mercredi, 23 décembre 2009

Revue de presse Asie / A la une : la liste des cadeaux…

Article publié le : mercredi 23 décembre 2009



Par Stéphane Lagarde

C'est de saison… ll y a la liste des cadeaux proposés à grands renforts d’encarts publicitaires sur vos sites préférés. Et puis, il y a ces listes d'événements, de noms, de choses plus ou moins importantes -vous en jugerez- qui ont marqué l'année. Des listes qui sont aussi un bon moyen de mesurer les différences de perceptions sur ce qui fait l’importance ou non des individus et du moment. Forcement tout le monde n’a pas le même classement que le Time aux Etats-Unis. Tenez prenez l’Australie ou The Age aussi a sortie ses listes. Dans la catégorie « les dix histoires internationales les plus lues cette année », le quotidien de Melbourne fait remarquer que si « Barrack Obama est devenu le premier président noir aux Etats-Unis, c'est un ouvrier en bâtiment de 18 ans qui a sacrifié sa vie pour en sauver d'autres pendant les inondations aux Philippines » qui a été choisi. Son histoire publiée en septembre dernier est la plus lue cette année par les lecteurs de The Age. Pour le China Daily, parmi les 10 informations les plus marquantes de l’année, il y a par exemple le suicide de l’ancien président Roh Moo-hyun qui s’est jeté d’une falaise en Corée du Sud. Il y aussi notamment cette visite surprise de Bill Clinton à Pyongyang en Corée du Nord, c’était le 4 août dernier. Je m’arrête là et je vous renvoie à la lecture de vos journaux avec des listes toutes plus étonnantes les unes que les autres. Le China Daily encore lui vous propose le classement des « 10 voleurs les plus stupides de 2009 », mais aussi, autre exemple, « les dix plus grosses bourdes prononcées par des officiels » au cours de l’année écoulée.

 

On a beaucoup parlé des migrants afghans en France et au Royaume-Uni, une situation que rencontre également l’Australie …

Avec une île dont le nom est là encore de saison mais qui pour de nombreux migrants en Australie n'est pas synonyme de guirlandes ou de cadeaux, bien au contraire. La célèbre Christmas Island au large des côtes australiennes, « l'île de Noël » sert en effet de centre de rétention aux demandeurs d'asile en Australie. Or l'île sature, l’île est pleine. Elle accueille aujourd’hui plus de 1 400 demandeurs d'asile alors que ses capacités sont limitées à peine 800. A tel point que des tentes ont dû être dressées pour accueillir le flot de réfugiés écrit Daniel Flitton dans le Syndney Morning Herald. A tel point aussi que les mineurs ont été évacués de l'île. 10 jeunes afghans ont ainsi été conduits cette semaine dans un centre près de Melbourne où ils attendent d'être fixés sur leur sort.

 

Et au total, ce centre de transit près de Melbourne donc compte déjà une trentaine d'afghans…

Notre confrère du Sydney Morning herald a poursuivit son enquête et s'est rendu effectivement auprès de ces baraquements de briques rouges au bord d'une nationale. Le jardin est desséché. Des barrières entourent les lieux, les caméras de surveillance veillent. Il y a un terrain de volley balle. 16 chambres selon les autorités. Et ce qui a surtout frappé Daniel Flitton. Oui ce qui a beaucoup frappé notre confrère, c'est la sonnette à l'entrée. La photo de l'interrupteur est reproduite en grand dans le journal. Un bouton blanc précédé de l'inscription « Appuyez fort !» Et puis juste en dessous de ce bouton blanc, juste en dessous de cette sonnette qui visiblement ne fonctionne pas très bien, quelqu'un a rajouté au marqueur noir d'une main tremblante : « Appuyez fort ! » et même… « très fort ! ». « Certains pourraient voir ici écrit le reporter, dans cet avertissement sur la sonnette du centre d'immigration et de transit de Melbourne un symbole de la position musclée de l'Australie vis à vis des demandeurs d'asile » « Appuyez fort poursuit-il et vous pourrez peut-être apercevoir au loin les grattes ciels de Melbourne. Peut-être… Mais pour les réfugiés, cela reste un monde inaccessible »

Un monde encore qui reste difficilement accessible pour les migrants : le Japon !

Où il a d’avantage de demandeurs d'asile, mais de moins en moins de réfugiés résume The Japan Times. Le nombre des demandes est en augmentation ces neufs derniers mois poursuit le journal, or avec la crise l’obtention du statut a diminuée. Le Times a compté 1 100 demandeurs d'asile entre janvier et septembre dernier, seulement 15 d’entre eux ont obtenu la protection de l’Archipel. Mais le journal ajoute que même si tous n’ont pas obtenu le statut de réfugié, la plupart ont pu malgré tout rester dans l'Archipel pour des questions humanitaires.

