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jeudi, 12 septembre 2013

Cinéma

Article publié le : mercredi 11 septembre 2013 à 15:57 - Dernière modification le : mercredi 11 septembre 2013 à 16:09

Forest Whitaker : «Il y avait différents moyens de lutter»


 

L’acteur Forest Whitaker, ici le 28 août au mémorial de Lincoln à Washington lors de sa prise de parole à l’occasion du 50e anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream ».
L’acteur Forest Whitaker, ici le 28 août au mémorial de Lincoln à Washington lors de sa prise de parole à l’occasion du 50e anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream ».
REUTERS/Jason Reed

 



Par Sophie Torlotin

C'est l'un des plus grands acteurs afro-américains actuels, l'un des plus engagés aussi. Forest Whitaker, qui décrocha un Oscar en 2006 pour son interprétation du dictateur Idi Amin Dada, dans Le dernier roi d'Écosse, pourrait bien être de nouveau cité aux Oscars l'an prochain. Dans Le Majordome de Lee Daniels, qui sort sur les écrans français ce mercredi 11 septembre, il incarne un employé noir modèle à la Maison Blanche, sous sept présidences, alors que son fils s'engage activement dans les différentes luttes pour faire avancer les droits civiques. Entretien avec Forest Whitaker, acteur, réalisateur et producteur de cinéma.

 

Le Majordome retrace 50 ans de lutte pour les droits civiques de la communauté afro-américaine aux États-Unis. Pour vous, participer à ce film, c’est un choix important, presque militant en tout cas, un but pédagogique pour instruire le grand public sur cette histoire ?

Oui, la grande qualité de cette histoire, c’est que les spectateurs peuvent ressentir ce qu’ont vécu les personnages au-delà des faits historiques qui sont relatés dans les livres. Là, on voit la force de tous ces gens qui ont pu faire évoluer les droits civiques dans ce pays. Mais dans son ensemble, le film traite de sujets plus vastes encore. C’est un film sur la famille, sur l’amour. C’est un film sur l’amour qui peut unifier les différents membres d’une famille et toutes les structures qui peuvent l’entraver.

Vous jouez ce majordome qui a servi à la Maison Blanche sous sept présidents et qui doit faire face à son fils qui est beaucoup plus revendicatif ou vindicatif et qui va s’engager auprès de Martin Luther King, puis des Black Panther. Est-ce que pour vous, ce film montre les deux faces soit de l’engagement soit des choix qu’avait un Noir américain dans la deuxième partie du 20e siècle aux États-Unis ?

Dans ce film, ce qui est bien, c’est que le réalisateur Lee Daniels montre qu’il y avait différents moyens de lutter pour la reconnaissance des droits civiques. Il n’y a pas un moyen plus légitime que les autres. Tous ont été importants dans la libération du pays. Mais on voit les conséquences sur les personnages, comment ils affectent mon personnage de majordome, quels sont les effets sur mon fils ? Mais surtout c’est important pour le public d’aujourd’hui de montrer qu’il y a différents moyens de faire avancer une cause.

À un moment Martin Luther King dit au fils que son père, en travaillant à la Maison Blanche, peut faire changer les stéréotypes ? Finalement être un bon domestique noir est aussi important pour la cause. Et ça peut être subversif ?

Oui, il dit que c’est subversif, car les Blancs employant des domestiques noirs apprennent à leur faire confiance, à ne plus avoir peur et quand ils nous connaissent mieux, ils peuvent changer d’opinion et changer aussi leur vision du monde. C’est à ça qu’il faisait référence. Mon personnage peut se montrer aussi plus actif quand par exemple, il va voir son supérieur pour demander une augmentation pour les autres employés noirs. Il va le voir et demande à ce que les salaires soient les mêmes pour les domestiques noirs et pour les serviteurs blancs, ou que les employés noirs puissent obtenir eux aussi des promotions. Il ne se contente pas d’assurer une présence passive et rassurante. Pour moi, cette histoire dépasse le cadre strictement américain. Elle doit être considérée dans un cadre plus vaste, celle de l’histoire mondiale des droits civiques. On voit un pays, mais ça pourrait être n’importe quel pays qui tente de traiter ses citoyens avec respect et considération. Et on voit les luttes, les batailles, pour qu’une minorité obtienne de meilleures conditions de vie, une vie meilleure. Et ça, ça peut-être valable dans tous les pays de la planète.


Votre personnage bascule tardivement dans les années 1980 pendant la présidence de Ronald Reagan. Comment expliquez-vous cela ?

