mardi, 15 décembre 2009

Ban Ki-moon s’efforce de sauver le sommet de Copenhague

Article publié le : mardi 15 décembre 2009



Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Reuters



Par RFI

« Ce n'est plus le moment de gesticuler. Chaque pays doit prendre sa part pour sceller un accord à Copenhague », a mis en garde le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui est attendu ce 15 décembre 2009 dans la capitale danoise. Les travaux sur le changement climatique ont pris du retard, notamment en raison du coup de colère des pays africains. Les 53 pays de la délégation du continent se sont retirés des groupes de travail durant plusieurs heures pour manifester leur désaccord avec les pays industrialisés, peu enclins selon eux à réduire réellement leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion


Avant de se rendre sur place, le secrétaire général de l’ONU a exhorté les négociateurs à surmonter les obstacles. « Le moment est venu d’agir », a-t-il expliqué. Selon lui, les Etats font face à un choix historique très clair. « Nous pouvons avancer vers une croissance durable et verte, ou continuer sur la route qui nous mènera à notre perte », a-t-il dit.


Le secrétaire général de l’ONU appelle les 115 chefs d’Etat et de gouvernement qui vont se rendre à Copenhague à faire preuve de leadership. « Nous n’avons plus le temps de prendre des poses ou de blâmer les autres », a expliqué Ban Ki-moon.


Le secrétaire général de l’ONU se dit toutefois confiant, grâce aux promesses des pays riches et émergeants. Il a aussi balayé d’un revers de la main les critiques de ceux qui tentent de remettre en cause les preuves scientifiques du changement climatique.


Le secrétaire général de l’ONU s’est beaucoup impliqué dans cette négociation. Il en a fait la pierre angulaire de son mandat. Mais il n’a pas encore réussi à combler le fossé entre les pays riches, qui en pleine crise économique sont réticents à s’engager, et les pays en développement, qui ne se sentent pas responsables du changement climatique, et ne veulent pas en payer le prix.


mardi, 08 décembre 2009

Ban Ki-moon condamne les attentats "inacceptables" de Bagdad

08.12.09 |






 

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a "condamné dans les termes les plus forts" mardi les attentats "inacceptables" de Bagdad, qui ont fait au moins 127 morts et 448 blessés.

"Je suis très choqué et je condamne dans les termes les plus forts possible ces horribles attentats à la bombe commis contre des civils. C'est inacceptable, cela doit cesser", a déclaré M. Ban lors d'une brève rencontre avec la presse au siège de l'ONU à New York.

Cinq attentats à la voiture piégée ont frappé Bagdad mardi, tuant au moins 127 personnes et en blessant 448, dans une opération portant apparemment la marque d'Al-Qaïda.

Ils sont survenus le jour où la présidence fixait au 6 mars la date des élections législatives, cruciales pour l'avenir de l'Irak, et qui seront les deuxièmes depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003.

 

mardi, 22 septembre 2009

Ban Ki-moon en appelle aux consciences sur le climat

Alain Barluet, envoyé spécial à New York (lefigaro.fr), 22/09/2009


Le secrétaire général des Nations Unies tente d'éviter un futur échec du sommet de Copenhague.

 

Le secrétaire généraldes Nations unies, Ban Ki-moon.
Le secrétaire généraldes Nations unies, Ban Ki-moon. Crédits photo : AFP

«La maison brûle, il nous faut un succès à Copenhague» : c'est un véritable appel aux consciences que Ban Ki-moon veut lancer mardi à l'ONU à l'occasion du sommet sur le climat qu'il a décidé de réunir avant l'Assemblée générale qui s'ouvrira mercredi. Selon un diplomate onusien, «le risque d'un échec est réel», à cent jours de la conférence internationale prévue dans la capitale danoise. «Le secrétaire général entend transmettre un message politique pour accélérer les négociations, en profitant aussi de la venue, pour la première fois, d'Obama», ajoute-t-il.

Le décalage entre Américains et Européens demeure en effet l'un des principaux obstacles sur la route de Copenhague. L'UE, qui s'est donné l'an dernier pour but de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 attend de Washington qu'il s'engage sur des objectifs et un calendrier précis. En juin dernier, Obama a fait approuver par la Chambre des représentants un texte pour réduire de façon contraignante les émissions de CO2 et encourager les énergies propres. Mais il est peu probable que les sénateurs donnent leur feu vert avant 2010. Ce manque d'allant illustre les réticences fondamentales des Américains : ils ne souhaitent pas qu'un accord sur le climat se traduise pour leur économie par un coût qui ne serait pas partagé par les pays émergents. Ils ne veulent pas non plus que la mise en application d'un tel accord soit placée sous la surveillance des instances internationales, à la différence des Européens qui plaident pour la tutelle de l'ONU. Pour Washington, il s'agit de ne pas retomber dans l'ornière de Kyoto : le protocole a bien été signé par l'Administration Clinton en 1997, mais n'a jamais pu être ratifié par le Sénat.

