jeudi, 24 décembre 2009

Emeutes de Xinjiang : encore des condamnations à morts

Article publié le : jeudi 24 décembre 2009



Le tribunal d'Urumqi, capitale du Xinjiang. Sur les 22 personnes jugées cette semaine, 5 ont été condamnées à mort.
Reuters



Par RFI


Pékin a condamné 5 nouvelles personnes à la peine capitale, après les sanglantes émeutes du mois de juillet, dans le Xinjiang, à l’ouest de la Chine. Ce nouveau verdict porte à 22 le nombre de condamnés à mort depuis ces violences interethniques.

 

Avec notre correspondante à Pékin, Delphine Sureau

 

Les médias chinois restent très discrets sur ces nouvelles condamnations. Parmi la vingtaine de personnes jugées mercredi 23 et mardi 22 décembre, 5 ont donc été condamnés à mort, 5 autres ont obtenu 2 ans de sursis avant leur exécution, pour leur implication présumée dans les violentes émeutes du 5 juillet 2009 dans le Xinjiang.

 

Des membres de l’ethnie ouighours avaient alors attaqués des Hans, l’ethnie majoritaire dans le reste de la Chine faisant près de 200 morts et plus de 1 600 blessés.

 

Depuis, les autorités chinoises multiplient les arrestations dans la communauté ouighour, turcophone et musulmane. Pékin accuse les « séparatistes » d’avoir orchestré ces violences. Les procès se suivent et se ressemblent. Interdit au public, le détail des inculpations n’est jamais communiqué. En cinq mois, plus de 60 personnes ont été jugées. 9 déjà exécutées le mois dernier.

 

Les associations ouighours en exil dénoncent une répression, sous couvert de lutte contre le terrorisme. La tension est toujours vive actuellement au Xinjiang. La région reste isolée. La connexion internet n’a pas été rétablie depuis les émeutes.

mercredi, 23 décembre 2009

"La Chine est encore considérée comme une menace"

Après l'échec de la conférence de Copenhague sur le climat, les critiques se sont dirigées essentiellement contre la Chine. En France, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a dénoncé "l'attitude totalement fermée" de Pékin. Les autorités chinoises jugent, elles, qu'elles ont joué un rôle "important et constructif" lors des négociations. Pour leJDD.fr, le sinologue Antoine Sautenet* analyse cette divergence de vues.


Chine Premier ministre CopenhagueLe Premier ministre chinois, Wen Jiabao, à Copenhague la semaine dernière. (Reuters)



Plusieurs dirigeants ont dénoncé, à mots couverts ou non, l'attitude de la Chine à Copenhague. Ces critiques sont-elles justifiées?

A Copenhague, la Chine a eu une attitude ferme. On a vu une alliance objective entre pays émergents, notamment entre la Chine et l'Inde. Ces pays jugent que le changement climatique nécessite une réponse commune mais différenciée. Et insistent sur la responsabilité historique des pays développés dans le changement climatique. Ce qui explique qu'ils aient fait peu de concession.


On a pourtant parfois l'impression que la Chine fait davantage d'efforts en matière climatique que ce qu'elle ne laisse paraître…

Tout à fait. A Copenhague, elle est restée ferme alors même que sur le plan intérieur, des efforts sont faits, notamment en termes d'énergies renouvelables. Sur ces thèmes, on constate une certaine volonté d'aller de l'avant, qui a toutefois été freinée par la crise économique. Et puis c'est une première que l'ensemble des économies les plus émettrices au monde se mettent d'accord sur une déclaration politique.


«La Chine s'est posée en défenseur des pays en développement»


Ces critiques participent-elles d'une certaine défiance générale vis-à-vis de la Chine?

Il y a globalement une méconnaissance de la Chine, notamment de la part des Européens. On ne connaît pas suffisamment la situation interne de la Chine. Il y a notamment une contradiction dans la politique chinoise entre, d'un côté, la province, qui défend une politique plus progressiste et sait notamment que 13 des 20 villes les plus polluées dans le monde sont en Chine et de l'autre, la vieille garde. Et c'est cette dernière que nous avons entendu à Copenhague. Ses priorités sont le développement économique et la responsabilité des pays développés dans le changement climatique. A Copenhague, sur ces deux questions, la Chine s'est posée en défenseur des pays en développement, alors même qu'elle est aussi un pays développé.


Pour cette raison, le leadership de la Chine au sein des pays en développement est-il contesté?

Il n'est pas véritablement remis en cause. Mais c'est davantage la Chine qui s'arroge ce statut-là. C'est une situation de fait. Sur ces questions, les pays émergents - Chine, Inde, Brésil - ont intérêt à mettre en lumière la responsabilité historique des pays développés. Et par rapport à ça, l'Union européenne a beaucoup de mal à se positionner.


