mercredi, 06 janvier 2010
ETATS-UNIS /
Attentat manqué : Obama dénonce des «signaux» ratés

Barack Obama, mardi soir lors de son allocution télévisée à la Maison-Blanche. Crédits photo : AP
VIDÉO - Le président des États-Unis a réclamé mardi soir des réformes immédiates pour corriger les erreurs du renseignement américain, après l'attaque manquée du 25 décembre contre le vol 253 de Northwest.
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Aucune mesure phare annoncée, mais un message ferme et sans ambiguïté. Dans une allocution télévisée d'à peine plus de cinq minutes, Barack Obama a tapé du poing sur la table mardi soir après les défaillances des services de renseignement américains qui n'ont pas su anticiper l'attentat manqué contre un avion le 25 décembre à Detroit. Le président des États-Unis a affirmé que le renseignement américain avait raté d'autres «signaux» sur la préparation de l'attaque manquée contre le vol 253 de Northwest, et a réclamé des réformes immédiates pour corriger ces erreurs.
«Comme je l'ai dit lors du week-end, certaines personnes de nos services de renseignement savaient que (le suspect) Umar Farouk Abdulmutallab était allé au Yémen et avait rejoint des extrémistes là-bas», a rappelé Obama. «Mais il apparaît maintenant que nos services de renseignement étaient au courant d'autres signaux indiquant qu'al-Qaida dans la péninsule Arabique voulait attaquer non seulement des cibles américaines au Yémen, mais aux États-Unis mêmes». «Et nous avons des renseignements sur le fait que ce groupe travaillait avec quelqu'un dont nous savons maintenant qu'il s'agissait en fait de la personne impliquée dans l'attaque de Noël», a encore dit le locataire de la Maison-Blanche. (Voir la vidéo ci-dessous)
«En résumé, le gouvernement américain avait suffisamment d'informations pour déjouer ce complot et peut-être empêcher l'attaque du jour de Noël, mais nos services de renseignement n'ont pas réussi à assembler les pièces, ce qui aurait mis le suspect sur la liste des personnes interdites de vol», a expliqué le président. En clair, le système de sécurité a, selon Obama, échoué «d'une manière potentiellement désastreuse» par manque d'analyse des éléments disponibles. Le président américain s'est par ailleurs de nouveau engagé mardi à fermer la prison de Guantanamo, malgré des retards induits par la décision de suspendre le transfèrement de détenus yéménites vers leur pays, dans la foulée de l'attentat manqué.
Les États-Unis révoquent «plusieurs visas»
Peu avant son intervention, Barack Obama avait réuni pendant deux heures les responsables du renseignement américain dans une salle ultra-sécurisée de la Maison-Blanche pour faire le point de l'enquête sur l'attentat manqué. Au Yémen, où al-Qaida a revendiqué cette tentative d'attaque, l'ambassade américaine à Sanaa a rouvert après deux jours, et Washington a salué l'action des autorités qui ont tué ou arrêté depuis dimanche plusieurs membres présumés du réseau d'Oussama Ben Laden.Les chancelleries française et britannique ont rouvert mercredi.
Plus de huit ans après les attaques du 11 Septembre et malgré des milliards de dollars investis dans le renseignement et la sécurité, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, avait réussi à monter avec des explosifs à bord d'un avion transportant 290 personnes entre Amsterdam et Detroit le jour de Noël.
Depuis la tentative d'attentat, les États-Unis ont révoqué «plusieurs visas (...) à la suite d'informations liées à des affaires de terrorisme», a déclaré pour sa part mardi le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. Grièvement brûlé et arrêté après sa tentative, le suspect a fourni des informations «utiles et exploitables» aux policiers du FBI qui l'interrogent. De son côté, le parquet néerlandais a estimé que le suspect était déjà en possession des explosifs avant d'arriver à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol par lequel il a transité, ce qui signifierait qu'il a réussi à franchir les contrôles de sécurité d'au moins deux aéroports avec sa bombe artisanale.
Contrôles accrus pour les passagers de 14 pays sensibles
Depuis dimanche, les autorités américaines ont passé en revue des listes de milliers de noms de personnes surveillées ou interdites de vol, tandis que des contrôles renforcés des passagers embarquant pour les États-Unis ont été mis en place à travers le monde. Washington a en outre décidé d'imposer des contrôles accrus pour les passagers originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme sensibles.