 

Et toujours sur cette question des réfugiés Stéphane, les ONG Cambodgiennes s'inquiètent...

et manifestent leur colère trois jours après l'expulsion de 22 ouighours vers la Chine. Les ouighours avaient demandé l'asile dans le pays. Ils ont été reconduits vers la Chine, un pays qu'ils voulaient fuir à tous prix. Les avocats des réfugiés crient au scandale dans The Phnom Penh Post. Ils critiquent le décret pris par le premier ministre Hun Sen qui semble-t-il ne voulait pas contrarier Pékin. Un décret qui transfert la question du statut des demandeurs d'asile, du haut commissariat aux Nations Unis pour les Réfugiés directement au Ministre de l'intérieur ce que évidement dénoncent avec force les militants des droits de l'Homme au Cambodge.

vendredi, 18 décembre 2009

Cambodge : Khieu Samphan, ex-chef de l'Etat khmer rouge, inculpé de génocide

Article publié le : vendredi 18 décembre 2009


Ancien président khmer rouge, Khieu Samphan, en juillet 2009 devant le Tribunal spécial pour le Cambodge, à Phnom Penh.
AFP


Par RFI

 

Après Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères, et Nuon Chea, ancien bras droit de Pol Pot, l'ancien président khmer rouge Khieu Samphan vient d’être inculpé pour génocide. Khieu Samphan a été à la tête de l’Etat entre 1976 et 1979. Pendant cette période, plus du quart de la population cambodgienne a péri, mort de faim, de fatigue, de maladie ou victime d’exécution.

 

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée

Les juges d’instruction ont notifié ce vendredi 18 décembre à Khieu Samphan, 78 ans, qu’il était inculpé de génocide en plus d’être accusé de crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève. Comme pour Ieng Sary et Nuon Chea, les faits de génocide concernent les Vietnamiens et les Chams, qui sont des Cambodgiens musulmans.

 

Khieu Samphan, qui a suivi une partie de ses études en France dans les années 50, a occupé les fonctions de chef de l’Etat jusqu’à la chute du régime khmer rouge en 1979. Resté fidèle au mouvement, il ne fait allégeance au gouvernement cambodgien que fin 1998, huit mois après la mort de Pol Pot.

 

Son avocat français, et ami, Jacques Vergès, déclarait en début de semaine que Khieu Samphan incarne « le mythe du bouc émissaire ». Il répète volontiers que les puissances occidentales sont responsables de ce qui s’est passé au Cambodge.

Khieu Samphan, lui, clame qu’il ignorait la réalité du Kampuchéa démocratique et qu’il n’a jamais eu d’autre volonté que de défendre l’indépendance de son pays.

 

La semaine prochaine, Ieng Thirith, ancienne ministre des Affaires sociales, doit rencontrer les magistrats. Peut-être pour être elle aussi inculpée de génocide dans un procès attendu début 2011.

 

mercredi, 25 novembre 2009

Quarante ans de prison requis contre Douch

B.H. (lefigaro.fr) avec AFP, 25/11/2009


Le verdict devrait être prononcé début 2010. Crédit photo : AFP.
Le verdict devrait être prononcé début 2010. Crédit photo : AFP.

Le procureur international de Phnom Penh a renoncé à réclamer la perpétuité contre l'ancien dirigeant khmer rouge, 67 ans, jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Une peine suffisamment lourde pour que Douch finisse sa vie derrière les barreaux. Mercredi, devant le tribunal de Phnom Penh, le procureur international a finalement renoncé à réclamer la perpétuité contre l'ancien patron de la prison de Tuol Sleng sous le régime khmer rouge, au profit d'une peine de 40 ans de détention.

 

«La seule peine appropriée devrait être la réclusion à perpétuité» mais «divers facteurs militent pour que cette peine soit commuée», a justifié William Smith. Et le procureur d'évoquer les dix années de détention provisoire effectuées par Douch, dont une partie était juridiquement illégale, ainsi que sa coopération «partielle» avec la cour, ses remords et sa «contribution à la réconciliation nationale». Anticipant les plaidoiries de la défense, qui avait déjà indiqué vouloir tenter d'éviter la perpétuité à Douch après ses aveux répétés, le procureur a estimé qu'«en imposant cette peine», la cour «ne priverait pas l'accusé de son humanité», mais «la rendrait à ses victimes».


«Un homme indifférent aux souffrances de ses victimes»

Le chef tout puissant du sinistre établissement, aussi connu sous le nom de S-21 et dans lequel quelque 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées, entre 1975 et 1979, est jugé depuis plusieurs mois pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Environ deux millions de Cambodgiens, soit un quart de la population, sont morts sous la torture, d'épuisement ou de malnutrition pendant cette période, avant que le régime ne soit renversé par l'invasion vietnamienne.