Pourquoi se méfie-t-on toujours de la Chine?

La Chine est encore considérée comme une menace. Elle a d'ailleurs montré son importance diplomatique à Copenhague. Il faut du temps pour que les autres pays l'acceptent. Mais, par exemple, la France s'en rend compte. Pour preuve, la visite de François Fillon ces derniers jours en Chine. Le Premier ministre a minimisé le fait que la Chine soit pointée du doigt.


«Une question d'indépendance énergétique»


Pékin a notamment refusé l'idée d'un contrôle sur ses réductions d'émissions de gaz à effet de serre, en en faisant une question de souveraineté nationale…

Pékin place la défense de sa souveraineté nationale avant toute autre chose. La Chine a le respect de sa souveraineté chevillée au corps dans toutes les manifestations diplomatiques. Les Chinois considèrent qu'il s'agit d'une question d'indépendance énergétique.


Que peut-on dire du face à face Chine-Etats-Unis?

Au final, à Copenhague, la Chine et les Etats-Unis se sont retrouvés, notamment dans une attitude assez fermée. Il y a des accords entre Pékin et Washington, même s'ils sont implicites. Les problèmes économiques sont au cœur de la relation sino-américaine. Les deux questions fondamentales sont celles du déficit américain [la Chine finance la dette américaine, ndlr] et celle du yuan [les Etats-Unis souhaitent une appréciation de la monnaie chinoise, ndlr]. L'interdépendance entre les deux économies est très forte. A Copenhague, la Chine et les Etats-Unis se sont reconnues comme les deux principales puissances, notamment par rapport à une Union européenne divisée.


«La vieille garde l'emporte sur la scène internationale»


Vous parlez d'accords implicites entre les deux pays. Pourtant, lors de la conférence, Pékin et Washington se sont mutuellement rejetés la faute…

C'est le jeu du poker menteur. Mais de facto, il y a des accords implicites. Et face à cela, l'UE a dû mal à tenir sa position. C'est aussi le système onusien qui veut ça. La règle de l'unanimité fait que l'accord final est logiquement modeste.


La vieille garde chinoise, qui s'est exprimée à Copenhague, est-elle sur le déclin?

Non. Elle est encore largement dominante. Et ce, même si on a constaté un infléchissement de la politique chinoise à moyen terme avec le président Hu Jintao, avec notamment l'apparition en 2007 de nouveaux concepts, comme l'idée d'une société harmonieuse, etc. Mais la Chine est consciente du fait qu'elle doit corriger les déséquilibres d'une croissance non maîtrisée. Elle sait que la question du changement climatique peut se retourner contre elle. C'est pourquoi elle s'y intéresse. Mais dans les manifestations diplomatiques, elle a toujours des difficultés. La vieille garde l'emporte sur la scène internationale, défendant ce qu'elle considère être les intérêts vitaux des Chinois.


*Sinologue, Antoine Sautenet est spécialiste des relations entre la Chine et l'Europe. Il est professeur à l'université de Rennes et chercheur associé au Centre Asie de l'Ifri (Institut français des relations internationales).


Marianne Enault - leJDD.fr

Mardi 22 Décembre 2009


Et aussi

 

Un juge argentin demande l'arrestation de Jiang Zemin

Article publié le : mercredi 23 décembre 2009




Portrait géant de Jiang Zemin, le jour de la Fête nationale, à Pékin, le 1er octobre 2009.
AFP/Frederic J. Brown



Par RFI


L'ancien président chinois Jiang Zemin est dans le collimateur de la justice argentine. Un magistrat de Buenos Aires a requis l'arrestation de l'ex-dirigeant et d'un autre haut fonctionnaire chinois pour torture et génocide présumés à l'encontre du mouvement Falun Gong, un mouvement religieux classé organisation illégale par Pékin.

Convaincu que Jiang Zemin est à placer dans la même catégorie qu'Augusto Pinochet ou Slobodan Milosevic, Falun Gong avait déjà sollicité la justice en France et en Espagne, sans succès.

Mais en Argentine, après quatre années d'enquête, un juge fédéral a décidé de lancer un mandat d'arrêt contre l'ancien président chinois. Jiang Zemin, est accusé de « crimes contre l'humanité » à l'encontre des membres de Falun Gong. Ce mouvement religieux, parfois qualifié de secte, est la cible d'une campagne de répression féroce en Chine. 104 de ses membres seraient morts dans les prisons chinoises l'année dernière.

A Buenos Aires, la plainte a abouti grâce au principe de compétence universelle. Depuis 1994, les tribunaux sont autorisés à se saisir de faits commis à l'étranger lorsqu'il y a atteinte aux droits de l'homme. Conséquence de ce mandat d'arrêt si Jiang Zemin voyage dans des pays qui ont des accords d'extradition avec l'Argentine : il est susceptible d'être transféré à Buenos Aires pour y être jugé.