Le Nigeria a annoncé mardi qu'il allait demander à être retiré de cette liste, car «un simple incident impliquant un Nigérian ne peut pas faire de tous les Nigérians des criminels», selon le ministre de la Justice Michael Aondoaaka. Le gouvernement cubain a aussi annoncé avoir protesté contre son inclusion dans la liste des voyageurs à surveiller établie par les Etats-Unis. Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqap), branche du réseau basée au Yémen, a revendiqué l'attentat manqué et les États-Unis, comme la Grande-Bretagne, ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer ses capacités antiterroristes.
Les experts de l'aviation de l'Union européenne doivent eux se réunir jeudi pour évaluer les leçons à tirer de l'attentat manqué. Plusieurs pays européens prônent désormais l'installation de scanners corporels dans les aéroports.
lefigaro.fr, avec AFP, publié le 06/01/2010
» La menace d'un attentat a plané sur le serment d'Obama
» Barack Obama s'attaque au casse-tête du terrorisme
17:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : états-unis, attentat, barack obama
mardi, 05 janvier 2010
CLIMAT
Réchauffement climatique : et si le pire n'était pas certain ?
Déforestation sur l'île de Sulawesi, en Indonésie© Ysuf Ahmad/Reuters L’accord conclu à Copenhague le 19 décembre est une déception : il se borne à aligner belles promesses et déclarations d’intention. Mais il comporte aussi un certain nombre d’éléments encourageants.
Le sommet qui a réuni 193 États à Copenhague (Danemark) s’est achevé, le 19 décembre, par l’adoption, à l’arraché, d’un texte destiné à lutter contre le réchauffement climatique, mais si peu convaincant que de nombreuses voix se sont élevées, dans le monde entier, pour parler de « déception » et « d’échec ». Peut-être un peu vite.
Pour Lumumba Dia-Ping, le délégué soudanais, dont le pays présidait le « G77 » (133 pays en développement), cet accord est « le pire de l’Histoire ». La Bolivie, Cuba, le Venezuela et les quarante-trois petits pays insulaires que la montée des océans menace d’engloutir sont évidemment sur la même longueur d’onde.
Et ne parlons pas des organisations non gouvernementales (ONG) qui, jusqu’à la dernière minute, avaient espéré la constitution d’une « sainte alliance » contre les émissions de gaz à effet de serre : elles ne décolèrent pas contre l’égoïsme des grandes puissances, qui s’y sont refusées. L’écologiste Nicolas Hulot, par exemple, juge que le résultat de la conférence de Copenhague est « affligeant et consternant ». Le Sud-Africain Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace, est « profondément déçu » de l’absence de volontarisme de la communauté internationale. Quant au climatologue Hervé Le Treut, il redoute « la démobilisation et l’effilochage des opinions publiques » qui pourrait résulter d’un accord aussi médiocre.
Mais que dit exactement ce texte de trois pages signé par une trentaine de pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et les Européens, puis adopté le 19 décembre selon une procédure spéciale par la conférence plénière de la Convention climat de l’ONU ?
Suivant l’avis des scientifiques, les signataires déclarent que la hausse de la température de la Terre « doit être limitée à 2 °C d’ici à 2050 » par rapport à l’ère préindustrielle, et s’engagent à « renforcer [leurs] actions de coopération à long terme afin de combattre le changement climatique ».
D’ici au 31 janvier, les pays industrialisés communiqueront leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, tandis que les pays en développement préciseront tous les deux ans les actions qu’ils comptent mener pour limiter les leurs. Les engagements des pays industrialisés devront être « mesurables, notifiables et vérifiables », de même que les politiques des pays qui recevront une aide financière pour améliorer leur bilan carbone.
Priorité aux plus vulnérables
Trente milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) seront versés par les pays riches aux pays en développement contraints de s’adapter aux conséquences du réchauffement. Cette aide, que les pays industrialisés s’engagent à porter à 100 milliards de dollars par an de 2013 à 2020, ira en priorité aux plus vulnérables, les pays africains et insulaires en premier lieu. Un « Fonds vert climat » sera créé afin d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, en luttant contre la déforestation.