Le père, mon personnage, et son fils appartiennent à deux générations différentes. Mon personnage a presque connu l’esclavage. Enfant, il a assisté au meurtre de son père par le propriétaire de la plantation lequel avait violé sa mère. Dans le film, mon fils a grandi à Washington alors que moi, je travaille à la Maison Blanche. Ces deux personnages ont des façons complètement différentes de voir le monde. Ce qui anime mon personnage, c’est une logique de survie et de protection de son fils.

 
Et vous, vous sentez vraiment le besoin de vous engager dans des causes au-delà de votre travail d’acteur ?
 
Je suis un citoyen engagé. Je dirige deux fondations qui travaillent aux États-Unis, dans le sud du Soudan, en Ouganda et au Mexique. Je m’y consacre activement et je choisis aussi mes films en conséquence. J’œuvre pour le dialogue entre les peuples. Je crois aux histoires humaines comme le film Fruitvale Station inspiré d’un fait divers, le meurtre d’un jeune Noir par des policiers blancs. Ce film, j’ai tenu à le produire. De même pour le documentaire Rising From Ashes, lui aussi inspiré d’une histoire vraie sur l’équipe cycliste du Rwanda après le génocide. Donc oui, on peut dire que je suis engagé.
 
Et ce film Le Majordome, ça prend part de cet engagement ?
 
C’est un film qui prône le dialogue et la compréhension entre les peuples : les Noirs et les Blancs. Il faut déjà qu’on obtienne la reconnaissance de ce qui s’est passé avant de pouvoir passer à l’étape suivante qui guérirait nos blessures, la compréhension. Puis on pourrait passer à la suite, le pardon ou la repentance. Et à partir de là seulement, on pourrait s’aimer les uns les autres, se comprendre les uns les autres. Je fais cela à mon rythme. Certains films participent d’une meilleure compréhension entre les peuples. Certains films encouragent le dialogue. Et ce film-là, c’est donc un élément parmi d’autres de ce que j’essaye d’accomplir, en tant qu’être humain.
 
La condition des Noirs américains n’a pas forcément beaucoup évolué depuis l’élection de Barack Obama, même si c’était très important, et même si c’était très symbolique. D’ailleurs c’est ce que montre aussi Fruitvale Station, un film que vous produisez. Quelle est votre position justement là-dessus ?
 
Parlons franc. Ces questions-là existent dans tous les pays. Ici aussi en France, vous faites face à des problèmes. On l’a vu avec les polémiques concernant les questions du genre, du mariage homosexuel, de la guerre d’Algérie. Même en Suède, il y a des émeutes avec les communautés immigrées. Aux États-Unis, on a d’autres enjeux. Bien sûr, le but ultime de la communauté noire, c’est d’avoir une vie meilleure, heureuse, mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir. Il faut voir d’où l’on vient. Il y a encore beaucoup de problèmes à résoudre : les questions tribales, la répartition des richesses, la peur de ne pas avoir assez. Autant d’enjeux qui nous occupent encore actuellement. J’y travaille en tant que citoyen du monde. J’y travaille dans mon pays et partout ailleurs, car je ne vois pas de séparation dans ces identités. Je me sens avant tout citoyen du monde.

 
Ecouter l'entretien avec l'acteur afro-américain Forest Whitaker.
 
11/09/2013
par Sophie Torlotin
 
 
Cinéma - Etats-Unis - France

 

mardi, 20 août 2013

Cinéma

"X-Men Days of Future Past" révèle ses premières images officielles

 


 
 
 
Pour fêter la fin du tournage du prochain X-Men, Days of Future Past, une première image officielle a été révélée par Bryan Singer. Sur une ambiance à la fois SF et rétro, Hugh Jackman pose en Wolverine au côté de Nicholas Hoult (le jeune mutant Beast / Le Fauve) et James McAvoy en professeur X (Charles Xavier) handicapé. Une promotion qui se renforce après le lancement officiel opéré le mois dernier.
 

Pour fêter la fin du film de Days of Future Past, Hugh Jackman, Nicholas Hoult et James McAvoy sont les vedettes de ce premier cliché officiel du film – même si Hugh Jackman, Omar Sy ou encore Peter Dinklage ont déjà vu leurs costumes révélés via des images officielles.

Les costumes des années 1970 ont été visités. Les trois X-Men en dévoilent un peu plus sur le projet Days of Future Past. Au centre, et objet de l’intérêt de nombreux fans, Charles Xavier pose avec assurance. Avec dix ans de plus par rapport au Commencement (2011), le professeur blessé a probablement développé le fameux Cerebro, un ordinateur de la plus haute importance, puisqu’il permettrait de décupler la puissance des pouvoirs des télépathes et ainsi de détecter les autres mutants à travers le monde.