Si ce scénario est peu probable, la décision du juge risque toutefois d'embarrasser la présidente argentine Cristina Kirchner, qui doit se rendre en Chine en janvier prochain pour signer des contrats commerciaux.

Revue de presse Asie / A la une : la liste des cadeaux…

Article publié le : mercredi 23 décembre 2009



Par Stéphane Lagarde

C'est de saison… ll y a la liste des cadeaux proposés à grands renforts d’encarts publicitaires sur vos sites préférés. Et puis, il y a ces listes d'événements, de noms, de choses plus ou moins importantes -vous en jugerez- qui ont marqué l'année. Des listes qui sont aussi un bon moyen de mesurer les différences de perceptions sur ce qui fait l’importance ou non des individus et du moment. Forcement tout le monde n’a pas le même classement que le Time aux Etats-Unis. Tenez prenez l’Australie ou The Age aussi a sortie ses listes. Dans la catégorie « les dix histoires internationales les plus lues cette année », le quotidien de Melbourne fait remarquer que si « Barrack Obama est devenu le premier président noir aux Etats-Unis, c'est un ouvrier en bâtiment de 18 ans qui a sacrifié sa vie pour en sauver d'autres pendant les inondations aux Philippines » qui a été choisi. Son histoire publiée en septembre dernier est la plus lue cette année par les lecteurs de The Age. Pour le China Daily, parmi les 10 informations les plus marquantes de l’année, il y a par exemple le suicide de l’ancien président Roh Moo-hyun qui s’est jeté d’une falaise en Corée du Sud. Il y aussi notamment cette visite surprise de Bill Clinton à Pyongyang en Corée du Nord, c’était le 4 août dernier. Je m’arrête là et je vous renvoie à la lecture de vos journaux avec des listes toutes plus étonnantes les unes que les autres. Le China Daily encore lui vous propose le classement des « 10 voleurs les plus stupides de 2009 », mais aussi, autre exemple, « les dix plus grosses bourdes prononcées par des officiels » au cours de l’année écoulée.

 

On a beaucoup parlé des migrants afghans en France et au Royaume-Uni, une situation que rencontre également l’Australie …

Avec une île dont le nom est là encore de saison mais qui pour de nombreux migrants en Australie n'est pas synonyme de guirlandes ou de cadeaux, bien au contraire. La célèbre Christmas Island au large des côtes australiennes, « l'île de Noël » sert en effet de centre de rétention aux demandeurs d'asile en Australie. Or l'île sature, l’île est pleine. Elle accueille aujourd’hui plus de 1 400 demandeurs d'asile alors que ses capacités sont limitées à peine 800. A tel point que des tentes ont dû être dressées pour accueillir le flot de réfugiés écrit Daniel Flitton dans le Syndney Morning Herald. A tel point aussi que les mineurs ont été évacués de l'île. 10 jeunes afghans ont ainsi été conduits cette semaine dans un centre près de Melbourne où ils attendent d'être fixés sur leur sort.

 

Et au total, ce centre de transit près de Melbourne donc compte déjà une trentaine d'afghans…

Notre confrère du Sydney Morning herald a poursuivit son enquête et s'est rendu effectivement auprès de ces baraquements de briques rouges au bord d'une nationale. Le jardin est desséché. Des barrières entourent les lieux, les caméras de surveillance veillent. Il y a un terrain de volley balle. 16 chambres selon les autorités. Et ce qui a surtout frappé Daniel Flitton. Oui ce qui a beaucoup frappé notre confrère, c'est la sonnette à l'entrée. La photo de l'interrupteur est reproduite en grand dans le journal. Un bouton blanc précédé de l'inscription « Appuyez fort !» Et puis juste en dessous de ce bouton blanc, juste en dessous de cette sonnette qui visiblement ne fonctionne pas très bien, quelqu'un a rajouté au marqueur noir d'une main tremblante : « Appuyez fort ! » et même… « très fort ! ». « Certains pourraient voir ici écrit le reporter, dans cet avertissement sur la sonnette du centre d'immigration et de transit de Melbourne un symbole de la position musclée de l'Australie vis à vis des demandeurs d'asile » « Appuyez fort poursuit-il et vous pourrez peut-être apercevoir au loin les grattes ciels de Melbourne. Peut-être… Mais pour les réfugiés, cela reste un monde inaccessible »

Un monde encore qui reste difficilement accessible pour les migrants : le Japon !

Où il a d’avantage de demandeurs d'asile, mais de moins en moins de réfugiés résume The Japan Times. Le nombre des demandes est en augmentation ces neufs derniers mois poursuit le journal, or avec la crise l’obtention du statut a diminuée. Le Times a compté 1 100 demandeurs d'asile entre janvier et septembre dernier, seulement 15 d’entre eux ont obtenu la protection de l’Archipel. Mais le journal ajoute que même si tous n’ont pas obtenu le statut de réfugié, la plupart ont pu malgré tout rester dans l'Archipel pour des questions humanitaires.