Pour transformer en traité les avancées de Copenhague, l’ONU organisera une nouvelle conférence, à Mexico, du 29 novembre au 10 décembre 2010. Ce nouveau sommet sera préparé à Bonn (Allemagne), du 31 mai au 11 juin, dans le cadre de la conférence semestrielle de l’ONU sur le climat.
Catastrophes annoncées
Bien entendu, le texte comporte de nombreuses faiblesses. Il ne dit pas comment contenir dans la limite de 2 °C l’élévation des températures et ne fixe pas d’objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, que les climatologues voudraient, pour leur part, diminuer de 25 % à 40 % en 2020 par rapport à 1990, et de 50 % en 2050. Il ne donne pas davantage d’indications sur les milliards de dollars promis aux pays en développement – et notamment concernant la taxe verte sur les transactions financières chère au président Nicolas Sarkozy. Enfin, il ne prévoit pas de surveillance effective des résultats obtenus dans la lutte contre les gaz à effet de serre. Et donc pas de contraintes fortes à l’encontre des deux plus grands pollueurs de la planète : la Chine et les États-Unis.
Autrement dit, le texte se contente de formuler de belles promesses et des déclarations d’intention, dont le caractère vague augure leur inefficacité et fait craindre la poursuite de la hausse de la température moyenne du globe au-delà de 2 °C. Avec son cortège de catastrophes annoncées : multiplication des cyclones dans les Caraïbes et l’océan Indien ; généralisation de canicules comparables à celle qui, en 2003 en France, fit treize mille morts en quelques jours ; fonte des glaciers et des calottes polaires entraînant la montée du niveau des mers et l’engloutissement d’îles et de côtes où vivent des millions de personnes, etc.
Pourtant, au-delà de la déception compréhensible des Européens et des Africains, l’accord de Copenhague comporte des éléments encourageants. Ainsi, à l’opposé de ce que souhaitait l’Arabie saoudite, adepte du « négationnisme environnemental » dont George W. Bush s’était fait une spécialité, les autres pays ont reconnu que l’élévation des températures était imputable à l’homme. Et donc susceptible d’être corrigée par lui.
Mieux, comme l’a souligné Connie Hedegaard, la présidente danoise de la conférence de Copenhague, les pays émergents ont pour la première fois « admis qu’ils ont une coresponsabilité », alors que, jusqu’ici, ils imputaient le réchauffement aux seuls pays développés. La Chine a même accepté de diviser par deux, à l’horizon 2020, ses émissions de CO2 par unité de produit intérieur brut, mesure relative certes, mais qui suppose un réel effort.
Sans doute était-il utopique d’espérer convaincre, en deux semaines, 193 États de sacrifier leur croissance sur l’autel de l’environnement mondial. Convaincu de la nécessité de se soucier du climat, le président Barack Obama fait face à une opinion américaine plus que réticente à l’égard d’un changement des comportements collectifs, qui, à en croire les lobbies de l’énergie, menacerait 2,5 millions d’emplois. À l’évidence, il n’est pas prêt à se lancer dans ce nouveau combat, alors qu’il a déjà fort à faire pour réformer le système de santé et les douteuses pratiques des institutions financières.
Il ne faut pas méconnaître la portée des déclarations favorables à l’accord de Copenhague qui se sont multipliées en Asie. « Une conclusion raisonnable », a par exemple estimé Cheikh Hasina, le Premier ministre du Bangladesh. « Des résultats positifs », a enchéri le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono. Et si Obama était dans le vrai lorsqu’il juge que les progrès enregistrés sont « insuffisants », mais qu’il faut les considérer non « comme une fin, mais comme un début » ?
La complexité d’une négociation réunissant 193 États laisse augurer pour l’année prochaine une nouvelle forme de discussion que Nicolas Sarkozy a inaugurée en réunissant – au grand dam des autres pays – les chefs d’État et de gouvernement qui comptent. À savoir l’Union européenne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil. Pour l’instant, il n’est pas parvenu à les forcer à plus d’ambition environnementale, mais tout espoir n’est peut-être pas perdu.
La technique de négociation en cercle restreint est déjà utilisée au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), où quelques « champions », et pas forcément des grandes puissances, représentent les intérêts de plusieurs dizaines de pays. Elle est la seule façon d’éviter l’impuissance du système onusien, qui, comme l’on sait, requiert l’unanimité. La seule façon, aussi, de se rapprocher vaille que vaille d’un gouvernement mondial sans lequel il sera difficile d’amener l’humanité à plus de sagesse collective.
18:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, climat, bilan, réchauffement climatique
samedi, 02 janvier 2010
Obama accuse Al-Qaïda au Yémen de la tentative d'attentat
Publié le 02/01/2010 par AFP
Le président Barack Obama a accusé, pour la première fois, samedi, la branche yéménite d'Al-Qaïda d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Le président américain, dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, a dit tenir Al-Qaïda pour responsable de cette tentative d'attentat lors du vol Amsterdam-Detroit, en déclarant que les Etats-Unis étaient en guerre contre un "réseau de haine et de violence de grande envergure".
Parlant du suspect nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, Obama a ajouté : "Nous savons qu'il venait du Yémen, un pays en proie à une grande pauvreté et à des insurrections mortelles. Il apparaît qu'il y a rejoint une branche affiliée à Al-Qaïda et que ce groupe, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l'a entraîné, équipé avec les explosifs et dirigé pour l'attaque de cet avion en route vers l'Amérique".
L'attentat manqué a été revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
Jusqu'à présent, les autorités américaines n'avaient pas accusé publiquement Al-Qaïda d'être responsable de la tentative d'attentat, notant simplement qu'il semblait y avoir un "lien".
Le président, qui achève ses vacances à Hawaii, a passé deux jours à examiner les résultats de l'enquête préliminaire.
Abdulmutallab est accusé d'avoir tenté de faire sauter l'avion de la Northwest avec des explosifs dissimulés dans ses sous-vêtements. L'attentat a échoué grâce à l'intervention de passagers lors de la tentative de mise à feu.
M. Obama a indiqué qu'en raison des attaques passées d'Al-Qaïda au Yémen, avant même la tentative d'attentat à Noël, il avait demandé de renforcer la coopération des autorités américaines avec ce pays. "Des camps d'entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués. Et tous ceux qui sont impliqués dans la tentative d'attentat de Noël doivent savoir qu'ils auront à rendre des comptes".
Pour répondre aux critiques des Républicains qui lui reprochent d'avoir abandonné le terme de "guerre contre le terrorisme" cher à George W. Bush, M. Obama a évoqué son discours de prise de fonction il y a un an. "Ce jour là, j'ai été très clair en rappelant que notre nation était en guerre contre un réseau de haine et de violence de grande envergure et que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour le combattre et défendre notre pays tout en soutenant les valeurs qui ont toujours distingué l'Amérique parmi les nations".
Jeudi, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, avait demandé à ses collaborateurs de réagir, notant que les attentats à venir seront "encore plus durs à déjouer".
"Le président a été direct en jugeant que les failles du renseignement avaient contribué à l'escalade de la menace. C'est un message dur à entendre. Mais nous l'avons reçu et nous devons désormais avancer et réagir en équipe", a-t-il écrit dans une lettre à son personnel.
"Ce qui me préoccupe le plus est (...) d'anticiper et de stopper les attentats plus rusés de l'avenir", qui "seront encore plus durs à découvrir, interpréter et déjouer", a-t-il ajouté.
Pendant ses vacances, Obama a consulté les hauts responsables de la sécurité nationale pour revoir notamment les procédures de sécurité à bord des avions.
Il a notamment parlé avec Denis McDonough, haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et John Brennan, son conseiller pour la lutte contre le terrorisme, selon un responsable de la Maison Blanche.
M. Obama évoquera mardi à Washington avec les responsables concernés des mesures à prendre.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé vendredi à une réunion internationale sur le Yémen et la lutte contre le terrorisme pour le 28 janvier à Londres, en marge d'une conférence sur l'Afghanistan qui doit rassembler les dirigeants de 43 pays.
10:28 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, barack obama, al-qaïda, yémen, attentat
lundi, 28 décembre 2009
Les événements qui ont marqué la première décennie du XXIe siècle
Publié le 28/12/2009 à par AFP

11 septembre 2001: deux avions détournés par des kamikazes islamistes heurtent de plein fouet les deux tours du World Trade Center à New York; un autre appareil frappe le Pentagone à Washington; un quatrième, dont les passagers attaquent les pirates de l'air, s'écrase dans un champ en Pennsylvanie.