Mardi à New York, certains participants pourront être tentés de faire monter la pression. Avant les conclusions de Ban Ki-moon, une demi-douzaine de chefs d'État se succéderont à la tribune, dont Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, le président de la République a envoyé au secrétaire général des Nations unies une lettre cosignée avec Angela Merkel dans laquelle ils soulignent qu'«il serait inacceptable que les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis par les fuites de carbone résultant de l'absence ou de l'insuffisance de l'action de certains pays». Nicolas Sarkozy pourrait à nouveau évoquer la perspective d'une «taxe carbone» imposée aux frontières de l'Europe aux mauvais élèves de l'environnement. Une menace pour les émergents et pourquoi pas, pour les États-Unis… Des projets de compromis circulent en coulisses, du côté de l'UE notamment, proposant, plutôt qu'un traité ou un protocole uniques, des accords différenciés selon les signataires, ce qui permettrait d'espérer un ralliement américain. Les Européens, il est vrai, n'auraient pas intérêt, en plaçant la barre trop haut, à se voir reprocher un fiasco à Copenhague.

mardi, 11 août 2009

Ban Ki-moon salue l’accord politique intervenu à Madagascar

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon a salué l’accord de partage du pouvoir conclu entre les parties malgaches et les a invitées à œuvrer ensemble pour la formation dans les meilleurs délais, d’un nouveau gouvernement d’unité nationale et la mise en place de structures devant mener à la tenue d’élections crédibles dans le pays.

M. Ban félicite les quatre dirigeants- Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy- pour leur engagement à mener une transition pacifique dans le cadre d’un gouvernement d’unité nationale”, a indiqué un communiqué publié lundi soir par son porte-parole.

Ce communiqué fait suite à l’accord conclu la veille, au terme de pourparlers organisés à Maputo au Mozambique, grâce à la médiation de l’ancien président mozambicain, Joaquim Chissano et d’une équipe mixte constituée des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

M. Ban a exhorté les dirigeants de ce pays de l’Océan indien de se mettre d’accord le plus rapidement possible sur la composition du gouvernement d’unité nationale “et sur la mise sur pied des institutions de la transition devant mener à l’organisation d’élections crédibles, au retour de la démocratie et de l’Etat de droit.”
Le Secrétaire Général de l’Onu a remercié M. Chissano et les autres facilitateurs pour leurs efforts et se joint à eux pour appeler “tous les acteurs politiques de Madagascar à s’appuyer sur le consensus de Maputo et à œuvrer ensemble pour l’application rapide des accords conclus”.

Depuis le début de l’année, Madagascar est secoué par des tensions politiques qui ont conduit à des violences, des morts et de nombreuses arrestations de manifestants.

Source : APANEWS

samedi, 04 juillet 2009

Birmanie / ONU : La junte refuse à Ban Ki-moon un entretien avec Aung San Suu Kyi

Par RFI. Article publié le 04/07/2009 

La junte birmane a refusé ce samedi que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, rencontre l'opposante Aung San Suu Kyi, actuellement jugée pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Un refus que le secrétaire général de l'ONU a qualifié de « revers » pour la communauté internationale.

Ban Ki-moon (g) le secrétaire général de Nations unies lors de sa réunion avec le chef de la junte birmane, le général Than Shwe (d), à Naypyidaw en Birmanie, le 3 juillet 2009.(Photo : Reuters)

Ban Ki-moon (g) le secrétaire général de Nations unies lors de sa réunion avec le chef de la junte birmane, le général Than Shwe (d), à Naypyidaw en Birmanie, le 3 juillet 2009.
(Photo : Reuters)

Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

« Je suis profondément déçu », a lâché  le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, au terme de son second entretien avec le tout puissant chef de la junte militaire birmane, le général Than Shwe.

Non seulement, son appel à un processus de réconciliation nationale s’est heurté à de très vives résistances, mais il n’a même pas pu voir Aung San Suu Kyi, ce qui aurait été le minimum acceptable pour que l’ONU ne perde pas la face. La raison avancée par le chef de la junte, Than Shwe, est qu’un procès est actuellement en cours à l’encontre d’Aung San Suu Kyi.