 

Et toujours sur cette question des réfugiés Stéphane, les ONG Cambodgiennes s'inquiètent...

et manifestent leur colère trois jours après l'expulsion de 22 ouighours vers la Chine. Les ouighours avaient demandé l'asile dans le pays. Ils ont été reconduits vers la Chine, un pays qu'ils voulaient fuir à tous prix. Les avocats des réfugiés crient au scandale dans The Phnom Penh Post. Ils critiquent le décret pris par le premier ministre Hun Sen qui semble-t-il ne voulait pas contrarier Pékin. Un décret qui transfert la question du statut des demandeurs d'asile, du haut commissariat aux Nations Unis pour les Réfugiés directement au Ministre de l'intérieur ce que évidement dénoncent avec force les militants des droits de l'Homme au Cambodge.

Le procès du dissident Liu Xiaobo expédié en trois heures

Article publié le : mercredi 23 décembre 2009


Le dissident chinois Liu Xiaobo.
Wikimedia / voanews.com


Par RFI


Le procès du dissident chinois Liu Xiaobo a été expédié en trois heures ce 23 décembre 2009, sans que les médias puissent assister à l'audience. Le verdict sera rendu vendredi.


2 heures d’audience… pas d’avantage pour ce procès qualifié de simulacre par les associations de défense des Droits de l’homme. Les journalistes n’ont pas eu le droit d’y assister. Des diplomates européens et américains ont été refoulés à l’entrée du tribunal, et la femme de Liu Xiaobo, qui n’a pas vu son mari depuis mars dernier, n’a même pas été autorisée à sortir de chez elle.


L'un des chefs de file de la dissidence chinoise, Liu Xiaobo, a été jugé mercredi à Pékin pour «subversion», mais le tribunal a mis son verdict en délibéré, ce vendredi. Liu, écrivain et ancien professeur d'université âgé de 53 ans, a été inculpé récemment de «subversion du pouvoir de l'Etat», plus d'un an après avoir été interpellé. Il encourt jusqu'à 15 ans de prison.


Son arrestation était intervenue peu après la publication le 10 décembre 2008 de la Charte 08, dont il est un des auteurs. Inspirée par la Charte 77 des dissidents tchécoslovaques des années 1970, la Charte 08 appelle au respect des droits de l'homme et de la liberté d'expression et à l'instauration d'élections pour un «pays libre, démocratique et constitutionnel».


Des dizaines de policiers avaient été déployés autour du tribunal, empêchant ses partisans d'approcher.


Sa femme, Liu Xia, n'a pas été autorisée à sortir de chez elle par la police qui surveille sa maison. Elle n’a pas vu son mari depuis neuf mois. A l'extérieur du tribunal étaient présents des diplomates américains et européens, qui n'avaient pas pu entrer, et des partisans de Liu Xiaobo.


Liu Xiaobo a déjà connu la prison après le mouvement démocratique de Tiananmen de 1989.


Ce procès a été décrié par les Etats-Unis, l'Union européenne et les associations des droits de l'Homme, qui ont appelé la Chine à libérer le dissident. Mais Pékin a rejeté ces demandes, les qualifiant d'«inacceptables».

Marie Holzman, présidente de l’association Solidarité Chine


Le fait que les autorités chinoises aient choisi la date du 23 décembre est très significatif (...) c'est une véritable pirouette à l’égard de l’Occident...

23/12/2009 par RFI

tags : Chine - Justice

 

mardi, 22 décembre 2009

Revue de presse Asie / A la une : Pékin-Londres, les motifs de fâcherie s’accumulent

Article publié le : mardi 22 décembre 2009



Par Sophie Malibeaux


A la Une de China Daily en effet, sous la rubrique «Affaires étrangères et militaires», on peut lire la réplique de Pékin aux accusations de Londres selon lesquelles la Chine serait responsable de l'échec de Copenhague dans les négociations sur le climat. Dans un article livré au quotidien britannique The Guardian, le négociateur britannique en charge des questions relatives au climat Ed Miliband estime que Pékin a «détourné» la conférence de ses objectifs, ce qui soulève les protestations officielles du gouvernement chinois. La porte-parole des affaires étrangères chinoise, madame Jiang Yu réfute ces allégations et affirme qu'il s'agit là d'une tentative d'un pays développé d'échapper à ses responsabilités en semant la discorde parmi les pays en développement. Et de louer les efforts consentis par la Chine, afin de permettre aux négociations de progresser.


A ce mauvais climat s'ajoute une autre affaire pour corser les relations entre Pékin et Londres, et c'est notamment la presse pakistanaise qui s'en fait l'écho ce mardi 22 décembre.


