vendredi, 17 mai 2013

POLITIQUE

Article publié le : vendredi 17 mai 2013 à 10:12 - Dernière modification le : vendredi 17 mai 2013 à 10:16     

 

RCA: la «nouvelle vie» de François Bozizé, exilé au Cameroun

François Bozizé, le président déchu de la République centrafricaine.
François Bozizé, le président déchu de la République centrafricaine.
- Africanarguments.org
           
 
Par RFI

Alors que le Premier ministre Nicolas Tiangaye était à New York où il a rencontré Ban Ki-moon, et alors que le chef de l'Etat Michel Djotodia doit se rendre ce vendredi 17 mai en Guinée Equatoriale dans le cadre d'une tournée régionale qui l'a déjà mené au Tchad et au Gabon, François Bozizé est quant à lui toujours au Cameroun. Mais que devient le président déchu ?

 

 

Si François Bozizé a quitté sa suite de l'hôtel Hilton de Yaoundé, ce n'est pas pour un exil béninois qui semblait acquis, mais pour une villa de la capitale camerounaise. Ses journées se partagent entre prières, sport et réunions avec ses derniers fidèles à la résidence de l'ambassadeur centrafricain. « François Bozizé n'est pas un exilé politique et nous travaillons à son retour au pouvoir par des voies diplomatiques », clame Levi Yakete, son porte-parole.

Si le Cameroun fait preuve d'une hospitalité -qui suscite un léger embarras dans la sous-région-, il ne semble pas pour autant prêt à appuyer une rébellion au service de l'ex-président centrafricain.

Depuis plusieurs semaines des rumeurs circulent sur une connexion entre des cadres de l'ancien régime et les mouvements dirigés respectivement par Abdoulaye Miskine et Armel Sayo. « Nous ne sommes pas dans une logique conflictuelle, mais si des officiers veulent se battre pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel, nous considérerons que la fin justifie les moyens », admet le porte-parole de l'ex-président.

Tous les observateurs de la scène centrafricaine estiment que moins de deux mois après son renversement, la page Bozizé est tournée, et qu'un retour est illusoire. « Personne ne se battra pour lui. Tout le monde souhaite que Michel Djotodia soit le dernier rebelle. Sinon, nous pourrons acter la disparition de la RCA », considère un ancien proche de François Bozizé.

Selon cette source, aujourd'hui, la vraie menace pour le nouveau pouvoir à Bangui est une insurrection populaire.

 
Cameroun - République centrafricaine

 

Fiche Pays :

jeudi, 16 mai 2013

SPORT

Cameroun : Iya Mohammed s’entête
 
 

               

Malgré la pression populaire et une suspension dans la fonction publique pour faute de gestion, la candidature d’Iya Mohammed vient encore d’être validée pour les prochaines élections à la tête de la Fédération camerounaise, qui se tiennent le 25 mai. Une ultime étape qui lui ouvre la voie royale pour la présidence de la Fécafoot.

De notre correspondant à Yaoundé

Coup de tonnerre dans le milieu sportif camerounais, la candidature d’ Iya Mohammed vient d’être validée par la Commission électorale afin de briguer une nouvelle fois le poste de président de la Fédération camerounaise de football. Il aura pour principal challenger John Begheni Ndeh, ancien ministre des Transports et l’un de ses actuels adjoints à la Fécafoot. Les candidatures de Robert Atah, Marlène Emvoutou et Hervé Tchinda n’ont pas été retenues.

Les élections qui auront lieu le 25 mai prochain devraient donc se dérouler dans une ambiance particulière au vu les tensions qui ont émaillé le processus électoral à la base. Engagées en avril dernier, les élections des délégués départementaux qui composent le corps électoral ont été plusieurs fois entachées de violence entraînant même la suspension du processus par le ministre des Sports.

Une candidature qui choque

Président de la Fédération camerounaise de football depuis 14 ans, Iya Mohammed, est contesté à la fois par le gouvernement et par plusieurs joueurs et anciens internationaux de renom. Mais, le déclic est venu de son activité de Directeur général de la société de développement du coton (Sodecoton). En poste depuis une trentaine d’années, Iya Mohammed est en effet accusé d’avoir commis vingt fautes de gestion qui ont causé un préjudice de l’ordre de 9 milliards de francs CFA à la compagnie en question (soit près de 14 millions d’euros).

Mis en cause dans cette affaire par le Conseil de discipline budgétaire et financière (Consupe), Iya Mohammed a été condamné le 26 mars à payer une amende de 2 millions de francs CFA (3 000 euros) et surtout à une interdiction d’exercer des responsabilités dans la gestion ou l’administration de services publics ou d’entreprises d’Etat pour une durée de sept ans. Cette dénonciation pourrait entacher la candidature d’Iya Mohammed déjà interdit de séjours hors du Cameroun. Une sanction qui en dit long sur les activités du dirigeant.

 

*Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles Afrik-Foot, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

vendredi, 03 mai 2013

Agro-industrie

 

Cameroun : Nestlé veut construire une usine de torréfaction

 

Jeudi, 02 Mai 2013 17:15. Par Jeune Afrique

Nestle va effectuer un investissement de 40 millions de dollars. © Laurent Gillieron/AP Photo/KeystoneLa filiale de Nestlé au Cameroun a déclaré qu'elle allait commencer la construction de la première usine de transformation de café du pays en août.

Nestlé veut investir 20 milliards de francs CFA (soit 40,2 millions de dollars) pour construire la première usine de torréfaction de café du Cameroun. La construction de l'usine, qui aura une capacité de broyage de 20 000 tonnes de fèves, soit plus de la moitié de la production totale du Cameroun, doit commencer en août, affirme Reuters.


Sous-région

Le café transformé sera d'abord commercialisé au niveau national, mais la société prévoit, à terme, d’étendre les ventes au reste de la région. Le directeur de Nestlé-Cameroun Bruno Olierhoek, nommé en début d'année, a déclaré à la radio d’État que Nestlé “veut mettre du café abordable à la portée des consommateurs camerounais et créer des emplois”.

La production totale du Cameroun était de 38 127 tonnes de café pour la saison 2011/12, dont 35 169 tonnes de robusta et 2 958 tonnes d'arabica. Toute cette production est actuellement exportée pour être traitée à l’étranger, principalement en Europe.

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