 

Douch «a été l'un des instruments les plus efficaces de la politique du Parti communiste du Kampuchéa (parti au pouvoir à l'époque), qui consistait à démasquer et tuer ceux que le parti considérait comme ses ennemis», a estimé le procureur. Avant de dénoncer un «bourreau de travail», un homme «indifférent aux souffrances de ses victimes et à leurs appels à l'aide» et qui «prenait plaisir à transformer des individus en tortionnaires et en tueurs». Et d'ajouter : «Nous ne disons pas que c'était un monstre, ni qu'il est pathologiquement inhumain, mais nous rejetons l'idée que c'était un prisonnier du régime».


«J'étais un rouage dans une machine en marche»

L'accusé, 67 ans, a ensuite pris la parole en lisant un long texte sur le contexte historique de l'époque. «Laissez, s'il vous plait votre porte ouverte pour permettre que je reconnaisse mes crimes, a-t-il déclaré. Je suis pétri de remords et suis profondément affecté par cette destruction d'une ampleur sidérante. Je me suis retrouvé en train de servir une organisation criminelle qui détruisait son propre peuple d'une façon scandaleuse. Je n'ai pas pu m'en retirer. J'étais un rouage dans une machine en marche.»

 

«Je souhaite toujours humblement et respectueusement présenter les excuses à l'âme» des victimes, a-t-il encore ajouté, au terme d'une longue et monocorde lecture. Il devait ensuite céder la place à ses avocats. Le verdict n'est pas attendu avant début 2010.

 

Des cinq cadres du régime aujourd'hui détenus, Douch est le premier à être jugé et le seul à plaider coupable. Quatre autres dirigeants du «Kampuchéa démocratique», dont le «frère numéro 2» Nuon Chea, attendent leur procès, qui ne devrait pas avoir lieu avant 2011.

» EN IMAGES - Khmers rouges : du génocide au procès international

lundi, 23 novembre 2009

Procès Duch : dernières audiences avant le verdict

Article publié le : dimanche 22 novembre 2009
Kaing Guek Eav, alias Duch, lors de son avant-procès à Phnom Penh le 5 décembre 2008.
Reuters


Par RFI

C'est la dernière ligne droite du procès de Duch. Trente ans après les crimes atroces des Khmers rouges, l'un des tortionnaires du régime devra faire face au procureur et à son réquisitoire.Après 72 jours d'audiences, les avocats de la défense et des parties civiles prendront aussi cette semaine la parole.

Méticuleusement, le tribunal chargé de juger les anciens Khmers rouges a mis au jour les preuves les plus accablantes contre Duch. Celui qui a dirigé la prison de Tuol Sleng où 15 000 personnes furent torturées avant d'être exécutés. Des cinq cadres du régime totalitaire aujourd'hui détenus, Duch est le premier à être jugé et le seul à avoir collaborer avec la justice.

Cet ancien professeur de mathématiques, âgé de 67 ans, a reconnu avoir dirigé Tuaol Sleng, cette usine à torture, aussi connu sous le nom de S-21. Mais il a nié un quelconque rôle politique dans la hiérarchie khmère rouge. Alors que dans ce premier procès, le verdict n'est pas attendu avant le premier trimestre 2010, la semaine qui s'ouvre est considérée comme très importante pour les victimes et tout le peuple cambodgien.

Les audiences sont retransmises à la télévision et la cour a indiqué que des milliers de personnes avaient demandé un accès à la salle d'audience où une vitre pare-balles sépare le public des acteurs du procès. C'est dans cette salle, que défense et accusation disséquent les aveux de l'accusé. Duch risque la perpétuité, la peine maximale retenue par le tribunal.

Les familles des victimes attendent un châtiment exemplaire

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée

Les familles des victimes n’ont qu’un mot à la bouche, la perpétuité. Pour elles, c’est la seule sanction possible. Leurs avocats ont cinq heures, ce lundi, pour convaincre les juges que Duch n’était pas un simple exécutant. Antonia Tioulong, dont la sœur a été tuée à S-21, est venue de Paris pour assister à cette étape décisive du procès.

Antonia Tioulong : Je ne veux pas argumenter sur les critères juridiques. Je pense que l’auteur de 17 000 crimes mérite au moins la perpétuité. Si on ne le condamne pas à la prison à vie, il me semble qu’on ne reconnaîtrait pas la gravité et l’assassinat, le meurtre de ces 17 000 personnes.

Ce sera aussi pour les procureurs l’heure de faire leurs preuves, selon Chum Sirath qui a perdu plusieures membres de sa famille à S-21.

Chum Sirath : « Moi, je pense que la stratégie des avocats de Duch est claire. Duch est responsable, il a déjà reconnu sa responsabilité. Il demande pardon, mais il n’est pas l’exécuteur avec ses propres mains de toutes ces basses œuvres. J’espère que les procureurs vont démontrer le contraire ».

