos hier soir sans parvenir à s'entendre sur le projet de texte porté par les Etats-Unis, certains pays, dont les détenteurs de veto que sont la Chine et la Russie, ainsi que le Vietnam, insistant pour consulter leurs capitales.
L'ambassadeur britannique à l'ONU John Sawers, qui dirige le Conseil ce mois-ci, a rencontré aujourd'hui l'ambassadeur adjoint de la Chine à l'ONU Liu Zhenmin avant une rencontre des cinq membres permanents (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis), a indiqué une source diplomatique sous le couvert de l'anonymat.
Une porte-parole britannique Harriet Cross a déclaré que le Conseil au complet reprendrait dans l'après-midi ses discussions sur le texte non contraignant qui requiert l'unanimité pour être adopté. Le texte préparé par les Etats-Unis "réprouve la condamnation et la sentence infligée à Aung San Suu Kyi et exprime une grave inquiétude sur l'impact politique que ce geste a sur la situation" en Birmanie.
20:32 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aung san suu kyi, birmanie, onu, conseil de sécurité de l'onu
Aung San Suu Kyi à nouveau réduite au silence
Accusée d'avoir violé les conditions de son assignation à résidence, l'opposante Aung San Suu Kyi a a été condamnée le 11 août à dix-huit mois de résidence surveillée. Elle ne pourra donc pas participer aux élections générales prévues en 2010 et son parti pourrait choisir de boycotter ce scrutin.
12.08.2009 | Asia Times Online

© AFP
Devant l'ambassade du Myanmar à Londres, des manifestants exigent la libération de Aun San Suu Kyi, juillet 2009. Régulièrement, dans les grandes capitales du monde entier, des manifestations sont organisées en faveur de sa libération.
Cette condamnation l'empêchera de participer aux prochaines élections, prévues pour 2010. Elle devrait également conduire la junte à un nouvel affrontement avec les Etats-Unis, qui ont déjà adopté une série de sanctions commerciales contre ce régime autoritaire, interdisant notamment l'importation de pierres précieuses en provenance du Myanmar.
Dans les semaines qui ont précédé le procès, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait fait savoir que la libération d'Aung San Suu Kyi et d'autres prisonniers politiques pourrait favoriser la reprise des investissements américains au Myanmar. Avant cela, le gouvernement de Barack Obama avait également évoqué la possibilité de revoir sa politique vis-à-vis de ce pays.
Le verdict contre Aung San Suu Kyi risque fort de décourager ces ouvertures diplomatiques et de conduire le gouvernement Obama à durcir sa position vis-à-vis de la junte. Les Etats-Unis pourraient exercer une surveillance plus étroite des liens unissant le Myanmar et la Corée du Nord, en particulier leurs possibles échanges de savoir-faire dans le domaine des missiles et du nucléaire.
La question est de savoir si le gouvernement Obama adoptera une position aussi implacable que celle du gouvernement Bush, qui qualifiait fréquemment ce pays d'"avant-poste de la tyrannie". La réponse dépendra de la manière dont Obama percevra la menace que représentent les ambitions du Myanmar dans le domaine des armements pour la sécurité régionale et pour les intérêts stratégiques des Etats-Unis, y compris leurs bases militaires en Thaïlande.
Le régime birman redoutait manifestement qu'une lourde condamnation d'Aung San Suu Kyi n'entraîne des désordres dans le pays. Mais plusieurs heures après la lecture du verdict, on ne signalait aucune manifestation ni autres troubles. Dans le New Light of Myanmar, le quotidien officiel de la junte, on pouvait lire cette mise en garde : "Les défenseurs de la démocratie ne veulent pas voir leur dessein menacé par des émeutes et des protestations." Et aussi : "Des groupes antigouvernementaux dans le pays et aux Etats-Unis accusent le pouvoir de vouloir dissuader Aung San Suu Kyi de se présenter aux élections. La Constitution, qui a déjà été approuvée, et la loi électorale, qui est en cours d'élaboration, décideront des personnes qui seront ou non habilitées à se présenter à ces élections."
Pourtant, le verdict contre l'opposante birmane pourrait amener la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui avait remporté avec une forte majorité les élections de 1990, dont les résultats ont été annulés par le pouvoir militaire, à boycotter le prochain scrutin. Cette action discréditerait l'exercice de la démocratie pratiqué par la junte aux yeux de la communauté internationale, en particulier des Etats-Unis et de l'Union européenne.
Certains analystes birmans pensent que, si la population accepte calmement le verdict, il est possible que la junte mette en place un régime civil provisoire pour gouverner le pays jusqu'aux élections de l'an prochain. Des dirigeants de l'armée pourraient ainsi troquer leur uniforme contre un costume d'homme d'affaires et se lancer dans la campagne. Mais pour le peuple birman comme pour la communauté internationale, l'absence d'Aung San Suu Kyi sera patente, et le Myanmar restera aussi isolé sous un régime civil prétendument démocratique qu'il l'est actuellement sous un régime militaire autoritaire.
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