Voici une sélection que quelques événements qui ont particulièrement marqué la première décennie du XXIe siècle.
11 SEPTEMBRE 2001
Deux avions détournés par des kamikazes islamistes heurtent de plein fouet les deux tours du World Trade Center à New York; un autre appareil frappe le Pentagone à Washington; un quatrième, dont les passagers attaquent les pirates de l'air, s'écrase dans un champ en Pennsylvanie. Ces attaques terroristes, sans précédent sur le territoire des Etats-Unis, coûtent la vie à 2.973 personnes, outre les kamikazes. Les deux tours jumelles s'effondrent quelques heures après les attaques, qui laissent l'Amérique en état de choc. Les attentats sont revendiqués par l'organisation Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden, basée principalement en Afghanistan, pays alors dominé par les talibans.
"GUERRE CONTRE LA TERREUR"
En réponse, le gouvernement du président américain George W. Bush lance sa "guerre contre la terreur" qui commence avec le renversement, avant même la fin 2001, du régime des talibans par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Huit ans plus tard, environ 112.000 soldats étrangers sont toujours en Afghanistan pour soutenir le gouvernement de Kaboul face à la rébellion des talibans qui ont regagné du terrain ces trois dernières années.
Le 19 mars 2003, le gouvernement Bush lance l'invasion de l'Irak de Saddam Hussein, avec le soutien de quelques alliés comme les Britanniques. Mais cette offensive, menée sous l'accusation de dissimulation par l'Irak d'armes de destruction massive et de liens entre le régime irakien et Al-Qaïda, divise profondément les Occidentaux. Fin 2009, il y a toujours 115.000 militaires américains en Irak où des dizaines de milliers de civils ont été tués, ainsi que près de 4.400 soldats américains et 320 militaires d'autres pays.
La "guerre contre la terreur" prend aussi des aspects très controversés comme les sévices sexuels infligés à des prisonniers irakiens par des militaires américains à la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, ou l'établissement d'une prison spéciale pour "terroristes" à Guantanamo, base américaine sur l'île de Cuba, échappant à toute norme juridique.
TSUNAMI
Un très violent séisme au large des côtes indonésiennes, le 26 décembre 2004, déclenche un vaste tsunami sur le pourtour de l'océan Indien, avec des vagues pouvant atteindre 30 mètres. Environ 220.000 personnes y perdent la vie, pour les trois quarts en Indonésie, pays le plus durement frappé avec le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande. Il s'agit d'une des pires catastrophes naturelles en cent ans.
SEISME EN CHINE
La province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, subit le 12 mai 2008 un séisme de magnitude 7,9 qui fait plus de 87.000 morts ou disparus dans l'effondrement de bâtiments, des éboulements et des inondations. Des millions d'habitants de la province voient leurs maisons détruites. L'effondrement en particulier d'écoles, d'hôpitaux et d'usines soulève des questions sur le respect des normes de construction plus strictes, en principe mises en oeuvre après le désastreux séisme de 1974 dans la région de Tangshan (nord-est), qui a tué des centaines de milliers de personnes.
CRISE ECONOMIQUE
Le dépôt de bilan de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, sonne le glas d'une frénésie financière autour d'opérations risquées dans le secteur du crédit immobilier américain, dit "sub-prime". Cette quasi-faillite d'un fleuron du système bancaire et les difficultés manifestes d'autres institutions comme American Insurance Group (AIG), déclenche une crise d'abord financière puis économique, la plus grave depuis le Krach de Wall Street en 1929. Au fil de la crise apparaissent les énormes montants des avoirs "toxiques" des sub-primes, diffusés par titrisation dans le monde à travers l'ensemble du système financier. Ils provoquent une dégringolade boursière, le blocage des marchés du crédit et obligent les gouvernements à renflouer le secteur bancaire avec des fonds publics. Une récession économique mondiale s'enclenche, touchant la plupart des pays, sauf quelques nations émergentes comme la Chine ou le Brésil. La crise est émaillée de scandales comme la plus grosse escroquerie de l'histoire de Wall Street, due au financier Bernard Madoff qui a fait perdre plus de 20 milliards de dollars à ses client et a été condamné à 150 ans de prison, ou les bonus et autres émoluments extravagants des banquiers. Pour 2010, les économistes prédisent une timide reprise.