Après la semaine de plaidoirie, les juges devront déterminer de quel crime l’accusé est coupable.

mercredi, 11 novembre 2009

Revue de presse Asie et Pacifique : la crise entre la Thaïlande et le Cambodge à propos de l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra

Article publié le : mercredi 11 novembre


Par Valérie Rohart

Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, semble beaucoup apprécier le Premier ministre thaïlandais renversé. Il l’a invité au Cambodge et vient de lui offrir un poste de conseiller économique. Thaksin est arrivé hier à Phnom Penh et cela fait les gros titres de la presse cambodgienne.
Cambodge Soir rappelle par exemple que Thaksin est sous le coup d’une condamnation par contumace à deux ans de prison pour corruption. Qu’il a été chassé du pouvoir par les militaires en 2006. Et que la Thaïlande, qui a pris cette nomination comme une provocation, a aussitôt rappelé son ambassadeur, et que le Cambodge a fait de même, car malgré les accords signés entre les deux pays, le Cambodge n’a pas l’intention d’extrader Thaksin. Le gouvernement cambodgien estime que sa condamnation est politique.
Toujours du côté de la presse cambodgienne, le Phnom Penh Post cite Thaksin lui-même qui, sur son blog, affirme que son séjour au Cambodge n’est pas une provocation vis-à-vis de la Thaïlande, que pendant sa mission, il parlera de la pauvreté et de la situation économique, qu’il préservera les intérêts de la Thaïlande, qu’il n’est pas au Cambodge pour engager un bras de fer avec le gouvernement thaïlandais.

Mais rien n’y fait, du côté thaïlandais, la colère gronde

Le Bangkok Post annonce que l’Alliance du peuple pour la démocratie, le principal parti d’opposition à Thaksin, organisera dimanche prochain une manifestation pour protester contre l’attitude de l’ancien Premier ministre qui a en plus accordé une interview au journal britannique The Times dans laquelle il critique la monarchie et estime qu’elle doit être réformée.
L’éditorialiste du Bangkok Post se félicite lui que la réponse du gouvernement thaïlandais ait été mesurée. « Il faut que cela reste ainsi », estime le journal. « La Thaïlande pourrait perdre son influence diplomatique dans la région et ailleurs dans le monde en s’engageant dans le piège tendu par Thaksin ». « Mais le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a d’ores et déjà refusé de jouer le jeu de Hun Sen, le rappel des diplomates pour consultation est une mesure diplomatique et ne va pas vers une confrontation », conclut l’éditorialiste.

Dans la presse coréenne ce matin, l’incident naval d’hier fait les gros titres

C’est le Joong-ang Daily qui résume le mieux ce qui s’est passé hier : « les deux Corées ont eu leur premier accrochage naval depuis sept ans quand un navire nord-coréen a franchi la frontière maritime. Le bateau nord-coréen qui a été touché par un échange de tirs a dû faire demi-tour et le gouvernement nord-coréen exige maintenant des excuses. Il n’y a aucun blessé ni dégât côté sud-coréen », explique encore le journal. L’échange de tir a duré environ deux minutes le long de cette frontière nord, mais ce que ne rappelle pas la presse sud-coréenne c’est que cette limite a été fixée par les Nations unies après la guerre entre les deux Corées, mais qu’elle est contestée par la Corée du Nord. Le Joong-ang Daily rappelle que la Corée du Nord a tendance à multiplier les provocations à la veille de moments importants. Or cet incident intervient quelques jours avant la visite de Barack Obama en Corée du Sud et le sommet avec le président Lee Myung-Bak.
Pour le Korea Herald qui a interrogé des experts militaires il y a deux hypothèses : ou bien la Corée du Nord a planifié cet incident avant la visite de Barack Obama, ou bien le navire nord-coréen n’était tout simplement pas synchronisé avec le commandement militaire et a dépassé la frontière sans s’en apercevoir.
Le Chosun Ilbo est lui plus inquiet : le journal qui cite une source militaire affirme que ces derniers mois, la Corée du Nord a doublé son artillerie dans cette zone. Les militaires sud-coréens estiment que le Nord pourrait se préparer à une confrontation avec le Sud.