La Chine pourrait exécuter un ressortissant britannique accusé de porter sur lui 4 kilos d'héroïne lors de son arrestation dans la ville d'Urumqi, au nord ouest de la Chine en 2007. La cour suprême du peuple vient de rejeter son appel. The News évoque les pressions renouvelées de la diplomatie britannique en sa faveur. Gordon Brown avait téléphoné au début du mois au premier ministre chinois Wen Jiabao pour attirer l'attention sur le fait que l'accusé, Akmal Shaikh, ressortissant britannique d'origine pakistanaise ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. L'exécution est prévue pour le 29 décembre. Les défenseurs des droits de l'homme alertés par son cas craignent que la querelle sur le climat ne vienne envenimer l'affaire.


Les crimes contre les Tamouls, argument de campagne

La campagne électorale qui oppose le président sortant Rajapakse à l'ancien chef des armées Fonseka, tous deux candidats au scrutin du 26 janvier, cette campagne fait remonter les accusations mutuelles entre les deux camps. Fonseka ayant accusé l'armée d'avoir éliminé de sang froid des leaders tamouls en reddition sur ordre du ministre de la défense Gotabhaya Rajapakse, qui n'est autre que le frère du président. L'Indian Express revient sur cette affaire, qui intéresse désormais les Nations Unies. Selon le quotidien indien, le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions arbitraires extrajudiciaires Philip Alston «aurait demandé des explications au gouvernement de Colombo». L'ancien général désormais candidat à la présidentiel, affirmait dans le quotidien sri lankais Sunday Leader que «Gothabaya avait purement et simplement donné ordre de tuer tous les leaders des Tigres Tamouls ».


Le procès contre Aung San Suu Kyi bientôt en appel

Un appel que la cour accepte d'examiner, même si la date de l'audience n'est pas encore programmée. L'avocat Kyi Win a plaidé l'affaire ce lundi 21 décembre pendant une heure et demie, nous dit le journal en ligne Irrawaddy. Le site de Mizzima News nous en dit un peu plus sur l'argumentaire de l'opposition. Les défenseurs de Aung San Suu Kyi tentent de faire valoir le fait qu'avec l'abrogation de la constitution de 1974, l'article sur lequel reposait le placement de la dissidente en résidence surveillée n'était plus de mise. L'article publié depuis Chiang Mai, en Thaïlande, fait état des dernières rumeurs circulant parmi les observateurs régionaux, selon lesquelles une libération de Aung San Suu Kyi était désormais envisageable. Parmi les éléments qui alimentent cette rumeur, le fait que la Ligue Nationale pour la Démocratie le parti de Aung San Suu Kyi, soit en pleine rénovation de ses locaux. Certains vont jusqu'à penser qu'il pourrait s'agir de préparer le retour de la Dame au siège du parti.


Les grondements du volcan Mayon

Les scientifiques ont augmenté le niveau d'alerte aux Philippines et les autorités appellent à évacuer les abords du mont Mayon, situé à quelques 300 km au sud est de la capitale Manille. Les grondements de la montagne s'entendent à plus de 5 kilomètres à la ronde selon les témoignages de villageois recueillis par le Manilla Times. L'Institut de vulcanologie et de sismologie des Philippines prévoit une irruption imminente, peut-être pour le jour de Noël. Les autorités estiment qu'il faudrait déplacer environ 100 000 personnes vivant aux abords de la montagne. Les écoulements de lave ont commencé au sud du volcan.

jeudi, 17 décembre 2009

HANDBALL : Les Bleues à l'heure espagnole

Créé le 17.12.09 par 20minutes.fr


La Française Allison Pineau face au Danemark, le 6 décembre 2009 à Wuxi (Chine)
La Française Allison Pineau face au Danemark, le 6 décembre 2009 à Wuxi (Chine)/P.Lopez /AFP

Ne dites surtout pas aux joueuses de l’équipe de France de handball qu’elles partent favorites de leur demi-finale face à l’Espagne. Olivier Krumbholz connaît trop bien ses filles (et leur tendance à la déconcentration) pour ne pas agiter le chiffon rouge. La demi-centre Allison Pineau a bien retenu le message du sélectionneur. «Le coach est là pour nous dire de ne pas les prendre les Espagnoles pour des truffes. Si on n’aborde pas cette demi-finale de la même façon que les derniers matchs, on risque d’en prendre une bonne», prévient la joueuse de Metz. 