On retrouve ainsi Nicholas Hoult dans la peau de Henry McCoy, bras droit de Xavier qui l’aidera à développer le fameux Cerebro. Exit la blouse blanche et le look de jeune premier, les cheveux sont coupés, le "supposé" boyfriend de Jennifer Lawrence (qui joue également dans le film) est plongé dans une ambiance très seventies.

Avec le succès du Combat de l’immortel, dernier opus en salles avec Hugh Jackman en vedette, l’acteur se serait vu proposer un nouveau contrat. Pour la rumeur, sa signature pouvait valoir 100 millions de dollars. A noter que X-Men Days of Future Past sortira le 21 mai 2014.

08:32 Publié dans CULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, x-men

lundi, 05 août 2013

cinéma

Gérard Depardieu : "Je suis Russe et résident belge"

Gérard Depardieu sera prochainement sur les écrans de cinéma dans un film relatant l'histoire de la FIFA

Gérard Depardieu sera prochainement sur les écrans de cinéma dans un film relatant l'histoire de la FIFA

Crédit : AFP / VALERY HACHE

Le monstre sacré du cinéma français Gérard Depardieu revient à Paris. Il joue dans une superproduction sur la Coupe du monde de football.

Le Russe Gérard Depardieu tourne pour la première fois depuis longtemps à Paris. Il incarne le créateur de la Coupe du monde dans un film sur le football.

"C'est la première fois que je tourne à nouveau en France. J'ai refusé tous les films français car les gens ne pouvaient pas comprendre. Je suis Russe et résident belge. J'habite en Russie, où j'ai passé trois mois et demi. J'ai des sociétés dans les pays où je vis car c'est plus avantageux", explique posément l'acteur, joint par téléphone.

"En 15 ans je n'ai peut-être passé que cinq mois en France. Depuis décembre 2012, un mois et demi. Je retourne au Kazahkstan où je tourne, puis en Belgique et en Italie. Je ne fuis pas le fisc mais l'utilisation que font les gouvernements de l'argent qu'ils prennent", ajoute-t-il. Il refuse de s'apesantir sur la polémique autour de son exil et les raisons qui l'ont poussé à quitter la France.

"Je pense que la rentrée va être chaude et je pense qu'en 2014, ça va être bien pire en France, contrairement à ce qui a été annoncé", prédit-il au passage.

Une vingtaine de jours à Paris

C'est sa passion première, le cinéma, qui le ramène à Paris pour un tournage d'une vingtaine de jours, notamment dans des studios en banlieue parisienne. "Il est en pleine forme et a cessé tous les excès", commente un proche. Dans ce film de "18 millions de dollars", réalisé par Frédéric Auburtin et dont le titre n'est pas connu, le monstre sacré du cinéma français incarne Jules Rimet, le créateur de la Coupe du monde et fondateur en 1897 du Red Star, club de football légendaire basé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Le comédien de 64 ans tourne, "en anglais", "un film sur l'histoire de ceux qui ont inventé la FIFA", aux côtés d'un "casting international", anglais, australien et américain, qu'il connaît déjà en partie, dit-il sans en révéler tous les détails.

Dans le film, où il dit "ne jouer que la partie française", Gérard Depardieu tourne notamment aux côtés de l'acteur britannique Tim Roth ("Reservoir Dog", "Pulp Fiction","Little Odessa", "La planète des singes") avec lequel il avait déjà joué dans "Vatel" de Roland Joffé en 2000. "C'est un film qui a été projeté il y a très longtemps et qui a été difficile à monter. C'est toute l'histoire du football racontée par quatre hommes d'une puissance terrible", dont le Français Jules Rimet, fondateur de la fédération internationale de football, explique-t-il.

Une saga épique sur l'histoire du football

De la création de la FIFA, en 1904, aux délégations réunies à son premier congrès, en passant par les "Anglais qui croient qu'ils ont inventé les règles du football" et le fameux Rimet "organisateur des premières coupes du monde tous les quatre ans et qui a traversé les deux guerres", l'acteur laisse entrevoir une vaste saga épique aux millions de fans potentiels.

Le tournage est prévu également au Brésil, en Suisse, à Zurich, ou encore en Espagne. Le film, "co-écrit avec un journaliste", selon Gérard Depardieu, devrait sortir pour le Mondial brésilien en 2014. "S'ils (les fondateurs du Mondial de football) avaient été des politiques, ils n'auraient jamais pu continuer comme cela", commente encore l'acteur évoquant l'énorme manne financière brassée dans le football.

Depardieu, vu récemment dans le thriller La marque des anges, aux côtés de Joey Starr, sera mi-septembre au générique du film Les invincibles, de Frédéric Berthe. Il est surtout attendu dans le prochain film d'Abel Ferrara inspiré de l'affaire DSK, Welcome to New York, dans lequel il incarne l'ancien patron déchu du FMI Dominique Strauss-Kahn.