mercredi, 28 novembre 2012
POLITIQUE
Nombreuses arrestations après une manifestation contre un projet d’exploitation de cuivre en Birmanie
La Birmanie s’ouvre. Elle autorise la population à manifester. Mais cette liberté est limitée, encadrée. La preuve en est, avec de nouvelles arrestations, mardi 27 novembre à Rangoon, la plus grande ville de Birmanie. Au moins cinq manifestants (8 selon l’AFP) ont été interpellés et incarcérés après avoir publiquement réclamé l’arrêt d’un projet d’exploitation de cuivre à Monywa dans le nord du pays. Leur contestation visait trop directement l’armée, dans ce pays qui sort tout juste de 50 années de dictature militaire.
Avec notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre
Leur combat dure depuis l’été. Ils accusent une société chinoise ainsi qu’une entreprise militaire birmane d’avoir saisi plus de 3000 hectares de leurs terres pour exploiter une mine de cuivre à Monywa. Les autorités viennent d’ordonner aux manifestants de cesser l’occupation des terrains contestés. Fin août et début septembre, treize villageois avaient déjà été arrêtés à Monywa.
Le pouvoir birman réagit fort, car ce mouvement de protestation critique directement l’armée, impliquée dans ce projet industriel par l’entremise d’une société militaire, une société soupçonnée de corruption. Un hebdomadaire birman a d’ailleurs fait l’objet de poursuites judiciaires après avoir publié des informations sur ces allégations.
La semaine dernière, 4 activistes ont été incarcérés après avoir protesté contre un autre projet de mine – mine d’or cette fois. Ils risquent 9 années de prison. Fin septembre, 13 manifestants avaient été arrêtés à Rangoon après avoir participé à la Journée internationale de la paix. Les autorités reprochent souvent aux manifestants de défiler sans permission. Les manifestants disent qu’ils demandent ces autorisations mais ne les obtiennent pas.
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jeudi, 20 septembre 2012
POLITIQUE
Etats-Unis : Aung San Suu Kyi reçue en grande pompe à Washington
Washington a déroulé le tapis rouge pour Aung San Suu Kyi le 19 septembre. L'icône de la démocratie birmane a reçu la médaille d'or du Congrès américain, la plus importante des décorations civiles américaines, et a été reçue par le président Barack Obama, dans le bureau ovale de la Maison Blanche. La dame de Rangoun, prix Nobel de la paix 1991 a confié avoir vécu une des journées les plus émouvantes de son existence.
Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes
Elle est émue, Aung San Suu Kyi. « C’est l’un des plus beaux jours de ma vie », déclare l’opposante birmane, honorée de la plus haute distinction civile américaine. La Médaille d’or du Congrès lui avait été attribuée en 2008, alors que la chef de l’opposition se trouvait encore en résidence surveillée.
Quatre ans plus tard, les réformes sont engagées en Birmanie et Aung San Suu Kyi appelle le peuple birman à s’unir : « La Birmanie est un pays composé de nombreuses ethnies et nous pensons que nous pouvons aller de l’avant dans l’unité et dans la paix ».
Un peu plus tôt, les personnalités politiques américaines s’étaient succédé pour rendre hommage à l’opposante birmane. Laura Bush, Hillary Clinton ou encore un très ému John McCain. « Merci de m’avoir montré, à mon âge, une ou deux choses à propos du courage », déclare l’ancien candidat républicain, la gorge serrée.
Ultime hommage, dans la soirée, Aung San Suu Kyi a été reçue à la Maison Blanche par Barack Obama. Un entretien privé au cours duquel le président américain n’a pas oublié de saluer le travail du nouveau président birman, Thein Sein, dont le nom a été rayé de la liste noire des Etats-Unis le 19 septembre.
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lundi, 02 avril 2012
Politique
Aung San Suu Kyi salue le «début d'une nouvelle ère en Birmanie»
Le parti de l'opposante birmane, la Ligue nationale pour la démocratie, a revendiqué dimanche une large victoire aux élections partielles.
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, dont la Ligue nationale pour la démocratie a revendiqué une large victoire aux élections partielles de dimanche, a salué le «début d'une nouvelle ère» lors d'un discours de victoire au siège du parti lundi.
«Cela va être le début d'une nouvelle ère», a-t-elle déclaré. «Ce n'est pas tant notre triomphe qu'un triomphe de ceux qui ont décidé qu'ils devaient participer au processus politique de ce pays».
Alors qu'aucun résultat officiel n'a encore été annoncé, la LND a assuré lundi matin avoir remporté au moins 43 des 44 sièges qu'elle briguait lors de ce scrutin historique, considéré comme un test pour la sincérité des réformes du gouvernement qui a succédé à la junte il y un an.
«Ce qui importe n'est pas le nombre de sièges remportés, bien que nous soyons bien sûr extrêmement satisfaits d'en avoir gagné autant, (mais) le fait que les gens montrent autant d'enthousiasme dans leur participation au processus démocratique», a souligné la «Dame».
«Nous espérons que tous les partis qui ont pris part à ces élections seront en mesure de coopérer avec nous pour créer une atmosphère véritablement démocratique dans notre Nation».
Au total 45 sièges étaient à pourvoir lors de ces partielles : 37 à la chambre basse du parlement (sur 440 députés), six à la chambre haute et deux dans des chambres régionales.
Mais même si la LND remportait les 44 circonscriptions où elle présentait des candidats, le nouveau régime n'a de toute façon rien à craindre.
Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par l'ancienne junte, avait revendiqué environ 80% des sièges en 2010. Et un quart des parlementaires sont, en vertu de la Constitution, des militaires d'active désignés en marge du processus électoral.
(AFP)
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