Dans le camp tricolore, il y a celles qui se réjouissent d’avoir évité les championnes olympiques norvégiennes («contre la Norvège, on a l'impression qu'on peut se faire rattraper en deux minutes même si on mène de trois ou quatre buts», rappelle l’arrière Camille Ayglon)  et celles qui se méfient d’une formation qui leur ressemble. Vitesse, mobilité, agressivité, tous ces qualificatifs valent autant pour l’Espagne que pour les coéquipières de Rafaël Tervel. «Ca va être un combat de rue, en face ce sont des guerrières. Ca va envoyer, c'est sûr», prévoit la capitaine des Bleues, qui connaît mieux que personne ses adversaires pour évoluer dans le championnat d'Espagne à Bera Bera au Pays Basque.

Avec quelle défense?

Combat, le mot revient avec insistance dans la bouche des Françaises. «On va jouer notre vie sur cette demi-finale», ose Allison Pineau. L’engagement, c’est une chose, mais la tactique risque aussi d’avoir son mot à dire. Face aux petits gabarits espagnols, la défense française dite en 2-4 (qui a rendu folles Russes, Allemandes ou Suédoises) va devoir faire preuve d’adaptation. «Je ne pense pas qu’on défende pendant une heure en 2-4 (soit avec deux joueuses avancées) analyse Allison Pineau. Tout va dépendre de la façon dont les Espagnoles vont attaquer notre défense et trouver les intervalles.»

Pour Camille Ayglon, l’équipe de France dispose de toutes les cartes en mains pour atteindre sa troisième finale d’un championnat du Monde après 1999 et 2003. «On est sûrement plus véloces qu'elles et sur la durée d'un match on doit pouvoir faire la différence dans les grands espaces», affirme la gauchère. On ne demande qu’à la croire.

Alexandre Pedro

lundi, 07 décembre 2009

Chine : Nouvelle offensive chinoise contre la pornographie sur internet

Article publié le : lundi 07 décembre 2009

Un cybercafé, à Pékin, le 6 décembre 2009. Les autorités chinoises offrent une récompense aux internautes qui dénonceront les sites jugés pornographiques.
AFP / Frederic J. Brown


Par RFI

Après le « logiciel pirate », contesté par les fabricants d'ordinateurs, le gouvernement chinois vient de lancer une vaste campagne de délation contre les sites pornographiques. Succès assuré, puisque le gouvernement est prêt à payer cher pour mieux contrôler la Toile.

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

L'année 2009 aura été celle de la reprise en main de l'internet, après l'ouverture concédée à l'occasion des Jeux Olympiques. Mais depuis quelques mois, le ton a changé.

Après le « Barrage vert », ce logiciel espion destiné à interdire l'accès à certains sites, les autorités chinoises viennent de lancer un vaste appel à la délation. Une version très modernisée du chasseur de prime, version internet. Chaque internaute qui dénoncera l'existence d'un site jugé pornographique se verra remettre une prime qui pourra atteindre 10 000 yuan, soit environ 1 000 euros.

Pour cela, le gouvernement a mis en place depuis vendredi une ligne téléphonique spécialisée ainsi qu'une adresse internet. Et depuis deux jours, « le succès est total », nous assurent les responsables de ce projet : 500 appels en 24 heures, plus de 10 000 connexions internet.

Une nouvelle initiative qui peut faire frémir les partisans de la liberté sur internet déjà malmenée. Malgré la réserve de certains constructeurs, la Chine est tout de même en train d'imposer le logiciel espion sur les ordinateurs vendus en Chine. Cette campagne de moralisation de l'internet frappe également des portails d'accès à des blogs dissidents.

Quelques jours seulement après le passage du président Obama à Pékin, qui a réclamé à plusieurs reprises plus de liberté sur le Net, la Chine montre sa volonté de contrôler internet encore plus sévèrement.

 

jeudi, 26 novembre 2009

La guerre de l'Himalaya aura-t-elle lieu ?

25/11/2009 12:40:10 | Jeune Afrique | Par : Tirthankar Chanda


La guerre de l'Himalaya aura-t-elle lieu ?La guerre de l'Himalaya aura-t-elle lieu ?© D.R

Depuis la visite du dalaï-lama dans l'Etat indien de l'Arunachal Pradesh, frontalier du Tibet, les relations entre les deux pays se détériorent dangereusement.

Rien ne va plus entre l’Inde et la Chine. La visite, du 8 au 14 novembre, du dalaï-lama, chef spirituel des bouddhis­tes tibétains, dans l’État indien de l’Arunachal Pradesh, frontalier du Tibet, a exacerbé les tensions. Les deux pays, qui se sont déjà fait la guerre en 1962, ont déployé des troupes de part et d’autre de la frontière (dont le tracé, à travers l’Himalaya, n’a jamais pu être établi avec précision), tandis que leurs médias bruissent d’accusations et d’invectives mutuelles. Réunis en Thaïlande en marge du sommet de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean), fin octobre, les dirigeants des deux pays ont décidé de régler pacifiquement leurs différends, litiges territoriaux et accusations de violations de la frontière. Mais sans parvenir à calmer les ardeurs des extrémistes. Quatre questions pour comprendre.