Au Pakistan, les jours se suivent et les titres de la presse se ressemblent : nouvel attentat du côté de Peshawar

Ce sont presque les mêmes photos qui font la une des journaux pakistanais : une voiture carbonisée au milieu d’un spectacle de désolation. Et toujours des bilans effrayants. Hier un kamikaze a tué au moins une trentaine de personnes sur un marché très fréquenté de Charsadda, dans la banlieue de Peshawar. Trente personnes qui viennent s’ajouter aux 2 500 qui ont été tuées dans cette vague de terreur qui frappe le pays depuis deux ans. Et c’est un peu comme si les éditorialistes pakistanais avaient épuisé toutes les analyses, tous les commentaires.
Alors à défaut, Dawn donne la parole aux talibans. L’un de leurs porte-parole affirme qu’ils sont engagés dans une guérilla qui sera dure et longue contre l’armée pakistanaise au Sud-Waziristan. Face à l’armée qui annonce qu’elle progresse et marque des points, le porte-parole des talibans, Azam Tariq, affirme que les soldats pakistanais n’ont que le contrôle des routes alors que les insurgés tiennent les forêts et les montagnes. Impuissant, Dawn reconnaît qu’il n’y a aucun moyen de vérification indépendant.

vendredi, 06 novembre 2009

A la une : La question des gaz à effet de serre

Article publié le : vendredi 06 novembre 2009

Par Stéphane Lagarde


Cette question devrait de nouveau agiter le sommet du Forum de coopération de l’Asie Pacifique (l’APEC) la semaine prochaine, des agronomes ont peut être mis au point la pelouse magique à Wellington. Belle photo de vache sur le site du New Zeland Herald ce vendredi matin. Des paddocks de gazon génétiquement modifié permettraient, d’après ces scientifiques et si c’est au goût de l’animal bien sûr… Cette herbe génétiquement transformée permettrait de réduire… et oui les pets de vache accusés comme vous le savez de contribuer à l’effet de serre. Nos bovidés seraient moins ballonnés et du coup cela réduirait d’autant la production de méthane. Pour l’instant le laboratoire qui a émis l’idée n’en est qu’au stade du projet. Mais déjà, les protecteurs de la nature s’inquiètent. La Nouvelle-Zélande est un grand producteur de lait, les OGM dans l’herbe pourraient nuire à la qualité du produit disent-ils et la réputation du pays.

Valse des ambassadeurs

La valse des diplomates -Bangkok qui rappelle son ambassadeur à Phnom Penh et dans la foulée, évidemment, Phnom Penh qui fait de même-, est  un signe de plus de la tension qui monte entre les deux pays. Et à chaque fois, les deux mêmes noms se retrouvent à la Une : Celui de l'actuel Premier ministre cambodgien Hun Sen et celui de son ami, l'ancien premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, condamné pour corruption dans son pays. Hun Sen lui a offert le gîte et le couvert et même un boulot à son ami Thaksin, en le nommant conseiller économique du gouvernement. Ce qui évidemment ne plaît pas du tout au gouvernement thaïlandais.

Sourire côté cambodgien, agacement côté Thaïlandais

Comment réagit la presse dans chacun des pays ? La presse cambodgienne donne un compte rendu plutôt plat de l'affaire, à peine ici où là une pointe d'ironie. Selon le Phnom Penh Post, Thaksin a dit qu’il ne viendrait pas au Cambodge. Alors, c'est ballot semble s’étonner le journal ! Comment va faire Thaksin pour conseiller le gouvernement cambodgien sur les affaires économiques s’il n’est pas là ? Réponse du journal qui cite le porte-parole du gouvernement à Phnom Penh: « Avec les autoroutes de l'information, Thaksin peut travailler depuis n'importe où dans le monde affirme le haut fonctionnaire et aider ainsi le Cambodge à se développer ». Il fallait y penser.

Côté thaïlandais le ton est nettement moins amusé

Comment réagit la presse dans chacun des pays ? La presse cambodgienne donne un compte rendu plutôt plat de l'affaire, à peine ici où là une pointe d'ironie. Selon le Phnom Penh Post, Thaksin a dit qu’il ne viendrait pas au Cambodge. C'est ballot fait semblant de s’étonner le journal : Comment va faire Thaksin pour conseiller le gouvernement cambodgien sur les affaires économiques, s’il n’est pas là ? Réponse du journal qui cite le porte-parole du gouvernement à Phnom Penh: « Avec les autoroutes de l'information, Thaksin peut travailler depuis n'importe où dans le monde et aider ainsi le Cambodge à se développer ». Il fallait y penser. Côté thaïlandais le ton est nettement moins amusé, semble-t-il. Visiblement The Nation n'est pas du côté des « chemises rouges », ces militants pro-Thaksin qui continuent de soutenir l'ancien premier ministre en Thaïlande. The Nation qui s'inquiète et  s'interroge : « Que prépare Thaksin désormais » demande le journal ? Un peu comme s'il s'agissait d'un mauvais garçon, à qui il fallait faire la leçon. Il aurait dû se taire explique The Nation mais « il a préféré accuser le gouvernement Thaïlandais d'en faire trop, de suréagir comme un enfant ». Il faut dire aussi que cette polémique arrive dans un contexte d'instabilité en Thaïlande et de fébrilité à la frontière entre les deux pays. Faut-il alors s'inquiéter ? Oui confie ce responsable politique thaïlandais qui visiblement ni d’humour, ni de répartie. Vous lirez ses propos dans le Bangkok Post. Si (Thaksin) est conseiller du gouvernement à Phnom Penh alors dit-il : « Il faut s’inquiéter pour les dommages qu'il va infliger à l'économie… Cambodgienne »