Un rejet total de toute tentative de médiation politique

Cette intransigeance n’est pas de bon augure, en ce qui concerne le résultat de ce procès. Aung San Suu Kyi risque entre trois et cinq ans de prison, pour n’avoir pas dénoncé la présence d’un Américain dans sa résidence.

La junte a aussi refusé l’établissement d’un bureau permanent de bons offices de l’ONU en Birmanie, signifiant son rejet total de toute tentative de médiation politique par la communauté internationale.

Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie

« Le secrétaire général de l’ONU a fait de son mieux, mais il s’est heurté à un refus des généraux de mettre fin à l’impasse politique en Birmanie. Ils n’ont rien à faire de la démocratie et de la réconciliation nationale. »

04/07/2009 par Sophie Malibeaux

mercredi, 24 juin 2009

Ban Ki-moon invite la RDC à réformer son système pénitentiaire

AFP, publié le 24/06/09

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé mardi le gouvernement de République démocratique du Congo (RDC) à réformer son système pénitentiaire, après le viol d'une vingtaine de détenues lors d'une tentative d'évasion de militaires incarcérés dans une prison.

Se disant "profondément alarmé" par cet incident, lors duquel deux personnes ont également été tuées, M. Ban estime qu'il est "un triste exemple des conditions pénitentiaires et du niveau de violence sexuelle qui frappent la RDC. "

Dans un communiqué, il appelle les autorités congolaises à "poursuivre en justice les auteurs de ces crimes" et à "renouveler leurs efforts pour mettre fin à l'impunité dont bénéficient trop souvent les auteurs de violences sexuelles. "

Il "lance également un appel au gouvernement de la RDC afin qu'il engage une réforme du système pénitentiaire en vue de se conformer aux normes minimales internationalement reconnues en matière de traitement des détenus, y compris la séparation stricte des hommes et des femmes. "

Il signale que la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) est prête à apporter son assistance dans ce domaine.

Deux personnes ont été tuées et des détenues violées dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une tentative d'évasion de militaires incarcérés à la prison de Goma, dans l'est de la RDC.

samedi, 23 mai 2009

Sri Lanka : Ban Ki-moon à Colombo pour aider les déplacés

Par fri.fr. Article publié le 23/05/2009 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé vendredi soir au Sri Lanka, où il compte plaider pour un accès sans entraves des organisations humanitaires aux quelque 300 000 personnes déplacées par le conflit. Il est le premier dirigeant international à se rendre sur place depuis la fin des combats. Il doit rencontrer le président Mahinda Rajapakse et visiter un camp de réfugiés.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est accueilli par le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Rohitha Bogollagama, à son arrivée à l'aéroport international de Colombo.(Photo : Reuters)

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est accueilli par le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Rohitha Bogollagama, à son arrivée à l'aéroport international de Colombo.
(Photo : Reuters)

Ban Ki-moon a été reçu comme un chef d’État, à Colombo. Mais le tapis rouge ne suffit pas à masquer les tensions. Le secrétaire général de l’ONU n’est pas là pour célébrer la victoire de l’armée sur les Tigres tamouls. Il est venu en émissaire de la communauté internationale, et les nouvelles qu’il apporte aux autorités sri-lankaises ne sont pas bonnes.

D’abord, l’ONU souhaite avoir un meilleur accès aux camps dans lesquels sont enfermées près de 300 000 personnes. Ensuite, Ban Ki-moon veut s’assurer que ces camps de déplacés, qui sont contrôlés par l’armée, ne deviennent pas des camps d’internement. « Les réfugiés doivent, a-t-il dit, pouvoir rapidement rentrer chez eux ».

Enquête internationale

Ban Ki-moon souhaite aussi encourager le président sri-lankais à respecter sa promesse de se montrer magnanime dans la victoire. « Les aspirations de la minorité tamoule doivent être entendues », a-t-il expliqué.

Mais le secrétaire général de l’ONU est aussi là pour rencontrer des réfugiés. Il doit se rendre dans le camp de Manik Farm, près de la ville de Vavuniya, dans le nord, où s’entassent près de 200 000 déplacés.

Ban Ki-moon doit ensuite rencontrer le président sri-lankais. Les ONG espèrent qu’il tentera de le convaincre d’accepter une enquête internationale, pour faire la lumière sur les accusations de crimes de guerre portées à l’encontre des deux camps.