Pourquoi cette poussée de fièvre ?

Tout a commencé lorsque, le 3 octobre, le Premier Ministre indien Manmohan Singh s’est rendu dans l’État d’Arunachal Pradesh. Traditionnellement, les autorités chinoises considèrent toute visite d’un responsable indien de haut niveau dans cette province contestée comme une « provocation ». Tandis que New Delhi ne perd pas une occasion de rappeler qu’elle est « partie intégrante et inaliénable » de son territoire. La polémique s’est aggravée lorsque, quelques jours plus tard, la presse indienne a fait état d’incursions répétées de soldats chinois en territoire indien, tant dans le Nord-Est qu’au Ladakh, dans l’État du Jammu-et-Cachemire. La récente signature d’un accord sino-pakistanais pour la construction d’une autoroute et d’un barrage hydroélectrique dans la partie pakistanaise du Cachemire n’a pas contribué à arranger les choses. « Nous espérons que Pékin privilégiera les relations sino-indiennes à long terme et mettra fin à ses projets dans une région occupée illégalement par le Pakistan », a déclaré le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères

Quels sont les litiges frontaliers ?

Longue de 3 500 km, la frontière sino-indienne traverse des régions de hauts plateaux et d’impressionnants massifs montagneux. L’Inde revendique, à l’Ouest, la région de l’Aksai Chin, située dans le Ladakh, au Cachemire, et occupée unilatéralement par la Chine depuis les années 1960. Pour cette dernière, ce territoire de 38 000 km2 revêt une importance stratégique : il se trouve sur la principale route reliant Lhassa, capitale du Tibet, à la province du Xinjiang, à l’ouest de la Chine. Pour sa part, on l’a vu, la Chine revendique, à l’Est, la totalité de l’État indien de l’Arunachal Pradesh (90 000 km2).

Ce sont les Britanniques qui, en 1914, ont établi le tracé de la frontière entre le Tibet et l’Inde (ce qu’on appelle la « ligne McMahon ») et octroyé l’Arunachal Pradesh à la seconde. La Chine communiste, qui a annexé le Tibet en 1959, n’a jamais reconnu la frontière. Pour elle, il ne fait aucun doute que cette région lui appartient et, dans les documents officiels, la désigne sous l’appellation de « Tibet méridional ». Depuis la conclusion d’un traité d’amitié, en avril 2005, diplomates indiens et chinois se sont rencontrés à une dizaine de reprises à ce sujet. Sans jamais parvenir à un accord.

Pourquoi la Chine s’oppose-t-elle à la visite du dalaï-lama dans l’Arunachal Pradesh ?

Le dalaï-lama (75 ans), qui vit en exil en Inde depuis 1959, avait, il y a plusieurs mois, informé les autorités indiennes de son désir de se rendre dans cet État frontalier à majorité bouddhiste, afin d’y participer à des fêtes religieuses. New Delhi lui ayant donné son accord, lesdites fêtes ont eu lieu la semaine dernière, en sa présence, à Tawang. Construit il y a trois cents ans, le monastère de cette ville est le plus vieil édifice bouddhiste d’Inde. Et un haut lieu de pèlerinage tibétain. Des milliers de fidèles traversent clandestinement la frontière chinoise, à 35 km de là, pour venir prier. Le dalaï-lama y entretient des liens très étroits avec les moines, qui lui donnèrent asile lors de sa fuite de Chine, il y a cinquante ans.

Les autorités chinoises sont convaincues qu’en se rendant à Tawang, le chef spirituel tibétain a voulu manifester son soutien aux indépendantistes, alors qu’il a toujours soutenu que son voyage était d’ordre strictement religieux. Cela ne l’a pas empêché de dire à Tawang, à mots couverts, tout le mal qu’il pense de la position chinoise concernant l’Arunachal Pradesh.

Un nouveau conflit armé est-il possible ?

Les deux pays « semblent avoir davantage de raisons de s’affronter que de trouver un terrain d’entente », lisait-on récemment dans la presse officielle chinoise. De fait, la rivalité entre les deux puissances économiques émergentes a tendance à s’exacerber. Bien entendu, la Chine possède une bonne longueur d’avance, grâce à son exceptionnel dynamisme économique et à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, mais elle s’inquiète de voir son rival tomber dans l’orbite américaine.

En fait, le processus a commencé sous l’administration Bush. Et Barack Obama voudrait lui donner une nouvelle impulsion afin de contrecarrer, à terme, l’influence chinoise en Asie. Alors, pour maintenir la pression sur son grand voisin du Sud, Pékin réactive périodiquement les vieux différends frontaliers et déploie au Tibet des missiles nucléaires pointés sur les grandes villes indiennes.