Ouïgours privés d’internet

Les habitants du Xinjiang sont toujours privés d’Internet en Chine. Le problème est résumé par dessin dans le China Daily. Le dessin d'un ordinateur portable avec sur l’écran, un panneau d’interdiction et ces mots : « Accès refusé ». Le quotidien en ligne reprend la version officielle : le réseau a cessé de fonctionner 24 heures après le début des émeutes, entre ouïgours musulmans et les Hans en juillet dernier, qui ont fait près de 200 morts. « Le gouvernement central a bloqué les accès au web dans la province du Xinjiang parce que c'était un outil vital pour les meneurs (de la révolte) » poursuit le journal. Depuis cette date tous les habitants de la province sont coupés du net et rouspètent. Il y a cet homme d'affaire qui explique qu'il a dû délocaliser son bureau pour communiquer avec ses clients. Il y a cette mère qui s'inquiète pour sa fille qui « devait s'inscrire à la faculté en Australie sur internet ». Et puis il y a tous ceux parmi ces habitants du Xinjiang, que le China Daily n’a pas interrogé. Les Ouigours eux aussi sont coupés du net et même bien plus que cela.

Discriminations en Corée du Sud

Ils sont nombreux les cas de discrimination dans ce pays. La presse nous en donne deux exemples ce vendredi matin. D'abord ce travailleur égyptien sans papiers qui obtient gain de cause en justice. L'histoire est racontée par le Korea Times. Mustafa a 29 ans. Il a été blessé après avoir été molesté par l'un de ses collègues sur un chantier. Le court administratif de Séoul a jugé qu'il devait être dédommagé pour cet acte raciste. Et puis autre histoire, celle de ce professeur d’université indien Bonojit Hussain, et sa compagne coréenne Han Ji-sun. Leur récit est dans le Korea Herald. Le quotidien y consacre cinq pages très émouvantes. Oh c’est une histoire malheureusement banale.  Hussain et sa compagne se font agresser verbalement puis physiquement un jour dans un bus. Hussain porte plainte pour insultes racistes, mais la police doute de sa qualité d'enseignant et même de la légalité de son titre de séjour. La presse s'est emparée de l'histoire en Inde et en Corée et ça donne ce long récit à lire ce matin dans le Korea Herald.

Prison qui danse au Philippines

Quand les matons filment, les prisonniers dansent au Philippines. Pour finir de vous réveiller et puisque nous sommes vendredi je vous conseil cette vidéo sur le site du Daily Telegraph. C'est en Australie mais par définition si c'est sur internet, c'est aussi chez vous. Allez-y cliquez, ça vous mettra de bonne humeur. Des centaines de prisonniers aux philippines sont alignés dans la cour de la prison en combinaison orange. Queen et les autres rugissent dans les hauts parleurs et hop, tout le monde se met à danser ! La chorégraphie a été enregistrée fin octobre au pénitencier de Cebu. C’est un prisonnier condamné à la prison pour crime en série qui a réglé la chorégraphie. La vidéo a déjà fait plusieurs fois le tour du web. A la fin certains prisonniers se retrouvent même en tutus -bleus et verts fluo-. « I want to break free » dit la chanson. Croyez-moi, ça donne un style !

10 villes pour 2010

Et on termine par un conseil à nos auditeurs internautes voyageurs. Le site du Sydney Morning Herald propose dix villes à découvrir cette année. Il y a de très belles photos, c’est en partenariat avec  le guide Lonely Planet avec parfois des choix étonnants. Oubliez Paris, Londres, Rome, New York ou encore Berlin qui ne font pas partie de la liste. Le Sydney Herald conseil d’avantage Kyoto, Singapour, Istanbul, Sarajevo ou Abu Dhabi pour les amateurs de shopping. Et puis des villes moins attendues telles que Charleston aux Etats-Unis, Lecce en Italie la florence des Pouilles ou encore Cuenca la troisième ville d’équateur que les Incas il y a bien longtemps la « terre aussi grande que le paradis ». Si voyager au paradis vous dit. Allez-y, jetez un œil au Sydney Morning Herald.

samedi, 24 octobre 2009

Asean / Sommet de Hua Hin : Tensions entre la Thaïlande et le Cambodge

Par RFI. Article publié le 24/10/2009 


Les Premiers ministres thaïlandais Abhisit Vejjajiva (G) et cambodjien Hun Sen (D) au sommet de l'Asean à Hua Hin, au sud de Bangkok, le 23 octobre 2009.( Photo : Sukree Sukplang/ Reuters )