OBAMA
Premier président noir des Etats-Unis, élu le 4 novembre 2008, Barack Obama prend ses fonctions en pleine crise économique, alors que son élection avec le slogan "Yes we can" a soulevé d'immenses espoirs. Fin 2009, il obtient du Sénat l'approbation d'une réforme de l'assurance maladie, qui vise à couvrir la large majorité des Américains. Un vote qu'il qualifie d'"historique".
Quant aux deux guerres héritées de l'ère Bush, il décide d'envoyer 30.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, parallèlement à un retrait progressif d'Irak, dont la fin est envisagée pour 2011. La fermeture de la prison de Guantanamo, qu'il avait promise, n'est pas encore achevée. Le processus de paix au Proche-Orient, autre dossier-clé, reste dans l'impasse malgré une intense activité diplomatique américaine. Ce qui a fait dire à nombre de commentateurs que l'attribution du prix Nobel de la paix 2009 à Barack Obama était peut-être un peu prématurée.
12:56 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : événement, crise economique, tsunami, 11 septembre 2001, barack obama
jeudi, 24 décembre 2009
Le Sénat américain approuve la réforme de la santé
WASHINGTON - Le Sénat américain a approuvé jeudi par 60 voix contre 39 sa version de la réforme du système de santé américain, pierre angulaire du début de la présidence de Barack Obama.
Le Sénat américain a approuvé jeudi par 60 voix contre 39 sa propre version de la réforme du système de santé américain, pierre angulaire du début de la présidence de Barack Obama. (Reuters/Jessica Rinaldi)
Le vote ouvre la voie à des négociations en janvier avec la Chambre des représentants pour parvenir à une synthèse des deux versions des institutions du Congrès.
Les démocrates rêveraient de pouvoir achever le travail avant le discours sur l'état de l'Union, prononcé chaque année par le président à la fin du mois de janvier.
Mais les discussions s'annoncent difficiles, le texte de la Chambre des représentants comportant, contrairement à celui du Sénat, "l'option publique", la création d'un système d'assurance santé géré par le gouvernement, et des différences majeures sur des questions comme le financement ou l'avortement.
Si elle est adoptée, la réforme sera la plus importante dans ce domaine depuis la création en 1965 du système Medicare d'assurance-santé publique pour les personnes âgées.
Le texte du Sénat étend la couverture-santé à 30 millions de personnes et prévoit des aides financières pour ceux qui ne sont pas en mesure de la payer.
Il mettrait fin dès la première année de son adoption à la possibilité pour les assureurs privés de refuser de couvrir des personnes déjà souffrantes.
Le projet prévoit aussi la création, à partir de 2014, de plates-formes d'information où les personnes non assurées pourraient comparer les prix et acheter leur couverture médicale.
LE DÉBAT A LAISSÉ DES TRACES
"C'est une victoire pour le peuple américain", a déclaré le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid.
Le sénateur a réussi son pari de faire adopter le projet avant Noël, au prix de réunir la chambre haute du Congrès le jour du réveillon, ce qui ne s'était plus produit depuis 1895.
Les républicains, tous unis dans leur opposition au texte, ont déployé toute la panoplie des moyens parlementaires à leur disposition pour retarder le scrutin, mais ont finalement accepté un vote aux aurores, 7h00 du matin à Washington, afin que les élus puissent passer les fêtes en famille.
Le président Obama avait demandé aux sénateurs de refermer ce dossier, ouvert pendant l'été, avant la fin de l'année afin d'éviter qu'il ne se prolonge durant la campagne des élections de mi-mandat, en novembre 2010. Il a retardé son départ en vacances à Hawaï en attendant le résultat du vote.
Des mois de manoeuvres, tractations et débats ont déjà laissé des traces, éreinté le Congrès et écorné la cote de popularité de Barack Obama.
La plupart des sondages montrent que la réforme est de moins en moins populaire et qu'une majorité d'Américains y sont désormais opposés.
Mais selon une étude publiée lundi par CNN, le soutien au texte du Sénat a augmenté de six points depuis le début du mois, même si la majorité des personnes sondées y reste opposée.