Pour autant, un scénario comparable à celui de 1962 n’est, de l’avis de tous les spécialistes, pas à l’ordre du jour, les deux pays ayant beaucoup plus à perdre qu’à gagner à une confrontation ouverte. Leurs relations commerciales, notamment sont au beau fixe : 60 milliards de dollars cette année, contre à peine 5 milliards en 2002. Et puis, de l’avis même de leurs chefs, les forces indiennes ne font pas le poids face à la puissance de feu de l’Armée populaire de libération. Quant à la Chine, elle souhaite éviter d’apparaître comme une puissance agressive et hégémonique aux yeux de ses partenaires européens et américains.

 

mardi, 24 novembre 2009

Afrique : Pékin étend sa toile

24/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Pascal Airault


"Le mur de Berlin est tombé, les communistes vont arrêter de nous manipuler..."© Glez/afronline.org

 

Prêt de 10 milliards de dollars, ligne de crédits aux PME, exemption de droits de douane… l’insolente Chine donne un coup d’accélérateur sur le continent.

 

Européens et Américains ont de moins en moins d’arguments pour rivaliser avec les Chinois en Afrique. Jean Ping, le plus chinois des Africains, s’est chargé de leur rappeler, à l’occasion de la quatrième conférence ministérielle du Forum de coopération sino-africaine, tenue à Charm el-Cheikh, en Égypte, les 8 et 9 novembre 2009 : « Les vrais amis se reconnaissent dans l’adversité… En pleine crise financière, les investissements directs chinois ont augmenté de 81 % cette année [552 millions de dollars sur les six premiers mois de l’année 2009, NDLR]. » Né de père chinois et de mère gabonaise, le président de la Commission de l’Union africaine souhaite arrimer le continent à la locomotive asiatique.

 

L’Afrique est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de la Chine. Les échanges ont décuplé en dix ans, dépassant les 132 milliards de dollars.

 

Pétrole du Soudan et du golfe de Guinée, bois d’Afrique centrale, coton des pays sahéliens… La politique du gouvernement chinois a pour principal objectif de s’assurer les réserves en matières premières pour faire fonctionner sa « grande usine » qui inonde ensuite le monde entier de ses produits. Cela vaut bien quelques cadeaux.

 

Le Premier ministre, Wen Jiabao, à la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères et du Commerce ainsi que plus de 265 hommes d’affaires, a promis quelque 10 milliards de dollars de prêts, une autre ligne de crédit de 1 milliard de dollars pour les PME africaines, la réduction ou l’annulation de la dette de 31 États africains… L’empire du Milieu exemptera également de droits de douane 95 % des produits des pays africains les moins avancés et 60 % dès 2010. Une proposition qui n’est pas sans rappeler l’initiative « Tout sauf les armes » de la Commission européenne autorisant les PMA (pays les moins avancés) à exporter vers la communauté en franchise de droit. C’est là la force des Chinois : supplanter les Occidentaux sur leur terrain. Accusé de piller l’Afrique, Pékin appelle ses entreprises à respecter les règles en vigueur et favorise la constitution de joint-ventures. « Nous encourageons les partenariats public-privé pour pallier l’insuffisance d’infrastructures en Afrique », indique Zhou Chao, directeur du Fonds de développement sino-africain. Et d’encourager les entreprises du pays à s’associer avec les groupes publics africains pour la construction de routes, de chemins de fer et de centrales hydroélectriques. « L’Afrique a été trop longtemps traitée sur des critères faussés… Et maintenant, les Chinois arrivent et disent : vous voulez une voie de chemin de fer ? Nous avons l’argent et la technologie pour ça. Qui refuserait ? » avance Moses Wetangula, le ministre kényan des Affaires étrangères.

Programmes de formation

 

La Chine prévoit également de construire des zones de coopération économique et commerciale dans plusieurs pays (Zambie, Égypte, Maurice, Nigeria et Éthiopie) pour y implanter ses industries. Des plates-formes qui permettront d’atteindre les marchés nationaux et des pays tiers ayant signé des accords de libre-échange.

 

Enfin, le Politburo chinois parie sur l’avenir comme l’ont fait avant Français et Américains. À la fin de cette année, 15 000 Africains auront participé à différents programmes de formation organisés par la Chine. « J’ai acheté pour 500 000 euros d’équipements français pour faire fonctionner ma scierie, explique un vieux chef d’entreprise ivoirien. Je n’ai jamais pu obtenir de visa pour envoyer mes employés en formation. Notre génération se tourne encore vers l’Europe car nous y avons fait nos études, mais nos enfants ont aujourd’hui la tête en Asie. » L’Élysée s’interroge actuellement sur le maintien du prochain sommet Afrique-France, officieusement prévu à Charm el-Cheikh (Égypte) en février 2010. Il y a de quoi !

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