Les Premiers ministres thaïlandais Abhisit Vejjajiva (G) et cambodjien Hun Sen (D) au sommet de l'Asean à Hua Hin, au sud de Bangkok, le 23 octobre 2009.
( Photo : Sukree Sukplang/ Reuters )



Le sommet de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est à Hua Hin, en Thaïlande, va-t-il être celui de la discorde entre le Cambodge et la Thaïlande ? La tension monte entre les deux pays après que le Premier ministre cambodgien Hun Sen a dit qu’il offrait l’asile à Thaksin, l’ancien Premier ministre thaïlandais. Thaksin avait été condamné à deux ans de prison pour abus de pouvoir en 2008. Il s’était enfui de Thaïlande quelques semaines avant sa condamnation.

Avec notre envoyé spécial à Hua Hin, Arnaud Dubus

Le gouvernement thaïlandais est habitué aux dérapages verbaux du Premier ministre cambodgien Hun Sen, mais cette fois ci la pilule est tout de même un peu dure à avaler.

A peine le pied posé sur le sol thaïlandais, Hun Sen s’est répandu en déclarations sur l’ancien Premier ministre Thaksin. Il l’a qualifié de « victime politique » et l’a comparé à la dirigeante de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi. Le Premier ministre cambodgien a également invité Thaksin à devenir son conseiller économique.

Jusqu’à présent, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva avait plus ou moins ignoré les déclarations d’Hun Sen, faites à Phnom Penh, sur son « cher ami Thaksin », pour lequel il a préparé une belle résidence dans la capitale cambodgienne.

Mais les propos prononcé à Hua Hin, en plein sommet de l’Asean sont une gifle pour le gouvernement thaïlandais, pays hôte du sommet. Abhisit semble commencer à perdre patience. Il a demandé à Hun Sen de bien réfléchir à ses actes, et de considérer s’ils étaient dans l’intérêt de la coopération entre les deux pays.

Les relations entre Bangkok et Phnom Penh sont déjà tendues à cause de la controverse territoriale sur le temple frontalier de Preah Vihear. Il reste à voir si Hun Sen va en rester au niveau de la provocation verbale, comme c’est souvent le cas, ou s’il va traduire ses paroles en actes.

jeudi, 17 septembre 2009

Devant le tribunal pour les Khmers rouges, les derniers témoignages de Duch

Article publié le 17/09/2009

 

Le procès de Duch touche à sa fin. L’ancien patron du centre de détention de torture et d'exécution Tuol Sleng (Camp S-21), entre 1975 et 1979, est jugé depuis le 30 mars dernier. Jusqu'au bout, l'accusé aura gardé la même ligne de défense. Le réquisitoire et les plaidoiries sont attendus vers la fin du mois de novembre et le verdict en début d'année prochaine.



Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gee

Kaing Guek Eav, alias « Duch », jugé pour crimes contre l'humanité, lors de son procès le 17 février 2009, à Phnom Penh.(Photo : Reuters)

Kaing Guek Eav, alias « Duch », jugé pour crimes contre l'humanité, lors de son procès le 17 février 2009, à Phnom Penh.
(Photo : Reuters)

 

 

C’est sur la question de sa personnalité que se referme l’un des volets du procès du Duch. L’occasion pour l’ancien révolutionnaire de répéter le gros bémol qui accompagne sa reconnaissance de culpabilité : il explique qu’il n’a pas eu d’autre choix pour survivre sous les khmers rouges que d’obéir aux ordres.

Pour illustrer la sincérité des regrets que son client a exprimés à plusieurs reprises, son avocat international maître Roux a fait projeter un extrait de la vidéo filmée lors de la visite, début 2008, de l'accusé au centre de sécurité S21 et sur les champs d’exécutions qu'il dirigeait. On y voit ce dernier lire un texte de demande de pardon aux survivants présents.

Une parole teintée de mensonges et de coupables omissions

A la fin de la projection, maître Roux se tourne vers son client : « Vous avez entendu que plusieurs victimes ne sont pas encore satisfaites, à l’heure qui l’est, au moment où le procès s’achève. Nous avons également entendu de la part des experts que pour les victimes, c’est tout un processus qui a été mis en route pour leur permettre de se reconstruire, et ce procès est une étape. Alors ma dernière question Duch : ' est-ce que vous m’autorisez de dire aux victimes que si elles le souhaitent, elles pourront venir vous voir dans votre cellule et vous leur ouvrirez à la fois la porte de votre cellule et la porte de votre cœur ?' »

Duch répond par l’affirmative. Malgré cette volonté affichée de coopération et de réconciliation, les victimes reprochent à l’accusé d’avoir, au cours du procès, trop souvent monopolisé une parole teintée, selon elles, de mensonges et de coupables omissions. Elles regrettent ainsi de ne pas avoir obtenu les réponses qu’elles attendaient à leurs trop nombreuses questions.

lundi, 17 août 2009

Une Française pleure et réclame justice au procès des Khmers rouges

17.08.2009 |AFP

AFP

Grab video montrant la Française Martine Lefeuvre témoignant au procès de "Douch", le 17 août 2009 à Phnom Penh

Une Française a pleuré lundi lorsqu'elle elle a raconté, devant un tribunal parrainé par l'ONU, comment son époux cambodgien s'est laissé duper et est revenu mourir dans la principale prison du régime ultra-communiste des Khmers rouges (1975-1979).