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16:04 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : états-unis, santé, réforme de la santé, barack obama
mercredi, 23 décembre 2009
Barack Obama : "Barry from DC" fait une blague à son ami gouverneur
Barack Obama a failli choisir Tim Kaine comme vice-président© DR Le président américain s’est fait passer mardi matin pour l’auditeur d’une radio locale de l’Etat de Virginie. Sa mission : surprendre Tim Kaine, le gouverneur sortant de cet Etat invité par le média.
Quel farceur, ce Barack Obama ! Mardi matin, très tôt, le président américain himself a décroché son téléphone pour surprendre le gouverneur sortant de l’Etat de Virginie, invité pour la dernière fois à répondre aux questions des auditeurs de la radio locale WTOP. Pourquoi lui ? Il est l’un de ses fidèles alliés. Il a d’ailleurs failli le choisir comme vice-président, poste finalement revenu à Joe Biden.
Mardi, donc, l'animateur de WTOP annonce l'intervention d'un certain « Barry, from DC ». Traduction : Barry, de DC (District of Columbia, qui abrite Washington). Et là, Barack Obama tombe le masque. « Monsieur le gouverneur, en fait, c'est le président des Etats-Unis à l'appareil », explique posément celui qui, pendant toute sa jeunesse, se faisait surnommer Barry.
Alors que Tim Kaine éclate de rire, Barack Obama ajoute qu’il veut se « plaindre de la circulation dans le nord de la Virginie ». Avant de féliciter le président du parti démocrate : « Mais plutôt que de parler de cela, je voulais dire à quel point nous sommes fiers de ce que vous avez accompli dans l'Etat de Virginie ».
Canular ? « C'était la dernière émission du gouverneur Kaine, et je sais qu'un appel [de Barack Obama] était prévu. C'est probable qu'il ait eu lieu », a indiqué mardi Robert Gibbs, porte-parole du chef de l’Etat américain. (avec AFP)
13:24 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, barack obama, joe biden, wtop
La grand-mère d'Obama dit merci à Kaddafi
Sarah Obama est la grand-mère paternelle du président américain© AFP Le numéro un libyen Mouammar Kaddafi a rencontré mardi à Tripoli la grand-mère paternelle du président américain Barack Obama, venue en Libye pour le remercier de "ses efforts en faveur de l'unité du continent africain", a rapporté l'agence libyenne Jana.
Sarah, la grand-mère kenyane du président Obama "a expliqué au frère Guide qu'elle était venue spécialement pour lui exprimer, en tant que citoyenne africaine, sa fierté pour ses efforts entrepris pour l'unité du continent (africain) et ses initiatives humanitaires en faveur du citoyen africain", a indiqué Jana.
Vivant au Kenya, Sarah est la troisième épouse du grand-père paternel de Barack Obama.
Président en exercice de l'Union africaine (UA), le colonel Kaddafi, qui se proclame chantre de l'unité africaine, s'était fait introniser en 2008 par des chefs de tribus africaines "Roi des rois traditionnels d'Afrique".
10:31 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, usa, barack obama, mouammar kaddafi, kenya
jeudi, 17 décembre 2009
Barack Obama et Warren Buffet seraient cousins
12:22 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, warren buffet
mardi, 15 décembre 2009
Barack Obama demande aux banques de prêter davantage
Le président américain a convoqué ce lundi les patrons de douze grands établissements financiers.
Barack Obama a demandé ce lundi aux patrons des douze plus grandes banques des États-Unis, qu'il avait invités à la Maison-Blanche, de prêter davantage pour soutenir la reprise et stimuler l'emploi. C'est à ses yeux une «obligation morale» maintenant que la plupart de ces établissements ont remboursé le Trésor des aides directes qui les ont sauvés de la catastrophe.
L'entretien, qu'il a qualifié de «direct et productif», est intervenu quelques heures après qu'il a dénoncé «l'irresponsabilité de banquiers» pressés de toucher aujourd'hui des primes alors que leurs erreurs ont coûté cher au contribuable et plongé le monde dans la crise.
La chute du volume de nouveaux prêts bancaires inquiète le président Obama. Il juge qu'elle tient en partie à la réticence des banques à prendre des risques, notamment sur des petites entreprises, historiquement créatrices de l'essentiel des créations d'emplois.
Le dialogue direct entre Obama et les banquiers a changé de nature depuis que la situation économique s'est stabilisée et que beaucoup de banques affichent des profits et ont remboursé leurs aides. Citigroup est la dernière en date à le faire. Elle compte rembourser 20 milliards de dollars au Trésor américain. La troisième banque de dépôt des États-Unis échappera ainsi aux limites imposées par l'Administration Obama aux rémunérations de ses employés et dirigeants. Elle suit le modèle de sa rivale Bank of America il y a quelques jours. Wells Fargo et PNC Financial sont les deux dernières grandes banques de dépôt à ne pas avoir négocié leur sortie du régime d'aides directes du Trésor.
Conditions favorables
Pressée de démontrer sa solidité, Citigroup va profiter des conditions favorables sur les marchés boursiers pour émettre des actions ordinaires à hauteur de 17 milliards de dollars. La banque new-yorkaise placera dans le même temps 3,5 milliards de dollars de titres hybrides. L'opération s'accompagne de la revente par le Trésor de 5 des 30 milliards de dollars en actions de Citigroup qu'il détient.
Au début de l'année, la banque, fragilisée par la crise, avait été obligée de laisser l'État fédéral monter dans son capital à hauteur de 34 %. Le reste de la participation sera vendu par le Trésor au cours des six à douze prochains mois.
» Citigroup pourrait lever 20 milliards pour rembourser l'Etat
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jeudi, 03 décembre 2009
Sarkozy refuse les clics et prend ses claques
Platon, photographe attitré du célèbre magazine new-yorkais «The New Yorker», a tiré le portrait de 49 dirigeants du monde. Le président français, qui «déteste les photos», est absent de cette impressionnante galerie.
Capture d'écran du site du New Yorker. (DR)
Ils sont presque tous là. Il y a Barack Obama, sérieux. Silvio Berlusconi, narquois. Dmitri Medvedev, toisant. Mais aussi Gordon Brown, Silvio Berlusconi, Mahmoud Abbas, Mahmoud Ahmadinejad, Robert Mugabe, ou encore Mouammar Kadhafi et Hugo Chavez.
Au total, ce sont 49 chefs d'État et de gouvernement qui ont posé pour Platon, le photographe du prestigieux magazine américain «The New Yorker». La séance photo s'est déroulée en septembre dernier, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, et s'est étalée sur cinq jours.
Parmi les absents de marque, Hu Jintao (Chine), Angela Merkel (Allemagne) mais aussi Nicolas Sarkozy. Le président français n'a pas voulu se prêter à cette exceptionnelle séance de photographie. Platon, interviewé par la radio américaine NPR, raconte l'échec de sa tentative d'approche auprès de Nicolas Sarkozy.
«Il était si impoli et agressif. C'était un choc pour moi. Quand je lui ai tendu la main, il l'a regardée et a refusé de la serrer. Il a dit (en français dans le texte, ndlr): " Qu'est-ce que c'est?! Non! Je déteste les photos!". Et il est parti en agitant la main en l'air et en criant: "Je déteste les photos".»
Si le photographe a pu installer son studio à deux pas des marches de l'Assemblée générale après un travail préparatoire de plusieurs mois des équipes du «New Yorker» auprès des délégations, il évoque également la difficulté à convaincre les dirigeants de se laisser tirer le portrait. «Pour eux, c'est pire que d'aller chez le dentiste», raconte-t-il.
Mais malgré un emploi du temps plus que serré, ils sont nombreux à accepter de consacrer 15 à 20 minutes à Platon. Pour eux, il s'agit aussi d'une reconnaissance. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi, demande qu'on le «prenne à [son] avantage».
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lui, inspire un sentiment «étrange» à Platon. «Il est très petit. Son esprit est presque enfantin. Il ricane comme un enfant. Mais il y a cet énorme entourage autour de lui, loin d'être enfantin. J'ai essayé de saisir cet air naïf dans son visage», témoigne le photographe. Qui avoue aussi que Jacob Zuma, le président sud-africain, «se moque» franchement de lui.
17:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the new yorker, barack obama, silvio berlusconi, dmitri medvedev, gordon brown, silvio berlusconi, mahmoud abbas, mahmoud ahmadinejad, robert mugabe, mouammar kadhafi, hugo chavez.