Martine Lefeuvre, 56 ans, a témoigné au procès de Kaing Guek Eav, alias "Douch", qui dirigeait à l'époque la prison de Tuol Sleng (camp S-21), où 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

"Je suis venue devant cette Cour réclamer justice pour ce crime barbare", a déclaré Mme Lefeuvre en exigeant la "sentence maximale" pour "Douch" (66 ans).

Mais, à son arrivée, Ouk Ket a été "enlevé, avec ses mains attachés dans le dos et ses yeux couverts d'un bandeau", et "amené" en camion vers "l'enfer" de Tuol Sleng, à Phnom Penh.

Mme Lefeuvre a dit que ce n'est qu'en 1991, lorsqu'elle et sa famille sont venues voir la prison, transformée en musée du génocide après la chute des Khmers rouges, qu'elle a découvert son nom sur une liste de personnes décédées.

AFP

Des journalistes, dans la salle de presse, prennent des photos d'une video montrant Ouk Ket, le mari de la Française Martine Lefeuvre

"Il est mort, d'une mort lente, à S-21 dans le secret le plus total", a-t-elle expliqué.

"Les meurtriers ont fracassé son crâne à Choeung Ek (dans un "champ de la mort" à l'extérieur de la capitale où les prisonniers étaient exécutés) et lui ont tranché la gorge en le jetant dans une fosse. C'est un meurtre absolument inexcusable", a affirmé la Française.

"La souffrance de Ket était et reste notre souffrance. Elle ne s'efface pas avec le temps. Je peux vous dire que cette souffrance est de plus en plus intense", a-t-elle ajouté.

"Douch", mis en examen pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a déjà accepté sa responsabilité dans les crimes commis à Tuol Sleng et a demandé pardon aux victimes.

Il risque la réclusion à perpétuité, la Cour chargée de le juger depuis février ayant exclu la peine de mort. Le procès devrait s'achever en octobre et un verdict rendu avant la fin de l'année, selon des sources judiciaires.

 

mardi, 21 juillet 2009

Khmers rouges: "On nous apprenait à torturer les prisonniers"

Publié le 21/07/2009 par AFP

Khmers rouges:

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Un ancien employé chargé des interrogatoires à la prison de Tuol Sleng, au Cambodge, a raconté mardi les techniques enseignées par les Khmers rouges dans le centre de détention dirigé par Douch, dont le procès se poursuit devant le tribunal spécial.

Prak Khan, 58 ans, a témoigné contre Douch, jugé depuis fin mars pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité devant le tribunal spécial parrainé par l'ONU.

"On nous apprenait à torturer les prisonniers tout en évitant qu'ils meurent; car si tel était le cas, on n'obtenait pas de confession et nous étions punis", a-t-il déclaré devant la cour.

Prak Khan avait été désigné pour mener des interrogatoires en 1976 après avoir été initialement embauché comme garde à la prison de Tuol Sleng, également connue sous le nom de S-21.

Il a affirmé que Douch et d'autres cadres Khmers rouges leur enseignaient des techniques de torture. "On nous apprenait à fouetter les prisonniers avec des bâtons, comment les électrocuter et utiliser des sacs plastique pour les asphyxier", a-t-il dit.

"Les détenus avaient interdiction de crier, de jurer ou de crier des slogans", a-t-il ajouté.

La torture était utilisée jsuqu'à ce que les prisonniers avouent être des espions et livrent les noms de leurs présumés comparses.

Kaing Guek Eav, alias "Douch", est accusé d'avoir supervisé l'élimination de plus de 15.000 personnes à la prison de Tuol Sleng sous le régime ultra-communiste des Khmers rouges (1975-1979).

Le 31 mars, "Douch", 66 ans, avait admis sa part de responsabilité et demandé pardon aux victimes des Khmers rouges. Il a cependant affirmé n'avoir jamais tué quiconque.

Quatre autres responsables au profil plus politique du "Kampuchéa démocratique" doivent être jugés l'an prochain.

Près de deux millions de personnes, soit environ un quart de la population cambodgienne, ont trouvé la mort sous le régime de Pol Pot qui a fait régner la terreur il y a trois décennies. Les Khmers rouges ont été chassés du pouvoir par des forces vietnamiennes.

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